Avantages et risques d’investir dans des trackers (ETF) sur les petites entreprises
Les ETF (aussi appelés « trackers » ou « fonds indiciels ») constituent sans doute le meilleur produit d’investissement financier pour réussir en bourse, que ce soit pour investir dans le monde entier (ETF World), en Europe, aux USA, ou en France (CAC 40). Avec un seul ordre, vous pouvez investir sur tout le CAC 40, le Nasdaq ou le S&P 500 par exemple !
Qu’est-ce qu’un tracker / ETF et comment cela fonctionne
Un ETF, aussi appelé tracker (Exchange Traded Fund), est un fonds répliquant la performance d’un indice (CAC 40, Nasdaq, etc.) ou d’une matière première telle que le pétrole par exemple. Ce type de fonds ne fait que répliquer un indice, ce qui lui vaut l’appellation de fonds passif.
Un ETF est un type de fonds d'investissement qui se négocie sur le marché boursier de la même manière que les actions, les obligations ou d’autres titres. Sa particularité ? Il est conçu pour tracker, c'est-à-dire répliquer, la performance d'un indice boursier (comme le S&P 500 ou le MSCI World), un secteur, une matière première, ou un autre actif.
Techniquement, les gérants ont essentiellement deux façons de créer un ETF. Soit ils achètent l'ensemble des titres qui composent l'indice visé (trackers physiques). Soit ils passent un contrat avec une contrepartie (trackers synthétiques).
Pourquoi envisager des ETF sur petites entreprises
Les ETF permettent d’investir dans toutes les régions du monde : États-Unis, Europe, Asie, Japon, pays émergents, etc. Ainsi vous pouvez cibler un pays en particulier, ou une zone géographique, ou un continent voire le monde entier en investissant sur un seul tracker.
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Avec un ETF sur petites entreprises, vous accédez à un univers d’entreprises à forte capacité de croissance et parfois sous-valorisées par les marchés. Les petits ETF peuvent offrir des opportunités d'investissement uniques dans des niches de marché ou des secteurs spécifiques. Cela peut donc représenter des opportunités de croissance significatives.
Avantages généraux des ETF (applicables aux trackers petites caps)
- Diversification : un seul ETF offre une exposition à un large éventail d'actifs, ce qui réduit le risque par rapport à l'investissement dans une seule action.
- Coût-efficacité : les frais de gestion sont généralement autour de 0,20-0,30 % par an, bien souvent 4 à 5 fois moins onéreux que sur un fonds actif.
- Liquidité : comme les ETF se négocient en bourse, ils peuvent être achetés et vendus à tout moment pendant les heures de trading.
- Transparence : les investisseurs peuvent facilement voir quels titres sont détenus par l'ETF et ajuster leur portefeuille en conséquence.
- Accès simplifié : les ETF permettent d'accéder à des marchés ou secteurs spécifiques qui pourraient être difficiles à atteindre autrement.
En pratique, avec ce tracker on achète tout le CAC 40 en un seul ordre, plutôt que de passer 40 ordres d’achat pour les 40 sociétés composant l’indice. Il s’agit de gestion passive pour coller au marché, au contraire de la gestion active qui cherche à battre le marché.
Risques spécifiques aux ETF de petites entreprises
Les inconvénients des ETF et leur risque dépendent essentiellement de la composition et des classes d'actifs de l'indice sous-jacent. Les petits ETF, bien qu'ils comportent un risque de liquidité plus élevé et des frais de gestion potentiellement plus importants, peuvent offrir des opportunités d'investissement uniques dans des niches de marché ou des secteurs spécifiques.
- Risque de liquidité : en raison de leur taille réduite, les petits ETF peuvent souffrir d'une liquidité moindre, ce qui signifie qu'il peut être plus difficile d'acheter ou de vendre rapidement des parts sans influencer leur prix.
- Risque de fermeture : un petit ETF peut être fermé si les AUM tombent en dessous d'un certain seuil, forçant les investisseurs à vendre à un moment inopportun.
- Volatilité plus élevée : les ETF sectoriels ou petites capitalisations peuvent avoir une volatilité plus importante que les ETF larges (S&P 500, MSCI World).
- Absence de surperformance garantie : un ETF réplique un indice ; il ne délivre pas de surperformance par rapport à son indice.
- Risque de concentration sectorielle ou géographique : certains indices peuvent être fortement biaisés vers quelques secteurs (par exemple la technologie dans les indices monde).
- Risque lié à la structure : trackers synthétiques peuvent présenter un risque de contrepartie, ETF prêtant des titres présentent un risque de défaillance.
Aspects pratiques : fiscalité, enveloppes et réplication
Il est possible d’investir en tracker via différentes enveloppes : plan d’épargne en actions (PEA), assurance vie et compte-titres ordinaire (CTO). Fiscalement, le PEA et l’assurance vie offrent des avantages spécifiques selon la durée et les règles propres à chaque enveloppe.
Le compte-titre ordinaire (CTO) permet d’investir dans n’importe quel ETF du monde entier. Le PEA, qui offre un avantage fiscal sur les plus-values à la sortie à condition que les avoirs soient conservés 5 ans : 17,2% au lieu de 30%. L’assurance vie bénéficie également d’un avantage fiscal en fonction de l’âge du contrat et le capital n’est pas bloqué. En revanche, les ETF sont dans des unités de compte et l’offre proposée dépend de l’assureur.
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Pour sélectionner un bon ETF, il y a plusieurs points à regarder comme la qualité de la technique de réplication, la liquidité de l'ETF, la capitalisation du fonds (préférer des encours élevés, d'au moins 100 millions d'euros), le tracking error et les frais de gestion.
Distribuant vs capitalisant
Trackers distribuant : les dividendes sont détachés et versés. Trackers capitalisants : les dividendes servent à gonfler la valeur du fonds (thésaurisation). Le second choix est plus simple à gérer car vous n’avez pas à passer d’ordres périodiquement pour réinvestir les dividendes.
Stratégies d’allocation et intégration des petites caps
Vous pouvez vous contenter d’investir sur un seul tracker World pour être diversifié en actions au niveau mondial, plutôt que d’acheter des centaines d’actions différentes. Moins de frais d’ordre et plus de diversification. Ceci dit, par rapport à l’ETF World il manquera certains pays, comme le Canada, l’Australie ou Hong Kong.
Note de Nicolas : vous pouvez éventuellement introduire un 4ème ETF - sur les pays émergents - pour 5 % maximum de votre allocation en rognant sur le Japon. Ceci dit, les pays émergents sont en forte croissance, mais leur marché action reflète mal le dynamisme de leur économie…
Concernant la méthode d’entrée, il est recommandé d’appliquer la méthode DCA (dollar cost averaging) : investissement progressif et programmé. En pratique, il s’agit d’entrer progressivement sur le marché pour lisser et diminuer le risque d’entrer au mauvais moment. Par exemple, on va investir 10 000 € en 5 mois x 2 000 €.
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Comment choisir un ETF petites entreprises
- Vérifier la composition de l’indice sous-jacent et le niveau de diversification.
- Regarder les actifs sous gestion (AUM) : privilégier des ETF avec encours suffisants pour limiter le risque de fermeture.
- Contrôler la liquidité : volumes échangés et spread achat/vente.
- Comparer les frais de gestion et le tracking error.
- Choisir la structure de réplication (physique vs synthétique) selon votre appétence au risque de contrepartie.
- Considérer la version hedgée si le risque de change est important pour vous.
Pour éviter cela, il est préférable de choisir des sociétés de gestion connues et des fonds indiciels ayant une capitalisation élevée. Les principaux acteurs sont Lyxor, iShares (BlackRock), Amundi, Invesco, et UBS.
Points de vigilance et risques additionnels
- Tracking error : différence entre la performance de l’ETF et celle de son indice. Plus il est faible, meilleure est la qualité de gestion.
- Risque de marché : si l’indice baisse, votre portefeuille baisse dans les mêmes proportions.
- Risque de change pour les ETF cotés en devise étrangère : la variation de la devise s’ajoute à celle de l’indice lui-même.
- Risque lié aux frais de l’enveloppe : l’assurance vie prélève des frais sur unités de compte, le courtier peut appliquer des frais de transaction.
- Pas de droit de vote aux assemblées des entreprises contenues dans l’ETF.
Pour qui les ETF petites capitalisations conviennent-ils ?
Les petits ETF conviennent aux investisseurs qui acceptent une volatilité plus élevée et cherchent à capter un potentiel de croissance supérieur sur le long terme, tout en comprenant les risques spécifiques (liquidité, fermeture, concentration sectorielle). Ils s’intègrent bien dans une allocation diversifiée où les grandes capitalisations apportent la stabilité et les petites caps le biais de croissance.
Qu'est-ce qu'un ETF (Tracker) ? | Tout comprendre en moins de 2 minutes
Exemples pratiques et recommandations
En pratique, pour un investisseur prudent : majorer l’exposition aux grands ETF (World, USA, Europe) et consacrer une petite part (par exemple 5-10 %) à des ETF petites entreprises pour le potentiel de croissance. Toujours répartir les investissements via DCA et loger les ETF dans l’enveloppe fiscale la plus adaptée (PEA quand éligible, assurance vie, CTO).
| Avantage | Risque |
|---|---|
| Diversification instantanée | Liquidité réduite des petits ETF |
| Frais faibles | Volatilité élevée |
| Accès à des niches | Risque de fermeture |
| Transparence | Risque de concentration sectorielle |
Derniers conseils pratiques
Avant d’investir, lisez attentivement le Document d’Informations Clés (DIC) du fonds et le prospectus de l’ETF. La décision d'investir dans un ETF de grande ou petite taille nécessite une réflexion approfondie, basée sur vos objectifs personnels d'investissement, votre tolérance au risque et votre stratégie d'investissement globale.
Les ETF représentent une révolution démocratique de l'investissement boursier. Cependant, investir en ETF ne dispense pas de réfléchir à sa stratégie. Le choix du benchmark, de la zone géographique, du secteur d'activité, et de l'enveloppe fiscale reste déterminant pour la performance finale.
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