Guide métier : devenir rédacteur web et traducteur freelance anglais

Devenir rédacteur web freelance est un joli projet pour qui s’en donne les moyens. La combinaison du métier + du freelancing ajoute une dimension supplémentaire à la fonction. Cette perspective ne vous fait pas peur ? Elle vous émoustille ? Tant mieux ! Je vous invite à lire cet article pour savoir ce qui vous attend dans les prochains mois si vous prévoyez de devenir rédacteur web freeelance, à savoir : écriture, SEO, stratégie et relation client.

Qualités requises et positionnement professionnel

N’y allons pas par quatre chemins, avant de se projeter, il est nécessaire de s’assurer qu’on a bien les qualités requises pour ce métier. Le rédacteur web travaille généralement seul, mais peut également faire partie de groupes de rédacteurs, notamment s’il ou elle travaille pour une agence digitale. Vous pensez avoir les qualités requises pour vous lancer comme rédacteur ou rédactrice web freelance ? Très bien, dans ce cas, je vous recommande vivement de vous former à ce métier.

En rédaction web, on ne peut pas procrastiner, car les clients attendent et personne ne pourra faire le job à votre place (comme un artisan, vous avez votre propre style). Vous vous êtes engagé à rendre un texte pour jeudi ? Dans ce cas, je vous conseille vivement de le terminer mercredi matin, ainsi, vous placez un « espace de secours » au cas où vous auriez un problème de dernière minute.

Vous devez commencer par vous entraîner à rédiger. Plus vous écrirez vite et plus vous serez rentable. Il s’agit d’une relation tripartite entre la personne portée, l’entreprise de portage et le client. Le portage salarial concilie les avantages du salariat et de l’entrepreneuriat. En effet, en optant pour cette formule, vous bénéficiez du statut de salarié et de la protection sociale qui va avec, tout en testant votre activité et en développant votre portefeuille client. Bien sûr, il y a un revers à cette médaille : la société de portage perçoit une commission sur les transactions.

Missions et compétences du rédacteur web

Le rédacteur web rédige des contenus digitaux. Il/elle collecte l’information en faisant des recherches sur internet tout en vérifiant scrupuleusement ses sources. Il/elle s’imprègne de la ligne éditoriale de son client afin de créer de nouveaux contenus fidèles à l’image et au discours véhiculé. Il/elle est force de proposition et définit une stratégie de communication et un planning de publications pour son client.

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Il/elle pratique l’optimisation SEO (Search Engine Optimization) de contenus en vue d’améliorer le référencement d’un site internet sur les moteurs de recherche afin de le faire rayonner. Son style d’écriture accroche l’internaute et lui donne envie de naviguer sur le site. Son objectif est de l’informer, mais aussi de l’inciter à se laisser séduire par un produit ou un service dans le cas d’un site marchand.

Quelles sont les missions concrètes ?

  • Audit et conseil : réaliser un audit du site web et analyser la concurrence, conseiller les clients et orienter leurs actions de communication pour améliorer la visibilité du site.
  • Stratégie de communication : définir un plan de communication, une stratégie de contenu et réaliser un planning éditorial de publications.
  • Rédaction de contenus : faire des recherches sur internet, rassembler des sources fiables et produire un nouveau texte pour qu’il soit publié sur un support spécifique (exemple : articles de blogs).
  • Optimisation de contenus : mettre en place les techniques SEO ; proposer des requêtes clé à travailler, opérer une stratégie de structure, de balisage et de mots-clés.
  • Analyse des résultats : suivre les indicateurs statistiques et les résultats obtenus en matière de trafic sur le site web et de référencement naturel (positionnement Google).
  • Administratif : gérer les devis, la facturation, la comptabilité et la prospection client.

Outils et méthodes pour le rédacteur web

Au niveau de la rédaction pure, je ne peux que vous conseiller d’utiliser Google Docs, un logiciel de traitement de texte en ligne qui vous permet d’exporter vos fichiers dans plusieurs formats, mais également de les partager avec vos clients sans avoir à les ajouter en PJ ! Autre gros avantage de Google Docs : vous pouvez travailler à plusieurs dessus, ajouter des commentaires et même ouvrir un tchat pour mieux communiquer.

Le rédacteur web freelance ne perd pas de temps sur les petites tâches. Proposez une seule facturation par mois afin de ne pas perdre de temps dans l’administratif ! Le temps c’est de l’argent, surtout en rédaction web. Vous connaissez sans doute le batchcooking ? Eh bien je vous recommande de batchworker ! Travaillez par mission pour éviter de passer d’une tache à l’autre sans cesse (l’adaptation à chaque tache prend bien trop de temps).

Formation et évolutions

S’il était autrefois possible et envisageable de se former seul•e à la rédaction web, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Notre formule Solo Plume par exemple vous permet d’apprendre le métier de A à Z, de l’écriture web au SEO, en passant par le style et les méthodes de démarchage. Nous abordons même la création d’entreprise.

Un rédacteur web SEO peut se former en copywriting, en social media management (community manager) et peut acquérir plusieurs casquettes pour diversifier son offre de services. Il/elle pourra ensuite évoluer sur un poste avec davantage de responsabilités comme content manager, consultant SEO, chef d’agence de stratégie digitale, responsable de communication digitale ou encore directeur éditorial numérique.

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Aspects juridiques et statut

La plupart des rédacteurs web freelances débutants démarrent en créant une micro-entreprise (anciennement auto-entreprise). Pour cela, rien de plus simple : la démarche s’effectue en quelques clics seulement sur le portail dédié de l’URSSAF. Le plafond de chiffre d’affaires du rédacteur web auto-entrepreneur est limité. Rappelons qu’il ne s’agit pas de bénéfices, mais bien de CA.

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) est plus lourde administrativement. Pour créer une EURL, le rédacteur web indépendant doit rédiger ses statuts, fournir un capital (les fonds sont à déposer chez un notaire, à la Caisse des dépôts et des consignations ou dans une banque), publier un avis de constitution et enfin, valider le tout auprès d’un CFE (centre de formalité des entreprises).

Conseils pour démarrer et se professionnaliser

Dès le départ, vous devez accepter de travailler sur un maximum de projets afin de vous « faire la main ». Je ne dis pas qu’il faut travailler gratuitement, mais il faut rester humble au début. Si vous travaillez très lentement au moment où vous vous lancez, vous ne pouvez pas facturer des heures brouillonnes. Pour ma part, j’ai contacté de nombreux clients et accepté parfois de travailler pour une misère au début.

Il est inutile d’avoir un superbe logo et un site web au design futuriste pour débuter en rédaction web. Je n’avais ni logo, ni cartes de visite, ni locaux dédiés, ni site web lorsque j’étais rédactrice web. Je facturais même mes clients avec un logiciel gratuit téléchargé sur Internet. Cela ne m’a jamais porté préjudice et je ne me suis pas encombrée avec ce type de détails chronophage.

Ne vous amusez pas à chercher vos clients dans des domaines qui ne vous plaisent pas du tout. Plus vous serez à l’aise sur un sujet, meilleur vous serez ! Vous êtes super fatigué ? Vous avez la flemme ou un sujet ne vous intéresse pas du tout ? Dommage : une fois que vous avez accepté une mission, vous devez absolument la terminer et la rendre dans les temps sans la bâcler !

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Le traducteur freelance : définition et spécificités

Le traducteur freelance est un professionnel qui a le statut de travailleur indépendant. Suivant les termes de son contrat freelance, il transpose un texte d’une langue source à une autre. En échange, on le rémunère sur la base d’une facture de prestation de service. Toutefois, les tarifs du traducteur freelance sont librement fixés. Pour devenir freelance, aucun diplôme n’est exigé.

La traduction est un milieu professionnel dans lequel peu d’opportunités de contrats (CDI ou CDD) sont disponibles. Il n’y a pas de définition juridique pour le terme traducteur freelance. Néanmoins, dans la pratique, les professionnels admettent que c’est un traducteur soumis au statut de travailleur indépendant.

Missions et domaines de spécialisation

Le traducteur, qu’il soit en freelance ou non, exécute un certain nombre de tâches. La mission première du traducteur indépendant est de transposer un document, celui du client, d’une langue A à une langue B. La traduction doit être conforme à la forme et au fond du texte initial.

Les domaines où le traducteur freelance exerce sont aujourd’hui très nombreux : ingénierie, médecine, biologie, droit, finance, informatique, communication, ressources humaines, audiovisuel et Internet. 80 % des traducteurs exercent dans les domaines suivants : commercial, technique ou scientifique. Certains traducteurs se spécialisent dans la traduction littéraire et travaillent pour des maisons d’édition.

Types de traducteurs

  • Le traducteur littéraire : s’occupe de la traduction des œuvres de littérature.
  • Le traducteur technique : spécialisé dans un domaine précis (droit, médecine, marketing, commerce, etc.).
  • Le traducteur assermenté : traduit des textes juridiques officiels.

Compétences, formation et outils

Le métier du professionnel de la traduction repose essentiellement sur les langues. Il doit donc être irréprochable pour ce qui est de l’orthographe, de la conjugaison et de la grammaire. Le traducteur doit maîtriser parfaitement sa langue maternelle ainsi qu’au moins deux langues étrangères.

En France, la rédaction et la traduction n’étant pas des domaines réglementés, on peut devenir freelance sans diplôme. Certaines écoles proposent des modules de formation aux traducteurs : INALCO, ISIT, ITIRI, ESIT. L’accès à ces institutions est subordonné à un niveau bac + 2 ou bac + 3.

Afin d’accomplir les missions qui lui sont confiées, le traducteur se sert d’outils informatiques. SDL Trados Studio, memoQ, Wordfast et Trados Go figurent parmi les outils de TAO les plus populaires. DeepL Pro est un exemple d’outil de traduction automatique très utilisé comme assistant.

Statut, tarifs et gestion

Pour un traducteur freelance débutant ou journaliste freelance, le statut juridique de l’auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur est recommandé. Non seulement il implique peu de démarches administratives, mais il nécessite également peu de fonds.

Les tarifs du traducteur freelance peuvent être fixés au mot, à l’heure, à la page ou au forfait. Selon le rapport de la SFT de 2022, les traducteurs facturent généralement au mot (en moyenne entre 0,10 € et 0,15 € par mot) ou à l’heure (en moyenne entre 40 € et 50 € de l’heure). Plusieurs éléments peuvent justifier des tarifs plus élevés : rareté de la combinaison linguistique, niveau de technicité du texte, urgence, expérience, réputation.

Pour un texte anglais à traduire en français, il faut prévoir 19 € par feuillet. Mais pour une traduction vers une langue étrangère, le tarif peut être de 28 € par feuillet. Le salaire moyen pour le poste de traducteur en freelance s’élève à environ 2 000 € mensuels selon Glassdoor ; un traducteur indépendant peut voir son revenu évoluer de 1 500 € à plus de 4 000 € nets mensuels selon l’expérience et la spécialisation.

Lancement d’activité : étapes et prospection

Pour devenir traducteur indépendant, il est essentiel de posséder une solide formation linguistique, mais aussi des compétences techniques et culturelles. Choisissez avec soin la langue de niche dans laquelle se spécialiser. Vérifiez le niveau de vos compétences et faites-vous confirmer votre expertise par des tiers ou des centres d’analyse des compétences.

Créez un portfolio de traductions pour montrer à vos clients potentiels la qualité de votre travail. La meilleure façon de trouver des clients, c’est d’utiliser les plateformes pour freelance. Elles mettent en relation les clients avec un besoin et les prestataires. ProZ.com, Translators Café, Gengo, Translated, Malt, Fiverr ou Upwork sont des canaux utiles.

Inscrivez-vous sur un maximum de plateformes. Au début, soyez partout. Vous pouvez aussi contacter directement des agences de traduction, participer à des salons professionnels, créer un site web professionnel et utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir vos services. Le bouche-à-oreille reste un canal d’acquisition privilégié.

Se développer et diversifier son offre

Vous pouvez vous spécialiser dans un type d’industrie, dans un type de traduction ou dans les deux. Outre la traduction, vous pouvez proposer des services complémentaires : optimisation SEO multilingue, relecture/correction, révision, transcréation, localisation, sous-titrage, interprétation, formation d’autres traducteurs, rédaction dans vos langues de travail.

Se diversifier est une option mais ce n’est pas une obligation. Vous pouvez aussi vous concentrer sur vos compétences phares et les perfectionner. À force de travail et de dévouement, il est possible de mener une carrière fructueuse en tant que traducteur indépendant.

Fixer son TJM et Négocier ses Tarifs en Freelance : Méthodes et Cas Concrets

L’impact de l’IA et perspectives d’avenir

Le métier de traducteur connaît actuellement de profondes mutations avec l’arrivée de l’intelligence artificielle et des outils de traduction automatique. L’intelligence artificielle transforme le secteur de la traduction, mais elle ne remplace pas (encore) les traducteurs professionnels : si l’IA est capable de traduire des textes généraux, son travail ne satisfera pas un client à la recherche d’une traduction professionnelle et qualitative réalisée par un humain.

Elle ne remplace pas non plus la plus-value qu’apportent les traducteurs spécialisés dans des domaines techniques (juridique, médical…) où les traductions sont complexes et nécessitent des connaissances poussées et actualisées. L’IA est davantage un super assistant qui vous permettra d’être plus rapide au quotidien et d’éviter les tâches répétitives.

Quelques conseils pratiques et comportementaux

  • Organisez-vous : fixez-vous un temps de travail et évitez les distractions à la maison. Si vous avez peur de céder à la tentation de nettoyer les carreaux, pourquoi n’iriez-vous pas au café d’en face ou dans un espace de coworking ?
  • Rigueur : respectez toujours les délais convenus et laissez-vous une marge de sécurité.
  • Ne cassez pas les prix au départ : soyez conscient de votre valeur, spécialisez-vous et améliorez votre service pour justifier vos tarifs.
  • Utilisez des outils : TAO, logiciels de facturation, CRM, outils de suivi du temps et plateformes spécialisées.
  • Assurance : souscrivez une assurance responsabilité civile professionnelle pour vous protéger des conséquences d’une erreur.

Ressources et formations recommandées

Certaines écoles et organismes proposent des formations reconnues en traduction et rédaction : ESIT, ISIT, ITIRI, INALCO, ainsi que des formations privées et des bootcamps. LiveMentor et d’autres organismes ont formé de nombreux traducteurs et rédacteurs web et peuvent accompagner sur la recherche de clients et le marketing digital.

Objectif Ressource
Apprendre la traduction ESIT, ISIT, INALCO
Booster la rédaction web & SEO Formations Copywriting, Solo Plume
Outils TAO Trados Studio, memoQ, Wordfast, DeepL Pro
Plateformes pour trouver des clients ProZ, Translators Café, Malt, Upwork, Fiverr

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