Histoire et faits sur la tour de Pise et son redressement judiciaire
La tour de Pise (en italien : torre di Pisa) est le campanile de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Pise, en Toscane (Italie). Elle est située à proximité du chevet de la cathédrale et fait partie des monuments de la piazza dei Miracoli (la « place des Miracles »), inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Mondialement connue, elle est un des symboles de l’Italie et l’emblème de la ville de Pise. Outre le fait qu’elle soit considérée comme un chef-d’œuvre de l’art roman toscan en marbre, sa célébrité vient notamment de son inclinaison caractéristique.
Origine et construction
La construction de l’édifice commence le 9 août 1173, une dizaine d’années après le début des travaux de la cathédrale, et s’étale sur deux siècles. La tour s'est mise à pencher quelques années seulement après le début de sa construction. Implantée sur un sol particulièrement meuble, la plaine alluviale fluvio-marine de l'embouchure de l'Arno, la tour subit un affaissement en raison de tassements différentiels et penche d'autant plus qu'il n'y a pas de fondations. Le sol argileux est responsable de l’instabilité qui accompagne les 8 étages et l’escalier en colimaçon de 293 marches.
Pour compenser l’inclinaison, les ouvriers ont érigé des colonnes et des arches légèrement plus hautes du côté sud et, plus tard, des structures diagonales au nord durant les différentes phases de construction qui vont jusqu’à l’achèvement en 1372. La tour est haute de 55,86 mètres côté sud et 58,36 mètres côté nord en raison de son inclinaison, et a un diamètre externe de 15 mètres à la base. Cette tour creuse est composée de deux cylindres de pierre concentriques entre lesquels court l’escalier.
La cadence des travaux et les phases de renforcement
Entre 1178 et 1372, les architectes et constructeurs vont tenter divers renforcements et ajustements. En 1993-2001, un vaste projet international de consolidation est mené pour sauver l’ouvrage, qui avait été fermé au public en 1990 pour des raisons de sécurité. Les ingénieurs retirent des masses de sol sous la partie surélevée et placent des contrepoids et d’autres dispositifs pour stabiliser la structure.
Les travaux permettent de redresser la tour de 40 cm et de stabiliser l’édifice pour au moins une centaine d’années; certains estiment qu’elle restera debout encore au moins 300 ans. À partir de 2001, les visites peuvent reprendre et la tour est rouvert au public en 2001.
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Redressement et dynamique du site
La tour a été redressée de 41 cm par rapport à l’axe vertical après les travaux retenus en 1993-2001, puis des mesures récentes indiquent des variations modestes: environ 4 cm supplémentaires se seraient produits spontanément depuis. Cette dynamique est due à l’interaction complexe entre le sol sous-jacent et la structure, et montre une stabilisation plus grande que prévu.
Des mesures quotidiennes sont effectuées pour évaluer l’inclinaison et les mouvements. L’ingénieur Nunziante Squeglia souligne que la tour se déforme et réduit sa pente en été, lorsque le chauffage dilate les pierres et peut les faire se redresser partiellement. Roberto Cela, directeur de l’Opera Primaziale Pisana (OPA), explique que des tubes sous terre ont été installés et que l’on retire progressivement de la matière du sous-sol pour limiter l’inclinaison.
Mythe et science autour de la tour
La légende associée à Galilée (l’expérience de chute de corps simultanée) a été remise en cause par les historiens, mais elle demeure liée à l’aura scientifique du monument. Les fouilles et les analyses historiques montrent que la tour a été bâtie sur des restes d’une villa patricienne du IIIe siècle, elle-même érigée sur une nécropole romaine et un cimetière étrusque.
En 1987, l’UNESCO a inscrit le complexe monumental de la Piazza dei Miracoli au patrimoine mondial. Aujourd’hui, malgré son inclinaison, la tour demeure un symbole puissant et attire des millions de visiteurs chaque année, tout en faisant l’objet d’un suivi scientifique rigoureux.
Événements récents et chiffres clés
Le coût des travaux s’élève à environ 28 millions d’euros, et le redressement qui a eu lieu entre 1993 et 2001 a permis à la tour de regagner environ 41 cm de verticalité. À la fin des années 2010 et au début des années 2020, les experts indiquent que l’angle d’inclinaison reste en dessous de 4 degrés et que la tour ne redeviendra pas complètement droite. Les mesures montrent aussi une légère redressement spontané sur plusieurs années, ce qui donne l’impression que la tour « rajeunit » de deux siècles selon les termes de certains spécialistes.
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La Tour de Pise est restée sous surveillance constante et continue d’être un exemple marquant de l’interaction entre géologie, architecture et ingénierie. Le campanile, qui penche encore, est devenu un symbole durable de l’ingéniosité humaine face à la fragilité du terrain.
Questions fréquentes et détails d’accès
- La tour s’est penchée dès les premiers étages et a continué à s’affaisser après son achèvement en 1372.
- Elle mesure 55,86 m au sud et 56,71 m au nord, avec un diamètre de base de 15 m.
- Le nombre de marches est de 294 et l’escalier en colimaçon en fait une ascension exigeante.
- La visite est possible depuis 2001 après des travaux de consolidation et la réouverture.
Si vous planifiez un voyage à Pise, sachez que la file d’attente peut être longue. Acheter en ligne son billet et choisir l’heure est fortement recommandé, et l’ascension du sommet peut ne pas convenir à tout le monde en raison des marches et de la mobilité.
Pourquoi la Tour de Pise ne tombe-t-elle pas ? - Alex Gendler
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