Inscription tribune des PME au féminin : état des lieux, dynamiques et enjeux pour les dirigeantes de PME-ETI françaises
Les dirigeantes de PME et ETI constituent une part essentielle mais souvent sous‑représentée de l’entrepreneuriat. Si les femmes représentent la moitié de la population active, elles demeurent en moyenne une sur dix à la tête des PME-ETI (hors TPE). La création d’entreprise est la première voie d’accès à l’entrepreneuriat chez les dirigeantes de PME-ETI (37 %).
Des disparités persistantes mais des trajectoires convergentes
La majorité des dirigeantes de PME et ETI considère l’accès au financement comme relativement facile (61 %), une proportion proche de celle observée chez les hommes (67 %). L’étude montre que les dirigeantes ne sont finalement pas si différentes des dirigeants, malgré des discriminations liées au genre dans les interactions professionnelles hors de l’entreprise.
Les dirigeantes portent aussi la charge de la gestion familiale, une réalité qui nourrit les dynamiques quotidiennes et les choix professionnels, notamment en matière de reprises, de diversification et de continuité opérationnelle.
Flux d’entrées en relation et stock de clientèle
Le nombre d’entrées en relation concernant des femmes entrepreneures (32,6 % des entrées TPE-PME) connaît une dynamique positive : +2,7 % sur un an; parmi celles-ci, l’évolution est particulièrement marquée sur les entrées en relation avec des PME dirigées par des femmes (+14 % sur un an).
En 2024, les femmes dirigent 33,1 % des TPE-PME clientes, soit une progression qui contribue à nourrir l’évolution du stock. Les flux d’entrée en relation et le stock croissent, appuyant une présence féminine plus visible dans le portefeuille client des TPE-PME.
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Accès au crédit et montants moyens
En 2024, on observe que les nouveaux crédits pour des TPE-PME dirigées par des femmes représentent 13,3 % du nombre total des nouveaux crédits aux femmes entrepreneures, et 33,9 % des nouveaux crédits pour des TPE-PME dirigées par des femmes concernent les PME au sens large. Le volume moyen des crédits suit une dynamique différenciée selon le type d’échelle: 53 k€ pour les femmes dans les TPE et 71 k€ pour les hommes dans les TPE (25 % de moins côté femmes); pour les PME, 178 k€ pour les femmes contre 191 k€ pour les hommes (environ 7 % de différence).
Le montant moyen des crédits en cours est globalement inférieur chez les TPE dirigées par des femmes (64 k€) par rapport à celles dirigées par des hommes (71 k€). Pour les PME, les moyennes se rapprochent (204 k€ pour les femmes vs 223 k€ pour les hommes), mais les écarts persistent côté encours et montant moyen, s’expliquant par des différences de taille, de secteurs et de maturité.
Répartition sectorielle et raisons des écarts
Les écarts de recours et de montants s’expliquent par la nature des activités: davantage dans l’industrie pour les hommes et davantage de services, notamment à la personne, pour les femmes, ce qui induit des besoins et des montants de prêts différents. La part des femmes dans les encours et dans les crédits en cours reflète aussi ces dissymétries sectorielles et organisationnelles.
Parité, leadership féminin et secteurs
Depuis les premières Assises de la Parité, les trajectoires montrent une présence féminine en PME française sous représentée mais en progression. Des entreprises comme Rica Lewis et PMC lingerie illustrent une volonté de rétablir la parité dans les équipes et d’intégrer autant de collaborateurs masculins que féminins, dans des secteurs historiquement féminins (lingerie, services à la personne, alimentaire). Des exemples tels que Le Roy René et Alpina Savoie démontrent que des secteurs traditionnellement féminins ou mixtes peuvent favoriser une présence féminine accrue dans les équipes et les postes de direction.
Dans l’ensemble, les PME tendent à afficher des écarts d’égalité salariale moins marqués, mais les différences persistent dans certains postes et segments. Des initiatives et stratégies RH visant l’égalité et l’inclusion se renforcent afin d’assurer une meilleure représentativité des femmes dans les conseils et les postes opérationnels.
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Exemples et témoignages sectoriels
- Le secteur de la confection et de la lingerie montre une présence féminine notable et des efforts pour équilibrer les équipes et les postes.
- La conserverie et l’agroalimentaire démontrent une progression de femmes dans les postes d’encadrement et de direction.
- Les entreprises industrielles commencent à intégrer plus equitablement les femmes dans des métiers traditionnellement masculins grâce à des outils de manutention et à la réduction des tâches pénibles.
Tableau récapitulatif des indicateurs clés (références 2024)
| Indicateur | Femmes dirigeantes | Hommes dirigeants |
|---|---|---|
| Part des entrants en relation TPE-PME | 32,6% | - |
| Hausse annuelle des entrées en relation avec PME dirigées par des femmes | +14% | - |
| Proportion des TPE-PME clientes dirigées par des femmes | 33,1% | - |
| Crédits nouveaux TPE dirigées par des femmes (en % du total) | 13,3% | - |
| Montant moyen crédits TPE féminins (k€) | 53 | 71 |
| Montant moyen crédits TPE-PME féminins (k€) | 64 | 71 |
| Montant moyen crédits PME féminins (k€) | 178 | 191 |
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