Les motivations des entrepreneurs : études et statistiques
Des entrepreneurs motivés et leurs start-up sont des composants critiques pour la croissance économique. Si l'entrepreneuriat séduit, la Gen Z ne néglige pas pour autant le salariat. Pour 74% des 18-28 ans, les valeurs de l'entreprise sont déterminantes. Ils recherchent des organisations dont la mission et les engagements sont alignés avec leurs propres convictions.
L'équilibre entre vie personnelle et professionnelle est non-négociable pour la Gen Z. L'ambiance de travail est également essentielle : pour 80% des jeunes, un environnement de travail positif et stimulant est un facteur déterminant. L'autonomie et les responsabilités jouent également un rôle crucial dans le choix d'un poste. Bien que la rémunération reste importante (77%), elle arrive en cinquième position après ces autres critères.
Que ce soit en tant qu'entrepreneurs ou salariés, les jeunes de la Gen Z ont des attentes spécifiques et ambitieuses. Dans cette présentation, nous allons parler d’un concept très connu mais qui mérite un nouvel éclairage, celui de la motivation, et spécialement celui de la motivation entrepreneuriale.
Si l'on se réfère aux derniers chiffres publiés par l’INSEE, on compte aujourd’hui près de 4.500.000 entreprises en France, pour une moyenne de 590.000 entreprises créées par an.
Pourquoi devenir entrepreneur ?
Pour quelles raisons les Français sont-ils de plus en plus nombreux à opter pour l’entrepreneuriat ? Les motivations sont diverses. Mais en principal, selon les statistiques de l’INSEE, le désir de travailler en toute indépendance est évoqué par la plupart des personnes sondées. Et ils sont plus de 61 % à le faire savoir. Mais si l’indépendance est la première motivation des entrepreneurs français, il y a également d’autres facteurs.
Lire aussi: Inspirations et Réussites Féminines
45 % des personnes interrogées estiment avoir un goût particulier pour l’entrepreneuriat et surtout pour le désir de faire face à de nouveaux défis. 26,7 % croient pouvoir y tirer des moyens pour augmenter leurs revenus.
Quand il s'agit de «pourquoi» les gens veulent devenir entrepreneurs, un rapport de Guidant Financial a révélé que 26% des répondants souhaitaient être leur propre patron. Avec 23% supplémentaires déclarant qu'ils voulaient poursuivre leurs passions. Alors que, seulement 19% ont déclaré que voir une opportunité de se présenter était leur motivation principale.
Selon une étude de Fidelity Investments, une étude de 2017 a révélé que 88% des millionnaires sont autodidactes, les 12% restants ayant hérité de sommes importantes.
Selon le Global Entrepreneurship Index, les États-Unis se classent au premier rang pour les entrepreneurs et les petites entreprises en développement. En deuxième position se trouve la Suisse, suivie du Canada, du Royaume-Uni et de l'Australie. Le GEDI prend en compte les capacités entrepreneuriales, les attitudes et les aspirations de la population locale de chaque pays.
Selon les statistiques de Observatoire mondial de l'entrepreneuriat (GEM), si vous décidez de vous lancer dans l'entrepreneuriat, vous faites partie d'un club mondial assez important. GEM a interrogé une cohorte de personnes dans 50 pays. Dans 36 de ces 50 pays, l’évaluation collective a montré qu’ils se sentaient dotés de l’expérience et des connaissances nécessaires pour lancer leur propre entreprise.
Lire aussi: Entrepreneurs à Lyon
Cette statistique n'est peut-être pas surprenante puisque la même recherche a révélé que les entrepreneurs et les professionnels indépendants jouissent d'une plus grande satisfaction professionnelle (71%) par rapport aux personnes occupant des emplois traditionnels (61%).
Profil de l'entrepreneur
Quel est l’âge de la plupart des entrepreneurs français ? Les résultats de l’enquête menée par l’INSEE sont plutôt très ouverts. Mais les entrepreneurs trentenaires sont les plus dominants. La majorité a entre 25 et 29 ans. Ensuite, on a la tranche des 30 à 34 ans et la tranche des 35 à 39 ans. Un fait particulier à noter, c’est au niveau de la tranche des 40 à 44 ans.
Les entrepreneurs français sont pour la plupart de grands diplômés. Environ, le tiers soit 30 % d’entre eux sont titulaires d’un master ou d’un doctorat. 19 % ont un CAP ou un BEP. 17,6 % ont le baccalauréat alors que 15,4 % d’entre eux ont un diplôme du premier cycle du supérieur.
Les salariés et les chômeurs représentent les groupes les plus dominants dans l’univers des entrepreneurs français. Pour démarrer leur affaire, le montant minimum investi par les entrepreneurs est assez varié. On en trouve de toutes les couleurs. Mais selon les résultats de l’enquête, 29,1 % se lancent avec un investissement de moins de 2000 euros. 14,5 % investissent entre 8000 et moins de 16 000 euros. 14 % investissent entre 4000 et moins de 8000 euros.
Les entrepreneurs français semblent avoir un goût assez prononcé pour le commerce. Ils sont au moins 21 % à y faire leur aventure. Ensuite, il y a les secteurs de la construction, les sciences et techniques, l’hébergement et la restauration, la santé et l’action sociale, et les services administratifs qui font respectivement 19,4 %, 13,4 %, 8,1 %, 6,9 % et 6,1 %.
Lire aussi: Réussir sa création d'entreprise avec l'Acre
L’âge est un bon facteur prédicteur de la survie d’une entreprise (INSEE, 2011) : les entrepreneurs de plus de 30 ans ont 1,5x plus de chance de réussite que ceux de moins de 30 ans. Le diplôme du fondateur est également un bon facteur prédicteur de survie à 5 ans (INSEE, 2011) : un fondateur avec un diplôme supérieur au baccalauréat présente 1,6x plus de chance de survie à 5 ans que sans diplôme.
Les fondateurs qui ont suivi une formation préalable à la création d’entreprise ont 1,2x plus de chance de survie à 5 ans. (INSEE, 2011)Plus le capital investit dans l’entreprise est important, plus ses chances de survie à 5 ans sont importantes : x1,4 pour un capital de plus de 16 000€, x1,7 pour un capital de plus de 40 000€ et x1,8 pour un capital de plus de 80 000€ (INSEE, 2011).
Comment Créer Une Entreprise | Les 5 Règles d'Elon Musk
Les défis de l'entrepreneuriat
Le parcours de l’entrepreneur français n’est pas aussi simple que ça. Être entrepreneur présente des avantages, mais cela a aussi quelques limites. Ces limites sont surtout fonction des attentes que l’on a relativement à son projet d’entreprise. En effet, à titre d’exemple, si être entrepreneur permet de travailler en toute autonomie, cela n’offre pas toujours une bonne couverture sociale. Sinon que celle-ci est à la carte et comporte beaucoup de limites relativement à ce dont bénéficie le salarié porté. Ce dernier, tout en étant à son propre compte, jouit des mêmes avantages que les salariés en entreprise.
Selon la banque américaine, les problèmes de trésorerie sont une raison importante pour laquelle les entreprises ferment leurs portes.
Sans surprise, le même rapport révèle que 35 % des petites entreprises (en activité depuis moins d’un an) ont vu leurs bénéfices diminuer et que 30 % ont tout juste atteint le seuil de rentabilité. Les petites entreprises plus établies s'en sortent un peu mieux, avec seulement 11 % d'entre elles ayant enregistré une perte et 38 % un bénéfice inférieur à XNUMX %.
Selon une étude menée par TSheets par QuickBooks, seuls 19% des chefs d'entreprise veulent apprendre de leurs collègues, 26% se tournent d'abord vers Internet pour obtenir des conseils et seulement 14% utilisent des livres.
Accompagnement et réussite
On ne s’improvise pas entrepreneur·e, on le devient et être accompagné sur ce chemin par un professionnel est le meilleur gage de réussite. Plus de la moitié des entrepreneur·e·s considèrent que BGE a joué un rôle déterminant dans la création de leur entreprise. L’aspect déterminant de l’accompagnement augmente avec l’utilisation des outils proposés par BGE au sein des parcours d’accompagnement : 67 % des entrepreneur·e·s ayant utilisé BGE Pro, un simulateur de création d’entreprise qui permet de réaliser un business plan, et 59 % des entrepreneur·e·s ayant utilisé la plateforme de service en ligne Mon Bureau Virtuel considèrent que BGE a été déterminant.
Une étude portant sur 3200 startups web (Marmer & Al, 2011) montre que les entrepreneurs qui cherchent à apprendre, à suivre des conseils en création d’entreprise et à tester leurs hypothèses en mesurant des metrics et indicateurs pertinents lèvent 7 fois plus de fonds et ont une croissance d’utilisateur 3,5 fois supérieure. Le processus d’apprentissage entrepreneurial est donc capital.
En 2022, un peu plus d’un million d’entreprises ont été créées en France (sources). Parmi les personnes qui suivent un accompagnement chez BGE, une grande majorité sont des demandeurs d’emploi ou des personnes non-actives (78 %), dont près de la moitié est au chômage depuis plus d’un an (44 %). BGE a, depuis sa création, vocation à accueillir tout type de public, du plus précaire au plus aisé, avec un investissement particulier envers les personnes en recherche d’emploi.
Un autre critère qui entre en compte dans la propension à concrétiser le projet est la motivation qui se cache derrière. On constate en effet que les entrepreneur·e·s motivés par l’envie d’indépendance sont plus nombreux, mais surtout qu’ils passent plus à l’acte que les autres. 44 % des répondants estiment en effet que le chiffre d’affaires est à la hauteur ou supérieur à leurs attentes au moment de la création de leur entreprise. La perception du chiffre d’affaires est en revanche impactée par le secteur d’activité de l’entreprise ainsi que par l’expérience de l’entrepreneur·e dans ce secteur d’activité.
Les données de l’étude pointent que près de 6 personnes sur 10 ne sont pas satisfaites de leur chiffre d’affaires au démarrage. Parmi les entreprises ayant suivi un accompagnement chez BGE, 25 % sont employeuses à cinq ans, 10 % d’entre elles sont développeuses d’emploi, c’est-à-dire qu’elles emploient plus d’un salarié.
Les deux difficultés majeures que rencontrent les chefs d’entreprise pour faire perdurer leur activité sont d’attirer et de fidéliser des clients (37 %) et de faire face à la conjoncture défavorable (28 %). La maîtrise de compétences est vitale pour un chef d’entreprise qui doit prendre des décisions sur des sujets commerciaux, de gestion, de financement, etc.
Cette étude inédite qui révèle que les données sociologiques ne suffisent pas pour caractériser des trajectoires entrepreneuriales. Parce que les données socio-économiques ne sont pas suffisantes pour raconter la trajectoire des entrepreneur·e·s, cette étude avait pour objectif d’aller au-delà, en s’intéressant aux profils psychologiques des personnes, à leurs motivations et à leur perception de leurs chances de réussir.
L'envie d'entreprendre est forte et répandue dans tous les milieux en France. Ce constat, au premier abord positif, cache des réalités complexes et des difficultés qu'il faut pouvoir identifier pour aider au mieux les entrepreneur·e·s. Sur le million d’immatriculations annuelles, trop d’entreprises restent encore unipersonnelles, avec pour certaines des chiffres d’affaires très faibles.
balises: #Entrepreneur
