Ma Vie de Freelance: Témoignages et Conseils
Lorsqu’on parle de la vie de freelance, ce sont souvent les belles histoires qui sont mises en avant. On parle de ceux qui ont pu vivre de leur petite entreprise en trois mois, de ceux qui ont trouvé leur voie sans difficultés. Forcément, dans l’esprit collectif, devenir freelance, c’est simple. Mais la réalité est souvent plus nuancée.
En août, ma petite entreprise soufflera sa deuxième bougie. Déjà deux ans. J’ai avancé. J’ai évolué. J’ai grandi. Je suis épanouie. Rien ne me prédestinait à devenir chef d’entreprise. Je n’y avais jamais songé. Après mon master, je pensais chercher un CDI, dans une entreprise. Mais la vie est faite d’opportunités et de risques. À la fin de mon stage de fin d’études, la start-up dans laquelle j’avais passé six mois m’a fait une proposition qui allait tout changer. Un choix s’offrait à moi : travailler en freelance quelques jours par semaine pour un projet qui me faisait vibrer ou pointer au chômage. Je n’avais rien à perdre.
Alors, j’ai attrapé la perche que l’on me tendait. Je ne regrette pas mon choix. Je suis un peu plus heureuse chaque jour d’avoir choisi cette voie et pas une autre. Mais à ce moment-là je n’étais sans doute pas prête. Je ne savais pas où je mettais les pieds ni ce que le statut de freelance impliquait. Pendant plusieurs mois je n’ai rien fait. Vraiment rien. Je me laissais vivre. Je n’avais ni objectifs ni vision. Je ne savais pas qui était mon persona. Je n’avais pas réfléchi à mes offres. Ça a duré jusqu’au début de 2017. Et j’ai eu un déclic. Si je voulais vraiment vivre de ma petite entreprise, il fallait que je me bouge. J’ai acheté mon nom de domaine et j’ai créé mon site. J’ai mis à plat mes envies. J’ai fait le tri dans mes compétences et ce que je pouvais proposer. J’ai réfléchi à mon client idéal.
Les jours sont passés. J’avais toujours ma petite entreprise dans la tête. À longueur de journée. J’avais des centaines d’envies et d’idées. Mais j’ai aussi rencontré le syndrome de l’imposteur. Vous savez, ce moment où l’on a l’impression que l’on n’est pas à la hauteur. À cause de ce fichu syndrome, je n’arrivais pas à évaluer ce que valait mon travail. Je ne savais pas combien je pouvais facturer à mes clients. Cette question a été une grosse interrogation pendant plusieurs semaines. J’ai beaucoup lu à ce sujet, regarder les prix pratiqués par les autres communicants. Mais je n’étais pas à l’aise avec mon tarif.
Finalement, se lancer en freelance n’est pas inné. Il y a beaucoup d’aspects que je n’avais pas imaginés en démarrant. Et pour combler mes lacunes, j’ai décidé de me former. Après tout, c’est aussi un avantage lorsque l’on est à son compte : on apprend tous les jours ! J’ai suivi la formation d’introduction « Débuter en Freelance » de Livementor. En quatre cours, mon horizon s’est éclairci. J’ai imaginé très concrètement mon persona. Et surtout, j’ai enfin réussi à définir mon tarif journalier. Un tarif juste, honnête avec lequel je suis à l’aise. Il évoluera très certainement avec le temps. Mais pour le moment, je n’ai plus peur d’indiquer mon prix à mes clients. Mon syndrome de l’imposteur a pris le large. Enfin, quand le moral est en berne, il revient vite à la charge. Mais je ne le laisse pas s’installer bien longtemps.
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Les Défis de la Première Année
Parce que ce syndrome de l’imposteur peut être paralysant. Il m’aura fallu quasiment un an pour structurer ma petite entreprise. Un an pour connaître mon persona, créer mon site internet et être à l’aise avec mon tarif journalier. Trouver des nouveaux clients a été compliqué la première année. Partout, j’entendais « il faut que tu te fasses un réseau ». Mais les soirées de networking ne me mettent pas à l’aise. J’avais l’impression d’être dans une impasse. Bien sûr, j’avais la chance d’avoir un client régulier. Et ça, ce n’est pas donné à tous les freelances qui se lancent. Mais ce client ne pouvait pas être le seul. Premièrement, pour éviter le salariat déguisé et car il n’est jamais bon de mettre tous ces œufs dans un même panier.
Alors comment trouver de nouveaux clients sans prospecter ? À la rentrée 2017, je fais ce que je conseille à mes clients. Je réfléchis enfin à ma stratégie de communication ! Oui, il m’aura fallu un an pour appliquer mes propres conseils. Les cordonniers sont les plus mal chaussés. Et surtout, je me décide enfin à ouvrir un blog lié à mon activité professionnelle. Plus le temps passe et plus je suis à l’aise. Je prends confiance en moi, en mon travail, en mon expertise. Je me sens pousser des ailes, prête à atteindre mes objectifs. Toutefois, je n’ai toujours pas une vision à long terme. Je ne sais pas où je serais dans 2, 5 ou 10 ans. Mais je sais ce que je veux faire et ce que je veux apporter à mes clients. C’est déjà une bonne chose. Chaque chose en son temps.
Être freelance n’est pas tout rose. Ma petite entreprise est constamment dans mes pensées. Tous les jours, j’ai des nouvelles idées, des nouvelles envies. Tous les jours, je me pose des questions. Je me demande ce que je peux améliorer, ce que je peux changer, ce que je peux créer. En six mois, j’ai l’impression d’avoir fait un bon énorme. Parce que maintenant, je sais exactement ce que je veux faire. Ces deux premières années ont été de véritables montagnes russes. Un jour, j’ai l’impression d’être au sommet du monde. Et le lendemain, je remets tout en cause. Malgré les difficultés que j’ai pu rencontrer et que je rencontrerai dans l’avenir, je me sens plus épanouie depuis que je suis à mon compte ! Depuis que je suis freelance, je sais qui je suis. Je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Je me sens heureuse.
Alors non, mes débuts de freelance n’ont pas été évidents. La machine ne s’est pas mise en route dès les premiers jours. Il m’aura fallu plus d’un an pour trouver ma voie et ce que je veux transmettre. Mais aujourd’hui, j’avance. Je franchis des étapes chaque jour. Mes projets se concrétisent.
Témoignage d'une Étudiante Freelance
Étudiante et freelance : Une jeune lyonnaise étudiante en école de commerce spécialisée dans le web a accepté de partager son parcours d’auto-entrepreneuse. Tout en réalisant ses études celle-ci à travailler en tant que freelance dans la création pendant plusieurs années. Son témoignage saura apporter de bons conseils pour tous les étudiants souhaitant se lancer dans l’aventure entrepreneurial !
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Son Parcours
Après l’obtention de mon BAC, j’ai réalisé en 2014 un BTS Communication des Entreprises. A la suite de celui-ci, j’ai souhaité me réorienter vers un autre BTS en infographie et multimédia. J’ai poursuivi vers une licence en direction artistique webdesign et motion design en 2017. Enfin, j’ai décidé d’ajouter à mes compétences graphiques, des compétences marketing en Être étudiante et freelance Le témoignage d’une lyonnaise réalisant un master manager en stratégie digitale à l’ESCEN Lyon. Je suis actuellement dans ma dernière année de master.
Début du Freelance
J’ai commencé ma freelance dans le domaine de la création pendant l’année de ma licence. C’est d’ailleurs, l’entreprise avec qui j’étais en alternance qui fut mon premier client. Mon tuteur m’a conseillé de continuer avec l’entreprise mais cette fois-ci en freelance. J’ai par la suite immédiatement créé mon statut d’auto-entrepreneur à la maison des artistes.
Pourquoi le Freelance Pendant les Études?
Quand l’opportunité s’est présentée à moi, je trouvais que c’était un bon moyen d’arrondire mes fins de mois et également d’élargir son réseau professionnel.
Concilier Études et Demandes Clients
L’alternance me permet de bien gérer les études, car mon rythme d’alternance est d’une semaine à l’école et de trois semaines en entreprise chaque mois. En revanche, c’est beaucoup plus difficile d’aligner période en entreprise et projets freelance. C’est pourquoi j’accepte un seul projet par mois. Bien évidemment tout va dépendre de la taille du projet et de ma capacité à le réaliser. Si le projet est un gros projet, je me limite à un par mois. Si toutefois, les projets que l’on me propose sont petits, j’en réalise deux par mois le tout pendant mon alternance et mes études.
La période des vacances d’été est une période où je suis beaucoup plus disponible, j’accepte donc de travailler sur plusieurs projets freelance dans le mois.
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Prérequis pour Devenir Freelance
Tout d’abord, il est essentiel d’avoir un savoir faire dans ce que l’on veut vendre. En effet le client fait appel à vous pour vos compétences et votre savoir faire. C’est donc un prérequis essentiel. Ensuite, bien évidemment il faut créer un statut d’auto-entrepreneur afin de légaliser l’activité. Enfin, vous devez vous faire connaître et rechercher des clients pour vous construire un réseau et portefeuille client.
Avantages de la Double Vie Étudiant/Freelance
Travailler en tant que freelance m’a apporté beaucoup d’avantages :
- Il m’a permis d’agrandir mon réseau professionnel
- d’arrondir mes fins de mois
- d’épargner
- et d’expérimenter des nouveaux projets divers et variés tous secteurs confondus
Obstacles Rencontrés
J’ai effectivement rencontré plusieurs obstacles :
- Un manque de confiance en mes compétences de la part de certains clients étant donné mon statut de jeune étudiante. Il faut régulièrement faire ses preuves pour être crédible aux yeux des autres.
- Mon secteur d’activité est malheureusement un secteur qui à connu et qui connaît toujours une vulgarisation des compétences. En effet, beaucoup de personnes s’approprient le métier et se vend graphiste bien qu’ils ne soient diplômé d’aucune formation. Le graphisme est un vrai métier qui nécessite un travail de recherche et de créativité. Une connaissance professionnelle des couleurs et de la manière de les assemblés pour créer quelque chose de beau et d’unique. Or beaucoup de personnes proposent de réaliser les services d’un graphiste (logo, maquette, flyer) sans aucune compétences techniques et créatives en utilisant des outils qui ne sont pas dédié à la création (illustrator, photoshop, indesign). Bien souvent, ces personnes cassent les prix ce qui a un impact sur notre activité en tant que graphiste. D’ailleurs, aujourd’hui on trouve des sites spécialisés (canvas par exemple) qui permettent de réaliser des affiches, logos maquettes, cartes de visites, flyers avec des templates prédéfinis. Cela pousse bien évidemment les clients à s’en servir pour réaliser eux mêmes lors supports.
Mauvaises Situations avec des Clients
Je n’ai pas eu de mauvaises situations car je commence toujours avec un acompte. Tout dépend de l’ampleur du projet. Si c’est un projet coûte plus de 1000 euros, ce sera un acompte de 50%. Si le projet est à moins de 500 euros, c’est un accompte de 40%. Ainsi même si je débute le projet, je m’assure que la personne finit toujours par payer.
Difficultés à Trouver des Clients
J’ai effectivement éprouvé des difficultés au début de ma freelance à trouver des clients. Je me suis inscrite dans des plateformes d’auto-entrepreneurs pour les graphistes et webdesigners. J’ai commencé à avoir un, deux, puis trois clients. Par la suite, ces clients m’ont amené d’autres clients. J’ai également bénéficié du bouche à oreille et des réseaux sociaux. J’ai par exemple un compte professionnel sur instagram sur lequel les clients peuvent me contacter et voir mon travail. Mes clients constituent aussi un canal pour attirer de nouveau clients. Satisfait de mon travail, ils en parlaient autour d’eux ce qui me permettaient d’avoir de nouveaux clients.
De manière générale, pour avoir des clients il faut soigner son image et sa e-réputation notamment sur les réseaux sociaux. Il est bien aussi d’avoir un site internet pour être visible sur internet et veiller à bien référencer son site pour que celui-ci apparaît dans les premiers résultats de google.
Conseils pour un Étudiant Souhaitant Se Lancer en Freelance
Pour se lancer, il faut au minimum posséder un savoir faire et soigner son image. Lorsqu’un client vient à vous, il ne faut pas se contenter d’envoyer des devis. La concurrence est rude. On envoie beaucoup de devis mais les retours ne sont pas forcément aussi nombreux que le nombre de devis envoyés. Il faut plutôt travailler en mode proposition commerciale c’est à dire bien reformuler le besoin et montrer que l’on est intéressé par le projet. Vous serez également mieux pris au sérieux.
Projet Dont elle est le plus Fière
La confection d’un site internet complexe de réservation booking pour un gîte. C’était un gros projets. Il s’agissait d’un site multilingue avec des plugin de réservation à paramétrer. Le design était également à refaire. C’est un projet auquel je suis fière d’avoir participé et que je mettrait en avant sur mon site très bientôt.
J’espère que ce témoignage très positif de cette étudiante freelance en webdesign inspira d’autres étudiants qui souhaitent se lancer. Pour ceux qui ont du mal à sauter le pas, vous venez de voir que rien est impossible. Le temps, l’argent et le manque d’expérience ne sont pas de vrais obstacles. Il faut seulement avoir un savoir faire et être passionné par ce que l’on fait.
| Prérequis | Avantages | Obstacles | Conseils |
|---|---|---|---|
| Savoir-faire essentiel | Agrandir le réseau professionnel | Manque de confiance des clients | Soigner son image |
| Statut d'auto-entrepreneur | Arrondir les fins de mois | Vulgarisation des compétences | Travailler en mode proposition commerciale |
| Construire un réseau | Expérimenter des projets variés | Concurrence et prix cassés | Reformuler le besoin du client |
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