Domicile, parcours et engagements de Frédéric Bret

Frédéric Bret, gérant d’entreprise, j’ai 53 ans et une famille recomposée avec cinq enfants. Un premier mandat en 2008 avec Patrick Mignola, en qualité de conseiller municipal, puis nommé délégué au numérique et ressources humaines. En 2014, je deviens adjoint au maire pour l’administration générale et les ressources humaines. Élu au Département en 2015, je suis élu maire par le conseil municipal en 2017, à la suite de la démission de Patrick Mignola, en application de la loi sur le cumul...

Parcours politique et responsabilités municipales

Maire de La Ravoire depuis le départ de Patrick Mignola, Frédéric Bret compte bien cette fois être maire élu par les Ravoiriens, et non plus « le successeur de ». Un premier mandat en 2008 avec Patrick Mignola, en qualité de conseiller municipal, puis nommé délégué au numérique et ressources humaines. En 2014, je deviens adjoint au maire pour l’administration générale et les ressources humaines. Élu au Département en 2015, je suis élu maire par le conseil municipal en 2017, à la suite de la démission de Patrick Mignola, en application de la loi sur le cumul...

Frédéric Bret succède à Patrick Mignola touché par la loi sur le cumul des mandats. Le nouveau député de Savoie a décidé de garder son siège à la région et de passer la main à la mairie. A la fin du mois de septembre il ne sera même plus conseiller municipal à la Ravoire. "En ce jour de rentrée (des classes), c'est le jour de ma sortie", a dit hier soir Patrick Mignola après 22 ans passés comme élu à la Ravoire dont 16 comme maire.

Valeurs déclarées et style de gouvernance

« Transparence, cohérence, loyauté ». Cela ressemble à une devise que l’on pourrait presque imaginer au fronton de l’hôtel de ville, il s’agit des valeurs qu’affiche Frédéric Bret sur son site de campagne. Un choix qui rappelle son travail à la tête de la commune, à la suite du départ de Patrick Mignola en septembre 2017 et de son élection par le conseil municipal pour la loyauté, son désir de prendre les responsabilités qui lui reviennent et de dispatcher celles qui ne lui incombent pas pour la transparence. Enfin, mettre sa patte et incarner totalement sa volonté politique, telle qu’il l’entend, pour la cohérence.

Fier de sa commune, de ce qu’elle offre en termes de qualité de vie et de sa position, mobilisé pour que La Ravoire ne pâtisse pas d’une image ternie - à tort selon lui - de « ville-dortoir », il s’annonce désormais dans le débat comme libéré du mandat qui s’achève, initié par son prédécesseur, dont il est resté le garant jusqu’au bout, rappelant au passage que la grande majorité des décisions prises ont été votées par tous, y compris ses détracteurs d’aujourd’hui.

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Gestion de la crise sanitaire et leçons pour la commune

Une crise sanitaire plus tard, l’homme admet avoir dû composer avec l’expectative, les difficultés liées au flou artistique ambiant à la tête de l’Etat : « Ne pas savoir est psychologiquement toujours plus délicat », nous confiait-il, « nous étions en suspens au milieu d’annonces toujours teintées d’incertitudes. A ceux qui croiraient qu’avoir géré la crise sanitaire donnait à Frédéric Bret l’impression de croire l’élection acquise, c’est bien loin d’être le cas. Le maire sortant sait que la campagne ne sera pas de tout repos et sait aussi que « ce n’est pas parce qu’on a été très actif parce que la situation l’exigeait que les concitoyens jugeront cela suffisant, je suis assez sceptique sur le sujet. Plus la gestion du maire en place est mise en avant par les médias comme une prime à celui qui a géré, plus le résultat des urnes révèle de surprises. La gestion de la crise sanitaire est un bonus, mais ne garantit nullement le succès du scrutin. »

« Nous sommes dans une société de l’anticipation, plus que de l’instantané. La crise sanitaire a pu faire croire aux concitoyens que les collectivités locales étaient écoutées sur les sujets, mais nous n’avons pas été du tout soutenus ! Nous avons tout découvert en même temps que les habitants qui nous reprochaient parfois de ne pas être prêts, ils étaient intransigeants envers nous, alors même que le décret d’application des annonces faites par le Premier ministre n’était pas encore sorti ! »

Solidarité, associations et relance économique locale

Galvanisé par les situations humaines dont il a pu être témoin au cours des deux mois et demi de confinement, il dit espérer que cette « solidarité vraie, naturelle qui s’est mise en place avant que l’Etat intervienne s’est faite toute seule, notamment auprès de personnes en grande fragilité, dont le voisinage a pris le relais, ce qui est mille fois plus efficace » et puisse durer dans le temps. Pour cela, il martèle que « personne ne doit être laissé au bord du chemin » et qu’il faut donc permettre aux gens qui n’osent toujours pas sortir du confinement, de retrouver la confiance, par le biais des associations principalement, tout comme il convient à son sens de venir en soutien aux petits commerces avec des aides immédiates.

« Il convient d’avoir une position d’écoute, » préconise-t-il, « la mairie doit être le guichet unique pour tous, doit apporter des compétences économiques, faciliter grâce aux réseaux les conseils en matière de fiscalité, pour alléger les charges. »

Réflexions sur le travail, le numérique et les circuits courts

Concrètement, le confinement aura soulevé, d’après lui, la question de la mobilité au travail, le télétravail se révélant une bonne expérience tout en mettant en lumière la limite du numérique pour certaines professions, mais aussi la question des circuits courts, des marchés bio, sans pour autant que l’on s’attende à un changement radical et immédiat « Quelques pratiques vont changer, » estime Frédéric Bret, «mais dans la réalité économique, cela demandera une réelle organisation. Je trouve en tous cas intéressant que les gens se posent des questions dans cette période. L’introspection que le confinement a provoqué n’est véritable que si elle est partagée : le rapport au collectif est un des enjeux de la campagne. »

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Programme local et priorités : centre-ville, collège, mobilité

Parmi ses dossiers prioritaires : les travaux au centre-ville de la Ravoire et le sport dans sa commune. Fruit d’un long travail préparatoire, le centre-ville de la commune, prenant place sur la ZAC Valmar, s’est progressivement dessiné entre 2011 et 2015, avec beaucoup de nouveaux logements et de nombreux commerces en rez-de-chaussée des immeubles.

Le collège Edmond-Rostand, qui date des années 1970, est aujourd’hui très vétuste. Situé en cœur de ville, il fait l’objet d’une vraie bataille d’idées entre les deux candidats. Le Département, qui est compétent en la matière, a fait le choix de la construction d’un nouvel établissement sur le secteur des Massettes, non loin de Médipole, un choix soutenu par la municipalité sortante. Une position que conteste vivement Frédéric Bret, arguant que le terrain de rugby qui fait face au collège est tout à fait en capacité de recevoir un établissement taillé pour 700 élèves, ce qui, selon lui, permettrait de conserver le collège au centre-ville. Le Département a récemment rappelé que 450 000 euros ont déjà été investis, « une somme dont la commune serait redevable au Département » et que tout changement « produirait plusieurs années de décalage ».

Avec mon équipe, nous portons un projet pour maintenir une centralité à La Ravoire, notamment avec la construction du nouveau collège en cœur de ville. Le foncier actuel sera ainsi transformé pour répondre aux besoins de stationnement, avec une offre commerciale étendue. Nous voulons aussi développer des projets intergénérationnels, avec notamment la création d'un bassin de nage.

F.B. Ce sera d'abroger le permis de construire actuellement déposé pour un programme immobilier comportant 160 logements, et prenant place sur l'ancien terrain de rugby, pour pouvoir ensuite lancer un autre permis, destiné à bâtir un collège moderne, qui viendra remplacer l'établissement actuel.

Campagne électorale, bilan et défis

Le candidat Bret sort de sa réserve et prévient qu’il entre en campagne avec la ferme intention de redistribuer les cartes et surtout les responsabilités qui reviennent à chacun. Il s’annonce désormais dans le débat comme libéré du mandat qui s’achève, initié par son prédécesseur, dont il est resté le garant jusqu’au bout, rappelant au passage que la grande majorité des décisions prises ont été votées par tous, y compris ses détracteurs d’aujourd’hui.

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Cette campagne, justement ; lui indique dans sa nouvelle profession de foi, n’avoir pas vu arriver les critiques incisives de ses adversaires. Fier de sa commune, de ce qu’elle offre en termes de qualité de vie et de sa position, mobilisé pour que La Ravoire ne pâtisse pas d’une image ternie - à tort selon lui - de « ville-dortoir », il s’annonce désormais dans le débat comme libéré du mandat qui s’achève, initié par son prédécesseur, dont il est resté le garant jusqu’au bout, rappelant au passage que la grande majorité des décisions prises ont été votées par tous, y compris ses détracteurs d’aujourd’hui.

« L’enjeu du second tour, sur lequel je n’avais pas assez insisté au 1er, c’est que je me présente avec mon équipe pour faire un vrai mandat avec une vraie légitimité, pour affirmer la position de La Ravoire, qui par les services qu’elle propose pourrait pousser ses voisines de l’agglo à prendre leur part à tous niveaux. Les gens m’ont approprié les décisions voulues par Patrick Mignola. C’était une vraie logique d’équipe, nous l’avons suivie en restant en proximité avec les administrés. Mais avec la gestion de la crise, nous avons impulsé des choses et je me sens maintenant libéré de tout cela. Ma candidature clôture le mandat de départ. J’ai envie d’avancer, à l’échelon de la commune comme de l’agglo et j’espère y arriver en collant à la réalité ravoirienne. Il ne faut plus parler au passé, en 15 ans les choses ont progressé, il faut savoir accueillir tout le monde. »

[ DÉPARTEMENTALES 2021 ] Frédéric BRET et Angélique GUILLAND

Résultats électoraux et position actuelle

Devancé de 159 voix au premier tour* par son principal adversaire Alexandre Gennaro, adjoint sortant, le maire doit à présent et plus que jamais démontrer aux Ravoiriens, qu’il incarne la fonction. * Alexandre Gennaro avait obtenu au 1er tour 916 voix soit 38.28 % des suffrages, Frédéric Bret 757 voix avec 31.63 % des suffrages et Viviane Coquillaux 720 voix avec 30.09 % des suffrages et c'était le seul candidat. Frédéric Bret a été élu maire de la Ravoire ce lundi soir par 23 votes POUR et 6 votes BLANCS.

L'ancien adjoint délégué aux affaires générales, aux ressources humaines et à la démocratie participative est aussi élu à l'agglomération de Chambéry Métropole et conseiller départemental. Âgé de 45 ans, cet entrepreneur et père de famille n'est pas un novice en politique. Lors des dernières élections législatives il était le suppléant de la candidate Les Républicains Emilie Bonnivard. Suppléant d'Emilie Bonnivard.

Positionnement vis‑à‑vis des autres acteurs locaux

Comme un air de revanche. C’est un peu l’avis des observateurs avec ce duel entre le maire sortant, Alexandre Gennaro, et Frédéric Bret, maire de 2017 à 2020 et qui avait été battu par ce dernier. Troisième commune de l’agglomération en termes de population, La Ravoire frôle les 10 000 habitants au dernier recensement. Elle a la particularité d’être assez éclatée entre plaine et hauteurs, quartiers résidentiels et quartiers en « veille active » de Politique de la ville, et d’être traversée par de multiples axes de circulation.

Position sur la transparence et l’éthique locale

« Il ne faut pas promettre sans savoir si les projets que l’on porte seront réalisables : il va falloir nécessairement régler les points noirs. Mais si dans le climat actuel je perds alors que j’ai un souci de transparence alors je m’inquiète vraiment, » tonne-t-il. « La prime à la dénégation et l’agitation pour assouvir des ambitions personnelles, non ! Il n’y a pas de dialogue possible ni aucune envie de collaborer. Dans ce contexte, je comprends pourquoi les gens se détournent du débat public. »

« Je suis pour un discours de vérité, ce second tour peut être fatidique. Je ne veux pas utiliser des intonations qui font peur par rapport à ce vote, mais le 28 juin sera déterminant. J’ai trop entendu que j’étais dans un fauteuil, je suis sur le terrain, et nous le serons avec mon équipe pour rencontrer la population, leur expliquer l’importance de la procuration. Je ne veux pas rester dans l’idée d’être attaqué, mais plutôt démontrer aux gens ce que je souhaite, pour l’après. »

Comparatif des positions sur le collège et le centre-ville

Sujet Position de Frédéric Bret Position de la municipalité sortante / Département
Localisation du nouveau collège Conserver le collège au centre‑ville, sur l'ancien terrain de rugby, pour 700 élèves Construction sur le secteur des Massettes, hors centre‑ville
Projet immobilier sur l'ancien terrain de rugby Abroger le permis de construire pour 160 logements et lancer un permis pour collège Permis actuellement déposé pour un programme de logements
Centre‑ville et commerce Maintenir la centralité, transformer le foncier pour stationnement et commerce Soutien à la réflexion de redéploiement via la ZAC Valmar

Engagements concrets pour la vie quotidienne

Oui aux solutions, aux discussions, aux mobilités douces et à la place du vélo dans sa commune, mais surtout avoir des projets, continuer et avancer. « Il ne faut pas promettre sans savoir si les projets que l’on porte seront réalisables : il va falloir nécessairement régler les points noirs. »

Le maire sortant, Alexandre Gennaro, avait ensuite décidé de freiner la production de logements sur son mandat, prenant notamment des dispositions pour limiter l’emprise au sol des constructions neuves. Le collège Edmond-Rostand, qui date des années 1970, est aujourd’hui très vétuste.

[ DÉPARTEMENTALES 2021 ] Frédéric BRET et Angélique GUILLAND

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