Entrepreneurs du Monde : L'autonomisation des plus Vulnérables par l'Entrepreneuriat

Depuis 1998, l’ONG Entrepreneurs du monde accompagne les plus pauvres à sortir de la précarité par le travail. Vingt-cinq ans plus tard, les programmes d’Entrepreneurs du monde ont essaimé dans une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest et d’Asie du Sud-Est.

L'ONG a pour mission de favoriser l’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi par une expérience entrepreneuriale en restauration. Une petite entreprise de savons au Sierra Leone, un restaurant en Birmanie, une parcelle vivrière en Guinée, chacun doit son existence à une association française qui résiste au temps. En 2024, nous avons misé sur l'adaptation et l'innovation pour poursuivre notre mission d'accompagnement vers l'autonomie économique des plus vulnérables dans un monde secoué par les tensions géopolitiques, les changements climatiques et les inégalités croissantes.

En 2024, 165 000 micro-entrepreneurs, dont 89 % de femmes, ont été accompagnés dans 12 pays à travers nos 21 entreprises sociales incubées. Merci d'unir vos forces aux nôtres pour agir en faveur de l'émancipation économique, enjeu prioritaire pour la paix mondiale.

A l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, l’ONG Entrepreneurs du monde présente 8 héroïnes du quotidien qui développent leurs entreprises pour sortir durablement de la pauvreté.

Depuis 1998, nous accompagnons l'insertion sociale et économique de personnes en situation de grande précarité.

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Il est essentiel de soutenir une agriculture plus durable et de préserver l’environnement tout en accompagnant les populations vulnérables dans leur formation et leur insertion professionnelle.

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Esprit d’entreprise : les femmes à la conquête d’un nouvel espace

Répartition des richesses et des revenus dans le monde

L'Origine et la Philosophie d'Entrepreneurs du Monde

Armelle et Franck Renaudin se sont rencontrés, au milieu des années 1980, sur les bancs de l’Edhec, l’école de commerce de Lille (Nord). Les deux étudiants sont issus de familles impliquées dans la solidarité et l’aide aux personnes en difficulté. « Nous avions les mêmes valeurs et nous souhaitions nous engager pour les plus démunis », confie Armelle, également responsable de communication de l’ONG, qui a grandi à Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine).

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L’ONG Inter Aide est, à l’époque, pionnière en programme de prêts productifs. C’est le déclic pour Armelle et Franck. Adieu les salaires confortables, ils rejoignent cette ONG, direction Haïti pour un programme de formation en zone rurale. Nous sommes au début des années 1990. Les premiers pas sont rudes. Avec leurs deux enfants, ils vivent sans eau ni électricité. « Cela m’a conforté de mon engagement. J’ai beaucoup appris des femmes du village. Au bout de quatre ans, dont deux à Port-au-Prince, cap sur les bidonvilles de Manille aux Philippines avec la mise en place de projets de microcrédit.

Clients de microfinance en Inde

La Microfinance Sociale : Un Outil d'Autonomisation

« Dès le départ, nous avons opté pour la microfinance sociale pour toucher les plus pauvres en proposant un crédit individuel adapté, d’un faible montant, (environ 269 €), sans caution ni garantie », précise Armelle Renaudin, la cofondatrice.

Au cœur de l’extrême pauvreté, pour acheter un simple ventilateur, il faut emprunter. Mais pour obtenir un prêt, il faut des garanties. Franck obtient, de haute lutte, leurs suppressions et rend le crédit accessible à tous. « Contrairement à l’adage, on ne prête qu’aux pauvres », sourit David Soussan, délégué général. L’ex-cadre dirigeant a rejoint l’ONG, il y a un an et demi.

« 85 % de nos bénéficiaires sont des femmes. Peu scolarisées, sans accès à l’emploi salarié , insiste Armelle Renaudin. Nous cernons leurs besoins, les formons, les aidons à monter leur projet. Chaque création de microentreprise est « une vraie reconnaissance sociale » pour ces femmes qui passent « d’une économie de survie à une vie de projets ».

Trois repas par jour, de l’épargne pour le logement, la santé, l’éducation, l’achat de kit de cuisson et l’accès à l’énergie via des lampes solaires, le quotidien de toute la famille s’en trouve changé. Huit cents conseillers locaux les accompagnent en langue et en droit du pays.

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Actions et Programmes

Actuellement, l’ONG prépare son implantation dans les zones rurales du Liberia. « Les agricultrices sont les premières victimes du changement climatique. Une formation agro-écologique au Togo dans le cadre du programme « Ekofoda ».

Lancé il y a à peine un an, Elili accompagne à ce jour plus de 2 000 agricultrices et agriculteurs.

Au Sénégal, au Togo, en Birmanie au Cambodge ou en Haïti, le constat est le même : les plus pauvres sont les premières victimes de la sécheresse ou des inondations. Depuis plus de six ans, la jeune ingénieure en agro-développement, diplômée de l’Istom d’Angers, accompagne les agricultrices et agriculteurs les plus vulnérables à monter des projets. « La diminution des produits chimiques facilitera une transition écologique et de meilleures conditions de production. » Alice se prépare à partir pour le Liberia pour recruter des conseillers agricoles et préparer le nouveau programme qui permettra « aux femmes de vivre plus décemment ».

Pour financer ces missions, l’association peut compter sur l’Agence française de développement, des fonds publics, des entrepreneurs sensibles à cette démarche et sur les particuliers.

Avez-vous déjà savouré un plat préparé par Nino & Nona dans le foodtruck « La Maison géorgienne » issue du programme « des saveurs et des ailes », situé à La Commune à Lyon ? Si oui, c’est grâce au programme, créé par l’ONG « Entrepreneurs du monde ». Les bénéficiaires de ce programme (une dizaine par promo) suivent 10 semaines de formation pratique au cours desquelles ils acquièrent des compétences métiers pour monter leur projet d’entrepreneuriat.

Objectifs de développement durable

Les Acteurs Clés d'Entrepreneurs du Monde

David Soussan, le délégué général d’Entrepreneurs du monde, a rejoint l’ONG lyonnaise en 2022. Suffisamment de temps pour trouver sa place. La cinquantaine arrivant, cet ancien cadre de la multinationale Colgate et des Laboratoires Boiron souhaitait redonner du sens à sa vie professionnelle. « J’ai d’emblée été séduit par la philosophie du projet. » Donateur et bénévole, il postule, logiquement, lors de la création du poste de délégué général. Son expérience internationale, son expertise en management et en gestion financière font le reste. Il ne dirige pas en solo car l’association fonctionne en « gouvernance partagée ». « Je dois concilier collégialité et efficience.

« Quand tu vois ton sol partir, tu prends vite conscience du changement climatique », confie Alice Carton chargée du développement rural pour Entrepreneurs du monde.

Depuis son adolescence, l’engagement pour les plus pauvres est le quotidien d’Armelle Renaudin. « D ès que j’avais 100 francs en poche, je les envoyais à une association en Inde. » La cofondatrice d’Entrepreneurs du monde est la meilleure avocate de l’association. Elle en parle avec la passion d’une humanitaire et la rigueur d’une manageuse. En vingt-cinq ans, l’ONG a connu des hauts et de bas mais sa détermination n’a jamais fléchi. « En 2011, lors du séisme en Haïti, on a failli fermer boutique. Après un moment de découragement, nous sommes repartis, notamment, grâce à la mobilisation des donateurs. » En charge de la collecte de fonds, l’énergique quinquagénaire informe, régulièrement, ses fidèles donateurs tout en recherchant de nouveaux. En novembre, lors d’une soirée Pitch & Give, l’association a récolté 370 000 € pour six projets. Armelle n’a cependant pas renoncé au terrain.

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