Quels fruits et légumes à plus forte valeur ajoutée pour les agriculteurs
Notre groupe coopératif Terres du Sud offre un large panel d’activités, tant végétales qu’animales, qui ouvre des possibilités de diversification au plus près des besoins de votre exploitation. Notre culture d’innovation, appuyée notamment sur les nouvelles technologies digitales, et la recherche permanente de valorisation des productions, permettent d’améliorer la performance économique de nos adhérents. NOUS PROPOSONS des solutions adaptées à chaque typologie d’exploitation, pour aider les agriculteurs à pérenniser leur activité et construire leur projet. Le groupe Terres du Sud perpétue le savoir-faire de ses terroirs. NOUS MULTIPLIONS les possibilités de diversification vers des marchés de niches à forte valeur ajoutée. Nous proposons également des productions contractuelles dont la rémunération est garantie. Notre objectif est d’atteindre 50% de surfaces en cultures contractuelles d’ici 2025.
La France est le troisième producteur de fruits et légumes dans l’Union européenne, après l’Italie et l’Espagne, avec 231 833 ha de légumes cultivés dans 24 722 exploitations (chiffres 2016). En bref, c’est 11 % de l’agriculture française, soit environ 8,1 milliards d’euros à la production. 5,9 millions de tonnes de légumes ont été produits en 2016, mais comme l’ensemble des exploitations agricoles, celles qui produisent des légumes n’échappent pas à la tendance : leur nombre est en diminution. Selon les chiffres Agreste, plus de six mille exploitations légumières auraient mis la clé sous la porte entre 2010 et 2018.
Parmi les exploitations légumières existantes, seules 10 % cultivent exclusivement des légumes. Car plus de la moitié d’entre elles cultivent essentiellement des céréales. Les exploitations consacrant la plus forte part de leur SAU (surface agricole utile) aux cultures légumières seraient celles spécialisées en cultures de légumes frais de plein champ (57 %). Il faut dire que l’activité est gourmande en main-d’œuvre. Les exploitations emploient en moyenne une UTA (unité de travail annuel) pour 3 ha de SAU lorsqu’elles sont spécialisées en maraîchage-horticulture et une UTA pour 10 ha de SAU lorsqu’elles sont spécialisées en culture de légumes de plein champ (contre une UTA pour près de 19 ha dans l’ensemble des exploitations légumières).
La disparité économique est forte au sein de ces exploitations légumières, puisque 44 % des grandes exploitations cultivent 82 % des surfaces légumières. Et une exploitation légumière sur deux cultive des légumes de plein champ pour le marché du frais. La production de légumes de plein champ destinés à la transformation concerne beaucoup moins d’exploitations (19 %), mais presque autant de superficies (38 %). La surface moyenne de légumes destinés à l’industrie de transformation est donc plus de deux fois supérieure à celle de légumes de plein champ destinés au marché du frais, avec 12,9 ha par exploitation contre 6 ha.
Les légumes et cultures les plus rentables et leur répartition
Les petits pois et les haricots verts sont les stars de l’industrie de transformation. Cultivés en plein champ, ils mobilisent plus de surface que les autres légumes, avec respectivement 13 % et 11 % des superficies légumières développées en 2010. Pour le marché du frais, la salade est la plus demandée, dépassant le chou-fleur en 2010 en termes de part des superficies développées (10 % vs 9 %).
Lire aussi: Polypore en Ombelle : bienfaits et utilisations
Régions et niches à fort potentiel
Les Hauts-de-France dominent par 42 000 ha de légumes, avec 17 % des exploitations régionale cultivant des légumes. Le chiffre d’affaires de 447 millions d’euros place cette activité au quatrième rang régional. L’atout principal de la région est la présence d’opérateurs économiques, notamment pour les légumes frais, la conserve et les endives. La région Centre-Val de Loire se distingue par des niches riches en betteraves potagères, lentilles et oignons de couleur, avec des parts nationales importantes.
La filière des légumes biologiques est en croissance, avec près de 7 007 exploitations sur 18 682 ha en bio en 2015. La Bretagne concentre près de 20 % des surfaces de légumes bio en France. La diversification vers le bio est une voie de valeur ajoutée, notamment pour les marchés premium et les circuits courts.
Des productions à valeur ajoutée élevée pour diversifier l’exploitation
Les micropousses sont présentées comme la culture la plus rentable en France pour leur cycle ultra rapide (7-10 jours), leur faible besoin en surface et leur forte valeur ajoutée. Elles répondent à la demande des restaurants haut de gamme et des consommateurs en quête d’alimentation saine et équilibrée. Leurs atouts incluent aussi un profil nutritionnel riche et une meilleure rentabilité par mètre carré, ce qui en fait une option particulièrement adaptée pour les petites et moyennes exploitations souhaitant démarrer rapidement une production rentable.
Le safran, appelé l’or rouge, reste une épice très rentable mais exigeante en main-d’œuvre et en technicité. Les rendements peuvent être variables et sensibles à la météo, ce qui en fait une culture à double tranchant selon les ressources de l’exploitation. Le marché est lucratif grâce à des prix élevés, mais son installation et sa gestion demandent des investissements importants et une expertise spécialisée.
Les champignons, notamment les champignons de Paris, shiitakés et pleurotes, constituent une autre voie lucrative, surtout lorsqu’ils sont cultivés en intérieur. Cycle court et demande croissante en produits frais soutiennent leur rentabilité, mais nécessitent un contrôle rigoureux des conditions et un investissement initial pour les installations de culture.
Lire aussi: Les produits dérivés expliqués
Les plantes aromatiques et médicinales (lavande, thym, romarin, camomille, menthe poivrée) offrent des marges intéressantes grâce à leur polyvalence et leur forte valeur ajoutée, utilisées dans l’alimentaire, cosmétique et pharmaceutique. Toutefois, elles demandent des conditions spécifiques, des investissements matériels et une concurrence parfois élevée, ce qui peut limiter leur rentabilité par rapport aux micropousses.
Les fruits rouges (fraises, framboises, myrtilles, cassis) restent attractifs grâce à leur popularité et leurs usages en frais et en transformation. Ils demandent une main-d’œuvre importante pour la récolte et présentent une sensibilité accrue aux aléas climatiques, mais s’intègrent bien comme activité complémentaire à d’autres ateliers.
Tableau récapitulatif des cultures à forte valeur ajoutée
| Culture | Avantages | Inconvénients | Rendement/Rentabilité |
|---|---|---|---|
| Micropousses | Cycle rapide, faible surface, forte valeur | Nécessite un entorno propre et du matériel spécifique | Très élevée |
| Safran | Prix élevé, marché premium | Main-d’œuvre intensive, dépendance météo | Élevé mais variable |
| Champignons | Cultivation en intérieur, cycles courts | Contrôle climatique strict, investissement initial | Élevé |
| Plantes aromatiques et médicinales | Utilisations multiples, haute valeur ajoutée | Conditions spécifiques, concurrence | Modérée à élevée |
| Fruits rouges | Demande stable, usages frais et transformés | Récolte manuelle, exposition météo | Élevé mais saisonnier |
Pourquoi les micropousses sont-elles les plus rentables ? Cycle de culture rapide, utilisation optimale de l’espace et forte valeur ajoutée. Leur croissance en 7-21 jours permet de multiplier les cycles, d’apprendre rapidement et d’autofinancer la croissance grâce à des revenus précoces. De plus, elles conviennent à une production en milieu urbain ou en complément d’un autre atelier, avec des exigences minimales en surface et en sols.
En synthèse, les cultures à forte valeur ajoutée reposent sur l’alliance entre rapidité des cycles, utilisation efficace des surfaces et capacité à répondre à des marchés en croissance (bio, local, premium). Le choix dépend toutefois des ressources humaines, financières et des conditions climatiques locales.
Des productions agricoles à forte valeur ajoutée
Lire aussi: À propos de Basler Produits Capillaires
balises:
