Les entreprises qui consomment le plus d’électricité dans le monde et leurs dynamiques énergétiques

Bien qu’il soit le 39e plus grand pays en termes de population, le Canada a été, en 2020, le quatrième plus grand consommateur d’électricité par habitant et le sixième plus grand producteur au monde. Description : Ce graphique illustre la consommation d’électricité par habitant selon la région ou le pays entre 2005 et 2020. La consommation est mesurée en kilowattheures (« kWh »). L’Islande arrive en tête dans le monde avec 56,059 kWh en 2020. Le Canada est au quatrième rang avec 16,698 kWh. Plusieurs facteurs expliquent la consommation élevée d’électricité par habitant dans certaines parties du nord de l’Europe (Islande, Norvège, Suède et Finlande), au Moyen-Orient (Bahreïn, Koweït, Qatar et Émirats arabes unis) et en Amérique du Nord (Canada et États‑Unis).

Les caractéristiques précitées, qui ne sont pas énumérées selon un ordre particulier, s’appliquent toutes au Canada. Comparativement à d’autres pays à revenu élevé, il y a de nombreux secteurs économiques de grande envergure au pays qui consomment beaucoup d’électricité. On n’a qu’à penser au secteur manufacturier ou à ceux des pâtes et papiers, de l’extraction pétrolière et gazière ou de la production de métaux, même de produits minéraux non métalliques, dont l’aluminium. Le Canada est l’un des pays les plus froids sur la planète, avec une température moyenne pondérée en fonction de la population de 1,6 °C en 2021 (figure 2). Cette moyenne reflète le fait que la plupart des Canadiens vivent dans le sud du pays, près de la frontière canado-américaine, où les températures sont relativement plus élevées que vers le nord. La moyenne nationale, pondérée en fonction de la taille géographique des différentes régions plutôt que de l’endroit où les gens vivent, était de -3,7 °C. Cette différence est principalement attribuable au poids plus grand alors attribué aux régions nordiques, vastes et froides. Les températures froides augmentent les besoins de chauffage des ménages et des entreprises. Le chauffage est énergivore et plus de 41 % des systèmes primaires à cette fin au pays consomment de l’électricité (voir la figure 3).

Description : Cette carte illustre les températures moyennes par pays en 2021. Une autre raison pour laquelle la consommation d’électricité par habitant est élevée au Canada est que celle-ci est généralement moins chère que dans d’autres pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). À mesure que le prix d’un produit baisse, la demande tend à augmenter. Par conséquent, dans les provinces où les prix de l’électricité sont bas, sa consommation est souvent plus importante. La forte consommation d’électricité par habitant au Canada est par ailleurs attribuable à des revenus et un pouvoir d’achat élevés ainsi qu’à la grande taille moyenne des maisons.

Description : Ce graphique montre les systèmes de chauffage primaires au Canada selon la province et le type d’énergie en 2019. Chaque barre indique le pourcentage des ménages qui dépendent du type d’énergie en question. Les barres bleues représentent le chauffage à l’électricité, celles oranges celui au gaz naturel et le rouge regroupe tous les autres types. Enfin, même si le Canada est un important consommateur d’électricité, sa production émet comparativement moins de gaz à effet de serre (« GES ») que la moyenne mondiale, alors que 81 % de l’électricité produite provient de sources non émettrices en 2019. L’intensité des GES produits par le réseau électrique au Canada, mesurée en fonction de ceux émis pour la production d’électricité, était de 120 grammes d’équivalent de dioxyde de carbone par kWh (« g d’éq. CO2/kWh ») en 2019. À titre de comparaison, au cours de cette même année, elle atteignait 253 g d’éq. CO2/kWh dans l’Union européenne et 225 grammes au Royaume-Uni. L’intensité des GES du réseau électrique américain atteignait pour sa part 386 g d’éq.

“L’Islande suit avec 167 422 kWh, grâce à sa production d'énergie hydroélectrique et géothermique abondante. Singapour, une ville-État densément peuplée et industrialisée, consomme 160 277 kWh par habitant. Trinité-et-Tobago et le Koweït affichent des consommations élevées, respectivement 106 747 kWh et 101 648 kWh, en raison de leur production et traitement intensif d'hydrocarbures.”

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Certains pays ont vu leur consommation d'énergie par habitant augmenter de manière spectaculaire depuis 1965. Le Qatar a enregistré l'augmentation la plus significative, avec une hausse absolue de 205 091 kWh, reflétant son développement économique rapide et ses besoins énergétiques élevés. Singapour suit avec une augmentation de 134 540 kWh, en grande partie due à son industrialisation intense et sa densité urbaine. L'Islande, grâce à son exploitation des énergies géothermique et hydroélectrique, a vu une augmentation de 127 993 kWh. Oman et Trinité-et-Tobago ont également connu des augmentations notables de 92 441 kWh et 70 531 kWh respectivement, en raison de leurs industries pétrolières et gazières. La Corée du Sud a enregistré une hausse de 64 134 kWh, reflétant sa transition vers une économie avancée. Taiwan, avec une augmentation de 47 202 kWh, et la Norvège, avec 43 177 kWh, montrent également des augmentations significatives, grâce à leurs secteurs industriels et énergétiques robustes.

En pourcentage sur la même période, c'est Oman qui enregistre l'augmentation relative la plus marquée avec une croissance de 56 370 %. La Corée du Sud suit avec une augmentation de 2 501 %, reflétant sa transformation en une économie avancée et technologique. La Thaïlande a vu sa consommation par habitant augmenter de 1 852 %, accompagnant son industrialisation et son urbanisation rapides. Le Vietnam, avec une hausse de 1 648 %, et la Chine, avec 1 468 %, illustrent l'impact de leur croissance économique explosive. L'Indonésie montre une augmentation de 1 111 %, en ligne avec son développement industriel.

Le secteur de la production électrique mondiale est dominé par quelques acteurs majeurs qui façonnent le paysage énergétique international. Ces géants de l’énergie, véritables piliers de l’industrie, jouent un rôle crucial dans l’approvisionnement en électricité de millions de foyers et d’entreprises à travers le globe. Leur influence s’étend bien au-delà de la simple production, impactant les politiques énergétiques nationales, les avancées technologiques et la transition vers des sources d’énergie plus durables. Comprendre qui sont ces acteurs clés et comment ils opèrent est essentiel pour saisir les enjeux énergétiques actuels et futurs. Le paysage de la production électrique mondiale est en constante évolution, mais certains acteurs se démarquent par leur taille et leur influence. En tête de liste, on trouve la China Energy Investment Corporation, fruit de la fusion entre Shenhua Group et China Guodian Corporation, qui domine le marché avec une capacité de production phénoménale. Cette entité colossale symbolise la montée en puissance de la Chine dans le secteur énergétique mondial. Juste derrière, Électricité de France (EDF) maintient sa position de leader européen et de référence mondiale dans le domaine du nucléaire civil. Avec un parc de centrales diversifié et une présence internationale, EDF joue un rôle stratégique dans la sécurité énergétique de nombreux pays. Le podium est complété par Enel, le géant italien qui s’est imposé comme un pionnier des énergies renouvelables. Sa stratégie d’expansion agressive et son engagement précoce dans la transition énergétique lui ont permis de se hisser parmi les acteurs incontournables du secteur. Suivent ensuite des entreprises comme State Grid Corporation of China, le plus grand opérateur de réseau électrique au monde, et des acteurs américains tels que Duke Energy et NextEra Energy, qui ont su capitaliser sur le marché énergétique dynamique des États-Unis. Le classement inclut également des entreprises comme Iberdrola, leader dans l’éolien offshore, et Exelon Corporation, qui mise sur un mix énergétique équilibré. Il est important de noter que ce classement peut varier selon les critères considérés : capacité installée, production effective, chiffre d’affaires ou encore valorisation boursière. Néanmoins, ces entreprises représentent indéniablement les piliers de la production électrique mondiale, façonnant les tendances du secteur et influençant les politiques énergétiques à l’échelle globale.

Le géant chinois China Energy Investment Corporation se distingue par un mix énergétique encore largement dominé par le charbon. Cette dépendance reflète la réalité énergétique de la Chine, premier consommateur mondial de charbon. Malgré les efforts de diversification, le charbon représente encore plus de 60% de la capacité de production de l’entreprise. Cette situation pose des défis environnementaux majeurs, mais China Energy Investment a annoncé des objectifs ambitieux de réduction de ses émissions de CO2 et d’augmentation de la part des énergies renouvelables dans son portefeuille. L’entreprise investit massivement dans le développement de centrales à charbon ultra-supercritiques, une technologie qui permet d’améliorer significativement l’efficacité énergétique et de réduire les émissions. Parallèlement, China Energy Investment accélère ses investissements dans l’éolien et le solaire, consciente de la nécessité de verdir son mix énergétique pour répondre aux exigences environnementales croissantes.

Électricité de France (EDF) se distingue par sa maîtrise de l’énergie nucléaire, qui constitue le pilier de sa production électrique. Avec un parc de 56 réacteurs en France et une expertise reconnue mondialement, EDF produit une'électricité largement décarbonée. Le nucléaire représente environ 70% de sa production en France, complété par l’hydroélectricité et d’autres sources renouvelables. Cependant, EDF fait face à des défis importants : le vieillissement de son parc nucléaire nécessite des investissements colossaux pour la maintenance et la prolongation de la durée de vie des centrales. L’entreprise s’engage également dans le développement de nouvelles générations de réacteurs, comme l’EPR (European Pressurized Reactor), tout en diversifiant son mix énergétique avec des investissements significatifs dans les énergies renouvelables, notamment l’éolien offshore. Le nucléaire reste un atout majeur pour la production d’électricité bas carbone à grande échelle, mais son avenir dépendra de sa capacité à surmonter les défis économiques et de sécurité.

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Le groupe italien Enel s’est imposé comme un leader mondial dans le domaine des énergies renouvelables. Son mix énergétique est l’un des plus verts parmi les grands producteurs d’électricité, avec une part croissante d’éolien, de solaire et d’hydroélectricité. Enel a été l’un des premiers grands groupes énergétiques à s’engager résolument dans la transition énergétique, en annonçant la fermeture progressive de ses centrales à charbon et en investissant massivement dans les technologies vertes. La stratégie d’Enel repose sur trois piliers : la décarbonation, la numérisation et l’électrification des usages. L’entreprise vise à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et prévoit que les énergies renouvelables représenteront plus de 80% de sa capacité installée d’ici 2030. Cette approche avant-gardiste a permis à Enel de se positionner comme un acteur clé de la transition énergétique mondiale.

State Grid Corporation of China, le plus grand opérateur de réseau électrique au monde, poursuit une stratégie d’expansion internationale ambitieuse, souvent qualifiée de « nouvelle route de la soie » électrique. L’entreprise investit massivement dans les infrastructures de transport d’électricité à travers le monde, notamment en Amérique du Sud, en Afrique et en Europe. Cette stratégie vise non seulement à sécuriser des marchés pour les équipements électriques chinois, mais aussi à acquérir une expertise dans les technologies de réseau avancées. State Grid est particulièrement active dans le développement de réseaux intelligents et de lignes à ultra-haute tension, des technologies cruciales pour l’intégration des énergies renouvelables à grande échelle. L’entreprise a notamment réalisé des acquisitions stratégiques au Brésil, au Portugal et en Grèce, renforçant sa présence sur des marchés clés. Ces investissements s’inscrivent dans une vision à long terme visant à positionner State Grid comme un acteur incontournable de la transition énergétique mondiale.

Le groupe espagnol Iberdrola s’est imposé comme un leader mondial dans le domaine de l’éolien offshore, une technologie en plein essor qui permet de produire de l’électricité renouvelable à grande échelle. La stratégie d’expansion d’Iberdrola se concentre sur le développement de parcs éoliens en mer dans des marchés clés tels que le Royaume‑Uni, l’Allemagne, la France et les États‑Unis. Iberdrola a notamment réalisé des investissements majeurs dans le projet East Anglia ONE au large des côtes britanniques, l’un des plus grands parcs éoliens offshore au monde. L’entreprise mise également sur l’innovation technologique, en développant des éoliennes toujours plus puissantes et efficaces. Cette stratégie de spécialisation dans l’éolien offshore permet à Iberdrola de se différencier de ses concurrents et de capitaliser sur un marché en forte croissance. L’entreprise vise à atteindre une capacité installée de 60 GW d’énergies renouvelables d’ici 2025, dont une part significative en offshore.

NextEra Energy, basée en Floride, s’est imposée comme le leader incontesté du développement solaire aux États-Unis. L’entreprise a adopté une stratégie agressive d’investissement dans les énergies renouvelables, en particulier dans le solaire photovoltaïque et l’éolien. NextEra Energy Resources, sa filiale dédiée aux énergies renouvelables, est aujourd’hui le plus grand producteur mondial d’énergie éolienne et solaire. Cette approche a permis à NextEra de bénéficier pleinement de la baisse spectaculaire des coûts du solaire photovoltaïque et de proposer une électricité renouvelable compétitive par rapport aux sources conventionnelles. L’entreprise prévoit d’ajouter entre 23 et 30 GW de capacité renouvelable à son portefeuille entre 2021 et 2024, confirmant son rôle moteur dans la transition énergétique américaine.

Les politiques énergétiques nationales jouent un rôle déterminant dans la structuration du paysage de la production électrique mondiale. Les choix stratégiques des gouvernements en matière de mix énergétique, de subventions et de réglementations environnementales façonnent directement les activités des grands producteurs d’électricité. En Chine, par exemple, le 14e plan quinquennal (2021-2025) fixe des objectifs ambitieux en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique, tout en maintenant un rôle important pour le charbon. Cette orientation influence directement les investissements des géants comme China Energy Investment Corporation et State Grid. Aux États‑Unis, les politiques énergétiques varient considérablement d’un État à l’autre, créant un patchwork de réglementations et d’incitations. Le Production Tax Credit (PTC) pour l’éolien et l’Investment Tax Credit (ITC) pour le solaire ont été des moteurs puissants du développement des énergies renouvelables, bénéficiant à des acteurs comme NextEra Energy. En Europe, la politique énergétique de l’Union Européenne, notamment le Green Deal, exerce une influence majeure sur les stratégies des producteurs. L’objectif de neutralité carbone d’ici 2050 pousse des entreprises comme EDF, Enel et Iberdrola à accélérer leur transition vers les énergies bas carbone. Les politiques énergétiques nationales sont à la fois un moteur et un défi pour les grands producteurs d’électricité, qui doivent constamment adapter leurs stratégies aux évolutions réglementaires.

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Duke Energy, l’un des plus grands producteurs d’électricité aux États‑Unis, est à l’avant-garde de l’intégration des réseaux intelligents (smart grids) dans ses opérations. Ces réseaux avancés permettent une gestion plus efficace de la distribution d’électricité, une meilleure intégration des énergies renouvelables intermittentes et une réduction des pertes énergétiques. Ces innovations permettent à Duke Energy d’améliorer la fiabilité de son réseau, de réduire les coûts opérationnels et de mieux intégrer les sources d’énergie décentralisées comme le solaire résidentiel. EDF, en tant que leader mondial du nucléaire civil, est activement impliqué dans la recherche sur la fusion nucléaire, considérée comme le Saint Graal de l’énergie. L’entreprise participe notamment au projet international ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), dont l’objectif est de démontrer la faisabilité scientifique et technologique de la fusion nucléaire comme source d’énergie. Parallèlement, EDF mène ses propres recherches sur la fusion, en collaboration avec des institutions académiques et d’autres acteurs industriels. Bien que la fusion nucléaire commerciale ne soit pas attendue avant plusieurs décennies, ces recherches pourraient révolutionner la production d’électricité en offrant une source d’énergie quasiment illimitée et sans émissions de CO2.

Le secteur des grandes entreprises énergétiques est aussi marqué par des initiatives visant l’intégration des énergies renouvelables intermittentes, le développement du stockage et la décarbonation de l’ensemble de la chaîne de valeur. Tesla, connu pour ses véhicules électriques, s’est imposé comme un acteur majeur du stockage d’énergie avec sa gamme Powerpack et Megapack. Neoen, de son côté, s’est spécialisé dans le développement de projets combinant énergies renouvelables et stockage à grande échelle. Les grands producteurs d’électricité sont au cœur des enjeux environnementaux et de la transition énergétique mondiale. La décarbonation de la production électrique est devenue une priorité absolue pour la plupart des grands producteurs. Les stratégies de transition varient selon les entreprises et leurs contextes nationaux. EDF, par exemple, mise sur le maintien d’un socle nucléaire important complété par un développement accéléré des renouvelables. La transition énergétique représente à la fois un défi et une opportunité pour ces grands groupes. Elle nécessite des investissements colossaux et une refonte des modèles économiques, mais ouvre également de nouveaux marchés et sources de croissance.

EntrepriseSpécialitéFocus stratégiqueObjectif 2030
EDFNucléaire civilRenouvelables et EPRMaintien du socle nucléaire
EnelÉnergies renouvelablesThree-pillar strategy80% renewables d’ici 2030
State GridRéseau et transmissionExpansion internationaleRéseaux intelligents mondiaux
IberdrolaÉolien offshoreParcs offshore et innovation60 GW renouvelables d’ici 2025
NextEra EnergySolaire et éolienCroissance rapide du renouvelable23-30 GW 2021-2024

Les grandes inégalités de la consommation et les dynamiques industrielles illustrent que la Chine et les États-Unis, leaders en énergie globale, ne sont pas nécessairement les plus consommateurs par habitant. Les chiffres mondiaux montrent que la Chine demeure le premier consommateur d’énergie au niveau macro, mais la consommation par habitant y est loin des pays riches en niveau de vie élevé. Ainsi, quatre axes structurent aujourd’hui les grandes directions du secteur: l’expansion du réseau et du storage, la transition vers des sources renouvelables, le rôle du nucléaire et la coopération internationale pour accélérer l’efficacité énergétique et réduire les émissions.

Enjeux de la transition énergétique - EPISODE 3/3 - Quel futur pour l'énergie en France ?

État des lieux et perspectives

Les grands producteurs d’électricité sont amenés à repenser leurs chaînes de valeur, à investir massivement dans les technologies propres et à s’adapter à des cadres réglementaires toujours plus stricts. Le mix énergétique mondial évolue sous l’effet des politiques publiques, des coûts des technologies et des préférences des consommateurs. Dans ce cadre, les entreprises qui investissent tôt dans les énergies renouvelables et le stockage ont une avance compétitive durable, tandis que le nucléaire continue d’être un pilier pour la décarbonation à grande échelle, sous réserve de gestion des coûts et de sécurité.

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