Devenir Plombier Auto-Entrepreneur : Tarifs, Démarches et Conseils

Vous envisagez de devenir plombier auto-entrepreneur ? Ce statut offre une flexibilité et une indépendance professionnelle attrayantes. Voici un guide complet pour vous aider à démarrer votre activité de plomberie en toute simplicité, en abordant les aspects essentiels tels que les qualifications, les démarches administratives, les tarifs, les assurances obligatoires et les conseils pour réussir.

Devenir Plombier Auto-Entrepreneur

Quel statut choisir pour devenir plombier à son compte ?

Pour devenir plombier à son compte, il est essentiel de bien connaître les obligations de cette profession réglementée et de préparer son projet en réalisant une étude de marché de la plomberie. Une fois ces deux étapes franchies, vous devrez choisir le statut juridique de votre future entreprise de plomberie. Différentes possibilités s’offrent au plombier-chauffagiste indépendant :

Devenir plombier auto-entrepreneur

La micro-entreprise est un statut très simplifié, parfaitement adapté pour un démarrage d’activité de plombier:

  • Pas d’expert-comptable à rémunérer puisqu’il s’agit d’une comptabilité réelle.
  • Seuls sont obligatoire la tenue d’ un cahier des recettes et l’ouverture d’un compte dédié uniquement à l’activité.
  • Cette forme juridique est soumise au respect des plafonds de chiffre d’affaires.

Créer une entreprise individuelle de plomberie

Créer une EI en nom propre, ou même une EIRL, est une possibilité peu recommandée pour démarrer une activité de plombier chauffagiste. En effet, ce statut peut réserver quelques surprises en termes de coût des charges sociales qui sont calculées sur les bénéfices et donc devenir très variables. A noter que cependant, l’EIRL offre l’avantage de mieux protéger son patrimoine personnel qu’en EI.

Devenir plombier-chauffagiste indépendant en EURL

L’EURL est en fait une SARL à associé unique qui permet au plombier-gérant de déterminer lui-même sa rémunération. C’est cette dernière qui sert de base au calcul des charges sociales qui sera donc bien plus facile à prévoir et anticiper dans un prévisionnel.

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Créer un SASU de plomberie

Le régime juridique de la SASU est tout aussi adapté que celui de l’EURL pour lancer son activité de plombier indépendant. Cependant, il faut savoir qu’il est plus coûteux du fait notamment d’une rédaction des statuts plus complexe.

Plus de 70% des plombiers-chauffagistes qui souhaitent s’installer font le choix de la micro-entreprise.

Choisir son régime fiscal

Une fois le statut juridique de votre future entreprise de plomberie choisi, il vous faudra peut-être aussi faire le choix votre régime fiscal :

  • un plombier en micro-entreprise sera obligatoirement à l’IR ;
  • en EIRL et en EURL, il aura le choix entre l’IR et l’IS ;
  • en SASU, SAS ou SARL, en SAS, le gérant est généralement imposé à l’IS mais il peut cependant opter pour l’IR durant 5 années maximum.

Les prérequis pour devenir plombier auto-entrepreneur

Afin de devenir plombier auto-entrepreneur, il faut disposer d'une formation ou expérience professionnalisante d’au moins 3 années et avoir obtenu votre VAE (validation par l’expérience). De plus, vous devez une assurance décennale en plus de celle de responsabilité civile professionnelle, afin de garantir la qualité des travaux réalisés et de se prémunir de tout risque de préjudice à autrui lors de l’exécution des travaux.

  • Être adulte.
  • Ne pas être placé sous tutelle ou curatelle ou bien avoir fait l’objet d’une interdiction de gérer une entreprise.

De plus, il faut fournir les documents suivants : une déclaration de micro-entreprise datée et signée, une attestation sur l’honneur de non-condamnation, un justificatif de domicile de moins de trois mois et enfin, en option, une attestation de stage de préparation à l'installation pour les activités artisanales.

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Les qualifications professionnelles obligatoires

Conformément à l’article L121-1 du code de l’artisanat, tout plombier auto-entrepreneur doit justifier d’une qualification professionnelle. En effet, le métier de plombier-chauffagiste fait partie des professions réglementées. Cela se traduit généralement par un diplôme de niveau CAP minimum dans le domaine de la plomberie :

  • CAP monteur en installations sanitaires ou installateur thermique ;
  • Mention Complémentaire zinguerie ou maintenance en équipement thermique individuel ;
  • BEP technique des installations sanitaires ;
  • Brevet professionnel d’équipement sanitaire ;
  • Bac pro spécialité énergie ;

Il est également possible de devenir auto-entrepreneur sans diplôme dans la plomberie, à condition de pouvoir justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 3 ans dans le métier.

Obligatoire auparavant, le Stage de Préparation à l’Installation (SPI) est devenu facultatif depuis le 24 mai 2019 pour les artisans.

Les qualités et compétences requises

Pour devenir auto-entrepreneur en plomberie-chauffage, vous devrez faire preuve à la fois de compétences techniques et de qualités personnelles. Sur le plan technique tout d’abord, vous devrez connaître et maîtriser les différentes normes, matériaux et équipements à installer. Le métier de plombier exige également un savoir-faire manuel et une excellente dextérité.

Vous devrez faire preuve de rigueur et de précision dans le cadre de vos interventions afin d’éviter les fuites et les dégâts couteux. Vous devrez également être polyvalent pour intervenir dans les différents domaines concernés par les travaux de plomberie : canalisations d’eau et de gaz, installation d’équipements sanitaires, chauffage, climatisation, etc.

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Il sera donc important de continuer à vous former pour conserver votre savoir-faire, vous adapter aux dernières innovations dans votre secteur, maîtriser les dernières réglementations ou encore obtenir une labellisation (comme le label RGE « Reconnu Garant de l’Environnement » par exemple).

Concernant les qualités personnelles, l’adaptabilité et la flexibilité seront cruciales car chaque client, et donc chaque chantier, seront uniques. Un excellent sens du service client est également important afin d’être à l’écoute de vos clients, de les conseiller et de les rassurer.

Vous devrez également être assez disponible et prêt à intervenir en urgence : les pannes et dégâts des eaux ne préviennent pas et peuvent survenir n’importe quand ! Il va de soi que le métier de plombier nécessite également une bonne condition physique afin de supporter les conditions de travail qui peuvent être éprouvantes. Pour finir, le sens des affaires et de bonnes bases en gestion d’entreprise vous seront utiles afin de bien gérer vos finances, les dépenses et pour monétiser vos compétences.

Les assurances obligatoires pour un plombier auto-entrepreneur

La réglementation des entreprises de plomberie impose la souscription à une assurance Responsabilité Civile Professionnelle. La RC pro est indispensable pour être couvert en cas de dommage causé par le plombier dans le cadre de ses prestations professionnelles.

Contrairement aux autres artisans du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) la Garantie Décennale n’est pas obligatoire pour les plombiers-chauffagistes. En effet, ces derniers intervenant sur de menus ouvrages, c’est alors la Garantie Biennale qui s’applique.

Certaines interventions du plombier peuvent cependant être assimilées au secteur du BTP et donc, l’engager pour une durée de dix ans. Il peut notamment s’agir de dommages qui ont affecté la solidité de l’ouvrage ou l’ont rendu impropre à l’usage auquel il est destiné. Dans ce cas de figure, l’assurance décennale sera d’une grande nécessité au plombier, même si elle n’est pas obligatoire !

Le plombier auto-entrepreneur a l’obligation de souscrire certaines assurances professionnelles. Cela inclut notamment la Responsabilité Civile Professionnelle (ou RC Pro), et l’assurance garantie décennale. Tandis que la RC Pro couvre les dommages que vous pourriez causer chez vos clients lors de vos interventions, l’assurance décennale couvre quant à elle les dommages qui pourraient survenir dans les 10 ans qui suivent la fin de vos chantiers.

Ces obligations d’assurance sont définies par les articles 1792 et suivants du Code Civil et par les articles L241-1 et suivants du Code des Assurances. Enfin, sachez qu’en application de l’article L132-1 du Code de l’Artisanat, vous avez également l’obligation d’indiquer sur vos devis et factures les mentions relatives à l’assurance souscrite au titre de l’activité (nom de l’assureur, coordonnées et couverture géographique de la garantie).

Les autres obligations et normes applicables

D’autres obligations et normes existent pour le plombier auto-entrepreneur : information préalable du consommateur, normes plomberie sanitaire, habilitation électrique, ou encore plafonds de chiffre d’affaires à respecter.

L’obligation d’information préalable du consommateur

Le plombier auto-entrepreneur est un professionnel qui réalise des travaux au domicile des particuliers. Par conséquent, vous avez une obligation d’information préalable du consommateur, notamment concernant les prix et les conditions particulières d’exécution de vos prestations, en application de l’arrêté du 24 janvier 2017.

Il faudra donc établir un devis détaillé avant toute prestation, en précisant si le devis est gratuit ou payant. Une fois la prestation effectuée, vous avez également l’obligation de transmettre à vos clients une note ou facture, dès lors que le montant de la prestation est supérieur à 25€ TTC (ou si le client vous la réclame en cas de montant inférieur à 25€).

L’habilitation électrique

En tant que plombier auto-entrepreneur, vous pouvez intervenir sur des installations électriques ou à proximité de celles-ci. Vous avez donc l’obligation d’avoir une habilitation électrique pour effectuer ce type de travaux, conformément aux articles R.4544-9 à R4544-11 et R.4535-12 du Code du travail.

De nombreuses habilitations existent. Pour un plombier auto-entrepreneur, l’habilitation électrique BS (interventions élémentaires) sera nécessaire a minima, voire BR (interventions générales) dans certains cas, selon les types d’interventions que vous serez amené à réaliser (réglage de chaudière, installation de VMC, reliage d’appareils au tableau électrique, etc.).

L’attestation de capacité pour la manipulation de fluides frigorigènes

En tant qu’auto-entrepreneur en plomberie, il est possible que vous proposiez également des prestations d’installation, de maintenance et de dépannage dans les domaines de la climatisation et des pompes à chaleur. Dans ce cas, vous serez amené à manipuler des fluides frigorigènes lors de vos interventions.

Si c’est votre cas, alors vous avez l’obligation d’obtenir une attestation de capacité fluides frigorigènes de catégorie 1, conformément à l’article R543-99 du Code de l’Environnement. Cette attestation sera valable 5 ans et peut être délivrée par différents organismes de formation tels que l’AFPA, l’APAVE ou encore la SOCOTEC.

Les normes applicables aux travaux de plomberie sanitaire

Lorsque vous intervenez pour des chantiers de plomberie sanitaire, il existe des normes techniques à respecter. En effet, le plombier auto-entrepreneur doit se conformer aux standards des normes de construction, et notamment les DTU 60.1 et 60.11, qui regroupent les normes à respecter concernant les évacuations d’eaux usées et le diamètre nominal minimum requis selon les équipements installés.

Comment fixer ses tarifs ?

Pour fixer ses tarifs, le plombier auto-entrepreneur prend en compte nombre de variables telles que le moment de la journée où il intervient, la zone géographique mais également le type de prestation attendue. Le prix ou tarif d’une prestation peut varier selon la zone géographique. En effet, les tarifs sont souvent plus élevés dans les métropoles et zones urbaines, car le coût de la vie y est généralement plus cher.

Le plombier doit informer ses clients de ses tarifs avant toute intervention et ce, par la remise d’une liste tarifaire ou par la remise d’un devis. Il est obligatoire pour un l’auto-entrepreneur de faire un devis lorsque le montant de l’intervention dépasse 150€.

Les plombiers auto-entrepreneurs établissent souvent leurs devis ou factures sur la base d’un tarif horaire car cela leur permet de compter leur temps réel de présence et de réduire leur risque d’erreur. Dans ce cas, le coût des équipements est le plus souvent facturé au client en plus de la prestation. Le tarif horaire peut varier entre 30€ et 60€, en moyenne. Les tarifs au forfait dépendent des prestations effectuées. Il faut compter en moyenne 250€ pour la réparation ou la pose de WC, 200€ pour l’installation d’un évier, 400€ pour une intervention après une inondation.

En tant qu’artisan indépendant, fixer un taux horaire à la fois rentable et compétitif est important pour plusieurs raisons. Ce travail permet de couvrir les coûts de fonctionnement liés à la mission et de garantir une rémunération équitable vis-à-vis de l’expertise de l’entrepreneur. En moyenne, les taux horaires des artisans du bâtiment oscillent entre 35 € et 70 € de l’heure. Tout dépend du métier exercé, de la région où travaille le professionnel ou encore de la concurrence, entre autres.

Facteurs influençant le taux horaire

  • La localisation géographique. Les tarifs sont généralement plus élevés dans les grandes villes et les régions où le coût de la vie est plus important.
  • L’offre et la demande impactent également les prix.
  • L’expérience et la qualification du professionnel. Les artisans avec des qualifications spécialisées ou des certifications professionnelles peuvent facturer davantage.
  • La nature ou la complexité du travail. Les projets complexes, nécessitant des compétences techniques spécifiques, sont généralement facturés plus cher.
  • L’urgence des travaux.
  • Le lieu des travaux, s’il implique des frais de déplacement qui tendent à augmenter le coût total.

Le taux horaire des artisans du bâtiment est également influencé par la dynamique de la concurrence et les conditions du marché. Comprendre les tarifs pratiqués par les concurrents est incontournable pour fixer ses propres tarifs. Certains artisans peuvent choisir de proposer des tarifs légèrement inférieurs pour attirer plus de clients et se construire une base de clientèle fidèle, tandis que d’autres peuvent se positionner sur le haut de gamme.

Comment calculer son taux horaire ?

Commencez par calculer vos coûts fixes et variables. Les coûts fixes sont des dépenses régulières et prévisibles, indépendantes du volume de travail. Les coûts variables fluctuent en fonction du volume de travail et des projets. Puis déterminez combien vous souhaitez gagner personnellement par an. Cela doit inclure votre salaire net ainsi que les charges sociales et fiscales associées. Calculez ensuite le nombre d’heures que vous pouvez facturer sur une année. Ajoutez une marge pour les imprévus et les périodes de faible activité. Pensez également à analyser les tarifs pratiqués par les concurrents dans votre région et votre secteur d’activité. Cela vous donnera une idée de la fourchette tarifaire et vous aidera à positionner vos prix.

Exemple de calcul :

  • Des coûts fixes annuels de 20 000€.
  • Des coûts variables annuels de 10 000€.
  • Vous souhaitez obtenir un salaire souhaité (brut) de 40 000€.
  • Vous avez calculé 1 500 heures facturables et souhaitez appliquer une marge de sécurité : 10%.

Dans ce contexte, votre taux horaire est de (20 000 + 10 000 + 40 000) * 1.10 / 1 500 = 48.67€/heure. En arrondissant, vous pouvez fixer votre taux horaire à 50€/heure pour simplifier la communication avec vos clients.

Pour justifier un taux horaire plus élevé, vous pouvez mettre en avant les éléments qui distinguent votre service de ceux de vos concurrents :

  • Présentez vos certifications, formations spécialisées et années d’expérience. Les clients sont souvent prêts à payer plus pour un artisan hautement qualifié et expérimenté.
  • Expliquez que vous utilisez des matériaux de haute qualité, ce qui peut augmenter la durabilité et l’efficacité des travaux, si c’est le cas.
  • Mettez en avant la qualité de votre service client, votre disponibilité pour répondre aux questions et la garantie que vous offrez sur vos travaux.
  • Présentez un portfolio de vos travaux précédents et proposez des références de clients satisfaits. Voir des exemples concrets de votre travail peut convaincre les clients que votre tarif est justifié par la qualité de vos prestations.

Quel est le salaire d'un plombier à son compte ?

En moyenne, un plombier salarié gagne au moins le SMIC en début de carrière, mais pour un plombier-chauffagiste à son compte le salaire est beaucoup plus variable. En effet, en fonction de son niveau d’expérience, de sa spécialisation et de la zone géographique où il exerce, le revenu d’un plombier auto-entrepreneur peut aller de 2800 € à 5000 € par mois.

Pour prendre un exemple, le salaire d’un plombier chauffagiste débutant est d’environ 26 500 € brut par an, soit une moyenne de 2200 € brut par mois.

Les plafonds de chiffres d’affaires

Les plafonds de chiffre d’affaires pour un plombier auto-entrepreneur font partie des points de vigilance des plombiers qui s’installent.

Pour les activités artisanales telles que celle du plombier, le plafond est de 77 700 euros HT par an.

Les avantages concurrentiels

Un des principaux avantages des plombiers auto-entrepreneurs est l’atout concurrentiel pour les travaux réalisés aux particuliers et dont ils bénéficient grâce à la déduction de TVA qui n’est pas prélevée sur les prestations qu’ils facturent. En revanche, et de la même manière, les plombiers auto-entrepreneurs ne peuvent récupérer la TVA sur leurs achats.

En outre, le régime d’auto-entrepreneur permet de ne payer des charges sociales, ainsi que la participation à la formation professionnelle, qu’à partir d’un certain montant de chiffre d’affaires réalisé.

Comment fixer et calculer ses tarifs en freelance ?

Checklist pour devenir plombier auto-entrepreneur

  • Votre Centre de formalités des entreprises (CFE) : la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA).
  • Votre plafond de chiffre d'affaires : 188 700 € au total, dont 77 700 € pour la main-d’œuvre.
  • Votre taux de cotisations sociales : 22 % pour la main-d’œuvre et 12,8 % pour la revente de fourniture.
  • Votre catégorie d'imposition : Bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
  • Votre code APE : 43.22 - Travaux de plomberie et d'installation de chauffage et de conditionnement d'air
  • Votre rémunération : de 30 à 60 € en moyenne par heure.
Récapitulatif des informations clés pour le plombier auto-entrepreneur
Aspect Détails
Centre de Formalités des Entreprises (CFE) Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA)
Plafond de Chiffre d'Affaires 77 700 € HT par an (pour la main-d’œuvre)
Taux de Cotisations Sociales 22 % (main-d’œuvre), 12,8 % (revente de fournitures)
Catégorie d'Imposition Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC)
Code APE 43.22 - Travaux de plomberie, chauffage et climatisation
Rémunération Horaire Moyenne 30 € à 60 €
Assurances Obligatoires Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro), Garantie Décennale (si interventions BTP)

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