Tomoko chez CVA Japon : présentation détaillée

Tomoko est une figure multidimensionnelle dont le parcours traverse plusieurs pays, cultures et domaines professionnels. Née au Canada de parents japonais et élevée principalement au Japon, elle incarne une synthèse de traditions et d’expériences internationales qui nourrit aujourd’hui son engagement associatif et professionnel auprès de la communauté japonaise à l’étranger et des initiatives de coopération transnationale.

Origines, enfance et formation

Je m'appelle Tomoko, je suis née et j’ai grandi à Osaka. Après avoir été née à Ottawa pendant le séjour de recherche de mon père au National Research Council (NRC), nous sommes retournés au Japon avant mes deux ans, et j’ai passé mon enfance là-bas. Après avoir obtenu mon diplôme à Tsuda University, fondée par Umeko Tsuda (qui figure sur le billet de 5000 yens), j’ai choisi de travailler pour une société de négoce japonaise.

Parcours professionnel et expériences internationales

Après plus de 15 ans chez Toyota, j’ai construit une solide expérience en excellence opérationnelle, résolution de problèmes et exécution de stratégie. Tout au long de ma carrière, j’ai eu le privilège d’acquérir de l’expérience dans des domaines divers, notamment le Corporate Planning, où j’ai été impliquée dans des travaux de liaison avec le Canada et dans le support des cadres exécutifs.

J’ai travaillé pendant sept ans dans le monde du spectacle, dans une société qui organisait des concerts, plus de quatre cents par an. J’ai aidé à l’organisation de spectacles avec des groupes japonais, il y avait alors plein d’opportunités, ce n’était pas encore la crise.

Vie en France : installation à Montmartre et initiatives culturelles

Je suis arrivée à Montmartre en 1997, j’y habite toujours. Pour cette période, j’apprenais la peinture sur soie. Quand mon professeur a été sollicité, il m'a proposé de participer. Quand je suis arrivée à Montmartre en 1997 à la station des Abbesses, il y avait encore du trafic de drogue, c’était très populaire et très vivant.

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Par chance, mon mari qui est Maître luthier, venait de changer de local, j’avais donc un endroit tout trouvé pour donner mes cours. Voilà comment mon association Manekineko est née en 2005. Je donne des cours de cuisine, de calligraphie, je fais découvrir aux français la vie quotidienne d’Osaka, ma ville natale. Je leur apprends aussi à faire des origamis, des furoshikis et à porter le kimono.

Langues, voyages et influences culturelles

Pour mon premier voyage à l’étranger, je suis allée au Maroc, à Meknès, c’était en 1993. Ma meilleure amie y habitait alors. Grâce à elle, j’ai rencontré des Marocains très chaleureux et accueillants, j’ai beaucoup aimé leur cuisine. J’ai appris le français, cela m’a permis de retourner chaque année au Maroc.

Au Japon, j’ai cherché une école pour apprendre l’arabe, il n’y avait que l’université, ce n’était pas ce que je voulais faire car j’avais un métier. Quand j’ai enfin trouvé une école qui enseignait l’arabe, c’était plutôt des cours de littérature, cela ne servait à rien, j’ai abandonné après quelques mois.

Valeurs personnelles et regard comparatif France-Japon

En France, ce qui est bien, c’est que vous acceptez l’erreur. Il est possible de dire « Ce n’est pas grave », surtout au travail, ce qui est inimaginable au Japon. Dans mon pays, il y a beaucoup de règles. Le livre d’Amélie Nothomb « Stupeur et Tremblements » reflète bien le Japon de mon époque. Si j’étais restée là-bas, je crois que je serai devenue un robot, à force de ne pas supporter les gens qui font des erreurs.

Le côté de la France que j’aime le moins, c’est que vous n’êtes pas toujours dans l’harmonie, vous êtes très individualistes. Vous partagez avec votre famille et vos amis, mais finalement peu avec des inconnus, ce n’est pas spontané. Ça change quand même, la crise de la covid a fait beaucoup. Dans mon pays, avec toutes les catastrophes naturelles, sans cette solidarité, tout le monde serait mort.

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Il y a des côtés du Japon que j’aime beaucoup, d’autres que je n’aime pas, et c’est pareil pour la France. J’équilibre. Je pense qu’il n’y a pas de négatif dans la vie, il y a toujours du bien même dans le pire. La mentalité d’Osaka et mes amis me manquent beaucoup. Cette mentalité d’Osaka est difficile à expliquer, même au Japon. Je dirais que les gens sont plus chaleureux, ils rigolent tout le temps, c’est plus relax, c’est une façon de vivre différente. J’ai un peu retrouvé ça au Maroc.

Engagements associatifs et objectifs

Joining CCCJ has been a pleasure, as it allows me to expand my communication network and has become an important part of my life. I am passionate about contributing to the collaboration between Canada and Japan through CCCJ, particularly in the areas of women’s inclusion and education.

Consider a community where women can engage meaningfully and feel supported through positive, encouraging relationships. Thriving women in Next Chapter Circle (TWINCCL, pronounced ‘twinkle’) is an initiative I am deeply passionate about. One of my missions is to promote the best aspects of Canada to my colleagues and friends.

Enseignement, mission éducative et mentorat

Je donne des cours de cuisine, de calligraphie, je fais découvrir aux français la vie quotidienne d’Osaka, ma ville natale. Je leur apprends aussi à faire des origamis, des furoshikis et à porter le kimono. J’ai une certification en tant que professeure d’anglais pour collèges et lycées et j’ai une fille.

“Tomoko engages multicultural classrooms with professionalism and global insight, while integrating PRME and SDG principles into the project management curriculum to prepare future leaders.”

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Vie personnelle, philosophie et héritage

Connection & Support - Just as my name reflects connection, my family has always been my grounding force, a source of strength, support, and inspiration. I cherish spending time with my loved ones, whether it’s exploring new places, enjoying simple moments together, or supporting each other’s personal and professional growth.

Je suis venue sans rien, je repartirai sans rien. Si je pars, je donnerai mes affaires, sauf quelques vêtements. Les objets ne sont pas importants. Quand je serai morte, tout ira probablement à la poubelle. Peut-être que cette nuit je vais mourir ? Je ne connais pas l’avenir, je fais juste de mon mieux chaque jour.

Réseaux, collaborations et perspectives

Basée entre le Japon, le Canada et la France, avec des liens familiaux et professionnels qui s’étendent jusqu’en Écosse, Tomoko promeut le rapprochement interculturel et la coopération. Après avoir travaillé dans des contextes aussi variés que le corporate planning, le spectacle, l’enseignement et la gestion associative, elle continue d’œuvrer pour créer des ponts entre communautés, favoriser l’inclusion des femmes et transmettre des savoir-faire culturels.

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Tableau récapitulatif : points clés du profil de Tomoko

Élément Détails
Origine Née au Canada, élevée au Japon (Osaka)
Formation Tsuda University, certification professeur d’anglais
Carrière Plus de 15 ans chez Toyota, expérience en Corporate Planning, spectacle
Vie en France Installée à Montmartre depuis 1997, fondatrice de l’association Manekineko
Activités Cours de cuisine, calligraphie, origami, furoshiki, kimono, événements culturels
Engagement Promotion de la coopération Japon-Canada, inclusion des femmes, éducation

Tomoko continue d’agir comme passeuse de cultures et promotrice d’échanges, tout en construisant des espaces d’apprentissages et de solidarités multiculturelles qui rassemblent professionnels, familles et amateurs de culture japonaise à l’étranger.

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