La TVA et les Produits Informatiques en France : Comprendre les Taux et la Déductibilité
La structure des taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) fait partie des notions à maîtriser pour assurer le bon fonctionnement de votre activité. La date de création de la TVA remonte au 10 avril 1954. En France, nous retrouvons plusieurs taux. Selon les produits ou services facturés, le client final sera soumis à un taux de TVA spécifique. Taux normal, intermédiaire, réduit, particulier…
La question des « types de TVA » peut porter sur une double interprétation. Dans un premier sens, il s’agit des différents taux appliqués en fonction des produits et services. La TVA récupérable, qui est le solde positif résultant de la différence entre la TVA collectée et la TVA déductible.
En France, quatre taux de TVA sont en vigueur. Leurs dernières modifications remontent au 1er janvier 2014 (article 68 de la loi n° 2012-1510 du 29 décembre 2012, modifié par l'article 6 de la loi de finances pour 2014).
Les Différents Taux de TVA en France
- Taux normal : Le taux normal de TVA de 20 % a été instauré et consolidé depuis le 1ᵉʳ janvier 2014, remplaçant l'ancien taux de 19,6 %. Le taux normal de 20 % est applicable aussi aux prestations de services pour lesquelles aucun taux différent n’a été prévu. D'une part, le taux de 20 % permet d'effectuer une collecte suffisante de recettes fiscales pour financer les services publics et maintenir un équilibre budgétaire. L’harmonisation des taux contribue également à la compétitivité des entreprises françaises sur le marché international. Les boissons d’un degré d’alcool égal ou supérieur à 1,2 % vol. ou 0,5 % vol.
- Taux intermédiaire : Le taux intermédiaire de 10 % a succédé à l’historique taux de TVA de 7 % le 1er janvier 2014. Il fait partie des deux taux de TVA en France réduits, aux côtés de celui de 5,5 %. Droit d’entrée dans les zoos, musées, expositions, etc.
- Taux réduit : Taux réduit de 2,1 %.
- Taux particulier : Le dernier taux de TVA applicable en France est le taux particulier de 2,1 %.
Certains biens ou prestations de services ne sont assujettis à aucun taux de TVA en France. L'évolution des taux de TVA en France est ponctuée par plusieurs ajustements destinés à répondre aux exigences économiques et budgétaires.
TVA Intracommunautaire
Une entreprise située en France peut être amenée à réaliser des transactions commerciales avec une entreprise implantée dans un des autres états membres de l’Union européenne (UE). Toutes les sociétés payant l’impôt direct sur la consommation dans l’UE doivent disposer d’un numéro d’identification fiscal individuel, connu sous le nom de « numéro de TVA intracommunautaire ».
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Franchise en Base de TVA
En France, une entreprise n’est pas systématiquement assujettie à la TVA sur ces achats de produits ou services. Certaines sociétés peuvent bénéficier d’une franchise en base de TVA. Ce régime de TVA exonère les organisations éligibles de la déclaration TVA et du paiement de l’impôt direct. Elles ne sont ni concernées par la TVA déductible ni la TVA récupérable sur leurs achats professionnels. À partir du moment où le chiffre d’affaires dépasse les seuils fixés par la loi, l’entreprise sort automatiquement du régime fiscal.
Taux Spéciaux dans les DROM et en Corse
Des taux spéciaux sont en vigueur dans les départements et régions d’outre-mer (DROM). Les collectivités territoriales concernées sont : la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion. Tout comme les DROM, des taux spéciaux sont en application sur l’île. L’État français a mis en place des dispositions dérogatoires applicables aux départements de Corse-du-Sud et de Haute-Corse. Tout comme dans le reste du pays, le taux normal de TVA applicable sur l’île est fixé à 20 %.
Calcul de la TVA : Exemples Pratiques
Par exemple, pour un bien taxé à 20 % vendu 100 € TTC, le montant HT est de 100 / 1,2, soit 83,33 €. Une autre technique consiste à utiliser un coefficient de conversion. Par exemple, pour un bien vendu 5 000 € TTC taxé à un taux de 10 %, le prix HT est de 5 000 x 0,909, soit 4 545 €.
Comment optimiser la gestion de la TVA?
Déduction de la TVA sur les Achats Informatiques
Quand et comment déduire des impôts l'équipement informatique de votre entreprise ? Ordinateurs, logiciels, abonnements numériques, serveurs informatiques sont, en effet, considérés comme des dépenses professionnelles. Passez vos frais en charges ou amortissements comptables et déduisez vos ordinateurs, vos logiciels professionnels ainsi que tous les services numériques associés. Attention cependant à bien conserver et transmettre toutes les factures à votre comptable.
« On peut déduire toutes les charges afférentes à l’activité professionnelle de l’exploitation, y compris bien sûr le matériel informatique et les logiciels », affirme sans détours Charles Souillat, responsable de développement agricole et viticole en Bourgogne-Beaujolais pour la société COGEP.
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Immobilisation ou Charges Déductibles ?
Concrètement, si vous l’inscrivez en tant qu’immobilisation au compte 2183 (matériel de bureau et informatique), vous procédez ensuite à son amortissement sur plusieurs exercices. À l’inverse, si vous le passez directement en charges (souvent au compte 606 ou 62 selon la nature des frais), vous déduisez la totalité du montant l’année de l’acquisition. Au-delà de 500€ HT, votre matériel informatique est considéré comme un investissement durable et doit être immobilisé et faire l’objet d’un amortissement comptable sauf exceptions (logiciels annuels, fournitures dissociées, etc.). Ce principe aide à distinguer un simple consommable d’un bien à plus longue durée de vie, qui sera amorti.
Ainsi, le choix dépend à la fois du montant d’acquisition et de la durée de vie estimée de votre matériel. Côté déclaration aux impôts, si vous êtes au régime réel, vous reportez les amortissements dans vos annexes fiscales (liasse 2033 ou 2050, selon votre statut).
Amortissement du Matériel Informatique
L’amortissement, c’est le fait de répartir progressivement la perte de valeur d’un bien sur plusieurs années. Sur le plan comptable, cette « dépréciation » se traduit par une dotation aux amortissements que vous inscrivez chaque année en charge. Prenons un exemple : vous achetez un ordinateur à 900€ HT. Au lieu de tout déduire en une seule fois, vous étalez cette dépense sur plusieurs exercices. Chaque dotation annuelle vient diminuer votre résultat, donc votre impôt.
Détaillons la manière dont vous pouvez comptabiliser ces achats. Le montant d’acquisition de vos équipements entraîne des conséquences comptables et fiscales différentes : si votre équipement coûte plus de 500€ HT, il doit être immobilisé et amorti sur plusieurs exercices. En revanche, tout achat inférieur à 500€ HT peut être passé directement en charge déductible l’année d’acquisition. Cette solution soulage la trésorerie. Par exemple, un logiciel dont la valeur d’achat est de 450€ HT peut être passé en charge l’année N.
Astuce : pour optimiser la déduction, demandez une facture détaillée afin de passer en charge les éléments inférieurs à 500 € HT (clavier, clé USB, disque dur externe, etc.). Même la souris de votre ordinateur peut être déduite. Ce sont de petites dépenses, mais un sou est un sou ! Dans le cas d’un PC fixe, séparer les différents éléments peut aussi ramener le prix de l’unité centrale sous le seuil des 500€ pour la déduire immédiatement.
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Méthodes d'Amortissement
Il existe principalement deux méthodes : l’amortissement linéaire et l’amortissement dégressif.
- Amortissement linéaire : Vous pratiquez le même pourcentage d’amortissement chaque année. Par exemple, pour un bien immobilisé sur trois ans, vous déduirez 33,33% de sa valeur chaque année.
- Amortissement dégressif : Vous appliquez un taux plus élevé sur les premières années, ce qui accélère la déduction. Pour un matériel neuf amorti sur trois ans, vous pouvez opter pour un taux de 41,67% la première année, puis un peu moins les années suivantes.
Durée d'Amortissement
Vous vous interrogez peut-être sur la durée d’amortissement pour votre matériel informatique ? En réalité, il n’existe pas de réponse unique. Tout dépend du type de matériel, de votre usage et de la rapidité d’obsolescence.
En règle générale, un ordinateur ou un serveur s’amortit sur 3 ans lorsqu’on s’en sert intensivement et qu’on sait que la technologie risque d’être vite dépassée. Si votre matériel est plus robuste, ou que vous comptez le faire durer, vous pouvez miser sur un amortissement sur 4 ou 5 ans.
Bon à savoir : Les frais de réparation, de maintenance, d’entretien de vos équipements informatiques professionnels sont également déductibles.
Factures et Justificatifs
Lorsque vous investissez dans du matériel informatique, veillez à conserver les factures aussi longtemps que ce bien n’est pas totalement amorti. En pratique, la loi impose de garder les justificatifs au moins 6 ans (voire 10 ans pour la comptabilité) afin de répondre à un éventuel contrôle fiscal ou social. Certains professionnels préfèrent conserver ces pièces au format numérique, ce qui est autorisé à condition de garantir l’authenticité et la lisibilité des documents.
Dans tous les cas, gardez à l’esprit que l’administration peut demander la preuve de l’achat et de son usage professionnel. Mieux vaut donc classer soigneusement vos factures et contrats d’acquisition. Un simple scan ou un archivage électronique dans votre outil comptable suffit, tant que l’original est en sécurité ou qu’une copie certifiée est disponible.
La transmission régulière des justificatifs à votre comptable permet d’optimiser la gestion fiscale et d’éviter d’éventuelles complications administratives. Si vous êtes assujetti à la TVA, l’achat de votre ordinateur, serveur ou tout autre matériel informatique peut entraîner une TVA déductible. Concrètement, vous récupérez la TVA payée, généralement 20% du montant HT, tant que le bien figure dans vos immobilisations (compte 2183) et que vous respectez les conditions d’usage professionnel. En somme, la conservation des justificatifs et la gestion précise de la TVA sont des éléments clés pour éviter tout litige.
Régimes Réels de TVA et Remboursement
Une entreprise est en principe assujettie à la TVA. Cela signifie qu'elle doit la facturer à ses clients et la reverser à l'État français. Le fait d'être soumise à un régime réel de TVA lui permet également de pouvoir déduire la TVA qu'elle paye sur ses achats professionnels. Autrement dit, elle peut demander le remboursement de la TVA déductible qu'elle a payée à l'État. Nous vous présentons les règles concernant la déduction de TVA.
Pour pouvoir déduire la TVA, les conditions suivantes doivent être respectées :
- L'entreprise doit être soumise à un régime réel de TVA (réel simplifié ou réel normal). Elle ne doit pas être exonérée de TVA ou être en franchise en base de TVA.
- La TVA à déduire doit concerner des achats de biens ou de services nécessaires à l'exploitation de l'entreprise. Si l'achat est réalisé aux fins personnelles du dirigeant, alors la TVA appliquée à cet achat ne peut pas être remboursée.
- L'entreprise doit pouvoir justifier les achats sur lesquels elle demande une déduction de TVA. On doit également pouvoir y lire le montant de la TVA qu'elle a versée et dont elle demande le remboursement. Le justificatif sera généralement une facture, mais il peut s'agir d'un autre document (ex : bon de commande).
Il faut faire très attention aux formalités administratives, notamment aux règles qui concernent la facturation (mentions obligatoires, délais de conservation, etc.). En cas de contrôle, l'administration peut demander le remboursement de la TVA déduite si les factures justificatives ne sont pas conformes.
La TVA peut être déduite uniquement à partir du moment où elle devient exigible. En effet, la notion d'exigibilité est importante car elle détermine la période au cours de laquelle vous allez devoir déclarer la TVA et par la même occasion la déduire.
Selon le type de vente, la TVA n'est pas exigible au même moment :
- Vente de biens : la TVA est exigible au moment de la livraison (généralement en corrélation avec la date de la facture). Lorsqu'un acompte est versé, la TVA devient alors déductible dès le versement de l'acompte.
- Vente de prestations de services : la TVA est exigible au moment de l'encaissement du prix. Cependant l'entreprise peut opter pour le régime des débits. Dans ce cas, la TVA est exigible à la date de la facture.
L'entreprise doit déduire la TVA au moment de sa déclaration de TVA. Elle doit indiquer les opérations de vente ou d'achat qu'elle a réalisées et la TVA déductible aux lignes correspondantes.
Lorsque la TVA déductible est supérieure à la taxe collectée, on dit que l'entreprise a un crédit de TVA. Autrement dit, l'administration fiscale lui doit de la TVA.
L'entreprise a 2 options :
- Elle peut décider de reporter ce crédit d'impôt sur les périodes d'impositions suivantes, c'est-à-dire que la TVA déductible restante sera utilisée pour diminuer la TVA collectée du mois suivant.
- Elle peut demander le remboursement de la totalité ou d'une partie de son crédit de TVA.
Pour obtenir un remboursement de TVA, l'entreprise doit en faire la demande au service des impôts des entreprises (SIE) dont elle dépend au moment de sa déclaration de TVA sur laquelle le crédit de TVA est mis en évidence. Autrement dit, il s'agit de la déclaration sur laquelle la TVA collectée est inférieure à la TVA déductible.
Régime Réel Simplifié de TVA
Selon le montant du crédit de TVA de l'entreprise, celle-ci peut faire une demande de remboursement annuel ou semestriel.
- Remboursement annuel de TVA : Il est possible lorsque le montant du crédit de TVA est au moins égal à 150 €. La demande doit être faite au moment de la déclaration annuelle de TVA.
- Remboursement semestriel : Il est possible lorsque le montant du crédit de TVA est au moins égal à 760 €. La demande doit être faite tous les 6 mois à partir de la date de clôture de l'exercice comptable de l'entreprise au moment de la déclaration de TVA qu'elle réalise ce mois-là.
Régime Réel Normal de TVA
Selon le montant du crédit de TVA de l'entreprise, celle-ci peut faire une demande de remboursement annuel, trimestriel ou mensuel.
- Remboursement annuel de TVA : Il est possible lorsque le montant du crédit de TVA est au moins égal à 150 €. La demande doit être faite au moment de la déclaration de TVA de janvier correspondant à la TVA du mois de décembre ou du 4e trimestre.
- Remboursement trimestriel : Il est possible lorsque le montant du crédit de TVA est au moins égal à 760 €. Une demande peut être faite le mois qui suit les 3 premiers trimestres de l'année.
- Remboursement mensuel : Il est possible lorsque le montant du crédit de TVA est au moins égal à 760 €. La demande doit être faite chaque mois au moment de la déclaration de TVA de l'entreprise.
Exclusions du Droit à Déduction
Même si la TVA qui s'applique sur les achats professionnels est en principe déductible, certains achats de biens ou de services sont exclus.
Il s'agit par exemple des achats suivants :
- Biens ou services liés au logement fourni gratuitement aux dirigeants et au personnel de l'entreprise.
- Cadeaux ne dépassant pas 73 € TTC par objet et par an pour un même bénéficiaire (à destination des clients, des fournisseurs ou du personnel).
- Biens ou services utilisés à plus de 90 % à des fins étrangères à l'entreprise.
- Véhicules conçus pour le transport de personnes ou à usage mixte (usage professionnel et personnel) et qui appartiennent à l'entreprise.
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