Histoire de l’hôtel-restaurant Verana (RN10, 40390) : genèse, famille et transmission

L’histoire de notre établissement débute au début du XXe siècle, avec le courage et la détermination de la famille Gambelli. Fuyant la pauvreté en Italie, ils s’installent dans le nord de la France en 1923, où le père travaille dans les mines de charbon. Malheureusement, il contracte la silicose, une maladie professionnelle courante chez les mineurs, et doit quitter son emploi. La maladie gagne la partie et la veuve Gambelli tente en 1932 le retour en Italie où elle se heurte à la montée du Fascisme.

Ce contexte violent la pousse au retour au MUY(83), dans le sud de la France, où elle ouvre un petit commerce alimentaire. C’est à Fréjus-Plage (1936) que la famille trouve une nouvelle voie. D’abord en tenant un petit bar nommé “Le Papillon”, puis en louant quelques chambres dans leur maison. La Seconde Guerre mondiale interrompt brutalement cette ascension : la maison est gravement endommagée par les bombardements du débarquement de Provence. Mais l’esprit de résilience l’emporte à nouveau.

Des racines familiales et la passion du métier

Boulonnais depuis plusieurs générations, Tony Lestienne a grandi du côté paternel dans une famille de confiseurs, marqué du côté maternel par les retours de criée. Moins attiré par les études que fasciné par le coup de feu en cuisine, il rejoint l’école hôtelière de Tournai à l’âge de 14 ans, avant de faire son apprentissage à Arras, Paris et en Espagne. Il ouvre La Matelote en avril 1979. C’est solidement épaulé par son épouse Régine que Tony Lestienne a démarré l’aventure de La Matelote il y a 40 ans. Il est aujourd’hui secondé par son fils Stellio, qui insuffle un nouveau dynamisme pour faire grandir encore cette institution boulonnaise.

La Matelote a grandi grâce à une équipe soudée, autour d’un chef qui a cœur de transmettre sa passion et de partager sa vision du métier. Nous croyons en l’importance de transmettre le savoir-faire et de former la relève dans tous les domaines de notre établissement. C’est pourquoi nous avons choisi d’embaucher des apprentis en cuisine, en service et à la réception. En choisissant de séjourner chez nous, vous soutenez activement la formation des futurs professionnels de l’hôtellerie et de la restauration. Nous vous invitons à plonger dans notre univers où le professionnalisme et la transmission des savoirs s’unissent.

Évolutions structurelles et agrandissements

À partir des années 1950, un hôtel sort de terre sur l’emplacement de la ferme de Paul Peillex avec d’abord un café puis un ensemble d’une vingtaine de chambres qui recevaient des pensionnaires, en été principalement. Le restaurant recevait des groupes, des banquets (du 14 juillet par exemple), des mariages… Et on dansait les week-ends, au son de l’accordéon de Gaby de Goy, de Gilbert Petermann et de bien d’autres.

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En août 1974, la famille Peillex ouvre l’hôtel l’Hallali - de l’autre côté de la route - avec un dancing en sous-sol. Le Ver-Luisant est alors transformé en maison de retraite pouvant recevoir 30 résidents. En 1983, l’Hallali est transformé à son tour en maison de retraite.

• En 1974, une seconde agrandit encore l’établissement, avec l’aile OUEST, au dessus dur BAR en souvenir de cette vie symbole de temps difficiles en 1991, une dernière construction voit le jour !

Modernisation, confort et nouvelles offres

L’hôtel-restaurant le Faranchin a été construit en 1976 par Nicole et André AMIEUX, qui l’ont exploité pendant près de 40 ans. David, aux commandes de la cuisine, apporte sa propre vision et ses compétences culinaires pour offrir une expérience inattendue aux clients. Au fil des années, David et Sabrina ont modernisé l’hôtel pour répondre aux nouvelles attentes des clients. En 2018, d’importants travaux ont été entrepris pour améliorer le confort des vacanciers et de l’équipe.

En 2021, ils ont lancé un concept de séjours tout compris en collaboration avec les hôteliers randonneurs. Hiver comme été, les clients profitent de séjours thématiques comprenant l’hébergement, les repas et des activités de randonnées organisées en collaboration avec nos guides et accompagnateurs locaux. Cela offre une expérience complète et authentique aux clients qui souhaitent découvrir la région.

Patrimoine, enseignes et continuité

L’histoire de certaines enseignes hôtelières illustre la pérennité et l’importance de la réputation : l’hôtel du Cheval Blanc est l’un des plus anciens établissements hôteliers nîmois existant, si ce n’est le plus ancien. Son enseigne existe depuis plus de cinq siècles. Mais elle a été plusieurs fois déménagée, ce qui était secondaire si on rappelle une règle de base pour ce type de commerce, du Moyen Age jusqu’à la fin de l’Ancien Régime ; c’est l’enseigne, garante de la réputation, qui seule compte à cette époque.

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On constate qu’il existe à Nîmes un « Logis du Cheval Blanc » repéré depuis l’année 1480. L’appellation « logis » est intéressante, car elle témoigne du fait que l’établissement a gardé le même profil commercial depuis sa création. En effet, on distinguait autrefois quatre catégories de tenanciers d’établissements en vertu d’un édit proclamé à Nîmes en 1224 : les hôteliers géraient un logis ou hostellerie, c'est-à-dire qu’ils fournissaient à la fois le coucher et les repas, qui plus est avec nappe et assiette ! Les cabaretiers se contentaient de proposer le boire et le manger. Les taverniers ne fournissaient quant à eux que le vin en pichet et la bière ; enfin, chez les marchands de vins en pot, le client apportait son propre pichet.

Le Cheval Blanc y figure en tête du tableau récapitulant les 43 hôtels, 165 auberges et 123 maisons garnies qui existaient alors à Nîmes (Etat statistique de 1874). Il était à cette époque géré par Madame veuve ROY, née Augustine DALLAS.

Chronologie sommaire des propriétaires (extrait)

Année Propriétaire / Événement
1840 Madame veuve ARAUD
1850 Sieur FRANC, puis Madame veuve ROY
1880 Monsieur TAVOL-ROY, héritier
1904 Monsieur ESPANET
1922 Monsieur AUBERT
1930 Monsieur J. STOCKER (propriétaire à part entière)
1940 Famille LAYALLE
1991 MAIRIE DE NIMES (SENIM) - réaménagement par Jean-Michel WILMOTTE
1994 Fermeture de l’hôtel

Mémoire locale et paysages d’hôtels-restaurant disparus

Il y a beaucoup d' hôtels-restaurants qui ferment ou disparaissent dans l'atlas des régions naturelles. Ils exercent sur moi une fascination que j'ai du mal à m'expliquer. Il flotte tant de souvenirs sur ces établissements délaissés, témoins de plaisirs de moments de vacances, d'ennui des voyageurs de commerce, de secrets d'amours illégitimes, d'excès de repas de famille...

Le grand-père fondateur est mort, le TGV a remplacé l'avion, l'hôtel n'était plus aux normes... Fin de l'aventure ! Le terrain a été racheté, l'hôtel détruit et c'est aujourd'hui un tout nouveau lotissement qui occupe l'espace. C'est le père d'un jeune qui vient d'y acheter une maison qui m'a raconté l'histoire au bord du terrain de rugby de Chabeuil dont il réparait les limites.

Photographie et transmission de l’histoire locale

Moi aussi, j'aime photographier la France et tous ces lieux où vivent mes concitoyens. J'aime les voir vivre et comprendre pourquoi et comment ça change. Parfois, il n'y a personne et je me contente de suivre un chat dans sa promenade ; d'autres fois, j'ai la chance de rencontrer quelqu'un qui connaît l'histoire et me la raconte. En septembre, nous étions cinq photographes pour un workshop intitulé "A la rencontre du territoire de Chabeuil et de ses environs".

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Il est essentiel, pour un hôtel-restaurant comme Verana, de préserver cette mémoire tout en s’adaptant aux exigences contemporaines : confort, normes, offres thématiques et formation des apprentis. La transmission des savoirs et la réinvention permanente sont les clés pour que ces maisons continuent de raconter leur histoire aux voyageurs de passage et aux habitants.

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