L'Aide à l'Exportation des PME en France : Un Levier de Croissance

L'exportation est un enjeu de politique publique qui favorise a priori le développement des PME françaises à l’international. De nombreuses PME sont éligibles aux aides à l’international, et il est crucial d'évaluer l'impact de ces dispositifs.

Le Plan "Osez l'export !", adopté en 2023, vise à soutenir la croissance à l'international des entreprises françaises. Ce plan gouvernemental a pour objectif de préparer, accompagner et faire réussir les entreprises dans leur internationalisation, renforçant ainsi l’action de la Team France Export. L'ambition est de porter le nombre d'entreprises exportatrices de 150 000 à 200 000 d'ici 2030.

Les actions du Plan “Osez l’export” s’articulent autour de trois grands axes :

  • Investir dans l’humain et les territoires
  • Faire gagner la France à l’export
  • Préparer l’avenir

Ce plan prévoit de soutenir le V.I.E pour tous, de créer le réflexe export et de former les entrepreneurs aux enjeux de l’export.

Pour aider les entreprises à gagner des parts de marché à l’international, le plan s’engage à leur donner davantage de visibilité, via quatre mesures phares :

Lire aussi: Aides financières à l'export : le guide

  • Créer un « Pavillon France » digital
  • Renforcer l’image de marque des produits français
  • Former aux accords commerciaux

La troisième série de mesures a comme objectif de proposer des accompagnements spécifiques aux entreprises à fort potentiel, de rendre plus accessibles les financements à l’export et de renforcer notre rôle de trait d’union entre les acheteurs internationaux et nos entrepreneurs.

Les entreprises qui engagent des dépenses de prospection commerciale dans le but d’exporter peuvent bénéficier du crédit d’impôt export. L’assurance prospection COFACE permet aux entreprises qui souhaitent se développer à l’international de se garantir contre le risque d’échec.

Ces mesures visent à renforcer la force de frappe des entreprises françaises à l'international dans le contexte de reprise de l'activité et de concurrence étrangère accrue. (objectif de 6 000 entreprises accompagnées sur la durée du Plan de relance).

En complément, il existe d'autres dispositifs tels que :

  • le « chèque-relance export »
  • l'aide de l'État pour l'envoi en mission d'un VIE
  • le FASEP (Fonds d'études et d'aide au secteur privé)
  • la PM'UP Relance

Impact des Aides Régionales sur les PME Exportatrices

Les PME aidées par la Région présentent un potentiel d'exportation plus élevé que celles qui n'ont pas été aidées. En effet, les entreprises bénéficiaires disposent d’un plus fort potentiel a priori que les entreprises non-aidées, leur permettant un développement plus rapide à l’international.

Lire aussi: Demande de Financement Formation

Les entreprises aidées sont à 75 % des PME, et leur chiffre d’affaires est également supérieur. Elles sont plus performantes à l’export avec un taux d’export plus élevé.

Les entreprises aidées augmentent davantage leur chiffre d’affaires : +6,8 %, contre -4,6 % pour les entreprises non-aidées. Leur chiffre d'affaires augmente plus vite (+5,0 %) que pour les non-bénéficiaires (+1,5 %). Cette différence de dynamique se poursuit.

Le taux d’export est toujours supérieur à celui des entreprises non-aidées. Cependant, les entreprises aidées sont plus présentes dans certains secteurs comme l’agroalimentaire et la fabrication de machines et équipements, et moins présentes dans le commerce.

Le commerce de gros est le secteur le plus aidé à l’international par la Région. De 2014 à 2016, ce secteur représente 19 % des entreprises aidées, suivi des activités de conseil technique connexes (7 %).

Entreprises exportatrices

Évaluation de l'Impact des Aides

Évaluer l’impact des dispositifs d’aide est un exercice difficile. Comparer simplement la performance des entreprises aidées et non-aidées n’est pas suffisant pour évaluer l’effet propre de l’aide. Les différences de performance peuvent aussi résulter de leur potentiel propre.

Lire aussi: Dispositifs de soutien Auto-Entrepreneur

En pratique, la décision d’aider ou non une entreprise ne se fait pas au hasard, mais suit un processus de sélection par certains critères mesurables. Cela entraîne un biais de sélection. Pour corriger ce biais, une méthode visant à comparer des entreprises « égales par ailleurs » est mise en œuvre, en comparant des entreprises proches en termes de probabilité d’être aidées.

Après correction du biais de sélection, l’effet propre de l’aide est de +29 points deux ans après l’attribution de l’aide. L’impact mesuré pour l’ensemble des exportatrices est seulement de +12,9 points.

L’attribution des aides à l’international influe aussi sur leur probabilité de bénéficier des aides. Les entreprises aidées ont davantage de cadres.

Volontaires Internationaux en Entreprise (VIE)

Volontaires internationaux en entreprise (VIE) : ce dispositif s’adresse à la fois aux PME et aux entreprises de taille intermédiaire (ETI). Il permet d’envoyer à l’étranger de deux ans à une personne âgée de 18 à 28 ans.

Les résultats sur le cadre du VIE sont plus élevés que pour les autres dispositifs, avec un impact plus direct et une durée plus longue de deux ans.

Le taux d'export des entreprises aidées augmente de (+17 points) (figure 3).

Il est important de noter que l'impact de l'aide ne se manifeste pas l’année où les entreprises reçoivent l’aide, mais l’année suivante.

Développer son activité à l’International : faites-vous accompagner pour bien réussir !

balises: #Pme

Articles populaires: