Alain Bashung — « Ma petite entreprise » : analyse et signification
« Ma petite entreprise » d'Alain Bashung est une chanson de 1994, extraite de l’album Chatterton. Le titre Ma petite entreprise est sorti sur l’album Chatterton de 1994. Une chanson passionnante de Bashung. Une de plus.
« Ma petite entreprise », d'Alain Bashung, c'est un collector en forme de facétie, au sens bien plus grivois qu’il n’y paraît ! C’est sur ce constat plutôt optimiste sur la conjoncture que démarre le texte signé Bashung et Jean Fauque. Le texte est construit sur le lexique de l’économie : on parle d’import, export, d’expertise, de reprise, d’embauche…
Contexte de création et collaboration Bashung - Jean Fauque
L'histoire de ce collector, c'est celle de Jean Fauque, fils de militaire français, né en 1951 en Afrique du Nord. Précoce, l’enfant n’a que sept ans quand il écrit et chante ses premières chansons. À sa majorité, Fauque s’installe à Paris pour devenir parolier, et rencontre un jeune chanteur débutant du nom d’Alain Bashung. Nous sommes en 1975 et tout commence par une amitié solide entre les deux hommes.
Quinze ans plus tard, Bashung est sorti de l’ombre avec succès. Mais en 1989, il décide de changer de parolier et propose la fonction à son ami Jean Fauque. En quête de la juste harmonie des mots, les deux hommes se livrent à un exercice d’écriture à quatre mains. Dans la voix de Bashung, les textes de Fauque prennent une dimension inattendue. Et c'est de cette émulation artistique fusionnelle que naît Ma Petite Entreprise...
Double sens : économie et sexualité
Dans la chanson de Bashung, il y a le sens officiel, et l’officieux. Puis, le double sens s’impose. Le texte explore les bienfaits du monde de l’entreprise et montre ce désir décomplexé de faire de l’argent. " Ma petite entreprise. Connaît pas la crise. " C’est une chanson qui raconte et qui rencontre son époque puisqu’en 1994, l’économie mondiale est plutôt au beau fixe et s’apprête à vivre une frénésie des investisseurs. " Ma petite entreprise " est une chanson baromètre qui annonce la bulle Internet.
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Quand il dit " Et mes doigts de palper, palper… " : c’est l’idée de l’argent et de caresser du biffeton. Sauf qu’il dit : " Et mes doigts de palper, palper là cet épiderme. Qui fait que je me dresse. Qui fait que je bosse. Le lundi. Le mardi. Le mercredi. Le jeudi. Le vendredi. De l’aube à
Ma petite entreprise d'Alain Bashung et Jean Fauque: analyse et signification
« Ma petite entreprise », d'Alain Bashung, c'est un collector en forme de facétie, au sens bien plus grivois qu’il n’y paraît !
Genèse du duo et contexte de création
L'histoire de ce collector, c'est celle de Jean Fauque, fils de militaire français, né en 1951 en Afrique du Nord. Précoce, l’enfant n’a que sept ans quand il écrit et chante ses premières chansons. À sa majorité, Fauque s’installe à Paris pour devenir parolier, et rencontre un jeune chanteur débutant du nom d’Alain Bashung. Nous sommes en 1975 et tout commence par une amitié solide entre les deux hommes. Quinze ans plus tard, Bashung est sorti de l’ombre avec succès. Mais en 1989, il décide de changer de parolier et propose la fonction à son ami Jean Fauque. En quête de la juste harmonie des mots, les deux hommes se livrent à un exercice d’écriture à quatre mains. Dans la voix de Bashung, les textes de Fauque prennent une dimension inattendue. Et c'est de cette émulation artistique fusionnelle que naît Ma Petite Entreprise...
Analyse thématique et signification
Dans la chanson, on parle d’import, export, d’expertise, de reprise, d’embauche… C’est une chanson qui raconte et qui rencontre son époque puisqu’en 1994, l’économie mondiale est plutôt au beau fixe et s’apprête à vivre une frénésie des investisseurs. « Ma petite entreprise » est une chanson baromètre qui annonce la bulle Internet. Le texte explore les bienfaits du monde de l’entreprise et montre ce désir décomplexé de faire de l’argent. Quand il dit « Et mes doigts de palper, palper… », c’est l’idée de l’argent et de caresser du biffeton. Sauf qu’il dit : « Et mes doigts de palper, palper là cet épiderme. Qui fait que je me dresse. Qui fait que je bosse. Le lundi. Le mardi. Le mercredi. Le jeudi. Le vendredi. De l’aube à l’aube. » Cet effet de répétition suppose que c’est l’usine. Ici, on ne s’arrête jamais, on travaille à la chaîne. Et ce travail à la chaîne, c’est celui de l’amour physique, du sexe. Puisque quand il dit « Palper cet épiderme. Qui fait que je me dresse », il évoque son sexe. Il parle d’une érection. « Ma petite entreprise » est une chanson sur le sexe mécanique - lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi… On parle bien de sexe, puisqu’on parle d’abstinence. Il y a donc une conjonction entre ce désir de faire de l’argent - le sujet économique - et le sexe mécanique, qui serait un travail à recommencer tous les jours. « Ma petite entreprise » serait une chanson sur la prostitution. En tout cas, il le laisse entendre quand il chante « Qu’importe. L’amour importe. Qu’importe. L’amour s’exporte ». Et mentalement, on entend « Qu’importe. L’amour s’escorte ». Ce qu’il dit c’est : on n’a pas vraiment besoin d’amour pour produire cet amour. C’est un marchand d’amour puisqu’il propose ses services en « porte à porte ». Et il propose ses services à l’international puisqu’il précise : « En Crimée. Au sud de la Birmanie. Les lobbies en Lybie ». Les lobbies de quoi ? Les lobbies des hôtels évidemment car c’est là où ça se passe. Ce travail de prostitution expliquerait donc le début de la chanson quand il dit : « Ma petite entreprise. Epanouie, elle exhibe. Des trésors satinés. Voilà tout le génie de Bashung et de Fauque ! »
Réception et cadre discographique
Le texte est construit sur le lexique de l’économie : on parle d’import, export, d’expertise, de reprise, d’embauche… C’est une chanson qui raconte et qui rencontre son époque puisqu’en 1994, l’économie mondiale est plutôt au beau fixe et s’apprête à vivre une frénésie des investisseurs. « Ma petite entreprise » est une chanson baromètre qui annonce la bulle Internet. Le texte explore les bienfaits du monde de l’entreprise et montre ce désir décomplexé de faire de l’argent. Le titre « Ma petite entreprise » est sorti sur l’album Chatterton de 1994. Actuellement, dans une conjoncture moins réjouissante, j’ai appris que certains propriétaires d’entreprise nominés au Prix d’Excellence de la Chambre de commerce de Cornwall avaient un emploi à côté pour boucler leur fin de mois. De notre côté, nous sommes aussi de temps à autre épuisés par la vérité de l’entrepreneuriat. Je vous dis ça car je procrastine depuis 2 mois sur un truc qui je sais va me rapporter un paquet d’argent. Je m’y suis collé 3h d’affilée aujourd’hui et j’ai quasiment fait 70 % du truc. Le post a suscité beaucoup de réactions et évidemment, c’est peut-être un peu excessif. J’ai beaucoup ri quand même parce que je peux être du genre : « J’agis, je pitche ça là et puis je trie ! ». Est-ce que je cours à ma perte ou est-ce que je suis en route pour la gloire ? Mais c’est ça aussi l’esprit entrepreneur et surtout, créatif.
Perspective artistique et finalité
Dans la chanson de Bashung, il y a le sens officiel, et l’officieux. Puis, le double sens s’impose. « Ma petite entreprise » d'Alain Bashung est une chanson de 1994, extraite de l’album "Chatterton". Une chanson passionnante de Bashung. Une de plus. « Ma petite entreprise. Connaît pas la crise. » C’est sur ce constat plutôt optimiste sur la conjoncture que démarre le texte signé Bashung et Jean Fauque. Le texte est ainsi une exploration de la relation entre langage, économie et désir, où Bashung et Fauque jouent avec les codes du travail et du corps pour révéler une vision poétique et audacieuse de la société contemporaine.
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- Un grand monsieur qui a marqué à jamais le monde de la musique aussi bien par ses mots aiguisés que par ses mélodies avisées.
- Avant de devenir Alain Chamfort, figure culte de la chanson française, il s’appelait Alain Le Govic. Dans "La petite histoire du nom des stars", il revient sur le jour où Claude François, son producteur, l’a rebaptisé… grâce à un dictionnaire.
Tableau récapitulatif
| Description | |
|---|---|
| Paroles | Texte écrit à quatre mains entre Bashung et Fauque; richesse du double sens |
| Album | Chatterton, 1994 |
| Thèmes | Économie, travail, sexe, appropriation, double sens |
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