Alice Schneider et le phénomène KidsPreneurs: autoentrepreneur, présentation et parcours inspirants
Moi, c’est Alice, j’ai 23 ans. Dans mon quotidien, au magasin, c’est très varié. Les journées ne se ressemblent pas. On fait à la fois de la mise en rayon, à la fois du facing, à la fois de l’implantation, de la gestion aussi. Martin a vraiment l’envie de me transmettre son savoir. On s’entend très bien, on a un bon feeling, on est vraiment complémentaires. On se retrouve sur beaucoup de points, sur la rigueur notamment. J’ai choisi la proximité parce que c’est vraiment des magasins beaucoup plus petits avec une relation clientèle beaucoup plus intense du coup.
Appelés plus communément les « KidsPreneur », ces enfants entrepreneurs défient la norme en créant, avant leur 16 ans, leur propre entreprise. Véritable source d’inspiration, ils nous rappellent que dans le monde de l’entrepreneuriat, tout est possible.
C’est à l’âge de 4 ans que débute l’histoire de Mikaila Ulmer. La jeune Texane se fait alors piquer à deux reprises par des abeilles. Suite à ce petit incident et la peur passée, elle décide de s’intéresser à l’espèce et se rend compte que celle-ci est en voie d’extinction. Elle s’implique dans la cause et grâce à la recette de sa limonade préférée venant de sa grand-mère, elle décide de commercialiser sa propre boisson, tout en réservant une partie de ces recettes aux fondations protégeant les pollinisateurs. Créée en 2009, la start-up « Me and the Bees » produit des limonades à base de lin et adoucies par du miel. La jeune entrepreneuse d’à peine 12 ans, s’exprime lors de l’United State of Women « J’ai commencé à la vendre à mes amis dans mon jardin, en distribuant une partie des profits à des organisations de maintien de la survie des abeilles », explique-t-elle. « Désormais, nous sommes distribués dans des magasins à travers tout le pays. » Son succès lui a permis à trois reprises de rencontrer Barack Obama. La jeune fille à la tête de son entreprise demeure très entourée par sa famille qui s’investit à temps plein dans l’entreprise, tandis que Mikaila continue d’étudier.
Jordan Casey est passionné depuis toujours par les jeux sur internet. A seulement 9 ans il apprend à programmer. Il prend plus tard le temps de se documenter, visionne des tutoriels sur YouTube et rencontre des développeurs de jeux. C’est tout naturellement qu’à l’âge de 12 ans il développe son premier jeu pour iPhone « Alien Ball vs Humans ». Le jeu se hisse rapidement en tête des ventes sur l’Apple Store. Ce succès lui permet de se présenter pour la première fois en France au festival de la créativité Cannes Lions. Le petit garçon de nature timide, réussira avec aisance à se présenter lui et sa passion pour la programmation informatique. Avec la création de son entreprise Casey Games, les conférences s’enchaînent aux Etats-Unis, en Inde et en Europe. Le jeune homme, a depuis programmé quatre autres jeux pour iPhone et créé une autre société : Teach Ware, une application qui aide les enseignants à gérer les informations de leur classe. Jordan a pu gagner plusieurs milliers d’euros grâce à ses produits et a tenu à réserver 10% de ses bénéfices à une association qui aide les enfants atteints du cancer.
« A 23 ans, j’aurai dix ans d’expérience professionnelle. Moziah Bridges un enfant ordinaire possède une passion vestimentaire pas des plus communes : celle du nœud papillon. Lorsqu’il se rend avec sa mère en ville, Moziah connait sa première déception en découvrant des nœuds papillon unis et sans esthétisme particulier. Pour le jeune garçon, c’est décidé « je ne porterai pas ça à mon cou. Les vrais hommes portent leurs propres créations ! ». Inspiré par sa grand-mère couturière, il apprend à ses côtés la couture et acquiert également un goût prononcé pour la mode. Grace à ses enseignements Moziah confectionne lui-même ses premiers nœuds papillon et les vend sur internet dès l’âge de 9 ans. Deux ans plus tard, c’est un véritable succès qui se présente au jeune entrepreneur. Un chiffre d’affaires de plus de 90 000 dollars et une vingtaine de modèles de nœud papillon en vente sur son site d’entreprise, ainsi que des commandes de marque de luxe. Sa maman tient à ce que Moziah continue ses études et assume en contrepartie, de gérer (en coulisse) son entreprise « J’essaye de garder un équilibre de manière à ce que Mo puisse être un businessman, mais aussi un enfant de 12 ans.
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Alina Morse une jeune américaine de 11 ans, se heurte au même péché mignon que la plupart des enfants : les bonbons. L’idée lui vient un jour où son père lui refuse des sucreries. Pourquoi ne simplement pas créer des sucettes qui soignent les dents au lieu de les abîmer ? Soutenue par son père qui trouve l’idée intéressante, la jeune fille se lance dans des recherches pour trouver un substitut au sucre (qui favorise l’apparition des caries). C’est en 2014 qu’Alina parvient à lancé sa propre marque de sucette « Zollipops » et s’engage dans la lutte contre les caries. L’année dernière, son entreprise a réalisé plus d’un million de dollars de chiffre d’affaires. Aidée de son papa pour les tâches administratives, la jeune fille dirige quatre salariés tout en continuant d’aller à l’école. Son conseil pour les futurs entrepreneurs ? Objectifs : Réaliser un bilan stratégique, commercial et financier de l’entreprise. Evaluer la viabilité économique de l’activité. Apporter aux travailleurs indépendants dont l’entreprise a été évaluée comme viable, les conseils, outils commerciaux, financiers et marketing nécessaires. Permettre au travailleur indépendant de sortir du RSA grâce au développement de son activité ou lui conseiller une orientation vers l’emploi ou la formation. Publics concernés et conditions d’éligibilité : Après orientation par les services instructeurs du département du Val d’Oise, l’action concerne tout travailleur indépendant bénéficiaire du RSA, éprouvant des difficultés à développer son activité. Contenu de l’accompagnement : L’accompagnent se déroule en deux étapes. La première consiste en un diagnostic qui permet de juger de la viabilité économique de l’activité. La deuxième permet la mise en œuvre de l’accompagnement proprement dit.
Phase 1 : Evaluation et diagnostic. Etude de la situation globale du travailleur indépendant : situation sociale, professionnelle, financière ; analyse des atouts et freins personnels, sociaux, professionnels, pouvant faciliter ou faire obstacle au développement de l’activité. Vérification de la viabilité de l’activité : forces et faiblesses de l’entreprise, opportunités et menaces du secteur d’activité, existence ou non d’un positionnement stratégique et d’un avantage concurrentiel, chaine de valeur, chiffre d’affaires, marge et rentabilité. Analyse du potentiel de développement de l’entreprise. Phase 2 : Accompagnement. Assistance et conseil permettant au travailleur indépendant de développer son activité, soit grâce à l’élaboration d’un plan d’affaires, soit en mode agile. Définition des plans d’action et des outils permettant la mise en œuvre des axes de progrès : tableaux de bord, plan de trésorerie, communication, prospection clients, etc. Appropriation par le travailleur indépendant de ces plans d’action et outils. Etude de la pertinence d’un élargissement ou d’une diversification de l’activité. Orientation si nécessaire vers des partenaires spécialisés. Durée du suivi : 12 mois. Modalités de suivi : Entretiens individuels et ateliers thématiques. Financeurs du dispositif : Ce dispositif est financé par le Conseil Départemental du Val d’Oise. Documentation en téléchargement : Fiche descriptive. Les personnes orientées vers ce dispositif sont accueillies sur notre site de Cergy St Christophe.
« Depuis mes débuts en CAP d’esthétique, je veux monter mon entreprise pour pouvoir travailler selon ma vision des choses. Mais c’était pour moi un vrai challenge de me lancer : mes parents sont ouvriers, et je ne connaissais rien à la création d’entreprise… Comme je cherchais une idée originale, j’ai eu la chance de rencontrer un plombier nantais qui ne se déplaçait qu’en triporteur pour ses dépannages. C’est lui qui m’a donné l’idée de mon concept de soins à domicile à vélo. Grâce au régime de l’auto-entrepreneur, tout est allé très vite. J’ai eu l’idée en octobre 2011 et j’ai créé mon entreprise en janvier 2012. De plus, j’ai eu la bonne surprise d’être la millionième auto-entrepreneuse de France ! J’ai été invitée sur les plateaux télé, interviewée dans la presse… Ça m’a fait une jolie pub pour mon lancement, et heureusement car le plus dur est d’arriver à se faire connaître. Aujourd’hui, j’ai une centaine de clientes, et j’arrive à me payer un peu. N’hésitez pas à aller vers les gens.»
« J’ai appris qu'on ne peut pas s’en sortir tout seul. Je ne connaissais personne quand je suis arrivée à Bordeaux, mais j’ai été énormément soutenue par l’Union des auto-entrepreneurs. Ce projet de création d’entreprise m’a aussi permis de rencontrer beaucoup de monde. Certains sont même devenus des amis ! »
« Écoutez vos clients. » « Au début, j’avais du mal à entendre les critiques. C’était mon entreprise, c’était moi qui décidais ! Je ne me remettais pas en question. Mais, au fil du temps, j’ai compris à quel point il est important d’être à l’écoute des besoins de sa clientèle. »
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« Sachez vous diversifier pour vous adapter à votre marché. » « Je me suis rendu compte assez vite que la conjoncture ne me permettrait pas de vivre uniquement de soins à domicile. J’ai eu des demandes pour faire des après-midi ou des soirées soins entre copines, à l'image des “Pamper parties” américaines. J’ai donc créé un forfait spécial pour ces événements. »
Diplômée des Beaux-Arts et artiste plasticienne, Alice Schneider expose à Paris, Nantes, Rennes, Angers et au Mans. Elle a effectué récemment une résidence d'artiste d’une année à Angers. C'est une jeune artiste originaire du Mans. Son parcours? École des Beaux Arts puis diplôme en poche quelques années plus tard, elle intègre dans la foulée une agence de pub. L’expérience est formatrice mais pas super épanouissante si l’on souhaite sortir du cadre… À cet instant, elle se décide enfin à dessiner « pour elle ».
Il aide les jeunes entrepreneurs à concrétiser leurs rêves - Mode Portrait - CANAL+
- Introduction des KidsPreneurs et leur impact sur l’entrepreneuriat jeune
- Récits de Mikaila Ulmer, Jordan Casey, Moziah Bridges, Alina Morse
- Exemples concrets de parcours scolaires, créations et chiffres clés
- Dispositifs d’accompagnement et leur rôle dans l’émergence d’entreprises
- Parcours personnel d’Alice Schneider et son approche artistique
En synthèse, ces parcours démontrent que l’esprit d’entreprise peut naître tôt et s’inscrire dans des domaines aussi variés que l’art, la tech, la mode ou les boissons, avec des objectifs clairs: créer, innover, soutenir des causes et s’adapter aux besoins du marché tout en poursuivant des études ou des formations.
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