Cumuler allocation chômage et statut auto-entrepreneur: guide complet et conditions

Développer une activité indépendante en ayant un filet de sécurité financier est rassurant. Quelles sont ces conditions et comment s’y prendre ?

Le cadre général du cumul ARE/auto-entrepreneur et ARCE

Le demandeur doit tout d’abord informer Pôle Emploi de la création de son activité indépendante dans le cadre du régime de la micro-entreprise. L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE) offre aux entrepreneurs la possibilité de convertir une partie de leurs allocations chômage en capital.

Concrètement, le bénéficiaire perçoit une première moitié des 60 % au moment du démarrage de son activité indépendante, puis la seconde moitié 6 mois plus tard, sous réserve que l’activité soit toujours en cours.

À noter : après avoir perçu le second versement de l’ARCE, il n’est plus possible de reprendre ses droits ARE tant que l’entreprise est en activité.

L’URSSAF dispose d’un délai de 30 jours pour rendre sa décision.

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ARCE et auto-entrepreneurs: une aide en capital

Dans le cadre d’une création d’activité, l’Aide à la Reprise et Creation d’Entreprise (ARCE) permet aux auto-entrepreneurs de toucher une partie de leur allocation chômage sous la forme d’un capital destiné à financer un projet entrepreneurial. Vous souhaitez développer une activité indépendante tout en sécurisant votre parcours ? Le portage salarial vous offre un cadre fiable pour entreprendre, préserver vos droits au chômage et vous concentrer sur la valeur que vous créez. Découvrez avec ITG dans quelles conditions les auto-entrepreneurs peuvent bénéficier d’un soutien financier de France Travail pour développer une activité indépendante, voire bénéficier d’un éventuel cumul entre différentes aides.

Droite à l’assurance chômage et statut d’auto-entrepreneur

Vous êtes auto-entrepreneur et vous souhaitez vous inscrire à France Travail ? C’est possible, mais certaines conditions s’appliquent. L’inscription est envisageable si vous êtes en recherche active d’un emploi et si votre activité d’auto-entrepreneur ne génère pas encore suffisamment de revenus pour être considérée comme votre activité principale. Cette inscription vous permet d’accéder à des services d’accompagnement, à des formations et, sous certaines conditions, de bénéficier des indemnités chômage, notamment si vous avez travaillé précédemment en tant que salarié. Toutefois, les revenus de votre activité indépendante peuvent influencer le montant des allocations perçues.

Cumuler ARE et statut de travailleur indépendant

Avoir une activité sous le statut d’auto-entrepreneur en étant bénéficiaire d’allocations chômage est désormais possible. Tant que l’auto-entreprise ne réalise pas de chiffre d’affaires ou que celui-ci est très faible, l’allocation d’ARE est versée à 100 %. Si l’auto-entreprise génère des revenus suffisants, l’ARE est maintenue, mais son montant est réduit. Une restriction est imposée : la somme des indemnités chômage et des revenus générés par l’auto-entreprise ne peut être supérieure au Salaire Journalier de Référence (SJR) qui a servi de base de calcul de son ARE.

Conditions d’attribution de l’ARE pour les auto-entrepreneurs

  • S’inscrire auprès de France Travail dans les 12 mois immédiatement consécutifs à la rupture du contrat de travail.
  • Résider sur le territoire français (présence de plus de 6 mois requise au cours de l’année civile d’indemnisation).
  • Ne pas prétendre à une retraite à taux plein à compter de l’âge légal de départ à la retraite et n’avoir pas liquidé une retraite anticipée à taux plein.
  • Avoir été privé involontairement de leur activité professionnelle salariée.
  • Avoir une durée minimale de travail de 130 jours ou 910 heures au cours des 24 mois précédant l’inscription (ou 36 mois pour les actifs >55 ans).
  • Être en recherche effective d’un nouvel emploi ou être engagé dans la création d’une auto-entreprise.
  • Ne pas avoir refusé deux fois, au cours des 12 mois précédents, une proposition de CDI à la suite d’une fin de CDD ou de mission.

En parallèle, il est important de noter que l’auto-entrepreneur ne cotise pas pour l’assurance chômage. Ainsi, en cas d’arrêt de son activité, il ne pourra pas prétendre à de nouvelles allocations chômage, sauf s’il a exercé une autre activité salariée ouvrant des droits à l’ARE.

Calcul de l’ARE pour un auto-entrepreneur

  1. Étape 1 : Déterminer le montant des revenus mensuels issus de l’auto-entreprise à prendre en compte. Ils doivent être minorés de l’abattement pour charges: 71 % pour les activités commerciales et industrielles; 50 % pour les prestations de services; 34 % pour les activités libérales.
  2. Étape 2 : Soustraire 70 % de ce montant au montant de l’ARE habituellement perçu.

Conseils pour optimiser le maintien de l’ARE

  • Démarrer sans précipitation et déclarer le projet à Pôle emploi dès la création de l’auto-entreprise, même sans chiffre d’affaires. Le certificat d’immatriculation sert de justificatif.
  • Déclarer son chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel et transmettre les justificatifs à France Travail pour actualiser sa situation et ajuster ses droits.
  • Anticiper les variations de revenus en surveillant les seuils de chiffre d’affaires et en tenant compte que 70 % des revenus nets diminuent l’ARE.
  • Choisir le bon régime fiscal; l’option du prélèvement libératoire peut influencer le calcul des droits et peut nécessiter une attente avant d’en bénéficier.

Exemple de cumul ARE et revenus d’une microentreprise

Pierre est demandeur d’emploi et perçoit une ARE de 1 200 € par mois. Il crée une micro-entreprise de prestations de services et génère 1 500 € de chiffre d’affaires en janvier. Abattement de 50 % sur 1 500 €, soit 750 € nets pris en compte. 70 % de 750 € = 525 € est déduit de l’ARE. ARE ajustée = 1 200 € - 525 € = 675 €. Revenu total du mois = 2 175 € (1 500 € CA + 675 € ARE).

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Autres aides et allocations pour les travailleurs indépendants

ATI (Allocation des Travailleurs Indépendants) pour les auto-entrepreneurs en cessation d’activité; conditions: activité non salariée pendant au moins 2 ans, revenus annuels moyens d’au moins 10 000 € sur deux années, ressources personnelles inférieures au RSA, et procédure de redressement/liquidation lorsque nécessaire. Le droit dure 182 jours (environ 6 mois) et peut être prolongé en cas de suspension de versement.

ATI vs ARE

Si l’ARE est plus favorable que l’ATI, l’ARE prime; sinon, l’ATI peut être privilégiée et l’ARE peut être réclamée après cessation de l’activité si les conditions sont réunies. Le choix entre ARE et ARCE peut être déterminé par les conditions exactes et les montants disponibles.

Règles et obligations liées au cumul

  • Actualisation mensuelle obligatoire auprès de France Travail pour déclarer activité, heures et chiffre d’affaires.
  • Après la cessation d’activité, informer France Travail rapidement (dans les 15 jours) et procéder à une réactivation potentielle des droits, selon les règles en vigueur.
  • En cas de cessation, un différé d’indemnisation peut s’appliquer selon les circonstances (ARCE, etc.).

Clarifications importantes et notions fréquentes

Auto-entrepreneur et micro-entreprise désignent aujourd’hui le même régime juridique depuis 2016. Le terme auto-entrepreneur réfère surtout à la personne, tandis que micro-entreprise est le cadre. Le cumul ARE/auto-entreprise est soumis à des plafonds et des conditions qui évoluent avec les accords et les conventions en vigueur.

Cas pratiques et conseils bancaires

Pour sécuriser le démarrage, il peut être utile de demander des facilités de paiement à l’URSSAF et d’obtenir un accompagnement par un conseiller bancaire pour le financement et les aides dédiées aux auto-entrepreneurs.

Tableau récapitulatif des aides et des conditions (extraits)

AideQui peut en bénéficierMontant/ DuréeConditions clés
AREDemandeurs d’emploi, activité non salariéeVariable, ajusté mensuellementInscription France Travail, 130 jours/910 heures sur 24 mois, non retraité
ARCEDemandeurs d’emploi éligibles ARECapital équivalent à 60% des droits ARE restantDemande ARCE via France Travail, deux versements
ATIAuto-entrepreneurs ayant cessé leur activité182 jours environ2 ans d’activité non salariée, revenus ≥10 000 €/2 ans

Les choses à savoir sur le cumul d'activités en Micro-Entreprise

Exemples et scénarios pour mieux comprendre

Exemple: un auto-entrepreneur en services (BNC) avec chiffre d’affaires faible peut garder l’ARE à 100 % tant que les revenus restent faibles; dès que les revenus dépassent certains seuils, l’ARE est partiellement diminuée, selon 70 % du revenu net après abattement, sans dépasser le SJR.

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Exemple: ARCE devient particulièrement utile lorsque le démarrage nécessite des fonds immédiats. En revanche, ARCE suspend les droits ARE une fois le second versement effectué et que l’activité est en cours.

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