Devenir Freelance en Europe : Guide Complet
Devenir indépendant, un statut professionnel qui offre une grande liberté d’action et qui séduit de plus en plus de personnes et particulièrement le consultant. Une telle souplesse dans sa vie professionnelle peut vous donner envie d’exercer votre activité dans un autre pays que la France. Alors, comment devenir travailleur indépendant dans les autres pays européens ? Suivez le guide !
Introduction
Travailler en freelance offre une liberté incomparable : choisir ses missions, ses clients, son rythme de travail. Mais cette indépendance a un prix : gestion administrative complexe, fiscalité parfois floue, et incertitudes autour de la sécurité sociale.
Ce guide complet est conçu pour vous, freelance basé en France, Belgique ou Luxembourg, qui souhaitez travailler sans frontières tout en sécurisant votre avenir.
Devenir freelance en Europe : opportunités et réalités
Le marché européen est très attractif pour les freelances. Avec la montée du travail à distance, les opportunités se multiplient, mais chaque pays possède ses spécificités :
- France : Régime de micro-entreprise ou entreprise individuelle, déclarations à l'URSSAF.
- Belgique : Indépendant à titre principal ou complémentaire, affiliation obligatoire à une caisse sociale (INASTI).
- Luxembourg : Inscription au Centre Commun de la Sécurité Sociale (CCSS).
Les pièges fiscaux à éviter absolument:
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- TVA intra-communautaire : obligation d'avoir un numéro de TVA intracommunautaire pour facturer vos clients dans l'UE.
- Double imposition : risque de payer deux fois vos impôts si les conventions fiscales entre pays sont mal appliquées.
- Obligations sociales : sécurité sociale à vérifier si vous exercez dans plusieurs pays.
Le portage salarial : la solution sûre et flexible pour les freelances
Pour simplifier votre gestion et éviter les erreurs, le portage salarial est une excellente solution. En passant par une société de portage salarial, vous obtenez :
- Statut sécurisé : Vous bénéficiez d'un contrat de travail et de la sécurité sociale.
- Tranquillité fiscale : La société de portage gère la facturation, les déclarations et le paiement des cotisations.
- Accompagnement humain : Des experts vous conseillent et vous accompagnent à chaque étape.
Comment devenir travailleur indépendant en Belgique ?
En Belgique, il y a six conditions pour devenir indépendant, que ce soit à titre principal ou à titre d’indépendant complémentaire :
- Être majeur (18 ans minimum) et jouir de vos droits civils.
- Être belge ou de l’Espace Économique Européen (EEE) ou disposer d’un permis de travail / carte professionnelle.
- Ne pas être déclaré légalement ou juridiquement incompétent ou placé sous l’autorité d’un administrateur provisoire.
- Les entreprises commerciales doivent prouver leurs capacités d’entreprendre (connaissances en gestion de base et, pour les métiers réglementés, une connaissance du secteur).
- En cas d’inscription en tant qu’entreprise non-commerciale de droit privé (surtout les professions libérales), le contrôle concernant les qualifications professionnelles spécifiques sera effectué par l’Ordre, la Chambre, l’Institut ou l’organe de contrôle fédéral auquel il faudra vous inscrire en tant qu’entreprise non commerciale auprès de la BCE.
- Vous n’exercez pas de profession incompatible (exemples: un parlementaire, un avocat, un huissier de justice ne peut exercer d’activité industrielle ou de négoce).
Après avoir vérifié ces 6 conditions, il vous faudra :
- Ouvrir un compte à vue professionnel
La première démarche pour se lancer en tant qu’indépendant, est l’ouverture d’un compte à vue. Le compte devra être distinct du compte privé et doit servir exclusivement pour les opérations relatives à l’activité professionnelle du travailleur indépendant. Le numéro de ce compte bancaire devra obligatoirement figurer sur tous vos documents commerciaux (lettres, factures, etc.).
- Vous inscrire à la Banque-Carrefour des Entreprises
La BCE ou Banque Carrefour des Entreprises est un registre reprenant les données d’identification de base de toutes les entreprises (nom, adresse, raison sociale…) ainsi que leur numéro d’entreprise. Ce guichet d’entreprise réceptionne les documents et contrôlent leur validité, inscrit l’entreprise à la BCE et lui attribue un numéro d’entreprise ainsi qu’un numéro d’établissement.
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Comment devenir travailleur indépendant en Suisse ?
Comme citoyen européen, vous avez en principe le droit de vous établir en Suisse et de vous mettre à votre compte. La condition est que vous exerciez votre activité sous votre propre responsabilité et à vos propres risques. Si vous ne pouvez plus subvenir à vos propres besoins et devenez dépendant de l’assistance sociale, vous perdrez votre droit de séjour. Vous pouvez évidemment chercher une place de travail, donc devenir un employé rémunéré.
Vous devez faire parvenir à l’office des étrangers du canton de domicile une série de documents, (dans les trois mois suivant votre arrivée en Suisse et dans tous les cas avant de commencer à travailler).
Le ressortissant européen désireux de bénéficier du statut d’indépendant doit démontrer qu’il est établi professionnellement en Suisse ou qu’il a l’intention de le faire durant la période d’installation de 6 mois. Au terme de cette période, la personne fournira, avec la mise en place des conditions nécessaires d’exploitation, la preuve de l’exercice d’une activité indépendante viable et effective. En présence de circonstances valables, cette période peut être prolongée de deux mois. Les motifs doivent cependant être objectifs et plausibles.
Il présentera notamment les documents suivants :
- la preuve d’affiliation à l’AVS ou la preuve d’une affiliation à la SUVA;
- un Business Plan
- la preuve d’un domicile professionnel en Suisse (production d’un contrat de bail portant sur des locaux commerciaux par exemple);
- la preuve que la création de la société annoncée lors du dépôt de la demande a effectivement eu lieu (inscription au registre du commerce par exemple);
- la preuve d’un revenu régulier suffisant démontrant que la personne ne risque pas de devenir dépendante de l’aide sociale;
- la production de données comptables (bilan intermédiaire, carnet de commandes, etc.) attestation fiscale autorisation de la police du commerce, si nécessaire
Si l’étranger fournit la preuve, à l’issue des six mois (huit mois au plus), de l’exercice d’une activité indépendante, une autorisation de séjour d’une durée de cinq ans lui sera délivrée.
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Les différentes démarches à entreprendre, selon que vous soyez résident, frontalier ou non ressortissant de l’Union Européennes
Si vous êtes résident :
Les résidents doivent obligatoirement s’inscrire à une caisse AVS (Assurance vieillesse et Survivant) de leur choix où ils seront par la suite affiliés. Afin d’obtenir le statut d’indépendant, la caisse AVS demandera un certains nombres de documents comme l’inscription au registre de commerce, la preuve d’une activité économique etc… Ces démarches leur serviront à vérifier d’une part que le projet est bien en adéquation avec le statut d’indépendant et d’autre part définir au mieux le domaine d’activité.
Si vous êtes frontalier indépendant :
Les frontaliers doivent déposer une demande de permis de travail frontalier (permis G) auprès de l’Office Cantonal de la Population. Cette demande permet d’exercer en Suisse et d’y résider à condition de rentrer au domicile d’origine un soir par semaine au minimum. La condition principale pour l’obtention du permis G réside dans la possession d’une adresse professionnelle en Suisse et selon l’activité exercée, la nécessité ou non d’un local professionnel.
Par exemple, un indépendant qui exerce dans le domaine de l’informatique n’a pas besoin d’un local car il peut probablement utiliser son propre ordinateur sur le site de son client, il peut donc par exemple faire appel à une simple domiciliation. Tandis qu’un carreleur doit disposer d’un local professionnel pour entreposer ses matériaux et son stock de marchandises (un contrat de bail est à annexer au dossier de demande de permis G).
Un business plan détaillé est également à fournir lors de la demande du permis G. Il doit comporter les éléments suivants :
- Expérience professionnelle du candidat indépendant
- Recherche pour la prospection clientèle (moyens : publicité, etc.)
- Fournisseurs
- Investissement matériel nécessaire à exercer l’activité professionnelle
- Projection annuelle du chiffre d’affaire et du nombre de clients et projets professionnels
Si vous êtes Non ressortissant de l’Union européenne :
Une personne ressortissante d’un pays hors Union Européenne et désireuse de devenir indépendante en Suisse devra avoir obligatoirement une autorisation de séjour de la part du Canton ou de la Confédération et ce dès le premier jour d’activité. Il faut savoir que cette autorisation est difficile à obtenir. Toutefois, il peut y avoir certaines exceptions si le conjoint est citoyen suisse ou s’il détient un permis C.
Devenir indépendant en Suisse : tout ce que vous devez savoir !
Comment devenir travailleur indépendant au Luxembourg ?
Il vous faudra tout d’abord justifier de votre aptitude à exercer son métier. L’autorisation d’établissement ne sera donnée que si les conditions nécessaires sont remplies.
L’obtention de l’autorisation d’établissement est basée sur deux éléments: l’expérience professionnelle et les diplômes, l’un ou l’autre, ou les deux, peuvent être à justifier :
- La justification de l’expérience professionnelle se fait par les certificats de travail fournis par les ex-employeurs.
- Pour les diplômes, si ceux-ci ont été obtenus hors du Luxembourg une demande d’inscription au registre des diplômes doit être faite au préalable (Ministère de l’Education ou Ministère de la Culture et de l’Enseignement Supérieur).
Le demandeur doit également justifier de son honorabilité par la production d’un certificat de non-faillite établi devant notaire et d’un certificat de bonnes vie et moeurs ou d’un extrait du casier judiciaire.
Lorsque les documents sont réunis, la demande peut être introduite pour obtenir l’autorisation d’exercer ainsi que les numéros de TVA et de registre du Commerce.
Comment devenir travailleur indépendant en Angleterre ?
Pour obtenir le statut de self-employed au Royaume-Uni, il vous faut contacter les services fiscaux, baptisés de ce côté-ci de la Manche Her Majesty’s Revenue and Customs (HMRC). Mais avant de les contacter, il faut que vous obteniez un numéro de sécurité sociale britannique (National Insurance number), si vous n’en avez pas déjà un. Cette démarche s’effectue auprès des Jobs centres.
Une fois que vous avez votre National Insurance (NI) number et que vous avez vérifié que votre activité correspond bien au statut de self-employed, vous pouvez vous inscrire en tant que self-employed sur le site du HMRC.
Le statut de freelance
Le terme freelance n’a pas de définition légale. Il ne correspond pas à un statut juridique précis. Il désigne l’ensemble des statuts du travailleur indépendant.
En tant que travailleur indépendant, vous avez le choix entre plusieurs formes juridiques. Il n’y a pas de statut meilleur qu’un autre pour travailler en freelance. Chaque statut juridique possède des avantages et des inconvénients.
- La micro-entreprise permet de bénéficier d’une gestion administrative allégée. Vous réglez vos cotisations sociales, impôts et taxes à l’aide d’un versement unique proportionnel à votre chiffre d’affaires.
Le régime de la micro-entreprise est plafonné à 72 600 € pour les activités de services. Au-delà, vous pouvez continuer sur le régime classique de l’entreprise individuelle mais vous ne bénéficiez plus des avantages de la micro-entreprise (en particulier, les allégements de charges). En tant que micro-entrepreneur, vous êtes affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI).
- En créant une société unipersonnelle, vous limitez votre responsabilité au montant de votre apport (capital social). La création d’une société unipersonnelle est plus complexe que la micro-entreprise.
Le choix entre l’EURL ou la SASU déterminera votre régime social en tant que dirigeant et seul actionnaire. En SASU, vous serez assimilé à un salarié avec la protection sociale liée à ce statut, à l’exception de l’assurance chômage. En EURL, vous serez affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants.
- Pour devenir freelance, vous pouvez choisir la solution du portage salarial. Doté de sa convention collective depuis 2017, ce dispositif constitue une alternative à la création d’une micro-entreprise ou d’une société unipersonnelle.
Vous choisissez alors une société de Portage salarial qui va jouer le rôle d’intermédiaire entre vous et votre client. La société de portage salarial prend à sa charge la gestion administrative de votre activité. En portage salarial, vous bénéficiez du statut de salarié.
Le portage salarial présente un certain coût. La commission de gestion d’une société de portage se situe entre 5% et 10% de votre chiffre d’affaires hors-taxe. De plus, vous serez soumis aux cotisations sociales d’un salarié.
- La CAE offre, en général, des formations pour vous accompagner. Enfin, vous pouvez quitter la CAE quand bon vous semble.
Freelance et clients étrangers
Pour les freelances basés en France, travailler avec des clients étrangers représente de nombreuses opportunités. Collaborer avec des partenaires européens ou internationaux est l’occasion de se familiariser avec de nouvelles cultures et de découvrir de nouvelles méthodes. Il s’agit également d’une bonne façon d’accroître son bassin de prospects et de diluer le risque commercial.
Le contrat, ou le devis (qui vaut contrat) fixent les conditions de votre collaboration. Une fois signé, cet accord a une valeur juridique.
Les points de vigilance :
- Indiquez précisément la monnaie dans laquelle sera facturée la prestation (dollar canadien, dollar australien, euro… etc.).
- Précisez quel est le droit applicable à votre contrat.
- Indiquez quel sera le tribunal compétent en cas de litige.
- Pour vous prémunir contre les mauvais payeurs et vous éviter de fastidieuses procédures de recouvrement, pensez à demander un acompte ou un paiement anticipé avant de commencer votre mission.
Si votre client est situé dans l’Union européenne et dispose d’un numéro de TVA, alors, en principe, vous ne lui facturez pas de TVA (on dit qu’il autoliquide la TVA). Vous devez faire figurer sur vos factures la mention « Exonération de TVA en vertu de l’article 196 de la directive 2006/112/CE ».
Si votre client n’est pas basé en Europe, les choses sont (en principe) plus simples : vous ne facturez pas de TVA.
Freelance et télétravail à l'étranger
Vous vous interrogez sur le télétravail à l’étranger et comment les freelances peuvent bénéficier d’une mobilité internationale sans casse-tête administratif ? Bonne nouvelle pour les freelances, il est désormais possible de déménager et s’expatrier dans un nouveau pays à l’étranger tout en conservant ses clients, même à long terme.
Un nouveau visa spécifique (Digital Nomad Visa) a d’ailleurs vu le jour il y a quelques années permettant aux « nomads » de régulariser leur statut dans les pays demandant un visa. Ce visa leur permet de séjourner dans un pays au-delà de la durée d’un visa touristique.
De nombreux freelances s’orientent vers le portage salarial. Dans ce cas, l’idéal est de passer par une société de gestion d’activité pour freelances.
Passer par une entreprise de gestion d’activité permet aux freelances de ne plus à devoir gérer leur administratif ni de créer d’entreprise locale, pour ainsi se dégager du temps. Mais ce n’est pas tout. La gestion d’activité c’est aussi pouvoir bénéficier d’un contrat de travail local et ainsi pouvoir s’intégrer plus facilement dans un nouveau pays.
Grâce à une société de gestion, vous profitez du meilleur des deux mondes : le salariat et l’indépendance, ce qui vous permet de maximiser votre temps et vos revenus.
Le remote et le télétravail sont désormais largement répandus entre les freelances et leurs clients. En effet, le travail en remote est devenu une nouvelle norme.
Les freelances qui travaillent depuis l’étranger ont une perception positive de leurs conditions de travail.
Quelques inconvénients à prendre en compte :
- Éviter l’isolement.
- Attention au surmenage.
- Les relations humaines : Comme toutes les « relations à distance », parfois le fait de ne pas se voir peut causer des difficultés de communication et créer des ralentissements dans les projets complexes.
Les points clés à retenir pour devenir freelance en 2025
- Le nombre de travailleurs indépendants a augmenté de 25% entre 2010 et 2020
- Plusieurs statuts juridiques sont possibles : En France, micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL/SASU. En Irlande plus simplement et avec beaucoup plus d’avantages avec la Limited
- La gestion fiscale et sociale est déterminante pour la pérennité de l’activité
- Développer son réseau et sa présence en ligne est essentiel pour trouver des clients
- Le cumul avec un emploi salarié est possible sous certaines conditions
Tableau comparatif des statuts juridiques en France et en Irlande
| Statut | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| France | ||
| Autoentreprise | Simplicité administrative, charges calculées sur le CA | Plafond de chiffre d’affaires, options comptables limitées |
| Entreprise individuelle | Pas de capital social requis, flexibilité | Responsabilité illimitée sur les biens personnels |
| EURL/SASU | Responsabilité limitée, crédibilité auprès des clients | Formalités administratives plus lourdes, coûts de création plus élevés |
| Irlande | ||
| Limited | Simplicité administrative, Responsabilité limitée, Pas de capital à verser, Pas de cotisations sociales, Pas d’impôt sur le revenu | Ne pas porter d’activité physique en France avec une Limited (Magasin, porte à porte,…) |
Le choix du statut dépendra de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre volume d’activité prévu.
La vie de freelance et la digital nomadie
La vie de freelance et la digital nomadie sont deux concepts de plus en plus liés. En effet, la digital nomadie permet aux freelances de travailler depuis n’importe où dans le monde, à condition d’avoir une connexion internet stable. Cela offre une grande flexibilité et une liberté de déplacement, ce qui est très attractif pour les freelances qui cherchent à équilibrer leur vie professionnelle et personnelle.
Les avantages de la digital nomadie
La digital nomadie offre de nombreux avantages pour les freelances. Tout d’abord, elle permet de travailler depuis n’importe où dans le monde, ce qui offre une grande flexibilité et une liberté de déplacement. Ensuite, elle permet de découvrir de nouveaux endroits et de nouvelles cultures, ce qui peut être très enrichissant. Enfin, elle permet de travailler dans un environnement souvent plus agréable que celui d’un bureau traditionnel. Imaginez travailler depuis une plage en Thaïlande ou un café à Paris, tout en continuant à gérer vos projets et à satisfaire vos clients.
Les inconvénients de la digital nomadie
Cependant, la digital nomadie peut également présenter des inconvénients. Tout d’abord, elle peut être difficile à gérer pour les freelances qui ont des clients exigeant une présence physique. Ensuite, elle peut être difficile à équilibrer avec la vie personnelle, car il peut être compliqué de séparer le travail et la vie personnelle lorsqu’on travaille depuis n’importe où. Enfin, elle peut être coûteuse, car il faut souvent payer pour les logements et les transports. Il est donc crucial de bien planifier et de gérer son budget pour éviter les mauvaises surprises.
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