Histoire et origine de la carte Ape de Bard
La carte bancaire est aujourd’hui au cœur de notre quotidien. Elle est l’une des innovations qui a le plus transformé notre rapport à l’argent et aux transactions, et pourtant, derrière sa simplicité d’utilisation se cache une histoire riche en évolutions technologiques et sécuritaires.
Les prémices et les premières expérimentations
Partiellement vrai. La première carte de crédit a vu le jour en 1951 aux Etats-Unis suite à un lancement par l'entreprise Diners Club. Cette initiative américaine a ensuite été suivie en 1967 par les 5 plus grandes banques françaises pour une mise en place progressive dans l'Hexagone.
Dès les années 1950, l’idée de faciliter les paiements avec une simple carte a pris racine aux États-Unis avant de traverser l’Atlantique pour atteindre la France. La Carte Bleue française est née d’une inspiration. Celle suscitée par la Chase Manhattan Bank notamment où, dès la fin des années 1950, le système de carte de crédit est développé.
La création de la Carte Bleue et le lancement en France
La carte bancaire débute en 1951 aux États-Unis avec la création de la première carte de crédit par Diners Club sous forme de petit carnet. Cette invention révolutionnaire a jeté les bases de ce qui allait devenir un outil incontournable dans les transactions modernes. Les banques commerciales françaises s’intéressent à ce concept et amorcent une collaboration en 1965 pour la création d’une carte de paiement.
En 1967, après deux ans d’études, la Carte Bleue, première carte bancaire, est lancée par les 5 plus grandes institutions bancaires françaises : la Banque nationale de Paris (BNP), le Crédit lyonnais, la Société générale, le Crédit commercial de France et le Crédit industriel et commercial. Ce groupement de banques opte pour le logo CB, composé de deux lettres “C” et “B”, créé par l’illustrateur Chourgnoz. Ce logo deviendra un symbole fort de la carte bancaire.
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Le choix du nom “Carte Bleue” pour la première carte bancaire française n’est pas anodin. La couleur bleue est reconnue pour être un symbole de sérénité et de confiance, et a été utilisée pour la carte Bleue pour évoquer l’immensité céleste.
La Carte Bleue est une carte en plastique avec les informations relatives aux porteurs inscrites en relief telles que nom, prénom, adresse et numéro de compte. Elle est tout dabord conçue pour retirer de l’espace au guichet avant de permettre le paiement de ses achats auprès des commerçants.
Déploiement, hésitations et interbancarité
À cette période, les pouvoirs publics souhaitent voir la France rattraper son retard dans les technologies de l’information. On entend promouvoir une informatique à la française. Pour autant, la Carte Bleue est accueillie avec méfiance par les commerçants. La première année, seuls 12 000 d’entre eux adoptent ce système de paiement. Les commissions prélevées par les banques à chaque opération sont très mal perçues. Le développement de la CB est lent.
En 1970, 40 000 commerçants l’ont adoptée et l’on compte 400 000 porteurs en France. Les distributeurs automatiques de billets (DAB), créés en 1968 avec des cartes spéciales préchargées, favorisent progressivement son intégration dans le quotidien des Français. En 1968 à Paris apparaît le premier distributeur automatique de billets (DAB) permettant de retirer de l’argent liquide grâce à leur carte bancaire “Carte Bleue” sans se rendre aux guichets.
Le 1er avril 1974, une Carte Bleue internationale est lancée, en plus du système national. Pour renforcer la position de la Carte Bleue, l’interbancarité est nécessaire. Car à la fin des années 1970, trois cartes différentes coexistent en France : la Carte Bleue, la Carte Verte du Crédit Agricole et l’Intercarte proposée par le Groupe des Banques populaires. Or les systèmes ne sont pas compatibles chez les commerçants, rattachés à l’un ou l’autre dispositif. Après d’intenses négociations, les Banques populaires puis le Crédit agricole rejoignent le Groupement Carte Bleue en 1984. La carte y gagne une couleur verte qui se mêle au bleu…. Un Système national de paiement par carte (SNPC) est créé. C’est une première mondiale. Il est désormais possible, pour tous les porteurs des différentes cartes, de faire des paiements et retraits où ils le souhaitent.
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Innovations techniques : magnétique, sabot et puce
En 1971, les cartes bancaires CB sont confrontées à une hausse de la fraude. Pour lutter contre celle-ci, des pistes magnétiques sont ajoutées sur la Carte Bleue afin de pouvoir vérifier l’identité du porteur. Cette vérification est réalisée par les distributeurs automatiques de billets. En 1971, les DAB acceptent les cartes de paiement avec piste magnétique.
Également appelé fer à repasser, le sabot consistait par un geste énergique latéral du commerçant à imprimer sur du papier carbone l'empreinte de la carte bancaire. Elle constituait la preuve physique du paiement pour les deux parties, moyennant la signature de la facturette. Bien que rudimentaire, cette méthode a permis de simplifier les paiements tout en assurant la sécurité des informations bancaires du client.
Partiellement vrai. En 1974, Roland Moréno, un ingénieur français, met au point « un objet portable à mémoire » qui ouvre la voie à la carte de paiement à puce à la fin des années 1970. En 1974, l’inventeur français Roland Moreno crée la première carte bancaire à puce. Ce dispositif permet de stocker et de protéger les informations des porteurs de manière électronique. Initialement utilisée pour les distributeurs automatiques de billets, la carte à puce trouve rapidement sa place dans les transactions chez les commerçants, remplaçant progressivement les cartes en relief et le « fer à repasser ».
La carte à mémoire s’impose comme une solution alternative au paiement online. En effet, la possibilité de stocker des données dans la puce rend inutile la liaison permanente avec la banque. La carte à puce, adoptée en 1985, renforce la sécurité.
Sécurité accrue dans les années 1980 et 1990
Les années 1980 marquent une période de développement rapide pour la carte bancaire en France, avec une adoption massive et l’introduction de nombreuses innovations techniques pour renforcer la sécurité des transactions.
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En 1984, la carte bancaire CB connaît un véritable essor en France. En seulement quelques années, le nombre de cartes en circulation atteint les 10 millions. Cette adoption massive témoigne de la confiance croissante des consommateurs et des commerçants dans ce moyen de paiement, devenu incontournable.
En 1985, un élément de sécurité innovant est introduit : le tatouage sécuritaire. Ce dispositif consiste à apposer un motif invisible sur la carte, visible uniquement sous certaines conditions de lumière. Il permet de vérifier l’authenticité de la carte. Ce premier pas vers une sécurité renforcée marque un tournant dans la lutte contre la fraude.
Deux ans plus tard, en 1987, un autre élément de sécurité fait son apparition : l’hologramme. Cet ajout visuel est une petite image aux reflets changeants avec un effet 3D. Il est très difficile à reproduire et ainsi destiné à rendre la carte bancaire infalsifiable. L’holographie devient un standard de sécurité sur les cartes bancaires CB et renforce la confiance des utilisateurs en offrant une protection accrue contre les fraudes.
L’année 1990 voit une innovation majeure avec l’introduction du code PIN (Personal Identification Number), un code à 4 chiffres permettant de vérifier l’identité du porteur de la carte bancaire. Ce code, personnel et confidentiel, est demandé lors de chaque transaction par carte à puce, garantissant une sécurité renforcée. Parallèlement, les premiers terminaux de paiement électronique (TPE) sont déployés chez les commerçants, rendant les paiements plus rapides et plus sûrs.
XXIe siècle : personnalisation, sans contact et biométrie
Le début du 21ème siècle est marqué par des évolutions technologiques majeures qui transforment le paysage des paiements. Ces innovations permettent d’accroître la sécurité des transactions tout en offrant plus de commodité aux utilisateurs.
En 2000 le cryptogramme visuel est créé et ajouté aux cartes bancaires. Le cryptogramme visuel est un code à 3 chiffres intégrée sur la bande de signature au dos de la carte bancaire. Elle offre une couche supplémentaire de protection aux paiements, particulièrement pour les règlements à distance. De plus, depuis le début des années 2000, il est possible de personnaliser sa carte bancaire avec des photos ou des images choisies par l’utilisateur.
L’année 2005 marque le début des tests pour une nouvelle technologie qui révolutionne les paiements : le sans contact. Ces tests sur le paiement en sans contact durent jusqu’en 2011. Faux. Les premières expérimentations datent de 2005 (à Caen puis à Nice) et se sont étalées jusqu'en 2011.
En 2012, suite à de nombreuses années de tests, le paiement sans contact est validé et déployé progressivement sur l’ensemble de l’hexagone. Afin d’assurer la sécurité des transactions et limiter la fraude, l’utilisation du paiement sans contact est réglementée. Il est utilisable pour les règlements égaux ou inférieurs à 20€. Après avoir réalisé 5 paiements sans contact consécutifs ou bien après avoir réglé au total 100€ d’affilée en sans contact, l’utilisateur doit insérer sa carte bancaire dans le terminal de paiement (TPE) et saisir son code confidentiel afin d’attester qu’il en bien le titulaire. Suite à cela, le porteur de la carte a de nouveaux accès au service de paiement sans contact.
Avec le paiement sans contact, est également développé le paiement biométrique qui permet de valider un paiement avec son empreinte digitale ou la reconnaissance faciale. Cette technologie sera principalement utilisée pour réaliser des paiements en sans contact via son smartphone.
En 2015 voit le jour le cryptogramme dynamique. Contrairement au cryptogramme visuel statique, ce code à trois chiffres change régulièrement, rendant la carte beaucoup plus difficile à copier ou à utiliser de manière frauduleuse.
Adoption massive et nouvelles habitudes de paiement
En 2020, la pandémie de Covid-19 accélère l’adoption du sans contact. Le paiement sans contact est ensuite considéré comme un mode de règlement plus hygiénique et pratique. Pour s’adapter à ces nouvelles habitudes de paiement, le plafond de paiement sans contact est relevé à 50 euros, facilitant ainsi l’utilisation de cette technologie pour des transactions de montants plus élevés.
En 2022, le paiement sans contact atteint un niveau record en France, avec plus de 7 milliards de transactions effectuées via cette technologie. Ce chiffre impressionnant illustre l’adoption massive du sans contact par les Français, devenue une véritable norme pour les paiements du quotidien. En parallèle, le paiement par smartphone, grâce à des technologies comme Apple Pay, Google Pay, ou encore Samsung Pay, connaît une expansion rapide.
LES EXPERTS BANQUE - Histoire de la carte bancaire
Tableau récapitulatif des dates-clés
| Année | Événement |
|---|---|
| 1951 | Création de la première carte de crédit par Diners Club (États-Unis) |
| 1967 | Lancement de la Carte Bleue en France par 5 grandes banques |
| 1968 | Premier DAB à Paris |
| 1971 | Introduction de la piste magnétique |
| 1974 | Invention de la carte à puce par Roland Moreno |
| 1984 | Adoption massive de la CB (10 millions de cartes) |
| 1985-1987 | Tatouage sécuritaire puis hologramme |
| 1990 | Introduction du code PIN et déploiement des TPE |
| 2000 | Cryptogramme visuel et personnalisation des cartes |
| 2005-2011 | Tests du paiement sans contact |
| 2012 | Déploiement du sans contact et développement du paiement biométrique |
| 2015 | Cryptogramme dynamique |
| 2020 | Relèvement du plafond du sans contact à 50€ |
| 2022 | Plus de 7 milliards de transactions sans contact en France |
Notes sur la propriété, l'utilisation et la diversité des moyens de paiement
Faux. Même si elle est remise au titulaire qui la conserve au quotidien, la carte bancaire reste la propriété de la banque. Faux. En 2021, la part des moyens de paiement scripturaux (hors espèces) réalisés par carte bancaire s'est élevée à 56,9 %. Cela a représenté 16,16 milliards d'opérations (2).
Faux. Il existe deux types de carte bancaire. La carte de débit correspond au mode de paiement à débit immédiat (sous réserve de provision suffisante sur le compte), alors que la carte de crédit concerne les règlements à débit différé, gratuits ou avec intérêts, cumulés et débités généralement en fin de mois.
La carte bancaire a déjà un riche passé mais le monde digital lui a ouvert le champ des possibles. Les moyens de paiement sont multiples et ont tous leurs spécificités : vocation, rapidité, support physique ou flux dématérialisé… Face aux nouveaux défis du numérique et de la sécurité, elle continuera sans doute d’évoluer pour répondre aux attentes toujours plus élevées des consommateurs et garantir des transactions toujours plus sûres et fluides.
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