L'Artisanat du Nord: Fabrication de Chaussettes Traditionnelles et le Pull Islandais

L'artisanat du nord recèle des trésors de savoir-faire et de traditions, dont la fabrication de chaussettes et de vêtements en laine occupe une place de choix. En Islande, le lopapeysa, ou pull islandais, est devenu un symbole national, tandis que dans d'autres régions nordiques, les techniques de tricot ancestrales perdurent, adaptées aux besoins modernes.

Pull islandais Lopapeysa

Lopapeysa, le fameux pull islandais.

Le Lopapeysa : Un Symbole Islandais Moderne

Au cours de l’hiver 2015, Robert C. Barber, ambassadeur des États-Unis fraîchement nommé en Islande, affiche son enthousiasme sur les réseaux sociaux en visitant les monuments emblématiques de l’île. Il poste fièrement une vidéo de son acquisition en boutique d’une lopapeysa, le fameux pull islandais. Coutume locale des plus faciles à adopter, ce pull peuple aussi bien l’imaginaire international de cette île de l’ultra-nord au climat bien souvent froid et capricieux que les placards islandais. Depuis la crise financière de 2008, la puissance évocatrice de ce vêtement a gagné une ampleur inédite.

Le chandail à motif jacquard à l’encolure et aux poignets est célébré comme le costume national islandais. Pourtant la lopapeysa ne s’expose pas au musée. À l’échelle de l’histoire du pays, c’est une invention dernier cri. Une fois la tradition inventée, les prétextes à son intronisation s’inventent et puisent dans les valeurs et l’histoire ancienne et très récente de l’Islande, surchargeant de sens cette pièce de lainage.

« La lopapeysa est redevenue populaire à un tel point qu’il a été élu cadeau le plus populaire de Noël en 2010. Le pull islandais était à nouveau à la mode ! La presse internationale redécouvre l’Islande à l’occasion de l’effondrement de son économie. Au milieu des concerts de casseroles de l’hiver 2008-2009, exprimant l’indignation sociale face à la crise, on trouve aussi des happenings de tricoteuses devant le Parlement affirmant « tricoter pour les générations futures ». Interrogées sur leurs solutions alternatives pour pallier la chute de leur niveau de vie, ces Islandaises affirment qu’après avoir presque tout perdu elles ont trouvé un revenu d’appoint en tricotant des pulls à domicile.

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La crise exhume le tricot. L’image des héros islandais des années 2000, ces « Nouveaux Vikings », aventuriers de la finance, aujourd’hui accusés de la déroute du pays, s’accommodaient assez mal de ce type d’activité désuète.

Le Tricot en Islande : Une Tradition Revitalisée

Ancienne avocate française expatriée en Islande il y a vingt ans, Hélène Magnusson est devenue créatrice de fils à tricoter et de patrons de tricot. « Quand je suis arrivée en Islande dans les années 1990, personne ne s’intéressait à l’histoire des pratiques anciennes de tricot, les Islandais ne voulaient pas en parler parce que ça leur rappelait le temps où l’on portait des chaussures en peau de poisson.

Lorsque l’Islande a accédé à son indépendance en 1944, il y a eu un véritable rejet du passé. La domination danoise était identifiée à la misère qu’avait connue l’Islande pendant des siècles. Pourtant le tricot fait bien partie des activités d’autosubsistance élémentaires des fermes qui composent l’essentiel de l’habitat et du mode de vie des insulaires jusqu’au milieu du xxe siècle.

La technique du tricot est introduite en Islande au xvie siècle et se diffuse très rapidement grâce à sa simplicité de mise en œuvre et au faible équipement qu’elle réclame. Colonie délaissée de l’empire danois, frappée d’interdiction de toute relation commerciale en dehors de sa métropole, la survie de l’île repose sur l’exploitation quotidienne des ressources naturelles : la pêche, l’élevage de moutons, et la mise à profit de leur laine. Les Islandais tricotent alors pour leurs propres besoins mais surtout pour l’échange et l’exportation.

Elsa E. Gudjonsson note : « On tricotait une grande variété de vêtements pour l’usage domestique mais au début du xviie siècle les exportations de chaussettes et de moufles devinrent une importante source de revenus pour les Islandais et ce jusqu’au milieu du xviiie siècle. » La majorité de cette production est absorbée par le Danemark. Ce « tricot-monnaie » permet aux Islandais de régler leurs taxes et d’acquérir les nombreux produits et matières premières qui leur manquent à commencer par le bois et le blé.

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Le tricot devient monnaie d’échange : l’évêque Gudbrandur Porlaksson de Holar, mentionne dans ses lettres conservées qu’entre 1582 et 1583 des pièces de tricot, probablement des bas, lui ont été livrées pour les loyers des terres qui lui appartenaient.

Vestiges du Passé : Découvertes Archéologiques

Une moufle trouvée en 1981 lors de fouilles archéologiques sur le site de la ferme de Stora-Borg, au sud du glacier Eyjafjallajökull, a été datée du début du xvie siècle, c’est probablement l’objet tricoté le plus ancien d’Islande avec un bonnet retrouvé en 1987 à Viðey. Elsa E. Gudjonsson mentionne dix moufles à deux pouces, qui semblent avoir été exportées d’Islande, retrouvées sur des sites archéologiques dans la région de Copenhague. Le document d’export le plus ancien qui mentionne des vêtements tricotés date de 1624 : les Islandais exportent plus de 72 000 paires de chaussettes et 12 000 paires de moufles à double pouces, cette année-là.

L’exportation de chandails est mentionnée pour la première fois en 1743, année au cours de laquelle plus de 1 200 pulls sont exportés ainsi que 200 000 paires de chaussettes et 110 000 paires de moufles.

L’exportation de pulls atteint son maximum en 1849, année où plus de 8000 pièces sont exportées. L’Islande compte seulement 80 000 habitants à la fin du xixe siècle. Pour autant, aucune trace du fameux pull islandais avec sa bande en jacquard dans toutes ces archives.

« Le tricot est devenu la deuxième source de revenus après la pêche et tout le monde tricotait. C’est pratique [le tricot] on l’emmène partout. Les femmes, les enfants, les hommes tricotaient tout le temps, des chaussettes par milliers. On dispose de registres très précis des autorités danoises, il y a même des recommandations du gouvernement sur les quantités produites, par exemple, pour les hommes : quatre paires de chaussettes par semaine. Donc on tricotait tout le temps, dès qu’on avait un moment de libre.

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« Les femmes qui travaillaient devaient faire une paire de chaussettes par jour, deux femmes en tandem et se faisant face devaient produire six corps de pull ou quatre pulls entiers par semaine, les enfants : une paire de moufles à un pouce par semaine et la charge de travail augmentait avec leur âge. Les gens tricotaient donc très vite et à chaque fois que l’occasion se présentait, pas seulement pendant les pauses dans leur temps de travail mais aussi en extérieur en gardant les bêtes ou simplement en se déplaçant, même en hiver.

La haute saison du tricot s’étend du début de l’automne jusqu’au Nouvel An, surtout pour pourvoir aux besoins de vêtements chauds, mais aussi parce que les vêtements tricotés pouvaient être vendus en ville avant Noël. Le métier à tisser était resté l’apanage des femmes mais l’introduction du tricot permet aux enfants et aux hommes de contribuer à la subsistance de la famille.

L'Évolution du Tricot et l'Apparition du Lopi

« Les hommes tricotaient mais cela a changé. La demande de produits tricotés en provenance d’Islande a diminué à la suite de la Révolution industrielle au xixe siècle. Les Islandais ont commencé à mécaniser l’industrie de la laine vers 1880 et sont ensuite devenus des exportateurs de laine brute en augmentant leur cheptel de moutons. En 1908, les usines de laine ont créé le fil lopi, matière première du futur pull islandais. Après cela, les enfants et les hommes ont cessé de tricoter.

Jusqu’à la fin du xixe siècle, les deux types de poil du mouton étaient travaillés séparément. L’un pour les lainages fins, les sous-vêtements ou les dentelles, tandis que l’autre était réservé aux pièces plus grossières, les vêtements de travail ou d’extérieur. Les deux fibres sont désormais travaillées ensemble dans les usines de laine. Ce fil lopi, primordial dans la composition d’une lopapeysa n’est pas issu de la tradition du fait main mais s’avère être le fruit des limites techniques de la mécanisation du filage de la laine.

« La toison [du mouton islandais] comprend deux types de poil : une couche intérieure de poils courts et doux, þel, et une couche extérieure de poils plus longs et plus grossiers, tog, qui agissent comme un imperméable sur la couche interne. Avant l’industrialisation, alors que la laine était exclusivement travaillée à la main, les deux types de fibres étaient séparés et utilisés différemment pour divers types de textiles. La qualité du travail de la laine dépend largement de cette séparation consciencieuse et de l’exploitation des différentes qualités.

Dès les années 1920, le temps manque pour tricoter du fait de l’exode rural vers les côtes où se concentrent les activités, notamment de pêche, et du fait de l’augmentation du travail des femmes en dehors du foyer familial. Des solutions pour un tricot plus rapide au moyen du lopi sont inventées. Le lopi prêt à tricoter rend le travail de filage préalable inutile et les aiguilles à tricoter circulaires sont adoptées dans les années 1930, permettant de concevoir des pièces tubulaires sans avoir à coudre différentes parties du tricot à plat exécuté à l’aide d’aiguilles droites.

« Des pulls tricotés en lopi islandais apparaissent dès 1912, plus volumineux et tricotés de manière plus lâche que les pulls féroïens, norvégiens ou suédois qui étaient tous pareillement blancs avec un motif sombre. La version islandaise n’avait alors pas de motifs, si ce n’est un effet noir et blanc obtenu en utilisant un fil moucheté. Ils sont les prédécesseurs des lopapeysur dans la mesure où le fil lopi est utilisé.

Du fait de la Première Guerre mondiale et de l’interruption des relations commerciales, les grands magasins fermèrent et les importations de prêt-à-porter cessèrent pour l’essentiel de même qu’au moment de la récession du début des années 1930, l’Islande a dû recourir à sa propre laine et au fil lopi. Par exemple, c’est seulement à ce moment-là que l’on voit apparaître des pulls pour femmes tricotés à la main. Ce fil a probablement gagné en popularité auprès des femmes de la classe ouvrière, pour lesquelles le tricot était une activité qui allait de soi et utile pour joindre les deux bouts.

Le lopi était une innovation bienvenue au moment où les emplois se raréfiaient en zone rurale : il était bon marché, et permettait l’exécution très rapide de pièce de vêtements. Mais dans les villes très peu savaient encore simplement tricoter. Les tendances venues de l’étranger influençaient la mode islandaise et porter des vêtements faits de tissus importés cousus à l’aide des nouvelles machines à coudre était un signe d’élégance. Pour les plus fortunés, certains magasins de Reykjavík vendaient des vêtements de prêt-à-porter et des vêtements faits sur mesure, selon les dernières tendances.

L'Artisanat et l'Identité Nationale

Cependant, les Islandais se montrent soucieux de contrer leur image de peuple rustique. Symbole de l’isolement et d’une temporalité trop rurale, la référence à une « nation tricoteuse » est escamotée dans le nouveau discours national et dans l’imaginaire de l’Islande indépendante.

Les autorités concentrent davantage leurs efforts à rassembler les sources de l’histoire islandaise sur l’image conquérante de leur passé viking et des chefs-d’œuvre littéraires, les sagas, érigées en monument national, faisant fi de la période coloniale.

Parmi les nombreux mythes qui entourent l’invention de la lopapeysa, Auður Sveinsdóttir, l’épouse d’Halldor Laxness tient également une place de choix.

Un modèle apparaît au début des années 1930 : le pull « eskimo » ou groenlandais. L’apparence dite « groenlandaise » s’exprimait principalement dans les motifs colorés des épaules qui rappelaient le costume national des femmes groenlandaises avec leur parure brodée de perles. Ces pulls étaient tricotés à partir de fils importés de diverses couleurs, ou de lopi teint à l’aide de plantes ou de chimie synthétique. Ces « pulls eskimo » étaient des objets souvenirs que l’on rapportait volontiers d’Islande.

Cette dernière faisait partie jusqu’en 1944 du royaume outre-mer du Danemark avec les îles Féroé et le Groenland. Dans l’imaginaire des touristes, toutes ces terres nordiques se confondent. Il n’est donc pas surprenant que beaucoup de gens pensent alors que les Islandais peuvent être des Esquimaux et portent les mêmes vêtements. Ces « pulls esquimaux » islandais...

L'Artisanat Textile dans d'Autres Régions Nordiques

Bien que l'Islande soit particulièrement connue pour son lopapeysa, d'autres régions nordiques possèdent également des traditions textiles riches et variées :

  • Finlande : Le design finlandais est réputé pour son esthétique épurée et l'utilisation de matériaux naturels comme le bois. Les textiles, souvent ornés de motifs colorés et originaux, sont également très prisés.
  • Laponie : L'artisanat du peuple Same se distingue par l'utilisation de bois de bouleau, de peaux et de bois de rennes. Les vêtements traditionnels, les couteaux et les tasses en bois (kuksas) sont des souvenirs populaires.

Souvenirs de Finlande et de Laponie

Vous prévoyez un voyage en Finlande et ou en Laponie mais vous vous demandez ce que vous pourrez ramener comme souvenirs du pays ? A Helsinki, vous devez faire un tour dans le plus grand centre commercial Stockmann. On y trouve plusieurs enseignes comme Artek et le verre d’Ittala mais aussi Marimekko, une grande marque finlandaise réputée dans le secteur de l’habillement, des textiles et de la décoration intérieure. Je suis beaucoup de blogs déco (Scandinavianhomes, scandinavian.interior…) qui mettent en avant ce style unique au monde. Les objets de design finlandais sont des souvenirs incontournables et authentiques.

Il existe à Helsinki, du côté du square Diananpuisto le « Design District » un quartier tout entier dédié au design. Le Design Forum est quant à lui l’endroit parfait pour découvrir les grands classiques de l’artisanat d’art et du design finlandais. Il y a une marque que j’affectionne particulièrement c’est Pentik. Pour les petits, impossible de passer à côte des Moomins, ce « babar finlandais » aux yeux grands ouverts sur le monde!

Si vous prévoyez un voyage en Laponie, vous verrez de nombreux objets d’artisanat du peuple Same, traditionnellement fabriqués en bois de bouleau, en peaux ou bois de rennes. Le rennes est utilisé sous toutes ses formes et rien n’est jeté: on mange sa viande et l’on garde la peau et les os pour se couvrir, fabriquer des vêtements et objets. Lorsque je vivais la bas, j’avais autour de ma ceinture de guide, une kuksa, cette incontournable petite tasse en bois, taillée principalement dans ce que l’on appelle la loupe du bouleau, c’est à dire l’excroissance ligneuse qui pousse sur le tronc et les branches de certains arbres.

Messieurs, vous trouverez aussi de beaux couteaux de différentes tailles, en bois de renne et lame d’acier. Mesdames, vous pourrez craquer sur des vêtements traditionnels aux couleurs sames (rouge, vert, jaune et bleu), des pulls, chaussettes en laines ou gilets tricotés à la main, des chapkas… Il y a aussi des boots en peaux de rennes, des bois de rennes en décoration et de la vaisselle imitation bois, mon petit coup de cœur, la marque Kupilka. Attention les prix ne sont pas donnés et grimpent vite à la caisse!

De nombreuses boutiques de Laponie proposent une variété de souvenirs, de spécialités locales, des bijoux, de la vaisselle et des vêtements mais aussi des accessoires inspirés de la culture Sámi traditionnelle. Pour les amoureux de chocolat, vous pouvez ramener du Fazer, le meilleur chocolat finlandais.

Kuksa, tasse traditionnelle en bois de Laponie

Kuksa, une tasse en bois traditionnelle de Laponie.

Le Tissage et la Valorisation des Richesses Locales

Au sein des ateliers Laines Paysannes, les tapis sont tissés à la main sur des métiers traditionnels. Grâce à l’intelligence de la main, les créations sont uniques, singulières et leur valeur inégalable. Bien plus qu’un éloge de la lenteur, le travail de tissage manuel, permet de s’affranchir des contraintes de l’industrie et d’offrir à la tisserande la possibilité d’exprimer son art et sa créativité.

Le tissage traditionnel est aussi une composante de notre patrimoine immatériel transmis par apprentissage que nous voulons préserver et perpétuer.Navette, temple, peigne, cadratin, bobinoir, ourdissoir, canette, lices…auriez-vous l’impression de voyager dans un pays où la langue vous est étrangère ? La découverte de ces outils : leurs usages, leur fabrication nous raconte une histoire qui continue de s’écrire grâce aux tisserands de notre époque qui innovent dans leur approche et leur rapport au tissage.

Depuis le lancement des ateliers Laines Paysannes, nous nous attachons à valoriser les richesses du territoire sur lequel nous sommes ancrés. La laine, matière locale qui compose les tapis, est récoltée, triée par nos soins puis transformée en Ariège.

Le Portugal et ses Traditions Textiles

Le Portugal est un pays riche en histoire et en culture, et ses traditions textiles en sont un témoignage vivant. Le lin est l’un des textiles les plus anciens du Portugal et reste un élément clé de la production textile du pays. Guimarães, située dans le nord du Portugal, est particulièrement renommée pour ses produits en lin.

La tradition du lin à Guimarães remonte à plusieurs siècles. Les méthodes de culture et de traitement du lin ont été perfectionnées au fil des générations, intégrant à la fois des techniques artisanales et des innovations modernes. Les textiles en lin de Guimarães sont principalement utilisés pour la confection de linge de maison, comme les draps, les nappes, les serviettes et les rideaux.

La Chita de Alcobaça est un tissu de coton imprimé, originaire de la région d’Alcobaça. Apparu au XVIIIe siècle, la Chita de Alcobaça a été influencée par les tissus indiens importés par les Portugais. Ces tissus sont produits à partir de coton de haute qualité et sont imprimés avec des motifs floraux et des scènes pastorales. La Chita de Alcobaça est utilisée pour la confection de vêtements traditionnels, de nappes, de rideaux et d’autres articles de décoration intérieure.

Les broderies de Madeira sont mondialement reconnues pour leur finesse et leur élégance. L’art de la broderie à Madeira a commencé au XIXe siècle et a rapidement gagné une réputation internationale. Les broderies de Madeira se distinguent par leur complexité et leur précision. Les motifs incluent des fleurs, des feuilles, des scènes pastorales et des motifs géométriques. Les produits brodés de Madeira sont souvent utilisés pour des occasions spéciales, notamment des mariages et des événements formels.

Les azulejos, ces célèbres carreaux de céramique peints qui ornent de nombreux bâtiments portugais, ont également inspiré les motifs textiles. Les azulejos sont apparus au Portugal au XVe siècle, influencés par les styles mauresques et espagnols. Ces carreaux sont souvent décorés de motifs géométriques, de scènes historiques ou de motifs floraux. Aujourd’hui, les motifs azulejos sont utilisés dans une variété de textiles, y compris les vêtements, les accessoires et les articles de décoration intérieure.

Les « lenços de namorados » ou « mouchoirs des amoureux » sont une tradition textile du nord du Portugal, particulièrement de la région de Minho. Les Lenços de Namorados remontent au XVIIIe siècle et sont souvent brodés avec des motifs de cœurs, de fleurs et des messages d’amour. Chaque Lenço est unique, reflétant les émotions et la créativité de la brodeuse.

Covilhã, souvent appelée la « Manchester du Portugal », est un centre historique de l’industrie lainière. L’industrie lainière à Covilhã a une longue histoire qui remonte au Moyen Âge. La ville a évolué pour devenir un centre majeur de production textile grâce à ses ressources naturelles abondantes et à son savoir-faire technique.

Les usines de Covilhã produisent une large gamme de produits, y compris des tissus pour vêtements, des tapis et des couvertures. Les tapisseries de Portalegre, produites dans la région de l’Alentejo, sont célèbres pour leur technique de tissage unique qui permet de créer des dessins détaillés et complexes. La technique de tissage de Portalegre utilise un grand nombre de fils très fins, permettant de créer des détails précis et des transitions de couleur douces. Les tapisseries de Portalegre sont utilisées comme décorations murales dans les maisons, les bureaux et les bâtiments publics.

La région de Serra da Estrela est connue pour ses tricots en laine, notamment les chaussettes et les gilets en laine de mouton. Les tricots de Serra da Estrela sont fabriqués à partir de laine de mouton locale, filée et tricotée selon des techniques traditionnelles. Les produits tricotés de Serra da Estrela sont populaires non seulement au Portugal mais aussi à l’international.

Le Portugal est également à l’avant-garde en matière de production textile durable. De nombreux producteurs de lin et de coton au Portugal se tournent vers des méthodes de culture biologique. Ces pratiques réduisent l’impact environnemental de la production textile, en utilisant moins de pesticides et d’engrais chimiques. L’industrie textile portugaise met également en œuvre des initiatives de recyclage et de réutilisation des matériaux.

De nombreux fabricants de textiles portugais cherchent à obtenir des certifications écologiques, telles que le Global Organic Textile Standard (GOTS) et le label OEKO-TEX. Le patrimoine textile du Portugal est riche et diversifié, englobe une multitude de techniques artisanales, de motifs traditionnels et de matériaux de haute qualité.

Ressources Utiles

  • Museu do Traje e das Tradições : Ce musée a une collection de vêtements traditionnels portugais et donne des informations sur les techniques de fabrication textiles.
  • Museu Nacional do Azulejo : Un musée dédié aux célèbres carreaux de céramique portugais, y compris des expositions sur les motifs azulejos dans les textiles.
  • Centro de Portugal : Découvrez les traditions textiles de la région centrale du Portugal, y compris Guimarães et Covilhã.
  • Embroideries of Madeira : Une organisation dédiée à la préservation et à la promotion des broderies de Madeira.
  • Global Organic Textile Standard (GOTS) : Informations sur les certifications écologiques pour les textiles biologiques.
  • Oeko-Tex : Informations sur les certifications pour des textiles testés contre les substances nocives et produits de manière durable.
  • Visit Portugal : Le site officiel du tourisme au Portugal, pour des informations sur les destinations, les cultures et les traditions.

Inspirées par l’amour du voyage et la quête d’authenticité, nos créations Poropango célèbrent l’union entre l’aventure et la réflexion. Chaque pièce est conçue avec passion, avec un équilibre mesuré entre esthétique moderne et inspiration tirée des cultures du monde.

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