Avis sur Bardage Bois SARL Christophe : choix, matériaux, durabilité et pose

Les matériaux de bardage en bois, composite, fibres et ciment, sont nombreux. Pour chacun d’eux, la gamme est large, les avantages aussi. Il reste à déterminer ceux qui sont les plus adaptés à votre projet et votre sensibilité.

Critères de choix : esthétique, technique, environnement et budget

Pour trouver le bardage le plus approprié, le critère esthétique est déterminant, mais les considérations environnementales, les exigences techniques, l’entretien, et le budget sont tout aussi essentiels. L’esthétique, liée à l’architecture du bâtiment, dépend du matériau, de son aspect, des couleurs, formes et assemblages des éléments. La tenue dans le temps est à prendre en compte, notamment lorsqu’il s’agit d’un bardage bois dont l’aspect évolue rapidement, se patinant d’un gris plus ou moins prononcé, en fonction des essences. Autre facteur à influer fortement sur l’aspect visuel du bardage, ce sont les conditions climatiques.

Ainsi, certaines conditions extrêmes, ou un taux d’humidité élevé (supérieur à 20 %) sur de longues périodes nécessitent de bien réfléchir au choix de l’essence, avec ou sans traitement, lorsqu’il s’agit d’un bardage bois. Dans ce dernier cas, s’appuyer sur le DTU 41.2 « Revêtements extérieurs en bois » est incontournable (les DTU sont des documents présentant les règles techniques relatives à l’exécution de travaux de construction spécifiques). Elle est l’assurance d’une bonne durabilité et garantit la sécurité de l’ouvrage.

Essences naturelles : résineux et feuillus

Naturellement durables (de 15€ à 90€ le m² TTC), il s’agit le plus souvent de résineux, comme le douglas, le mélèze ou le red cedar. Ces essences, naturellement résistantes aux intempéries, attaques d’insectes et de champignons, ont de belles teintes chaudes. Mais elles grisonnent avec le temps. Exposée à la lumière, au contact de l’eau et en raison du contenu de l’air (poussière, spores de champignons,pollutions, métaux…), leur couleur se modifie naturellement et de façon plus ou moins prononcée selon l’implantation géographique et la conception de l’ouvrage.

Quant aux épicéas et sapins, ils doivent faire l’objet d’un procédé de préservation ( autoclave ou traitement à haute température-THT ) avant d’être installés en extérieur. Les feuillus, robiniers, chênes et châtaigniers, bien que plus rarement employés en bardage, offrent naturellement une excellente résistance fongicide, insecticide et aux intempéries. Sur une façade très exposée aux vents dominants, seule une essence classe d’emploi 3-2, exempte d’aubier, correspondant à une humidification très fréquente sur des périodes de plusieurs semaines, pourra convenir. À ce titre, les douglas, red cedar, chênes ou châtaigniers sont tout à fait à leur place.

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Techniques et finitions : bois brûlé, pré-peints, saturateurs

Le bois brûlé est une technique nipponne, Shou-sugi-ban, qui permet de protéger naturellement les bois de bardage par carbonisation. « En brûlant les lames de bois en surface, on leur permet d’accéder à une protection optimale bien améliorée. Historiquement, on parle de deux fois la durabilité naturelle du cèdre (sugi), soit 80 ans ». Hubert Hamy fait partie de la jeune société Noirdebois installée dans le nord de la France, à Lille. Composée de spécialistes et d’amoureux du bois, l’entreprise s’est concentrée sur la production de ces bois brûlés dont les atouts ne manquent pas.

En effet, la pellicule de bois carbonisée crée une protection contre les UV, ( principale source de vieillissement du bois ) les intempéries et les insectes. En desséchant le bois, le brûlage améliore la résistance aux champignons et aux attaques d’insectes xylophages qui ne trouvent plus d’intérêt nutritionnel dans le bois. Depuis 18 mois, Noirdebois, transforme ainsi les essences de douglas, d’accoya, de châtaignier, de frêne et de chêne. « Hormis l’accoya, qui est un bois furfurylé, sans aucun composant chimique, toutes les autres essences proviennent de forêts françaises. La technique : entre l’approvisionnement et la sortie d’usine du produit fini, il faut 7 semaines, au cours desquelles le bois est brûlé, gratté, puis enduit d’une huile qui filme le bois ( et protège des salissures, toute personne qui s’appuierait contre le bardage ). « L’esthétique de nos 7 produits découle du brossage, des essences et de leurs densités ».

Les architectes, designers, artistes se sont emparés de cette technique aux variations infinies. Le traitement anoblit les matériaux, fascine par les noirs profonds qu’elle suscite ( Noirdenoir, Noirdelune, Noirdebrun, Noirdeblanc ), tour à tour mats ou brillants.

Si les saturateurs font l’unanimité, certains fabricants, n’ont pas hésité à abandonner les lasures au profit des peintures. Comme l’explique Christophe Gramond pour Cosylva dont les lasures semi transparentes ont été remplacées par la gamme de peintures opaques Cosylor : « Nos saturateurs permettent d’obtenir le même effet de semi-transparence que notre ancienne gamme de lasures, avec une garantie de 5 ans et un entretien plus simple. Avec des variations de couleurs irrégulières, le vieillissement du bois est souvent vécu par les maîtres d’ouvrage comme une dégradation du revêtement. A contrario, les architectes recherchent cet aspect grisâtre. Mais la plupart souhaiterait qu’il soit homogène sur l’ensemble des façades. »

Pour répondre à la demande en lames de bois naturel visuellement stables, les fabricants redoublent de solutions, avec des bois pré-grisés ou pré-peints en usine. Ces finitions concernent toutes les essences, traitées ou non. Elles permettent de personnaliser les façades, dont l’aspect pourra, au choix, rester celui d’un bois aux veinages bien visibles (par pigmentation), ou prendre des couleurs, de la plus classique à la plus originale. Le plus de ces produits, une garantie de couverture d’au moins 10 ans, de quoi rassurer une clientèle tentée par le bois, mais retenue par son entretien.

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« L’ application d’une couleur opaque est impossible à la main, ou même au pistolet. Afin d’obtenir des finitions soignées, elles sont réalisées sur des lignes de production dernière génération avec un égrenage entre chaque passage », précise Paul Roland, le directeur de l’entreprise. Après avoir subi un traitement autoclave leur permettant d’atteindre la classe 3a, les lames en sapin du nord FSC subissent l’application de teintures (en phase aqueuse) en trois passages ; à la clé, une garantie zéro entretien de 15 ans et de 30 ans sur la tenue du bois.

Bardages composites et fibres-ciment : performances et limitations

Mélanger du bois broyé à une résine thermodurcissable type MUPF, c’est ainsi que l’on obtient ce matériau composite qui ne craint ni la chaleur, ni l’humidité, ni les termites. La marque allemande Werzalit, présente depuis 40 ans sur le marché français, propose des bardages haut de gamme brevetés, esthétiques et durables, certifiés PEFC, dont la composition révèle 80 % de bois pour 20 % de résines MUPF.

Kaycan, entreprise de recyclage du bois, met en avant une approche éco-responsable en privilégiant l’utilisation de bois non traités et en évitant l’abattage d’arbres. L’entreprise valorise essentiellement les branchages et les pièces de bois tordues, habituellement délaissées, qu’elle transforme en particules avant de les enduire de 2 à 3 % de paraffine. Celles-ci sont ensuite mises en forme avec une résine, pour obtenir un matériau composé à 90 % de bois et à 10 % de résine. Cette composition assure une densité élevée dans chaque lame Naturetech, dont le taux d’humidité résiduelle reste inférieur à 5 %.

Pour répondre aux variations dimensionnelles naturelles, les lames bénéficient d’une conception en bi-densité, offrant davantage de souplesse vers l’intérieur et plus de rigidité en surface. Pensé pour simplifier la pose, le profil est rainuré et muni d’un système d’enclenchement automatique qui permet un montage précis par une seule personne. Chaque lame pèse environ 10 kg pour 12,7 mm d’épaisseur. La gamme compte sept modèles de bardage, assortis de garanties étendues : 25 ans sur le produit et 15 ans sur la finition.

Dans la même dynamique, SCB poursuit le développement de son bardage emblématique CanExel®. Fabriqué à partir de fibres de bois liées à chaud sous haute pression, ce clin associe robustesse structurelle et qualité esthétique. Sa composition - 95 % de fibres de bois, 3 % de cire et 2 % de résine phénolique - vise à conserver les avantages du bois tout en limitant ses défauts naturels. Imputrescible, le matériau ne gonfle pas, ne se fissure pas, résiste efficacement aux UV et peut être employé en zones sismiques. Sous Avis Technique, il bénéficie d’une garantie de 10 ans et s’impose comme une solution performante et durable pour les projets architecturaux exigeants.

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Vesta® est un bardage en bois reconstitué et recyclable, constitué de plus de 75 % de fibres de bois issues de forêts européennes gérées durablement, sans colles, sans solvants ou produits toxiques, ni agents ignifugeants. Il est pourtant imputrescible, 100 % résistant aux moisissures, aux termites et autres insectes.

Le bardage Cover, à base de pigments minéraux naturels, reste stable après une prise de patine. Les clins ne nécessitent pas d’ entretien ( vernis, lasure… ). Intégralement fabriqué en France, il bénéficie d’une déclaration environnementale du produit ( DEP ou ACV / Veritas ), indispensable pour valoriser des projets éco-conçus. Classé au feu ( M1 pour Cover 30, M2 pour Cover 6 et 14 ), le bardage peut être posé sur des immeubles d’habitation en R+6 et des établissements recevant du public.

Ce composite allie le ciment à la fibre de verre, de cellulose ou de sable. Il s’agit d’un matériau très léger, résistant aux coups comme au gel, qui peut être posé sur une ossature en bois classique, avec une durabilité jusqu’à 50 ans. Il affiche également un excellent comportement au feu. Certains pourront, en revanche, lui reprocher son manque d’aspect naturel. Sur le plan pratique, il s’agit d’un matériau à base de ciment, dont la découpe nécessite l’utilisation de lames adaptées. Sur le plan environnemental, il est à noter que bon nombre de Fibres et ciment intègrent des adjuvants synthétiques dans leurs compositions, ce qui les rend finalement polluants malgré leurs qualités.

Innovations récentes et garanties

Dans ce secteur du bardage aussi, les innovations sont nombreuses. Le bardage Duracolor de SCB sort en 7 teintes dont amande, gris nuage, carmin, anthracite, et doté d’une grande résistance (aux séismes, aux intempéries, aux termites, aux rongeurs, aux moisissures, au feu, aux chocs). Il est aussi imputrescible, il ne gonfle pas, ne se fissure pas, est sous Avis Technique et bénéficie d’une garantie de 10 ans. Hardie Linea, la dernière création du fabricant australien James Hardie est une lame de ciment composite de 3ème génération : 16 mm d’épaisseur, une ligne lisse design, à poser à l’horizontale sur des constructions contemporaines.

Tableau récapitulatif : caractéristiques et garanties

Type de bardage Composition Durabilité / Garantie Avantages
Bois massif (douglas, mélèze, red cedar) Essences naturelles 15€-90€ / dépend de l’essence Esthétique chaude, naturel, résistant mais grisonne
Bois brûlé (Shou-sugi-ban) Bois carbonisé Durabilité doublée selon origine Protection UV, insectes, esthétique noire
Composite (MUPF, Werzalit, Kaycan) Bois broyé + résine 25 ans sur produit (selon marque) Stable, résistant humidité/termites, pose facile
Fibre-ciment (Hardie, Cover) Ciment + fibres Jusqu’à 50 ans Résistant au feu, gel, chocs, imputrescible
Bois reconstitué (CanExel®, Vesta®) Fibres liées sous pression 10 ans (Avis Technique) Imputrescible, stable, utilisable en zones sismiques

Entretien et comportement dans le temps

Opter pour un bardage extérieur, c’est affaire de goût, certes, mais l’entretien, le comportement dans le temps, peintures y compris, sont autant d’atouts déterminants dans l’achat du produit. En s’en tenant à la simplicité d’entretien des différents bardages, les plus naturels figurent toujours au nombre des plus contraignants, pour peu que l’on souhaite conserver au bois sa couleur d’origine. La condition : un entretien régulier du bardage, au moins pendant les premières années. Les bois utilisés sont traités pour résister aux attaques des champignons, des insectes ou des termites pendant au moins 10 ans.

Viennent ensuite les bardages bois pré-peints en usine. Ils ne demandent pas de soin particulier. Ils peuvent être poncés et repeints, même d’une autre couleur. Les lames en fibres et ciment, ou en bois composite combattent mieux les attaques du temps. Elles ne requièrent aucun traitement spécifique.

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Pose, urbanisme et service après-vente

La pose d’un bardage sur une façade n’est pas considérée comme un ravalement mais comme des « travaux modifiant l’aspect extérieur d’un bâtiment existant, sans changement de destination » qui sont soumis à une déclaration préalable ( déclaration de travaux ) ou autorisation d’urbanisme. Le mode de fixation et notamment d’assemblage des lames, clins ou panneaux entre eux peut faciliter la pose mais faire rapidement grimper la note. Il faut donc choisir un bardage également en fonction de son type de pose : clouée, vissée, clipsée… à voir avec le fabricant ou le distributeur.

Le marché des bardages est de plus en plus riche et diversifié. Aujourd’hui, les produits sont plus performants, plus respectueux de l’environnement, quelle que soit la quantité de bois inscrite dans leur composition. Ils ont aussi gagné en esthétique. La variété de leurs couleurs, de leurs types de pose ( à claire-voie, en diagonale, mixée avec des panneaux, ou plus classiques ), de leurs dimensions ( grandes longueurs et largeurs ), sont autant de bonnes raisons de succomber à leur charme. Un dernier détail, de plus en plus de fabricants forment à la pose de leurs produits ; mieux encore, des services de SAV voient le jour pour en assurer l’entretien au fil des décennies.

Pour un avis sur Bardage Bois SARL Christophe, il est pertinent d’examiner la gamme proposée (essences, finitions pré-grisées ou pré-peintes, solutions composites), les garanties offertes, la conformité aux DTU et Avis Techniques, ainsi que l’accompagnement proposé pour la pose et l’entretien. Choisir en connaissance de cause permet d’optimiser l’esthétique, la durabilité et le coût global de l’opération.

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