Rôle et missions de la CFE‑CGC dans la branche Sécurité privée
Partenaire social indépendant et force de propositions, nous fédérons avec bienveillance, ceux qui s’impliquent en faveur du respect, de la solidarité et de l’équité. Convaincus que mettre l’humain au centre favorise le progrès social, nous portons nos revendications avec détermination et courage.
Une organisation spécifique au service de l’encadrement
La CFE‑CGC est composée de fédérations et de syndicats professionnels. La CFE‑CGC est née en 1944 et est le premier syndicat français des cadres et de l’encadrement dont elle défend les intérêts tant dans l’entreprise que dans la société. La CFE‑CGC tient à la particularité qui la distingue, depuis sa création en 1944, des autres organisations syndicales représentatives françaises : elle est la seule à défendre les intérêts d’une catégorie professionnelle spécifique, l’encadrement.
Aujourd'hui, la CFE‑CGC s'adresse aux classes moyennes, tout en gardant sa spécificité qui est d'être la voix des techniciens, agents de maîtrise, forces de vente, cadres, ingénieurs et à ceux qui ont vocation à le devenir - c’est‑à‑dire, à des salariés dont les fonctions comportent responsabilité, initiative et/ou commandement. Ouverte depuis longtemps déjà aux agents de maîtrise et aux techniciens, elle accueille depuis 1998 tous les « professionnels de l’entreprise ».
Représentation et instances : présence au niveau de l’entreprise
Elle est représentée au niveau de l'entreprise par la section syndicale, conformément à la loi du 27 décembre 1968. La section syndicale fait partie d'un syndicat professionnel déterminé en fonction de sa branche d'activité (par exemple : la métallurgie, la chimie, la banque...).
Un élu CFE‑CGC, c’est quelqu’un qui connaît bien votre entreprise et vos collègues. Il n’est pas seulement là pour vous dégoter des plans loisirs moins chers. Il est surtout dévoué, impliqué, à l’écoute de ses collègues. Il connaît la stratégie, les contraintes et les difficultés de l’entreprise car il y travaille. Toujours constructif, il parle d’égal à égal avec la direction pour défendre vos droits.
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Le comité social et économique (CSE) et les commissions : leviers d’action
Un comité social et économique (CSE) est mis en place dans les entreprises d’au moins 11 salariés. Ce comité est composé de l’employeur et d’une délégation élue du personnel. La délégation du personnel au CSE a pour mission de présenter à l’employeur les réclamations individuelles ou collectives des salariés (relatives aux salaires, à l’application du Code du travail etc.).
Le CSE a pour mission d’assurer une expression collective des salariés permettant la prise en compte de leurs intérêts dans les décisions relatives à la gestion et à l’évolution économique et financière de l’entreprise, à l’organisation du travail, à la formation professionnelle et aux techniques de production. Le CSE a également des attributions en matière d’activités sociales et culturelles. Elle est obligatoire dans les entreprises d’au moins 300 salariés, elle veille au bien‑être des employés dans l’entreprise.
Outre les instances mentionnées ci‑dessus, les élus siègent au sein de nombreuses commissions :
- Commission économique : présent e dans les entreprises d’au moins 1000 salariés, elle se charge de l’étude des documents économiques et financiers de l’entreprise.
- Commission formation : elle est chargée notamment de préparer les délibérations du CSE dans ce domaine prévues dans le cadre des consultations récurrentes.
- Commission du restaurant d’entreprise et commission de la conciergerie d’entreprise : elles suivent le fonctionnement et la gestion des services.
- Commission d’information et d’aide au logement : obligatoire à partir de 300 salariés, elle a pour mission de faciliter l’accès à la location ou la propriété et intervient dans le suivi du 1% patronal, appelé aussi « Action logement ».
- Commission de l’égalité professionnelle : elle est missionnée pour lutter contre toute forme de discrimination dans l’entreprise et étudie chaque année le rapport sur l’égalité professionnelle remis par l’employeur au CSE.
La CFE‑CGC dans la branche Sécurité privée : missions et objectifs
La CFE‑CGC, en tant que syndicat des cadres, des agents de maîtrise, des techniciens, des ingénieurs et des forces de vente, intervient dans la branche Sécurité privée pour défendre les intérêts matériels et moraux de l’encadrement, mais aussi pour promouvoir ses aspirations. La défense des droits des cadres dans les négociations interprofessionnelles n’en reste pas moins son moyen d’action privilégié.
Les représentants de la CFE‑CGC rencontrent régulièrement la direction afin de négocier et proposer des axes d'amélioration, directement issus de la concertation avec leurs collègues. À la CFECGC, nous mettons le dialogue social au cœur de nos actions. En s’impliquant dans la négociation collective (accords sur les salaires, la formation, le télétravail, etc.), la CFE‑CGC aide à orienter les politiques d’entreprise.
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Accompagnement professionnel : formation, certification et parcours
À la CFE‑CGC, les actions en entreprise sont nombreuses pour aider et accompagner les cadres dans leur évolution professionnelle. Vos représentants peuvent également donner des conseils juridiques précieux : comment gérer son Compte Épargne Temps ? Comment mobiliser son PERCO lorsqu'on va partir à la retraite ? Comment poser ses RTT pour ne pas en perdre ?...
Pour les métiers de la sécurité privée, le parcours classique commence par la carte professionnelle d’agent, puis une expérience terrain. Le diplôme de chef de poste (DSP : Diplôme de Spécialisation Professionnelle) est également proposé dans l’enseignement supérieur. Ainsi, en 2026, un chef de poste titré CCC CPSP aura vu ses compétences attestées.
À partir du 1er septembre 2025, la branche Sécurité privée a mis en place la certification CCC CPSP (Certificat de Compétences Complémentaires : Assurer les missions de chef de poste). En parallèle, il existe désormais une formation spécifique permettant d’acquérir des compétences opérationnelles et relationnelles indispensables pour exercer le rôle de chef de poste.
Compétences attendues d’un chef de poste
- Encadrement des prestations de sûreté sur son site et coordination des agents sous sa responsabilité.
- Gestion de la sécurité des sites : analyse des plans, inspections régulières, supervision des équipes et gestion du planning.
- Savoir‑être : rigueur, sens de l’observation et sang‑froid.
- Capacité d’analyse et de décision, notamment sur des sites sensibles (ERP, IGH, installation industrielle).
- Qualités de leadership et de pédagogie pour fédérer l’équipe : motiver les agents, partager l’information en temps réel et remonter les besoins.
- Compétences techniques modernes : pilotage de systèmes de télésurveillance, analyse d’images vidéo, gestion d’événements et coordination avec les services de secours.
Par exemple, le chef de poste devra gérer les foules lors d’une promotion, coordonner avec les pompiers lors d’un incident mineur et adapter les effectifs pour un événement imprévu. Les entreprises de sécurité privée recherchent désormais des chefs de poste autonomes, réactifs et multi‑tâches.
Revendications et positions sociales
Nos revendications préservent les intérêts des salariés et des retraités. Elles s’inscrivent dans une approche sociétale et durable. S’opposant aux logiques purement financières qui précarisent la vie des cadres comme de l’ensemble des salariés, la Confédération milite pour une intégration effective des principes éthiques fondamentaux à la gestion des entreprises.
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Un partage équitable des acquis des 35 heures, un droit à la formation tout au long de la vie professionnelle, une gestion assouplie et des conditions garanties de retraite, telles sont, parmi d’autres, les exigences qu’elle promeut dans un monde du travail en pleine mutation. Mettre en avant la responsabilité sociale et humaine des entreprises est l’un de ses objectifs.
Actions collectives et influence institutionnelle
La CFE‑CGC poursuit sa mission de représentation et de défense de l’encadrement dans toutes les instances paritaires (logement, formation, retraite, Unedic, etc.). Elle représente par ailleurs la « société civile » dans des instances de décision telles que les conseils d’administration des lycées et facultés et les commissions départementales et régionales pour l’emploi.
C’est dans ce but qu’elle a créé en juillet avec la Caisse des Dépôts, SANOFI, VEDIORBIS et d’autres grandes entreprises partenaires, l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE). Celui‑ci a pour objectif d’étudier et de promouvoir des normes sociales et environnementales.
Présence, représentativité et ancrage territorial
La CFE‑CGC compte aujourd'hui plus de 150 000 adhérents sur tout le territoire. Ces femmes et ces hommes engagés connaissent les problématiques des salariés ainsi que leurs métiers, et c'est pour cela qu'ils sont de plus en plus nombreux à nous faire confiance et à voter pour nous aux élections professionnelles.
Peu importe la taille de l'entreprise, la CFE‑CGC est présente sur tout le territoire, dans les grandes entreprises, les PME, la fonction publique. Elle défend même les salariés des TPE. Grâce à son rôle dans les instances représentatives, la CFE‑CGC vous permet d'accéder à des informations cruciales.
Résultats électoraux et progression
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Adhérents | Plus de 150 000 |
| Audience tous syndicats confondus (recent) | 12,95 % |
| Progrès en voix (4 ans) | +36 000 voix |
Le rôle quotidien des élus CFE‑CGC en sécurité privée
Les élus CFE‑CGC négocient des accords avec votre employeur. Contrairement à une idée assez répandue, le droit du travail ne suffit pas, et il est possible d'aller au‑delà, de l'améliorer et de l'adapter à chaque branche professionnelle. Les représentants rencontrent régulièrement la direction afin de négocier et proposer des axes d'amélioration, directement issus de la concertation avec leurs collègues.
Souvent, les salariés se tournent vers leurs représentants syndicaux quand ils sont en difficulté. C'est bien normal, mais il est dommage de ne pas les solliciter également quand tout va bien ! En effet, les actions de la CFE‑CGC en entreprise sont nombreuses pour aider et accompagner les cadres dans leur évolution professionnelle.
Indépendance et valeurs
Répondant au vœu de l’encadrement, la CFE‑CGC n’a aucune attache avec des formations à tendance politique, confessionnelle ou raciale. Elle est indépendante et se veut de nature strictement syndicale. Elle n’est et ne sera jamais assujettie à un parti politique.
Les responsables confédéraux de l’organisation ont tous une activité professionnelle. Ils sont tous élus, y compris le président et l’exécutif, directement élus par le congrès. La CFE‑CGC se veut spécifique, mais solidaire, au service de l’intérêt général.
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