Histoire et origine de la CFE Caisse des Français de l’étranger: une protection sociale à l’étranger

Créée en 1978 pour les expatriés, la Caisse des Français de l’Etranger offre la même protection sociale qu’en France. En tant qu’organisme de Sécurité sociale de droit privé chargé d’une mission de service public, la CFE assure la continuité des droits avec le système français de Sécurité sociale et est placée sous la tutelle des ministères en charge de la Sécurité sociale et du Budget, sans recevoir d’aide de l’État. Son adhésion est volontaire et non captif, pensée pour préserver les droits des Français et Européens résidant à l’étranger dans trois domaines: la santé, les risques professionnels et la retraite.

La CFE est l’unique organisme de protection sociale qui offre à ses clients la possibilité de continuer de cotiser à leur retraite, et l’adhésion se fait sans questionnaire médical, ni barrière d’entrée: pas de limite d’âge, aucune exclusion (catastrophes naturelles, conflits, attentats…) pour la prise en charge des frais de santé. Les remboursements suivent majoritairement les mêmes principes que ceux de la Sécurité sociale française, avec des barèmes et plafonds semblables et un calcul des cotisations différent du régime général.

Verspieren Benefits est le département dédié à l’assurance santé des expatriés et à la protection sociale à l’international, et la CFE garantit une continuité des droits qui s’étend à la santé, aux risques professionnels et à la retraite. À leur retour en France, les adhérents réintègrent immédiatement leur régime de protection sociale, et la coordination avec le régime général est maintenue tout au long du parcours expatriation-retour.

Tout comprendre sur la CFE 2021

La CFE est une caisse où les adhérents sont volontaires et non captifs, et elle demeure autonome financièrement, ne dépendant d’aucune subvention de l’État. Sa finalité est de garantir une continuité dans la protection sociale au départ, durant l’expatriation, et au retour, en proposant des prestations similaires à celles de la Sécurité sociale française pour les dépenses de santé et les prestations liées à la maternité, l’invalidité, les accidents du travail, et la vieillesse.

Avec l’essor de la mondialisation et la mobilité des Français, la CFE s’est imposée comme une solution d’assurance maladie et de retraite qui peut s’étendre à différents profils: salariés expatriés, travailleurs indépendants, personnes sans activité, étudiants et retraités. L’accès à ce régime se fait indépendamment de la situation familiale, professionnelle, âge ou pays de résidence, et les ayants droit (conjoint et enfants de moins de 20 ans) bénéficient également de cette protection, que réside en France ou à l’étranger.

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Pour adhérer, l’inscription se fait rapidement via le site internet et le formulaire permet de choisir les garanties selon les besoins: santé, retraite ou risques professionnels. Le guide d’adhésion détaille les étapes et répond aux questions, facilitant les démarches. La CFE propose aussi des dossiers pratiques consacrés à la retraite et à l’assurance maladie pour éclairer les expatriés sur les cotisations et les prestations.

La CFE propose trois risques principaux à couvrir: maladie-maternité, invalidité/accidents du travail et vieillesse (retraite gérée par la CNAV). Des options facultatives existent, telles que des soins en France, des retraites de base et complémentaires équivalentes ARRCO/AGIRC, et des prestations comme des indemnités journalières ou un capital décès, avec des possibilités d’assurances complémentaires (rapatriement et complémentaires santé). Le choix des régimes dépend du statut professionnel (salarié ou non salarié), des particularités locales et des possibilités financières des expatriés.

La couverture souscrite auprès de la CFE ne dispense pas de l’affiliation au régime de sécurité sociale local, et il peut être pertinent de cotiser également au régime local et, éventuellement, au régime français d’assurance-chômage et aux régimes de retraite complémentaires ARRCO et AGIRC. Des accords existent avec des assureurs complémentaires pour améliorer les remboursements, notamment lorsque les soins à l’étranger peuvent être plus onéreux qu’en France.

La CFE assure la continuité des droits et permet une réintégration immédiate du régime français à l’expatrié lors de son retour. L’adhésion peut être souscrite à tout moment, mais le début des droits commence généralement le premier jour du mois suivant la demande. Le coût de l’adhésion varie selon le statut, l’âge et le nombre de personnes à charge, et la cotisation est due pendant le délai de carence au début de chaque trimestre civil. Pour les expatriés, l’adhésion peut être individuelle ou collective via l’employeur.

En pratique, souscrire à la CFE constitue une précaution utile, notamment pour le conjoint qui suit l’expatrié et qui peut cotiser volontairement en tant que conjoint chargé de famille. Des chiffres illustrent l’intérêt financier de l’adhésion: en 2021, l’adhésion pour un salarié ou un ancien assuré valait environ 7 296 euros, permettant de valider 4 trimestres avec un salaire de référence équivalant au plafond de la Sécurité sociale; pour un membre de la famille, le coût annuel était d’environ 3 684 euros pour 4 trimestres à un salaire donné.

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La CFE propose aussi des services et garanties complémentaires, et a noué des accords avec des assureurs complémentaires pour optimiser les remboursements lorsque les coûts des soins à l’étranger dépassent ceux en France. Une réforme importante a eu lieu en 2018: fin des droits d’entrée pour les expatriés de plus de 35 ans et abrogation du droit d’entrée rétroactif, rendant l’adhésion plus accessible et homogène. Cependant, le remboursement se fait sur la base des tarifs et barèmes de la Sécurité sociale française, et le coût des soins à l’étranger peut laisser un reste à charge important sans complémentaire santé expatrié.

Des exemples concrets illustrent le besoin d’une couverture complémentaire: un accès à des consultations spécialisées à l’étranger peut coûter plusieurs centaines d’euros, et le remboursement CFE peut être insuffisant sans complémentaire. De plus, la CFE n’avance pas systématiquement les frais d’hospitalisation en dehors des hôpitaux conventionnés et ne couvre pas les garanties liées au rapatriement sanitaire, au transport du corps en cas de décès et à la responsabilité civile. Par ailleurs, la CFE ne remplace pas la mutuelle; elle constitue une base de remboursement et peut nécessiter une complémentaire adaptée à chaque expatrié.

Au final, la CFE demeure un outil clé pour assurer la protection sociale des expatriés français: elle offre une continuité des droits et une base de remboursement similaire à celle de la Sécurité sociale française, tout en permettant une adhésion volontaire ouverte à tous les expatriés et Européens résidents à l’étranger. Les informations pratiques, les conditions d’accès et les démarches d’adhésion peuvent être consultées et suivies auprès des bureaux et partenaires de la CFE, notamment via le site officiel et les contacts en France pour assistance.

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