Comment Christophe Colomb a financé son voyage ?
Si on lui attribue encore parfois la découverte de l’Amérique, on connaît assez peu celui qui a ouvert la voie vers le nouveau monde. Christophe Colomb était italien. On a longtemps cru qu’il était Espagnol, ou encore Portugais. Mais selon les historiens, Christophe Colomb, de son vrai nom Cristoforo Colombo serait en réalité italien, né à Gênes ou à Savone vers 1451.
S’il grandit en Italie, ce fils de tisserand va très vite s’établir au Portugal, qui est alors le pays des grands découvreurs. Il y épouse Filipa Moniz, fille du navigateur et explorateur portugais Bartolomeu Perestrelo.
Il était convaincu de la rotondité de la terre. Si - comme il le pense - la terre est ronde, Christophe Colomb est persuadé qu’il peut atteindre la Chine plus rapidement en prenant le chemin du Ponant. À cette époque où les navires portugais parcourent les mers et vont jusqu’aux Indes en empruntant une longue route maritime avec une navigation difficile, il est persuadé que son projet intéressera les Portugais.
En 1477, il s’installe à Lisbonne où son frère est déjà établi comme cartographe. Il y peaufine son projet et recherche de quoi financer son expédition et embarquer pour son premier voyage. Quelques années plus tard, il expose son projet au roi du Portugal João II qui décline sa proposition.
L'Incroyable Aventure de Christophe Colomb (et ses Échecs)
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Le soutien des rois catholiques d'Espagne
Après ses déboires au Portugal, c’est finalement sous le drapeau espagnol que le navigateur entreprend son exploration. Après avoir reçu l’approbation et le financement des souverains espagnols Ferdinand d’Aragon et la reine Isabelle de Castille pour l'expédition, il quitte l’Espagne le 3 août 1492 avec trois navires : deux caravelles (la Pinta et la Nina) et une caraque (la Santa Maria). Son but, rejoindre les Indes par la voie maritime.
Fort de leur soutien et grâce à l'aide matérielle de deux armateurs, les frères Pinzón, il a pu armer une caraque, la Santa Maria, et deux caravelles, la Niña et la Pinta. Les équipages s'inquiètent bientôt de l'absence de terre. Le 10 octobre, ils sont à bout et sur le point de se mutiner.
Il obtient le tire d'amiral de la mer océane et la vice-royauté des territoires qu'il serait amené à découvrir. Quatre voyages vont être ainsi réalisés.
Le 3 aout, Christophe Colomb part du port de Palos de la Frontera en compagnie d’une centaine d’hommes et avec trois bateaux : la Pinta, la Niña et la Santa María qu’il commande. Il fait une première escale dans les îles Canaries afin d’effectuer le plein de bois, d’eau et de vivres, avant de reprendre la mer. L’Italien suit les alizés : ces vents réguliers soufflant d’est en ouest.
Le 12 octobre 1492, le navigateur atteint l’île de Guananini aux Bahamas, qu’il baptise San Salvador. Le 12 octobre 1492, le Génois Christophe Colomb, parti du port de Palos en Espagne dix semaines plus tôt, découvre un nouveau monde, qu’il croit être le continent asiatique, appelé à cette époque « les Indes » orientales. En réalité, c’est dans l’actuel archipel des Bahamas qu’il débarque alors, sur une île qu’il nomme San Salvador, poursuivant ensuite son exploration jusqu’à Cuba puis Haïti avant de regagner le Portugal en février 1493 puis l’Espagne.
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Les navires accostent sur une petite île. Elle est comme de juste baptisée San Salvador (« Saint Sauveur ») par les Espagnols. Les marins, quand ils descendent à terre, sont bouleversés par... Malgré ou à cause de leur nudité, les femmes indigènes les attirent. Cela leur vaudra de ramener en Europe, sans le savoir, une terrible maladie vénérienne, la syphilis.
Christophe Colomb n’a pas tout à fait découvert l’Amérique. Le 12 octobre 1492, après des semaines en mer, Christophe Colomb et son équipage accostent sur une terre qu’aucun européen n’a encore foulé. Alors qu’ils croient avoir atteint les Indes, but initial de leur périple, ils arrivent sur une île de l’archipel des Bahamas, qu’ils baptisent San Salvador en raison d'une erreur dans ses calculs et d'une sous-évaluation des dimensions de la Terre. Il ne le sait pas, mais il vient de faire la découverte de l'Amérique.
Christophe Colomb, navigateur de nationalité espagnole d'origine génoise, est devenu célèbre pour avoir découvert le futur continent américain en 1492. Convaincu qu'il est possible d'atteindre les Indes par l'ouest et malgré les nombreuses réticences de ses contemporains, il avait fini par obtenir le soutien financier des souverains espagnols Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille pour monter son expédition.
Au cours de quatre voyages successifs, il va explorer les Caraïbes et même apercevoir le continent, mais restera convaincu jusqu'à la fin de sa vie d'avoir atteint l'Asie. Il échouera à établir une colonisation pérenne dans les îles découvertes, du fait de l'hostilité des indigènes, des exactions des espagnols et de ses piètres qualités d'administrateur.
Le 3 août 1492, ses 3 navires, la Pinta, la Niña et la Santa María, quittent Palos de la Frontera, un port d’Andalousie, dans le Sud de l’Espagne. 36 jours plus tard, le 12 octobre 1492, ils accostent sur des terres inconnues des Européens. Christophe Colomb pense être en Asie.
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Les voyages suivants et leurs conséquences
Fort du succès du premier voyage, il retourne aux Amériques avec plus de marins et de navires soit 17 navires et 1500 marins. Lors de ses troisième et quatrième voyages, il continue son exploration en naviguant près de l’île de la Trinidad et l’isthme de Panama.
Ce qu’on retient surtout de Colomb c’est la fameuse découverte des Amériques, pourtant des horreurs se cachent derrière ses voyages. Pendant trois années, l’explorateur organise le pillage et la soumission au tribut des autochtones. Il crée le "repartimiento" afin de distribuer les indigènes entre les Espagnols et les colonies et qui s’est ensuite transformé en "encomienda". Il s’agit d’un système, d’abord pratiqué à Saint-Domingue, par lequel un conquérant peut utiliser un indien pour le faire travailler en échange d’une évangélisation.
Ce système et ces méthodes ont entraîné de nombreuses épidémies et laissé place à une mortalité élevée. La reine Isabelle a eu vent du comportement de Colomb et de son trafic d’esclave. Elle a envoyé à Hispaniola Francisco de Bobadilla, futur administrateur colonial arrêter Colomb pour « mauvaise gestion » et improductivité. Il perd ainsi son titre de vice-roi des Indes, et Bodadilla le renvoie en Espagne en 1500, les fers aux pieds.
Christophe Colomb revient de ses voyages épuisés, malade de la goutte. Il essaye de faire reconnaître ses droits et privilèges sur les terres découvertes, en vain. Les rois catholiques n’ont pas voulu lui restituer ses titres. Dépossédé de ses privilèges, le navigateur s’éteindra à Valladolid le 20 mai 1506.
En 1491, en dépit de la décision finalement défavorable du conseil, Colomb obtient enfin de la reine Isabelle - sans doute grâce à la fin du siège de Grenade, dernier bastion des Maures en Espagne - les financements pour mettre en place, avec les frères Pinzon, une petite escadre de trois navires, les caravelles Pinta et Nina et le vaisseau amiral, la Santa Maria.
Le trajet de la première expédition de Christophe Colomb en 1492. L’explorateur traversera trois autres fois l’Atlantique, découvrant à chaque fois de nouveaux territoires.
Le tableau ci-dessous résume les moments clés du premier voyage de Christophe Colomb :
| Date | Événement |
|---|---|
| 3 août 1492 | Départ de Palos de la Frontera |
| 16 septembre 1492 | Arrivée dans la mer des Sargasses |
| 12 octobre 1492 | Arrivée à San Salvador |
| 28 octobre 1492 | Arrivée à Juana (Cuba) |
| 6 décembre 1492 | Arrivée à Hispaniola (Haïti) |
| 24 décembre 1492 | Arrivée à SanSalvador |
| 16 janvier 1493 | Retour vers l'Espagne |
Christophe Colomb, jusqu’à la fin, restera persuadé qu’il avait rallié les Indes et non l’immense Amérique. Quatre voyages n’auront donc pas suffi pour le convaincre qu’il était le découvreur d’un continent qui ne portera pas son nom.
En 1892, le quatrième centenaire de son voyage inaugural est commémoré avec faste en Espagne et le 12 octobre devient même un jour férié dans de nombreux pays d’Amérique latine, aux États-Unis et en Espagne.
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