Tuto : fabrication artisanale de médailles pour gilet jaune

Offrir une médaille est souvent un acte chargé de sens ; qu’il s’agisse d’un objet religieux, d’une récompense sportive ou d’un signal pédagogique pour un gilet jaune, la création d’une médaille artisanale réclame un savoir‑faire et une succession d’étapes précises. Cette fiche pratique rassemble des descriptions de techniques traditionnelles et des variantes DIY pour produire des médailles adaptées à la customisation de gilets jaunes, qu’elles soient en métal, en bois ou en matériaux simples pour activités familiales.

Pourquoi une médaille pour gilet jaune ?

Lors de balades à cheval ou à pied, la cohabitation avec les véhicules peut s’avérer délicate. Pour attirer l’attention des automobilistes tout en leur transmettant un message de sensibilisation, rien de mieux qu’un gilet jaune personnalisé !

Ce tutoriel vous guide pas à pas pour créer facilement un gilet pédagogique maison, visible et impactant. En quelques minutes, vous obtenez un gilet personnalisé, unique, et surtout pédagogique.

Choix du visuel et préparation pour le transfert sur gilet

Etape 1 : Créer et imprimer votre visuel. Choisissez un message clair et court, du type : « Attention, cheval ! », « Jeune cheval, ralentissez », « Merci de passer au pas ». Vous pouvez ajouter un pictogramme (cheval, flèche, panneau). Rédigez le texte en miroir (inversé horizontalement), car le transfert s’effectue à l’envers.

Choisir le bon papier de transfert : Pour un rendu optimal de votre gilet, je vous conseille : Papier à fond blanc pour un panneau de limitation (pour que l’intérieur du panneau soit bien blanc) ; Papier à fond transparent pour le reste.

Lire aussi: INPI : Guide complet Signature Électronique

Etape 2 : Préparer le transfert. Découpez grossièrement autour du motif imprimé, en laissant une bordure d’au moins 0,5 cm. Sauf avec le papier à fond blanc, si vous voulez un rendu parfait il faudra découper sans laisser de bordure !

Etape 3 : Appliquer le transfert. Positionnez le motif face contre le tissu, à l’endroit voulu. Mettez la face que vous venez d’imprimer du côté du gilet. Recouvrez-le d’un torchon en coton propre. Passez le fer dessus pendant 2 à 3 minutes, pour bien fixer l’encre.

Médailles artisanales : comparaison des procédés

Les médailles traditionnelles sont en principe frappées, mais il existe d’autres procédés pour de médailles plus artisanales : ce sont les médailles fondues ou les réalisations DIY en papier, bois ou métal. Le procédé choisi conditionne la qualité des détails et la durabilité.

Médailles en métal (procédé industriel-artisanal)

La « matrice » est un « outil » en acier trempé qui présente l’effigie de la médaille, en creux et en « miroir ». Il s’agit de la principale technique de fabrication utilisée pour les médailles et décorations. L’estampage des médailles se fait sur une presse pouvant fournir jusqu’à 200 tonnes de pression.

L’outillage, c’est le morceau de fer sur lequel le motif de la médaille va être gravé en creux. C’est elle qui va être mise sous une presse de 100 tonnes de pression pour frapper la médaille. Le métal choisi, petit bout d’or ou d’argent, sera embouti sous la presse avec la matrice. Et la forme de la médaille en relief apparaitra.

Lire aussi: SARL : Comment distribuer des dividendes ?

Pour obtenir le résultat attendu, le flan de métal va être frappé à plusieurs reprises, 3 à 4 fois en moyenne. Mais frapper un flan 3 ou 4 fois n’implique pas seulement de déclencher 3 ou 4 fois une presse ! Entre chaque passe, il est donc nécessaire d’appliquer des traitements thermiques aux futures médailles, pour leur rendre leur malléabilité d’origine. Ainsi, après chaque frappe, les médailles doivent être « recuites », dans des fours spécifiques appelés « fours à recuit », pendant près de 8 heures !

Une fois que le relief et ses détails apparaissent avec précision et finesse, la médaille va être détourée : la frappe ayant déformé et aplati le disque de bronze de départ, tout en ayant imprimé le relief souhaité, une bande de métal finit par déborder de la médaille. Les médailles frappées sont ensuite polies et nettoyées, afin de retirer toutes les impuretés potentielles et d’obtenir des surfaces parfaitement lisses et homogènes.

Les médailles sont alors plongées dans des bains, pour des traitements de surface, notamment en métal, en fine couche par électrolyse (plus d'1 micron d'épaisseur). Enfin, les médailles vont être séchées puis vernies. C’est ce vernis qui empêchera durablement aux produits en bronze, en bronze argenté ou en argent massif, de s’oxyder.

Médailles fondues et alternatives

Le moule en céramique subit alors une cuisson à haute température pendant que le métal est mis en fusion. Une fois, la médaille fondue ou estampée, le travail de l’artisan n’est pas fini. Le procédé des médailles fondues ne permet pas de faire des médailles avec des motifs précis et nuancés comme l’estampage bénéficiant d’une matrice en acier.

Le design validé est gravé au laser, à haute température directement sur la pièce découpée. Nous utilisons ici cette technique avec un haut degré de précision, puisque les lasers peuvent graver au micro près. Les médailles sont ensuite polies et contrôlées. Un vernis peut être appliqué, mais ce n’est pas automatique, car la majorité des clients préfèrent conserver un aspect brut.

Lire aussi: Fiche INSEE : le guide

Médailles en bois et versions DIY

Les médailles en bois ont un procédé de fabrication un peu différent. La première étape consiste à découper la forme de la médaille dans une pièce de bois brut. Le design validé est gravé au laser, à haute température directement sur la pièce découpée.

Voici un petit tutoriel pour réaliser facilement une médaille en papier pour la fête des pères ! Une activité créative à réaliser en famille : deux feuilles A4 de couleurs, ou découpez les deux feuilles de couleurs dans du papier que vous avez déjà. Une feuille A4 qui contient deux ronds de 6,5 cm de diamètre, et 4 rubans de 8cm de long et 2,5 cm de large. Pliez en accordéon votre feuille A4, en faisant des plis tous les 1,5cm environ. Répétez l’opération, et collez ensuite les deux petits éventails entre eux. Ensuite, il vous suffit de coller le rond découpé au centre. Collez ensuite les rubans au dos.

Design et sculpture du motif : l’art du relief

D’un seul regard, le motif de la médaille doit exprimer des sentiments, une conduite de vie, une foi religieuse. Sculpter, c’est dessiner en trois dimensions. Sculpter une médaille, c’est dessiner en 4 dimensions : les formes quasiment plates doivent donner une impression de relief, c’est la technique du schiacciatto (ou stiacciato) inventée par Donatello au XVème siècle. Le terme « schiacciatto » veut dire « écrasé » en italien. Je fais du relief écrasé sur quelques millimètres à peine, qui donnent une impression de relief atmosphérique.

Anne Kirkpatrick réalise pour nous des motifs simples, beaux et profondément spirituels. Les visages qui pour elle, sont des fenêtres sur l’âme, la passionnent. L’art religieux de la médaille de baptême est devenu sa spécialité. La création et la technique en ce domaine sont complexes. Chaque médaille est une véritable histoire, le fruit d’un savoir-faire exigeant. Il n’est pas rare de passer plus d’une année avant d’arriver au bout d’un modèle !

Du modelage à la matrice

Si je commence toujours avec mes doigts en modelant, c’est avec une petite spatule que je précise les formes du modèle. Au bout d’un ou plusieurs mois, lorsque le modèle en pâte à modeler est presque prêt, je le transforme par moulage, en plâtre. L’artiste pour un bas-relief destiné à la médaille, le maître graveur pour la réduction et la réalisation de la matrice en acier, l’artisan spécialisé pour la frappe et la finition : trois savoir‑faire conjugués.

Une méthode régulièrement utilisée est celle dite de la « réduction », à l’aide d’un tour à réduire (technique développée au XVIIIème siècle) qui reproduit - au diamètre souhaité - le relief de la résine sur un bloc d’acier, par homothétie. Un doigt métallique palpe la résine tandis qu'une fraise vient reproduire les mouvements exacts de ce dernier, en creusant le bloc d'acier. Quelle que soit la technique utilisée, les outillages sont systématiquement vérifiés au microscope et repris à la main, patiemment, par l’un de nos graveurs.

Finitions indispensables

Puis, quelques finitions sont indispensables : polissage, sablage, pose d’anneau. Dans le cas de l’estampage, après chaque frappe, le métal “chasse” sur les côtés et doit être détouré. Une fois la médaille ou décoration détourée, son état de surface est dit « brut ». Les médailles détourées sont ensuite sablées pour permettre à la patine, l’argenture ou la dorure de se fixer.

La médaille va être travaillée à la main. C’est lors de cette étape que la médaille va prendre les couleurs qui ont été validées dans le design. À partir de petites seringues, nous allons apposer à la main de l’encre sur la médaille en fonction de son relief. La médaille est ensuite passée dans un four afin que les couleurs figent et que la médaille prenne sa forme et sa texture définitives.

Organisation de la production et rôle des métiers

La production de médailles ou décorations est avant tout un travail d’équipe. Cela exige de faire appel à plusieurs métiers ou savoir‑faire. Par exemple, une mauvaise gravure ne pourra pas être rattrapée à l’estampage. De même, si la frappe n’est pas parfaitement réalisée, le rendu final ne sera pas digne du modèle initial.

Avec un souci sans cesse accru de perfection, les artisans perpétuent un savoir‑faire de plus de 200 ans tout en faisant appel aux techniques industrielles et informatiques les plus modernes. L’expérience, le patrimoine, nos siècles d’histoire fusionnent avec l’informatique, l’impression 3D, le laser, etc pour aboutir aux créations qui sortent de nos ateliers.

Matériaux recommandés selon l’usage

Type Avantages Inconvénients
Métal (frappé) Détails fins, durable, aspect noble Coût, outillage lourd, process long
Métal (fondu/zamak) Adapté aux séries, facile à colorer Moins précis que l’estampage
Bois Aspect naturel, écologique Moins résistant, limites de détail
Papier/DIY Rapide, économique, idéal pour activités Fragile, usage ponctuel

Personnalisation finale pour gilet jaune

Les lanyards sont une partie importante de la médaille à ne surtout pas négliger. Ils permettent d’ajouter des informations supplémentaires comme votre logo par exemple. Pour un gilet jaune pédagogique, privilégiez une médaille légère (bois, papier renforcé, ou métal finement découpé) et une fixation (anneau, trombone plié, ruban) adaptée au textile afin d’éviter d’abîmer le gilet.

Dépliez un trombone (qui fera office de bélière) et positionnez‑le dans l’envers du couvercle. Et voilà ! Pour la médaille d'or, vous pouvez utiliser des feuilles d'or si vous en avez. Pour réaliser le bronze, mélangez de la peinture dorée avec un petit peu de rouge.

Les plateformes Gilets Jaunes - Organisation et Délibération

Astuces et bonnes pratiques

  • Privilégiez un message court et lisible pour le transfert sur gilet.
  • Testez votre papier de transfert sur un tissu similaire avant application finale.
  • Pour une médaille durable, confiez les étapes de gravure et de matrice à un atelier spécialisé.
  • En DIY, préférez des colles et vernis compatibles avec le textile et la météo.
  • Conservez la cohérence entre le matériau de la médaille et l’usage (balade, signalisation, souvenir).

Que vous optiez pour une médaille artisanale frappée, une version fondue, une réalisation en bois ou un bricolage papier, chaque méthode a ses caractéristiques propres. Comprendre les étapes - du modelage du motif à la matrice, de l’estampage à la finition - permet de choisir la meilleure approche pour créer des médailles efficaces et esthétiques à apposer sur un gilet jaune personnalisé.

balises: #Artisanat

Articles populaires: