Comment créer une entreprise en France : Guide complet
La France, avec son écosystème entrepreneurial dynamique, attire de nombreux aspirants entrepreneurs. En 2022, le pays a enregistré un record d'un million d'entreprises créées, témoignant d'un engouement croissant pour l'entrepreneuriat. Si vous avez l'envie d'entreprendre et de devenir votre propre patron, ce guide vous présentera les étapes essentielles pour créer une entreprise en France.
1. Trouver votre idée de création d'entreprise
La première étape consiste à trouver une idée de projet de création d’entreprise. Une idée prend souvent la forme d'une intuition ou d'un simple désir qui mûrit avec le temps. Identifier les opportunités d'affaires avant de créer une boîte est primordial. Cela implique de réfléchir à son concept (nom d’enseigne, décoration, atouts de différenciation, image de l’entreprise, catégories de produits ou de services, etc.). C’est l’occasion d’exprimer votre créativité ! Plus l'idée est nouvelle ou originale, plus vous devrez vous interroger sur la capacité des futurs clients à l'accepter. En effet une "super idée" peut devenir un mauvais projet, faute de clients. Posez-vous donc la question suivante : "est-ce que mon idée crée de la valeur pour ses utilisateurs ? ".
Il est important de ne pas se lancer tête baissée ! De nombreuses personnes vous diront sans doute que savoir comment créer une entreprise est inné, et que certains d’entre nous ont la fibre d'entrepreneur, tandis que d'autres non.Avez-vous des éléments à protéger : votre idée, votre concept, une idée de marque ?Avez-vous toutes les compétences nécessaires au lancement du projet ? faut-il trouver un associé ?Est-ce que je démarre de zéro ou ai-je la possibilité, et le cas échéant ai-je intérêt, d’intégrer un réseau de franchise ?Lexercice de l’activité envisagée nécessite-t-elle de respecter certaines obligations (possession d’un diplôme, inscriptions particulières, autorisations…) ?
Faut-il protéger son idée d’entreprise ?
Avant de vous lancer dans la création de votre entreprise, il est parfois nécessaire de protéger votre idée. Cependant, une idée ne peut pas être protégée par des mécanismes juridiques en tant que telle. Il n’est donc pas possible d’empêcher une autre personne de se lancer sur la même idée que vous. Une idée d’entreprise n’est soumise à protection que si elle fait l’objet d’une matérialisation. C’est-à -dire, si l’idée a été matérialisée à travers une marque, un brevet ou un modèle. Déposer un brevet peut permettre la protection de cette idée.
Vous avez un projet d’entreprise et vous vous demandez si vous pouvez en parler autour de vous ? Sachez que parler d’une idée de business n’est pas une mauvaise chose, au contraire. À la question “comment créer une petite entreprise ?”, on vous répond “en vous faisant le plus petit possible”. En effet, il faut faire attention aux personnes à qui vous en parlez. L’idéal est de parler de votre idée après avoir concrétisé quelques étapes (lancement d’une première collection, développement d’un MVP - produit minimum viable, etc).
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2. Faire une étude de marché
Lorsque vous vous demandez comment créer une entreprise, il est recommandé de ne pas se lancer à l’aveugle. Une fois que vous avez défini votre idée et pris le temps nécessaire à sa réflexion, la première étape consiste à réaliser une étude de marché. L’étude de marché a pour but de vérifier la faisabilité et la viabilité de votre projet de création d’entreprise. Cette étude va vous permettre de connaître vos concurrents, mais surtout d’appréhender les attentes de vos potentiels clients.
La réalisation d'une étude de marché a pour objectifs principaux de :
- définir avec précision qui seront vos clients, votre persona, votre cible principale... ses attentes, ses besoins, etc.
- vous positionner face à la concurrence, et ainsi adapter votre produit ou votre service en fonction des éléments recueillis.
Par ailleurs, l'analyse de ces éléments vous permettra de :
- définir un niveau de prix acceptable par vos futurs clients,
- déterminer votre stratégie et chiffrer les premières actions commerciales et de communication qui seront nécessaires pour capter puis fidéliser votre clientèle,
- fixer un chiffre d'affaires prévisionnel.
3. Tester et confronter l'idée au marché
Un bon moyen d’évaluer l’intérêt de votre produit/service sur le marché, est la création d’une landing page dédiée (une méthode inspirée du lean startup) que vous diffuserez sur vos réseaux sociaux par exemple. Pour réussir ce test, il faudra utiliser un bon copywriting, mettre en avant votre proposition de valeur et construire une page incitant à effectuer une action en incluant un call to action (lien ou bouton vers un formulaire de contact, lien de téléchargement, etc.).
Un projet peut être également testé en condition réelle sans pour autant vous immatriculer et créer une structure ! Cette étape consiste à répondre à trois questions essentielles :
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- Votre entreprise sera-t-elle rentable, et Ă quel moment ?
- Quels sont les capitaux nécessaires pour lancer le projet et assurer son développement ?
- Les recettes encaissées (vente de produits et/ou services) par votre entreprise tout au long de l'année lui permettront-elles de faire face en permanence aux dépenses de la même période (paiement des charges courantes, des fournisseurs, etc.) ? En d’autres termes, comment prévenir des problèmes de trésorerie et déterminer les conditions de chiffre d'affaires à réaliser pour dégager un résultat positif ?
Les délais moyens de paiement des fournisseurs et des clients dans votre secteur d'activité, encadrés par la loi, sont des éléments dont vous devez tenir compte.
4. Élaborer un business plan
Cette démarche va vous conduire à construire un projet cohérent et viable présenté dans un dossier, appelé business plan. Une fois l’étude de marché réalisée, vous ne devez pas négliger la rédaction d'un business plan, étape clé de la création d'entreprise. C’est une étape essentielle, car elle permet de déterminer les chances de rentabilité de son entreprise, aussi bien sur le court terme que sur le long terme. Chaque option trouvera sa traduction financière et sa répercussion sur les équilibres financiers. Si le déséquilibre est trop important, votre projet devra être remanié et sa structure financière adaptée en conséquence.
Ce document détaille les points clés de votre projet : ses objectifs, son étude de marché, son offre, son plan de développement, ses projections financières, etc. Le business plan est fondamental dans votre stratégie de financement, et notamment lorsque vous souhaitez souscrire un prêt professionnel.Il est votre feuille de route qui définit vos objectifs, votre stratégie et vos projections financières. Il ne peut pas se faire sans une étude de marché solide.
Créer son entreprise : comment faire un BON business plan ? #GPS | Crédit Agricole
Structure du business plan
Un business plan se compose de trois parties principales :
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Vision du projet, analyse du marché et positionnement stratégique
Dans cette première partie du business plan, l'objectif est de détailler votre vision pour le projet, les produits ou services que vous souhaitez offrir, le marché que vous ciblez et la stratégie que vous comptez déployer pour réussir.
La structure peut se décliner de la manière suivante :
- présentation du concept et de votre offre,
- étude approfondie du marché,
- stratégie de positionnement et de lancement.
Profil du porteur de projet et cadre organisationnel
La deuxième section du business plan doit se concentrer sur la personne ou l'équipe à l'origine du projet, ainsi que sur la structure légale et organisationnelle prévue pour le soutenir.
Cette partie peut s'articuler ainsi :
- présentation du porteur de projet, motivations et objectifs personnels,
- présentation de l'équipe et des partenaires,
- cadre juridique et structure de l’entreprise.
Plan financier prévisionnel
La dernière partie du business plan doit être consacrée à l'aspect financier, en fournissant des projections chiffrées et des analyses pour évaluer la viabilité économique du projet. Présenter votre équipe peut également être une bonne pratique pour démontrer le sérieux de votre entreprise. Cette présentation permet de rassurer les investisseurs. En effet, la réussite d’un projet repose par ailleurs sur l’équipe qui le met en œuvre.
Les éléments financiers clés à inclure sont :
- un compte de résultat prévisionnel, illustrant les revenus, les coûts, et les bénéfices anticipés
- un bilan prévisionnel,
- un plan de trésorerie,
- les tableaux des investissements et du financement,
- l’analyse du besoin en fonds de roulement et du seuil de rentabilité.
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5. Identifier les financements et garanties
Après avoir établi votre business plan, vous allez avoir une visibilité sur vos éventuels besoins d’aides financières, l’objectif étant de choisir la solution la plus adaptée à vos attentes. Le financement correct d’un projet de création d’entreprise est l’une de ses conditions de réussite. Comment créer une entreprise sans penser à son financement ? C’est impossible. Vous allez devoir trouver suffisamment de capitaux pour que les besoins que vous avez identifiés soient financés intégralement.
Après avoir recensé ces besoins et évalué les ressources que vous pouvez facilement mobiliser, il vous faudra identifier et solliciter une ou plusieurs solutions financières pour les capitaux manquants : prêts d’honneur à taux zéro et sans garantie, crowdfunding, micro-crédit, emprunts bancaires, recherche d’investisseurs au capital social de l'entreprise, etc. Ne sous-estimez pas vos besoins financiers ! N'hésitez pas à voir "grand" : votre projet de création a peut-être plus de potentiel que vous ne l'imaginez !
Il existe un certain nombre de moyens de chercher du financement. Des aides à destination des demandeurs d'emploi, il s'agit de l'ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise). Le dispositif NACRE qui s'adresse aux créateurs et repreneurs d'entreprise. Des aides fiscales telles que l’ACRE. Ce dispositif permet une exonération de charges sociales pendant la première année d'activité de l'entreprise. Il y a également le CAPE (contrat d’appui au montage d’entreprise). Le choix du financement dépendra d’un certain nombre d’éléments.
Panorama des aides à la création d’entreprise
Plusieurs dispositifs accompagnent les porteurs de projet :
- les subventions sont des sommes données par un organisme ou des bourses reçues en récompense d’un concours gagné. Vous n’avez pas à les rembourser ;
- les prêts aidés sont consentis par des organismes publics soit à des conditions avantageuses, soit à des publics qui ne pourraient pas être financés par les voies bancaires classiques (très petits projets, porteur de projet non solvable, etc.) ;
- les allègements fiscaux ou exonérations de charges sociales (dispositif ACRE).
Les soutiens diffèrent d’une région à l’autre et il existe des dispositifs locaux. Certains publics, comme les jeunes, les femmes ou les personnes handicapées, peuvent bénéficier d’aides supplémentaires. Pour connaître vos droits précis, renseignez-vous auprès de votre chambre de commerce ou des métiers.
Comment obtenir des financements publics ou privés ?
Que vous présentiez votre dossier pour créer votre entreprise à un organisme public, à une banque ou à des business angels (investisseurs privés), vous allez devoir le défendre. Votre meilleur atout est un business plan en béton : très fourni, très détaillé et que vous maîtrisez sur le bout des doigts. Vous devez être capable de démontrer que votre projet est viable.
6. Choisir le statut juridique approprié
Une fois votre plan de financement établi, vous devez réfléchir au statut juridique de votre entreprise. Lors de la création de votre entreprise, vous allez devoir choisir sa forme juridique correspondant au cadre légal dans lequel vous allez exercer votre activité. Cette étape est également d’une grande importance pour créer son entreprise. Le statut juridique correspond au cadre légal dans lequel vous allez exercer votre activité. Plusieurs possibilités s'offrent à vous, il conviendra de tenir compte de différents critères pour choisir la meilleure forme juridique pour votre entreprise. Ce choix se définit en fonction de plusieurs critères : la volonté de vous associer ou non, le choix de séparer votre patrimoine personnel de votre patrimoine professionnel, la définition du montant des apports, l’imposition des bénéfices, etc.
Lorsque vous souhaitez créer une structure, il vous faudra tout d’abord choisir entre une entreprise individuelle et une société commerciale. Si vous créez seul, vous devrez opter entre l'entreprise individuelle, c'est à dire en nom propre (régime micro-entrepreneur ou entreprise individuelle "classique") ou une société (EURL, SASU). Si vous montez votre projet avec un ou plusieurs associés, plusieurs types de sociétés s’offriront à vous (SAS, SARL, etc.) Dans tous les cas, ne négligez pas cette étape et choisissez votre structure avec l'aide d'un professionnel du droit, ou un conseiller spécialisé, qui pourra également vous accompagner tout au long du processus de la création d'entreprise. Le choix de la forme juridique d’une entreprise a des conséquences sur le statut social de son dirigeant. Il est donc important pour un entrepreneur de faire le bon choix et maîtriser les conséquences financières (fiscal et social) ainsi que sur la couverture sociale de chacun des statuts. Ce choix peut également engager l'avenir de l'entreprise. Il n’existe pas de statut parfait pour créer une entreprise, mais il existe bien un statut parfait pour créer votre entreprise : il s’agit du statut juridique le mieux adapté à votre projet. Vous devez donc vous poser les bonnes questions pour faire le meilleur choix. Souhaitez-vous entreprendre seul ou à plusieurs ? Votre projet vous impose-t-il un statut juridique particulier ? Quel régime fiscal ou social sera le plus avantageux pour vous ?
Les différentes formes juridiques
Voici un aperçu des principales formes juridiques en France :
- L’entreprise individuelle (EI) : L’EI est simple à créer, pour un professionnel souhaitant exercer seul. Depuis la mise à jour du statut, le patrimoine professionnel est différencié du personnel. En cas de problème, les biens personnels ne risquent rien (sauf pour les dettes fiscales ou sociales). Les revenus du pro sont imposés à l’IRPP (Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques) ou à l’IS (impôt sur les sociétés). À l’IR, la rémunération est égale au bénéfice, à l’IS une rémunération fixe + dividendes sont possibles. Il dépend du régime des TNS (Travailleurs non-salariés) pour sa couverture sociale.
- La micro-entreprise : L’auto-entreprise ou la micro-entreprise, est une EI bénéficiant d’un régime social et fiscal simplifié. Elle est soumise à des plafonds de chiffre d’affaires (188 700 € pour une activité commerciale, 77 700 € pour une activité de prestation de services).
- La Société à responsabilité limitée (SARL) : La SARL nécessite au moins deux associés devant rédiger des statuts constitutifs. Leur responsabilité est limitée au montant de leurs apports. Elle est dirigée par un ou plusieurs gérants. Un gérant non associé a le statut de salarié. S’il est associé minoritaire ou égalitaire, il a le choix entre salarié et TNS, s’il est associé majoritaire, il est forcément TNS. Elle est imposée à l’IS.
- L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : L’EURL est une SARL avec un seul associé, elle est également appelée SARL unipersonnelle.
- La société par actions simplifiée (SAS) : La SAS nécessite au moins deux associés (personnes physiques ou morales) qui définissent le fonctionnement dans les statuts. Elle est pilotée par un président et éventuellement un directeur général. Elle est imposée à l’IS. Le dirigeant a un statut de salarié et les associés perçoivent des dividendes.
- La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) : La SASU est une SAS avec un associé unique.
- La société anonyme (SA) : La SA est un statut plutôt réservé aux grandes entreprises (2 associés minimum et 7 si elle est cotée en bourse, capital social de 37 000 € minimum). Les associés sont assimilés à des salariés. Elle est imposée à l’IS.
- La société civile immobilière (SCI) : La SCI est créée pour acquérir et gérer un patrimoine immobilier (locatif particulier ou murs professionnels).
Il s’agit de faire le meilleur choix pour vous. Il n’y a pas de statut clé en main idéal, tout dépend de votre situation personnelle. Vous devez vous poser certaines questions :
- Êtes-vous plusieurs associés pour ce projet ?
- Souhaitez-vous être salarié ou TNS ?
- Souhaitez-vous être imposé à l’IS ou à l’IRPP ?
7. Rédiger les statuts juridiques
Si vous optez pour la création d’une société, l’étape de la rédaction des statuts est une étape cruciale lors de la création de votre entreprise. La rédaction des statuts est obligatoire lors de la création d'une société et ce, quelle que soit la forme juridique envisagée (EURL, SARL, SASU, SAS, etc.). C’est un document écrit qui prévoit l’organisation et le fonctionnement de la société, établi par les associés. Les statuts s’apparentent à un contrat de société et sont ainsi nécessairement établis par écrit. Il est recommandé d’établir les statuts de façon assez détaillée. Vous pouvez les compléter par la rédaction d’un pacte d’associés.
Les modalités de rédaction des statuts varient en fonction de votre forme juridique. Pour procéder à la création de votre société, il vous faut vous constituer un capital social. Cette étape est essentielle afin d’assurer la publicité de votre société auprès des tiers. Pour cela, il faut procéder à une publication dans un journal d’annonces légales (JAL). Ce journal doit être situé dans le même département que votre société.
La création d’une entreprise ou d’une société entraîne nécessairement le paiement de certaines formalités indispensables. Le coût de cette formalité dépend de la personne qui est chargée de leur rédaction. En effet, vous avez la possibilité de les rédiger vous-même. Cependant, la rédaction de ces statuts peut se montrer compliquée si vous n’êtes pas juriste. Dans ce cas, vous pouvez vous faire accompagner par un avocat ou un notaire.
8. Immatriculer votre entreprise
Pour que votre entreprise ait une existence juridique, vous devrez effectuer le dépôt de votre dossier d'immatriculation auprès du Guichet unique. Les formalités pour créer une entreprise sont aujourd'hui dématérialisées, elles peuvent se faire directement en quelques clics sur le Guichet Unique. Après avoir transmis votre dossier de demande d’immatriculation au guichet unique, votre entreprise est en cours d’immatriculation. Lorsque le dossier est complet, l’immatriculation de l’entreprise intervient rapidement et vous recevrez votre extrait d’immatriculation.
Vous recevrez ensuite un numéro d’identification de votre entreprise : votre numéro Siren. Une fois que l’entreprise est immatriculée, vous pouvez démarrer votre activité. N’oubliez pas de souscrire une assurance pour couvrir votre activité. Ce choix a un impact direct sur vos démarches administratives : selon votre statut, la création et la cession de votre entreprise se feront selon des modalités différentes.
Les étapes incontournables pour immatriculer votre entreprise
- Choisir le statut juridique.
- Choisir le nom de la société.
- Domicilier le siège social.
- Nommer le ou les dirigeants.
- Déposer le capital social s’il y a lieu.
- Rédiger et déposer les statuts auprès des impôts.
- Déclarer les bénéficiaires effectifs (toute personne ou entité détenant au moins 25 % du capital social, c’est très important pour la lutte contre le blanchiment).
- Publier une annonce légale.
- Immatriculer sa société.
Les documents à préparer pour votre dossier de création d’entreprise
- Justificatif de domiciliation de l’entreprise.
- Attestation de parution aux annonces légales.
- Exemplaire original des statuts.
- Autorisation d’exercer ou diplôme nécessaire si l’activité est réglementée.
- Attestation de dépôt du capital social (c’est la banque dépositaire qui vous la délivre).
- Justificatifs pour le gérant (domicile + identité + attestation de non-condamnation + copie acte de mariage ou de PACS + PV de nomination à la gérance).
9. Informez-vous sur les aides à la création d'entreprise et contactez un réseau d'accompagnement
L'appui d'un organisme ayant une parfaite connaissance des outils de financements existants pour les créateurs et des aides à la création d'entreprise peut être précieux à ce stade. Les entrepreneurs accompagnés augmentent leurs chances de succès !
Les réseaux d’accompagnement sont mobilisés pour la réussite des porteurs de projet partout en France et en Outre-mer. Ils s’adressent à l’ensemble des entrepreneurs, quels que soient leur profil, leur besoin et leur localisation. De la sensibilisation à l’aide au rebond en passant par la formation et les aides et financement de la création d’entreprise.
10. Se faire connaître auprès des administrations
Votre entreprise est créée ! Il faut maintenant vous faire connaître des différentes administrations : services fiscaux, caisses de retraite, caisses d’assurance maladie, etc. En tant que micro-entrepreneur, vous devez déclarer votre chiffre d’affaires tous les mois ou tous les 3 mois. Lors du dépôt de votre dossier de création d’entreprise, vous avez choisi le régime d’imposition des bénéfices ainsi que celui de la TVA (franchise en base, régime simplifié d’imposition ou régime réel normal). Si vous êtes un entrepreneur individuel ou une micro-entreprise, vous bénéficiez de démarches administratives simplifiées et la création d’un bilan comptable n’est pas une obligation légale.
Les pièges à éviter lors de la création d’entreprise
Obtenir un certificat d’immatriculation n’est pas suffisant pour vous garantir une activité professionnelle prospère. Plusieurs erreurs pourraient vous être fatales :
- Passer à côté de votre business plan.
- Sous-estimer vos besoins.
- Ne pas vous entourer des bonnes personnes.
- Négliger le marketing et la communication.
- Ne pas prendre soin de vous.
Finalement, la création d’entreprise est une aventure pleine de péripéties. La vie d’entrepreneur est semée de réussites et d’embûches, pour y faire face vous devez faire preuve d’agilité. Une préparation de marathonien, un calme à toute épreuve, beaucoup de persévérance et un peu d’audace sont les ingrédients du succès !
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