Conseil en PME : Définition et Missions

Le conseil en gestion d’entreprise est un domaine crucial pour le développement et la performance des petites et moyennes entreprises (PME). Il vise à apporter un accompagnement stratégique et opérationnel aux dirigeants, en les aidant à résoudre des problématiques spécifiques et à atteindre leurs objectifs.

Le conseiller en gestion d’entreprise se base sur les données et le suivi des indicateurs d’une entreprise pour les aider à se développer et à gagner en performance. Il intervient auprès de la Direction d’une entreprise pour l’aider dans ses choix stratégiques.

Conseil en PME

Qu'est-ce que le conseil en gestion d'entreprise ?

Un cabinet de conseil, aussi appelé société de conseil ou encore cabinet de consulting, apporte une analyse et des recommandations visant à répondre à une problématique d’entreprise spécifique. Une mission de consulting peut être ponctuelle ou continue (de l’ordre de quelques jours à plusieurs mois). Elle peut être conduite par un ou plusieurs consultants.

Les entreprises font généralement appel à un cabinet de conseil lorsqu’elles ont besoin d’une expertise spécifique dans un domaine précis (Stratégie, RH, Marketing, Management, etc.). En plus d’apporter toute son expertise sur le sujet qui vous concerne, un cabinet de conseil délivre une méthodologie éprouvée pour favoriser la réussite de votre projet client.

Pour être certain de cibler la bonne problématique client, un cabinet de conseil débute son intervention par la réalisation d’un audit. Une fois l’audit réalisé, le cabinet de conseil définit une stratégie à mettre en place tout en évaluant sa faisabilité.

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La mise en place et l’analyse d’indicateurs de suivi est une étape clé dans la réussite d’un projet de transformation. Transformer tout ou partie d’une entreprise via l’accompagnement d’un cabinet de conseil (ou même seul) induit des changements d’organisation plus ou moins profonds.

Pour résumer, un cabinet de conseil est missionné par une entreprise pour résoudre une problématique particulière. Un cabinet de conseil intervient à un niveau stratégique et parfois opérationnel également.

Missions du conseiller en gestion d'entreprise

Le conseiller ou consultant en gestion d’entreprise peut assurer plusieurs missions au profit des PME ou TPE en fonction de ses compétences et de ses expériences. Cependant, l’une des principales missions du conseiller est de connaître les besoins du dirigeant et de développer en retour des stratégies d’action pouvant permettre la réalisation de son projet de développement.

Devenir conseiller en gestion d’entreprise englobe de nombreuses missions auprès de clients variés : PME, start-ups, artisans, grandes sociétés… Voici quelques exemples de missions :

  • Structurer la croissance d’une entreprise grâce aux chiffres existants et aux KPIs, OKR, etc.
  • Conseiller sur la rentabilité et l’optimisation des actions ou des investissements (devis, embauches, déploiement d’une nouvelle offre…)
  • Améliorer les process
  • Accompagner dans le développement commercial
  • Faciliter le dialogue et la compréhension entre le management et les salariés
  • Conseiller personnellement le dirigeant dans sa vision entrepreneuriale

Le consultant doit être couteau suisse et s’adapter rapidement aux problématiques de ses clients. Il peut également se spécialiser : conseil en organisation, conseil en communication, consultant RH, etc.

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Certains conseillers spécialisent leur activité du métier de conseil vers des problématiques de transition. Par exemple, conseiller en communication pour les TPE dans le développement durable.

Les qualités requises pour être conseiller en gestion

Le métier de conseiller en gestion d’entreprise est avant tout humain. Il faut pouvoir combiner esprit analytique et sens de la communication.

Voici les qualités et les compétences indispensables d’un bon conseiller :

  • Un bon sens de l’observation et de l’organisation
  • Un esprit analytique (les chiffres et les tableaux Excel ne vous font pas peur)
  • Des connaissances en droit, en comptabilité et en marketing
  • Avoir le sens du contact et savoir s’adapter à des environnements différents
  • Avoir le sens commercial, surtout pour développer votre propre activité de conseil en communication
Qualités d'un conseiller en gestion

Formation pour devenir conseiller en gestion d'entreprise

Devenir conseiller en gestion d’entreprise nécessite une solide expérience en entreprise ou dans un cabinet de conseil indépendant (quelques années en poste). D’autre part, un diplôme de niveau bac +5 est conseillé :

  • École de commerce
  • École d’ingénieur
  • Master II en droit, économie, finance, management d’entreprise, comptabilité et gestion

Certaines activités de conseil sont réglementées (en lien avec le juridique, l’investissement ou l’expertise-comptable). Renseignez-vous sur la réglementation du métier de conseil et surveillez les points de vigilance.

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Étapes pour lancer son activité de conseiller en gestion d'entreprise

Pour devenir conseiller en gestion d’entreprise, plusieurs étapes sont à considérer :

Étape 1 : Définir son offre de conseiller en gestion d'entreprise

Devenir consultant en gestion d'entreprise nécessite une compréhension approfondie du marché pour s'assurer que votre offre répond aux besoins et attentes des entreprises. Une étude de marché du conseil bien réalisée vous aidera à définir votre positionnement et à structurer votre offre de services.

Voici les étapes clés à suivre :

  • Analyser la concurrence : quelles sont leurs spécialisations (stratégie, finances, RH) ? Quel est leur cible, petites entreprises, start-ups ou grandes entreprises ? Quels sont leurs tarifs ?
  • Étudier la demande : vous devez déterminer les besoins de conseil en gestion (stratégie, optimisation de process, gestion financière, recrutement…) et analyser la taille du marché potentiel.
  • Définir votre clientèle cible : quels problèmes cherchent-ils à résoudre ? Comment choisissent-ils leurs consultants (réputation, tarif, expertise) ?

Étape 2 : Fixer ses tarifs de consultant en gestion d’entreprise

Un consultant en gestion d’entreprise peut facturer ses clients selon plusieurs modalités : avec un tarif journalier, au forfait avec un prix fixe par mission ou à la performance. Généralement, les conseillers en gestion d’entreprise optent pour une facturation au forfait ou au TJM (taux journalier moyen).

Pour calculer votre TJM, vous devez estimer la rémunération annuelle que vous souhaitez et rapporter ce montant à la journée. Attention à bien déterminer le nombre de jours travaillés par an (en moyenne 120 jours facturables).

Un consultant junior facture entre 300 et 600 € par jour. Un consultant expérimenté peut aller jusqu’à 2 000 €.

Mon tarif en indépendant : comment calculer mon taux journalier moyen (TJM)

Exemples de tarifs :

  • Séance de coaching d’une heure : 90 €
  • Mise en place d’un business model : 345 €
  • Résumé opérationnel : 65 €

Les revenus du conseiller en gestion d’entreprise dépendent de sa spécialité, sa clientèle et son expérience. En moyenne, le taux journalier moyen (TJM) d’un consultant en stratégie freelance est de 776 € selon le site Malt.

En entreprise, un salarié démarre à 3 000 € brut mensuel environ. Identifiez des besoins précis chez vos clients et faites évoluer votre rémunération au gré de votre spécialisation.

Étape 3 : Choisir un statut juridique pour son activité de conseiller en gestion d’entreprise

Pour devenir conseiller en gestion d’entreprise à son compte, le moyen le plus simple est de commencer en entreprise individuelle au régime de la micro-entreprise. Cela vous permettra de commencer à facturer rapidement.

En pratique, le conseiller en gestion indépendant peut vite atteindre les plafonds de chiffre d’affaires de la micro-entreprise (il passera donc au régime réel de l’EI).

Étape 4 : Choisir son lieu d’exercice en tant que conseiller en gestion d’entreprise

Rien ne vous oblige à louer un local professionnel pour exercer votre activité de consultant en gestion d’entreprise. Plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Travailler depuis chez vous : une pièce dédiée vous permet de faire quelques économies et de proposer des consultations en ligne (très pratique pour démarrer votre activité !)
  • Louer ou acheter un bureau : un espace professionnel renforce votre image et sera plus pratique si vos clients préfèrent les rendez-vous en face à face
  • Opter pour le coworking : partager un espace avec d'autres professionnels peut stimuler votre créativité et élargir votre réseau
  • Travailler directement dans les locaux de l’entreprise : certaines entreprises vous demanderont d’être présent sur site afin de faciliter la communication et de vous immerger dans leur environnement de travail

Étape 5 : Financer son activité de conseil en gestion

Selon l’ampleur de votre projet, les dépenses seront plus ou moins conséquentes. Il est tout à fait possible de démarrer votre activité de consultant avec un petit budget. Voici les principaux frais à prendre en compte :

  • Ordinateur et logiciels spécialisés : 500 à 1 500 €
  • Certifications et formations : entre 1 000 et 3 000 €
  • Bureau : de 300 à 1 000 € selon l’option choisie (coworking, local commercial ou directement à domicile)
  • Marketing et prospection (surtout sur les 6 premiers mois, le temps de vous faire connaître) : 500 à 2 000 €
  • Assurances : 300 à 500 € par an

Pour obtenir des financements, vous aurez besoin d’un business plan solide pour convaincre les banques de la viabilité de votre projet. Votre business plan de consultant en gestion d’entreprise doit comporter les parties suivantes :

  • L’executive summary : une présentation de vous et de votre projet en 2 pages maximum
  • L’étude de marché : démontre l’opportunité de lancer votre activité de consulting
  • Le modèle économique : vos entrées et sorties d’argent, votre stratégie commerciale et marketing
  • Le statut juridique : la forme juridique choisie pour exercer votre activité de consultant en gestion d’entreprise (généralement une entreprise individuelle ou une SARL/EURL)
  • Les prévisions financières : compte de résultat prévisionnel, plan de trésorerie, plan de financement, bilan prévisionnel, besoin en fonds de roulement

Pour financer votre projet et compléter votre apport personnel, vous pouvez solliciter plusieurs aides financières :

  • Le prêt bancaire professionnel, la solution la plus courante
  • Les prêts à taux privilégiés comme le prêt d’honneur solidaire (un prêt à taux zéro pour les demandeurs d’emploi ou les porteurs de projet) ou le prêt NACRE
  • Le congé pour création ou reprise d’entreprises, très pratique si vous êtes salarié et que vous souhaitez maintenir votre contrat de travail le temps de vous lancer
  • Les aides et subventions régionales, renseignez-vous auprès de votre mairie
  • L’ARCE pour recevoir une partie de vos allocations chômage sous forme de capital
  • L’ACRE, une exonération de charges sociales pendant la première année d’activité

Étape 6 : Créer son entreprise de conseil en gestion

Les démarches pour créer et immatriculer votre entreprise de conseil en gestion se font en ligne via le Guichet unique qui centralise la procédure. Les étapes sont différentes selon le statut que vous avez choisi.

Le code APE de cette activité est le 70.22Z - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion.

Auto-entrepreneur consultant en gestion d'entreprise

Pour devenir auto-entrepreneur consultant indépendant, vous devez vous inscrire en ligne. La démarche se fait en quelques clics :

  1. Créez votre espace sur le Guichet unique (procedures.inpi.fr).
  2. Remplissez le formulaire de déclaration de début d’activité.
  3. Fournissez les documents requis (une pièce d’identité, un justificatif de domicile et une déclaration de non-condamnation).

Vous êtes automatiquement inscrit au registre national des entreprises (RNE) et recevrez votre numéro SIRET sous quelques jours.

N’oubliez pas de déclarer votre chiffre d’affaires à l’URSSAF (mensuellement ou trimestriellement) et de choisir votre mode d’imposition (versement libératoire ou non).

Ouvrir un compte bancaire professionnel

Un compte bancaire professionnel est indispensable pour séparer vos finances personnelles de celles de votre société de conseil en gestion. Il vous permettra d'encaisser les paiements de vos clients, d'effectuer vos dépenses professionnelles et de gérer la trésorerie de votre entreprise.

En auto-entrepreneur, ouvrir un compte bancaire est obligatoire dès 10 000 € de chiffre d'affaires encaissé durant 2 ans.

Pour une société, ouvrir un compte bancaire est obligatoire avant même de commencer l'activité.

Créer sa société de conseil en gestion

Si vous optez pour une EURL ou une SAS, les démarches de création seront un peu plus longues :

  1. Rédigez et signez vos statuts juridiques. Ils définissent les règles de fonctionnement de la société
  2. Déterminez le montant du capital social et déposez-le sur un compte bloqué dans une banque ou chez un notaire jusqu’à l’immatriculation de la société
  3. Ouvrez un compte professionnel et déposez le capital social sur ce compte
  4. Immatriculez votre société sur le site procedures.inpi.fr
  5. Publiez l'annonce légale de création d'entreprise

Une fois votre société immatriculée, vous recevrez votre numéro SIRET et pourrez commencer à facturer.

Prendre les assurances professionnelles

Vous n’êtes pas dans l’obligation de prendre une assurance pour votre activité de consultant en gestion d’entreprise. Toutefois, il est recommandé de souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) pour vous protéger en cas de dommages causés à un tiers. Si vous travaillez sur site, l’assurance peut également couvrir les dommages matériels que vous pourriez causer.

Pensez à regarder si votre RC Pro comprend la Protection Juridique professionnelle. Cette couverture est souvent proposée en complément et elle pourra vous être utile en tant que consultant.

Si vous utilisez un véhicule professionnel, l’assurance auto est obligatoire.

Si vous exercez dans le domaine de la propriété industrielle, vous devez vous inscrire sur une liste spécifique pour représenter les clients dans les procédures devant l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle).

Vous voilà enfin prêt à démarrer votre activité de consulting ! Il ne vous reste plus qu’à vous faire connaître et à trouver vos premiers clients.

Aides financières pour les PME faisant appel à un conseil en RH

La Prestation de Conseil en Ressources Humaines (PCRH) est un dispositif visant à soutenir les PME dans leur gestion des ressources humaines. Voici les conditions d'attribution :

Entreprises éligibles

Sont éligibles les entreprises de moins de 250 salariés n'appartenant pas à un groupe de 250 salariés et plus, et répondant à la définition européenne de la PME. La priorité est donnée aux entreprises de moins de 50 salariés et aux très petites entreprises de moins 10 salariés qui ne sont pas dotées d’un service ressources humaines (RH).

Critères d’éligibilité

Les entreprises doivent faire appel à un prestataire externe, spécialisé dans la gestion des ressources humaines devant justifier d’une expérience d’au moins deux ans dans le conseil en ressources humaines ou l’accompagnement RH des entreprises. Son intervention doit conduire à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan d’actions opérationnel répondant aux problématiques identifiées. Ce plan d’actions est concerté avec toutes les parties prenantes de l’entreprise.

Les prestations peuvent inclure :

  • Identification des freins et leviers pour répondre aux tensions de recrutement
  • Élaboration d’une stratégie de recrutement (définition des compétences attendues, diversification des sources de recrutement…)
  • Identification et levée des freins à la décision d’embauche
  • Identification du potentiel de création d’emplois et de pérennisation des contrats de travail
  • Amélioration de la marque employeur et de la capacité à attirer des candidats de l’entreprise
  • Mise en œuvre d’actions visant à améliorer la qualité de l’emploi, en favorisant le recours au contrat à durée indéterminée et en allongeant la durée des contrats

Les prestations se déroulent sur une durée de 12 mois ne dépassant pas un maximum total de 30 jours d’intervention. La durée moyenne observée est de 6 jours.

Dépenses concernées

Les coûts admissibles sont ceux relatifs aux services de conseil fournis par un prestataire extérieur à l’entreprise. Depuis le 1er juillet 2022, la Prestation de Conseil en Ressources Humaines (PCRH) est désormais attribuée au titre du régime de minimis.

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