Création d'entreprise à Liévin : guide complet des démarches et conseils pratiques

Ça y est, c’est décidé, vous plaquez tout pour devenir votre propre patron à Liévin ! Se mettre à son compte est une décision importante qui doit être mûrement réfléchie, puis préparée. Se mettre à son compte, oui mais dans quoi ?

Définir l'idée et vérifier sa pertinence locale

Une idée prend souvent la forme d'une intuition ou d'un simple désir qui mûrit avec le temps. Plus l'idée est nouvelle ou originale, plus vous devrez vous interroger sur la capacité des futurs clients à l'accepter. C'est un élément capital car sans clientèle, il n'y a pas d'entreprise possible ! En effet une "super idée" peut devenir un mauvais projet, faute de clients.

Est-ce que le service ou le produit que je souhaite vendre répond à un besoin à Liévin ? Le marché n’est-il pas déjà saturé ? Quelle est la concurrence en place et quels sont leurs tarifs ? Quelles sont les forces et les faiblesses de mes concurrents ? Comment communiquent-ils ? Quel sera mon besoin en budget marketing pour me faire connaître ? Quelle méthode de communication choisir ?

Réaliser une étude de marché locale

La réalisation d'une étude de marché a pour objectifs principaux de : définir avec précision qui seront vos clients, votre persona, votre cible principale... ses attentes, ses besoins, etc., vous positionner face à la concurrence, et ainsi adapter votre produit ou votre service en fonction des éléments recueillis. Par ailleurs, l'analyse de ces éléments vous permettra de : définir un niveau de prix acceptable par vos futurs clients, déterminer votre stratégie et chiffrer les premières actions commerciales et de communication qui seront nécessaires pour capter puis fidéliser votre clientèle, fixer un chiffre d'affaires prévisionnel.

Dans un premier temps, vous devrez faire une étude macro-économique sur votre futur secteur d'activité. Pour vous y aider, consultez les études de marché réalisées par de grands cabinets au pôle PRISME de la Bibliothèque nationale de France. Prenez ensuite le temps de tester votre idée sur votre zone de chalandise afin de vous assurer de sa viabilité. Présentez votre produit ou service directement sur le terrain auprès d’un échantillon de clients potentiels. A l’issue de ces tests, votre projet devra être ajusté pour intégrer les remarques de votre cible.

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Tester et confronter l'idée au marché

Un bon moyen d’évaluer l’intérêt de votre produit/service sur le marché, est la création d’une landing page dédiée (une méthode inspirée du lean startup) que vous diffuserez sur vos réseaux sociaux par exemple. Pour réussir ce test, il faudra utiliser un bon copywriting, mettre en avant votre proposition de valeur et construire une landing page incitant à effectuer une action en incluant un call to action (lien ou bouton vers un formulaire de contact, lien de téléchargement, etc.).

Un projet peut être également testé en condition réelle sans pour autant vous immatriculer et créer une structure ! Cette étape consiste à répondre à trois questions essentielles : Votre entreprise sera-t-elle rentable, et à quel moment ? Quels sont les capitaux nécessaires pour lancer le projet et assurer son développement ? Les recettes encaissées (vente de produits et/ou services) par votre entreprise tout au long de l'année lui permettront-elles de faire face en permanence aux dépenses de la même période (paiement des charges courantes, des fournisseurs, etc.) ?

Séverine Lievin, témoignage sur l'Académie Zérolimite

Construire le business plan : vision, organisation et finances

Cette démarche va vous conduire à construire un projet cohérent et viable présenté dans un dossier, appelé business plan. Chaque option trouvera sa traduction financière et sa répercussion sur les équilibres financiers. Si le déséquilibre est trop important, votre projet devra être remanié et sa structure financière adaptée en conséquence.

Vision du projet, analyse du marché et positionnement stratégique

Dans cette première partie du business plan, l'objectif est de détailler votre vision pour le projet, les produits ou services que vous souhaitez offrir, le marché que vous ciblez et la stratégie que vous comptez déployer pour réussir. La structure peut se décliner de la manière suivante : présentation du concept et de votre offre, étude approfondie du marché, stratégie de positionnement et de lancement.

Profil du porteur de projet et cadre organisationnel

La deuxième section du business plan doit se concentrer sur la personne ou l'équipe à l'origine du projet, ainsi que sur la structure légale et organisationnelle prévue pour le soutenir. Cette partie peut s'articuler ainsi : présentation du porteur de projet, motivations et objectifs personnels, présentation de l'équipe et des partenaires, cadre juridique et structure de l’entreprise.

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Plan financier prévisionnel

La dernière partie du business plan doit être consacrée à l'aspect financier, en fournissant des projections chiffrées et des analyses pour évaluer la viabilité économique du projet. Les éléments financiers clés à inclure sont : un compte de résultat prévisionnel, illustrant les revenus, les coûts, et les bénéfices anticipés, un bilan prévisionnel, un plan de trésorerie, les tableaux des investissements et du financement, l’analyse du besoin en fonds de roulement et du seuil de rentabilité.

Une fois que vous aurez chiffré avec précision l’investissement de départ (fonds de commerce, droit au bail, matériel de production, véhicule, enseigne, frais de communication, etc.) et vos coûts de fonctionnement (amortissement des emprunts, loyer, salaires, électricité, eau, internet, téléphone, etc.), il sera plus aisé d’établir votre point mort, c’est-à-dire le chiffre d’affaires minimum à réaliser pour être rentable.

Élément Exemples
Investissement initial fonds de commerce, droit au bail, matériel, véhicule, enseigne
Coûts de fonctionnement loyer, salaires, amortissements, utilities, internet
Documents financiers compte de résultat, bilan, plan de trésorerie

Financements et garanties

Emprunt bancaire, prêts d’honneur, garanties Bpifrance, apport personnel, aides à la création d’entreprise… de nombreuses ressources peuvent être mobilisées pour financer votre projet. Après avoir recensé ces besoins et évalué les ressources que vous pouvez facilement mobiliser, il vous faudra identifier et solliciter une ou plusieurs solutions financières pour les capitaux manquants : prêts d’honneur à taux zéro et sans garantie, crowdfunding, micro-crédit, emprunts bancaires, recherche d’investisseurs au capital social de l'entreprise, etc.

Un conseil ? Ne partez pas avec une capitalisation trop juste. Les entreprises les plus pérennes sont celles qui ont prévu d’anticiper les coups durs.

Comment obtenir un prêt bancaire pour son projet

Avant toute chose, il vous faut évaluer le montant dont vous avez besoin pour ce projet. Cela inclut non seulement le capital de départ, mais également les coûts opérationnels prévus pour les premiers mois d'activité. La recherche des banques arrive en 2ème étape : renseignez-vous sur les taux d’intérêt, les modalités de remboursements et les conditions générales. Constituez ensuite un dossier complet pour présenter votre projet à la banque. Cela comprend généralement un business plan solide, des prévisions financières, un plan de remboursement du prêt, et d'autres documents pertinents.

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Choix du statut juridique et formalités d’immatriculation

Le statut juridique correspond au cadre légal dans lequel vous allez exercer votre activité. Plusieurs possibilités s'offrent à vous, il conviendra de tenir compte de différents critères pour choisir la meilleure forme juridique pour votre entreprise.

Si vous créez seul, vous devrez opter entre l'entreprise individuelle, c'est à dire en nom propre (régime micro-entrepreneur ou entreprise individuelle "classique") ou une société (EURL, SASU). Si vous montez votre projet avec un ou plusieurs associés, plusieurs types de sociétés s’offriront à vous (SAS, SARL, etc.). Dans tous les cas, ne négligez pas cette étape et choisissez votre structure avec l'aide d'un professionnel du droit, ou un conseiller spécialisé, qui pourra également vous accompagner tout au long du processus de la création d'entreprise.

Rédaction des statuts et immatriculation

La rédaction des statuts est obligatoire lors de la création d'une société et ce, quelle que soit la forme juridique envisagée (EURL, SARL, SASU, SAS, etc.). C’est un document écrit qui prévoit l’organisation et le fonctionnement de la société, établi par les associés. Pour que votre entreprise ait une existence juridique, vous devrez effectuer le dépôt de votre dossier d'immatriculation auprès du Guichet unique.

Les formalités pour créer une entreprise sont aujourd'hui dématérialisées, elles peuvent se faire directement en quelques clics sur le Guichet Unique. Vous recevrez ensuite un numéro d’identification de votre entreprise : votre numéro Siren.

Documents nécessaires

L'immatriculation de votre entreprise nécessite certains documents spécifiques. Cela varie en fonction d’une création d’entreprise individuelle ou d’une création de société.

  1. Documents pour une entreprise individuelle : Copie d’une pièce d'identité ; Justificatif de domiciliation de votre entreprise (bail commercial) ; justificatif de domicile, contrat de sous-location… ; Autorisation de communiquer aux tiers ; Si vous exercez une activité réglementée, un justificatif de qualification professionnelle ; Déclaration sur l’honneur de non-condamnation et attestation de filiation datées et signées ; En cas de conjoint·e collaborateur·ice : un justificatif de mariage ou de PACS, une déclaration sur l’honneur de non-condamnation du/de la conjoint·e, l’attestation d’information du conjoint en bien commun, la carte d’identité ou une carte de résident valide du/de la conjoint·e.
  2. Documents pour une société : Copie de votre pièce d'identité ; Justificatif de domiciliation de votre entreprise ; Attestation de parution de l'avis de création ; Déclaration sur l'honneur de non-condamnation et attestation de filiation datées et signées ; Exemplaire original des statuts de votre société, daté et signé par tous les associés ou leur mandataire ; Procès-verbal d’assemblée générale nommant le dirigeant s’il n’est pas désigné dans les statuts ; Attestation bancaire du dépôt du capital ; Si vous exercez une activité réglementée, un justificatif de qualification professionnelle ; Si vous êtes marié, exemplaire daté et signé de l'attestation de délivrance de l'information donnée au conjoint des conséquences sur les biens communs des dettes contractées dans l'exercice de votre profession.

Ces listes ne sont pas exhaustives et doivent être ajustées à votre situation particulière (en cas d’activité ambulante par exemple ou certaines activités VTC, Transport de marchandises…). Demandez conseil à votre CMA qui vous transmettra une liste sur-mesure.

Conformité, compétences et activités réglementées

Bien entendu, avant de lancer une activité commerciale à Liévin, il est indispensable de vous assurer que vous en avez le droit et les compétences. Par exemple, pour ouvrir un restaurant, un snack-bar ou un food-truck, il est obligatoire d’obtenir un permis d’exploitation et d’avoir suivi une formation HACCP.

Accompagnement, réseaux et formations

Intégrer un réseau ou un programme d'accompagnement, c'est pouvoir échanger avec d'autres futurs créateurs d'entreprise qui ont les mêmes préoccupations que vous. C'est aussi la possibilité d'être accompagné à toutes les phases de votre projet. L'appui d'un organisme ayant une parfaite connaissance des outils de financements existants pour les créateurs et des aides à la création d'entreprise peut être précieux à ce stade. Les entrepreneurs accompagnés augmentent leurs chances de succès !

La création d’entreprise nécessite une importante phase de préparation et le respect d’une méthodologie précise. Etude de marché, segmentation de clientèle, tests clients, recherche de financements, formation du dirigeant… les étapes sont nombreuses et permettent de sécuriser les premiers mois d’existence de l’entreprise.

Services locaux : CMA, Cerfrance, Bpifrance

La Chambre des Métiers et de l'Artisanat (CMA) propose une gamme de services d'accompagnement pour les personnes qui souhaitent créer leur entreprise artisanale. Nos conseillers sont là pour fournir des informations essentielles sur les démarches administratives, les réglementations, les formalités à accomplir pour créer une entreprise artisanale, ainsi que des conseils personnalisés pour aider les entrepreneurs à prendre des décisions éclairées. La CMA propose également des programmes de formation et un parcours d’accompagnement ante-création composé de plusieurs prestations individuelles ou collectives d’information, d’appui et de conseil.

Créer son entreprise : votre conseiller Cerfrance vous accompagne à chaque étape de la création de votre projet en lien avec notre équipe de juristes et fiscalistes. En répondant à seulement six questions de notre Diag Créa, vous pourrez mesurer les conséquences des choix que vous ferez au moment de la création en tant que nouvel entrepreneur. Nous vous recommandons, dans tous les cas de vous rapprocher d’un de nos conseillers d’entreprise afin d’affiner votre projet, de le sécuriser d’un point de vue comptable, fiscal, social, juridique et administratif.

Bpifrance Création met à votre disposition des outils pour vous aider dans la rédaction de votre business plan ! En créant gratuitement votre Pass Crea, vous retrouverez un modèle de business plan à télécharger et son mode d'emploi pour vous aider à le remplir.

Marketing, numérique et déploiement

Quelle que soit l’activité de l’entreprise, il est essentiel de réfléchir, dès le départ, à son déploiement numérique (site web, stratégie e-commerce, applications mobiles…) et de l’intégrer dans votre plan de financement. Quelle méthode de communication choisir ? C’est la partie la plus rebutante et pourtant la plus importante de tout projet de création d’entreprise à Liévin.

Évaluer le potentiel de marché et l’état de la concurrence de votre futur domaine d’activité est une étape essentielle. En effet, maintenant que vous avez défini avec précision l’activité que vous souhaitez démarrer, il est important de mesurer le potentiel de votre zone de chalandise.

Reprendre une entreprise existante

Et si vous n’avez pas d’idée de création d’entreprise, pensez à la reprise d’une entreprise existante ! De nombreuses entreprises sont à vendre : environ 700 000 dirigeants devraient céder leurs entreprises dans les 10 prochaines années.

Points pratiques et recommandations

  • Ne sous-estimez pas vos besoins financiers ! N'hésitez pas à voir "grand" : votre projet de création a peut-être plus de potentiel que vous ne l'imaginez !
  • Afin de faire les bons choix, il est possible de se rapprocher de votre comptable qui pourra vous assister dans cette décision.
  • Les délais moyens de paiement des fournisseurs et des clients dans votre secteur d'activité, encadrés par la loi, sont des éléments dont vous devez tenir compte.
  • Les entrepreneurs accompagnés augmentent leurs chances de succès : intégrez un réseau et suivez des formations.

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