Déclarer son entreprise en France : guide pratique et étapes clés

Vous avez un projet de reconversion, une idée, une passion ou une compétence à vendre ? Le micro-entrepreneuriat vous permet d'entreprendre en toute simplicité. Ce régime séduit par sa souplesse et ses risques limités. Mais comment se lancer ? Quelles sont les particularités de ce statut.

La micro-entreprise est une bonne option si vous souhaitez exercer en nom propre. Pour l’essentiel, il s’agit de l’achat pour la revente dans un but lucratif de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées à consommer sur place ou à emporter. Vous pouvez exercer une activité de prestataire de services. Certaines activités libérales réglementées sont éligibles au statut : architectes, géomètres, psychologues, ostéopathes, guides de haute montagne, etc. Il est possible d'exercer deux activités en micro-entreprise mais elles doivent faire partie d'une seule et même micro-entreprise. On parle alors d’activité mixte. Dans tous les cas, quel que soit le nombre d’activités de votre micro-entreprise, le seuil de chiffre d’affaires à ne pas dépasser reste identique. Pour certaines activités, une qualification est nécessaire. L'activité de micro-entrepreneur vous permet d'exercer en toute indépendance, c'est-à-dire sans lien de subordination avec une autre personne physique ou morale.

Par ailleurs, créer une micro-entreprise ne nécessite pas de réaliser d’investissements ni d’achats importants. Cette séparation protège votre patrimoine personnel de vos éventuelles dettes professionnelles. Elle vous dispense de la déclaration et du paiement de la TVA. En tant que micro-entrepreneur, vous êtes affilié au régime social des travailleurs indépendants. déclarez votre activité au guichet unique des formalités d’entreprises, opéré par l’Institut national de la Propriété industrielle (Inpi). Pour ce faire, vous aurez notamment besoin de votre numéro de Sécurité sociale, votre pièce d’identité et d’une déclaration de non-condamnation.

Selon votre activité, vous devez vous immatriculer. Dans le cas d’une activité commerciale, votre micro-entreprise doit être inscrite au registre national des entreprises (RNE) et au registre du commerce et des sociétés (RCS). Si vous êtes agent commercial, vous devez aussi vous enregistrer au registre spécial des agents commerciaux (RSAC). En parallèle du traitement de votre dossier, vous pouvez vérifier votre éligibilité et, le cas échéant, demander l’aide à la création ou la reprise d’une entreprise (Acre). Elle permet une exonération temporaire de cotisations sociales. Vous pouvez alors démarrer votre activité.

Or, de nombreux sites commerciaux, non officiels, proposent de les réaliser pour vous en facturant leurs services. Le régime de l'auto-entrepreneur et du micro-entrepreneur ont fusionné pour ne former plus qu'un seul régime. Le cumul d’une activité salariée avec la création d’une micro-entreprise est possible, sous conditions. Pour devenir micro-entrepreneur, il faut déclarer l'existence de votre micro-entreprise. Devenir micro-entrepreneur (auto-entrepreneur) : combien ça coûte ? Comment déclarer les revenus provenant de mon activité de micro-entrepreneur ?

Lire aussi: Micro-entreprise : comment déclarer la TVA ?

Pour créer une entreprise avec succès, vous devez d’abord choisir votre statut, rédiger vos statuts et immatriculer votre activité sur le Guichet unique. Il s’agit d’un processus long et complexe. Bon à savoir : les démarches de création d’une micro-entreprise sont moins contraignantes. Créer son entreprise est un processus complexe, qui doit être mûrement réfléchi. Les bonnes idées sont innovantes, ou répondent à un réel besoin du public. Aussi, n’hésitez pas à demander autour de vous ce que les gens pensent de votre idée d’entreprise. Le choix de la forme juridique de l’entreprise est une question délicate. Il est important, à la fois de choisir une forme d’entreprise qui n’exclut pas l’exercice de votre activité, mais qui s’adapte également à vos besoins et aspirations personnels.

En France, il existe une multitude de formes juridiques, chacune disposant de ses spécificités. Voici donc deux tableaux répertoriant les principales caractéristiques des formes juridiques les plus communément utilisées. Min. Max. Min. Min. Pour faire un choix judicieux, il faut au préalable déterminer vos besoins. Quel est votre budget ? Trouver des financements est donc indispensable. Créer son entreprise fait référence aux démarches qui aboutissent à son immatriculation aux registres nationaux.

La rédaction des statuts de la société par les associés fondateurs est probablement l’étape la plus importante. Le capital de l’entreprise représente le patrimoine propre de la société. Ainsi, il est possible d’apporter des sommes d’argent (apports en numéraire) ou des biens (apports en nature). En cas d’apports en nature, l’entrepreneur devra faire appel à un commissaire aux apports chargé de l’évaluation des biens incorporés au capital social. Une fois le capital constitué, il faudra déposer les fonds en numéraire auprès d’une banque ou d’un notaire. Peu importe la solution choisie, vous devrez conserver un justificatif de domiciliation pour constituer le dossier de demande d’immatriculation. Vous devrez notamment déclarer qui sont les personnes physiques ou morales qui détiennent, directement ou indirectement, plus de 25% des parts sociales ou des actions de la société. Enfin, lorsque vous créez votre entreprise, il est important d’en faire la publicité auprès des tiers. Cette annonce doit être publiée au plus tard dans le délai d’un mois suivant la signature des statuts définitifs.

Pour créer votre entreprise en ligne, il ne vous reste qu’à effectuer les démarches d’immatriculation. Un dossier incomplet ou mal rempli est la première cause de rejet au Guichet unique INPI. L’immatriculation d’une micro entreprise est grandement simplifiée par rapport aux formalités d’immatriculation d’une société. Vous n’aurez pas à rédiger des statuts, ni à compléter les formalités préalablement exposées. Bon à savoir : pensez à numériser vos justificatifs avant de lancer la procédure en ligne. Vous recevrez alors votre extrait K comprenant les numéros SIREN et SIRET de l’auto-entreprise et pourrez débuter votre activité sereinement. L’immatriculation d’une société est plus complexe. Par rapport à la micro-entreprise, le nombre de documents à fournir sera nécessairement plus important. Une fois ces étapes accomplies, l’INPI se chargera de vérifier la complétude du dossier avant de l’envoyer au greffe pour immatriculation.

Créer son entreprise est un projet qui peut être motivé par plusieurs raisons, qui dépendent principalement de la personne de l’auto-entrepreneur. Selon une enquête de l’INSEE, le principal motif évoqué par les entrepreneurs est le besoin d’indépendance. Pour créer son entreprise, il est important de prévoir un budget suffisant. En effet, nombre des démarches administratives sont payantes. Bon à savoir : La création d’une micro-entreprise est gratuite. Il s’agit du poste de dépense le plus important pour les entrepreneurs qui souhaitent créer leur entreprise. Les statuts constituent le document fondateur de l’entreprise, et définissent son mode de fonctionnement. Il est possible de réduire considérablement ce montant en passant par un prestataire en ligne spécialisé dans la création d’entreprise. La publication d’une annonce légale de création d’entreprise est également une formalité payante. Bon à savoir : la publication d’une annonce n’est pas requise pour une micro-entreprise. Bon à savoir : depuis 2019, le stage de préparation à l’installation pour l’exercice d’une activité artisanale est devenu facultatif. Les financements publics sont nombreux pour les créateurs d’entreprises. Depuis le 1er janvier 2026, la demande d’ACRE n’est plus automatique pour aucun créateur ou repreneur d’entreprise.

Lire aussi: Devenir Auto-Entrepreneur

Que faire après la création de l’entreprise ? Cette question sur la suite des démarches est fréquemment posée par les entrepreneurs. En effet, contrairement à l’idée reçue, l’immatriculation de votre entreprise n’est pas le point final de la création d’entreprise. Les apports en numéraire constitués lors de la phase préparatoire à l’immatriculation de l’entreprise ne peuvent être libérés qu’en apportant un extrait Kbis au dépositaire des fonds. Cela ne peut donc se faire qu’après l’immatriculation. En fonction des spécificités de votre activité, d’autres assurances peuvent s’avérer obligatoires. C’est par exemple le cas de la garantie décennale pour les professionnels du BTP. La protection de la propriété intellectuelle n’est pas à négliger. Pour ce faire, vos marques et brevets doivent être déposés. Une société se doit d’être organisée pour pérenniser. La gestion comptable n’est pas non plus à négliger. Une société est en effet soumise à de nombreuses obligations comptables (déclarations de TVA, d’impôts, tenue des livres comptables, édition des comptes annuels, etc.). Avec l’avancée des technologies, il est désormais indispensable pour les entreprises de créer une présence sur internet par l’intermédiaire d’un site ou des réseaux sociaux. L’obtention de l’ACRE n’est pas automatique : elle impose une démarche explicite et rigoureuse auprès de l’URSSAF. Désormais, tout micro-entrepreneur éligible (demandeur d’emploi, jeune entre 18 et 26 ans, bénéficiaire de minima sociaux ou installé en zone ZFRR/QPV) doit transmettre son formulaire de demande accompagné de son justificatif de création d’activité dans un délai maximal de 60 jours suivant le début de son activité. à partir du 1er juillet 2026, le taux d'exonération ACRE passera de 50% à 25%.

La réussite d’une création d’entreprise repose sur l’équilibre entre une préparation stratégique rigoureuse (business plan, étude de marché) et le respect strict des formalités légales sur le Guichet unique. Pour lancer son entreprise en tant qu'auto-entrepreneur, il suffit de s'enregistrer sur le site de l'URSSAF, obtenir un numéro SIREN, ouvrir un compte bancaire pro, et déclarer régulièrement son chiffre d'affaires. Il est aussi important de bien comprendre les obligations fiscales et sociales. Une création d’entreprise peut se faire sans capital initial. Il faudra alors concevoir un business plan précis et performant rendant compte des forces du projet afin d’obtenir des aides à la création ainsi qu’un financement externe ou bancaire. Pour obtenir le statut d'entrepreneur individuel, il suffit de s'enregistrer en ligne sur le site de l'URSSAF ou auprès du CFE, en fournissant des informations sur l'activité et en choisissant un régime fiscal. Il n'y a pas de capital social à déposer.

Pour créer son entreprise en ligne en 2026, la procédure s'effectue exclusivement sur le Guichet unique de l'INPI. Le processus débute par le choix du statut juridique et la rédaction des statuts, suivis du dépôt du capital social sur un compte bloqué. Après avoir publié une annonce légale obligatoire, l'entrepreneur doit téléverser son dossier complet avec les justificatifs d'identité et de domiciliation sur la plateforme. Une fois la demande validée par le RNE, le numéro SIRET est attribué et l'extrait Kbis est transmis par voie électronique sous quelques jours. La création d'une entreprise en France suit un ordre chronologique strict débutant par la validation du business plan et le choix de la structure juridique. Les associés doivent ensuite rédiger les statuts et déposer les fonds pour obtenir une attestation de dépôt de capital. L'étape suivante consiste à publier un avis de constitution dans un support habilité au tarif forfaitaire 2026. Enfin, le dépôt du dossier final sur le Guichet unique déclenche l'immatriculation officielle et l'envoi du Kbis par le greffe, marquant la naissance juridique de la société.

[TUTO] CRÉATION MICRO-ENTREPRISE GUICHET UNIQUE 2026 : en 26 min, gratuit et sur le site officiel 🚀

Expert-comptable inscrit à l’Ordre Xavier est spécialisé dans l’accompagnement des petites entreprises et entreprises à forte croissance. Il a accompagné plus de 3000 entrepreneurs dans la création et gestion de leur entreprise en tant qu’expert comptable. Il est important de bien anticiper toutes les étapes de création de société afin de gagner du temps au moment de la demande d’immatriculation. C’est une fois que toutes ces étapes ont été accomplies qu’il est possible de procéder à la demande d’immatriculation sur le site du guichet des formalités des entreprises.

Pour déposer sa demande d’immatriculation, un certain nombre de démarches et de formalités doit donc être réalisé en amont : Choix de la forme juridique, choix du nom de la société, domiciliation de la société, dépôt du capital social, nomination du dirigeant, rédaction des statuts. En cas d’apport en nature, il est nécessaire de nommer un commissaire aux apports pour évaluer le montant de l’apport et l’indiquer dans les statuts. Publication de la création dans un support d’annonces légales, puis immatriculation sur le Guichet des formalités des entreprises et au RNE/RCS/RSAC selon l’activité.

Lire aussi: Guide de la déclaration micro-entreprise

À noter Il est possible de démarrer l'activité avant l’immatriculation de la société. Dans ce cas, il faut indiquer sur tous les documents la mention "Société en cours de formation". Il faut également rédiger une annexe aux statuts indiquant tous les actes passés avant la demande d’immatriculation. Pour les activités réglementées, certaines démarches préalables peuvent être nécessaires.

  • Le Guichet unique remplace les CFE depuis 2023 et s’adresse à toutes les formes juridiques.
  • Le SIREN identifie la société et le SIRET identifie l'établissement.
  • Le Kbis (ou extrait d’immatriculation) est délivré après l’immatriculation.

Tableau récapitulatif des formes juridiques courantes

Forme juridiqueCaractéristiquesQui peut l'utiliser ?
SASSociété d'une grande souplesse, sans capital minimumArtisans, commerçants, industriels, professions libérales (sauf certaines)
SASUSAS unipersonnelle, sans capital minimumArtisans, commerçants, industriels, professions libérales
SARLSouplesse limitée, capital sans minimumArtisans, commerçants, industriels, professions libérales
EURLSARL avec un seul associéArtisans, commerçants, industriels, professions libérales
SCIGestion et détention de biens immobiliers2 associés minimum
SAGrande société, capital et organes spécifiquesArtisans, commerçants, industriels
SELSociété d'exercice libéralProfession libérale réglementée
SNCAssociés commerçants, responsabilité solidaireArtisans, commerçants, industriels
SCPSociété civile professionnelleProfession libérale réglementée
SCOPEntreprise coopérative de productionSalariés associés majoritaires

Au moment de la création de la société, il est nécessaire de la nommer. On appelle cela la dénomination sociale ou encore la raison sociale. Elle permet à la société d'être identifiée en tant que personne morale. La propriété de ce nom s'acquiert au moment de l'immatriculation de la société. La dénomination sociale fait souvent référence à l'activité exercée. À noter Il ne faut pas confondre la dénomination sociale avec le nom commercial ou l’enseigne. Dans la pratique, la dénomination sociale et le nom commercial sont souvent identiques, bien qu’ils remplissent des fonctions juridiques distinctes. Le siège social correspond à l'adresse de la société. Tous les documents liés à l'activité de la société y sont envoyés. Il s'agit du lieu de la direction effective de la société. Ainsi, il peut être différent du lieu d'exploitation ou de production. Le lieu du siège social est fixé dans les statuts au moment de la création de la société mais il peut être déplacé au cours de la vie de la société. Sans domiciliation de l'entreprise, l'immatriculation de la société n'est pas possible. Il est d’ailleurs possible de domicilier sa société à plusieurs endroits : Au domicile du représentant légal, Dans un local dédié, En colocation d’entreprises et coworking, Dans une entreprise de domiciliation, Dans une pépinière de jeunes entreprises.

Le capital social de la société est composé des apports en argent et des apports en nature effectués par les actionnaires ou les associés de la société, lors de la création (ou augmentation de capital) de la société. Il existe 3 types d'apports : Apports en numéraire, Apports en nature, Apports en industrie. En cas d'apports en nature, la création de la société nécessite l'intervention d'un commissaire aux apports. Le dépôt de capital social doit être effectué lors de la constitution d'une société. Ce dépôt est généralement effectué sur un compte bancaire professionnel ouvert spécialement pour l'activité de la société. À noter Le dépôt de capital est obligatoire pour les sociétés commerciales mais facultatif pour les sociétés civiles qui n'ont pas l'obligation de déposer le capital. Une fois le dépôt effectué, une attestation de dépôt des fonds est transmise par l’établissement bancaire et envoyée au dossier d’immatriculation.

Pour créer une société, il est important de nommer un ou plusieurs dirigeants et de rédiger les statuts. Cette nomination peut être faite au moment de la rédaction des statuts ou dans un acte séparé. Le dirigeant aura un nom et des pouvoirs différents selon la forme de société créée. À noter Lorsque l’adresse personnelle d’un dirigeant est renseignée dans les statuts ou tout autre acte joint au dossier de création, il est possible de demander son occultation dès la demande d’immatriculation sur le Guichet des formalités des entreprises.

Avant l'immatriculation, il faut publier un avis de constitution dans un support habilité à recevoir des annonces légales (JAL ou SPEL). Le coût dépend du type de société. Une fois l’avis publié, il faut obtenir l’attestation de parution pour la transmettre au Guichet lors de l’immatriculation. Une fois toutes les étapes réalisées, il convient de déclarer l'existence de la société et transmettre le dossier sur le Guichet des formalités des entreprises. Les documents à transmettre incluent le formulaire de création, les statuts, l’attestation de dépôt de capital, l’attestation de parution, les pièces d’identité, et un justificatif de domicile.

À savoir Certaines personnes physiques liées à la société peuvent demander l’occultation de leur adresse personnelle dans les actes déposés au RCS. Le Guichet unique propose des processus en ligne pour gérer les formalités, les délégations et les mandats. Pour les professions réglementées, des autorisations spécifiques peuvent être nécessaires. Après l’immatriculation, le Siren et le Siret permettent les relations avec les administrations et les clients, et le code APE précise l’activité principale exercée.

balises: #Entreprise

Articles populaires: