Entrepreneuriat Social et Solidaire : Exemples Concrets
L’essor de l’économie sociale et solidaire, qui pèse près de 10 % du PIB français et mobilise plus de 2,3 millions de salariés selon le ministère de l’Économie, constitue un terreau fertile pour une nouvelle génération d’entrepreneures à mission. Elles inventent une autre manière de faire du business.
À la croisée de l’innovation, de la justice sociale et de l’économie durable, ces femmes transforment le monde en bâtissant des entreprises qui visent autant le profit que le progrès. Ni tout à fait dans les codes du capitalisme classique, ni totalement hors-système, elles dessinent les contours d’un nouvel horizon économique, plus juste, plus durable, plus solidaire.
Un paysage encore imparfait, balisé d’obstacles structurels, mais dans lequel germe un mouvement de fond qui échappe aux radars grossiers des statistiques classiques. Elles sont là, en nombre croissant, discrètes parfois, mais essentielles. Elles, ce sont les femmes entrepreneures qui, en France, entreprennent autrement.
Ces femmes construisent des modèles économiques hybrides, souvent à contre-courant du capitalisme traditionnel, en conjuguant rentabilité, inclusion, justice climatique ou encore innovation technologique responsable. Dans un contexte de crise environnementale, de défiance sociale et de transitions multiples, leur rôle apparaît d’autant plus décisif.
Mais si leur contribution à l’économie durable est tangible, les freins structurels restent tenaces : accès au financement, manque de visibilité, stéréotypes de genre. Alors comment ces femmes parviennent-elles à surmonter ces obstacles ? Quels leviers activent-elles pour concilier business et engagement ?
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Les Femmes et l'Entrepreneuriat en France
En 2023, selon les dernières données publiées par l’INSEE, les femmes représentent 39 % des créateurs d’entreprises en France. Une proportion qui, si elle traduit une progression réelle sur les deux dernières décennies, cache encore une réalité plus sombre. Car dans les filières à forte croissance - celles qui concentrent les capitaux, l’attention médiatique et les aides publiques - la présence des femmes reste anecdotique.
Dans les startups de la tech, dans les jeunes pousses adossées à des dispositifs de financement à grande échelle, les dirigeantes peinent à dépasser les 10 % des postes de direction. Le plafond de verre entrepreneurial est là, bien réel, et semble plus résistant encore dès qu’il s’agit d’atteindre les sommets du capital-risque.
Le collectif SISTA, engagé pour plus de parité dans la tech, a révélé qu’en France, seules 2 % des levées de fonds bénéficient à des équipes fondatrices entièrement féminines.
Mais là où l’on attendait croissance, certaines ont choisi impact. À rebours de l’obsession pour la scalabilité ou les « exits » fulgurants, de nombreuses entrepreneures font le pari d’un modèle plus ancré dans la réalité sociale et écologique.
L’étude menée par le Global Entrepreneurship Monitor met en lumière une singularité : les femmes entrepreneures sont significativement plus nombreuses que leurs homologues masculins à inscrire leur projet dans une logique d’impact social ou environnemental.
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Ce sont elles qui créent des structures d’insertion pour les publics précaires, qui inventent des solutions pour lutter contre le gaspillage, qui imaginent des outils pour mieux soigner, éduquer, loger ou nourrir sans détruire. Leur économie est peut-être plus frugale, mais elle est résolument tournée vers le commun.
Cette dynamique trouve un écho croissant dans les nouvelles formes d’entreprise qui émergent en périphérie des grands modèles classiques. Qu’il s’agisse des structures relevant de l’économie sociale et solidaire ( l’ESS) , des sociétés à mission ou des entreprises labellisées B Corp ou ESUS, ces formats hybrides attirent un nombre croissant de femmes entrepreneures.
Ils offrent des cadres juridiques plus souples pour articuler performance économique et finalité sociale. Ce changement de paradigme reste néanmoins fragile. Il se heurte aux logiques d’un système encore largement masculin, compétitif, centré sur la rentabilité court-termiste. Mais il avance. À bas bruit. Et ce sont souvent des femmes qui en tracent les premiers sillons.
Leur puissance ne se mesure pas en valorisation boursière, mais en impact réel, palpable, durable. Elles ne révolutionnent pas seulement le monde de l’entreprise. En refusant de choisir entre engagement et rentabilité, entre idéaux et stratégie, entre impact social et performance économique, ces femmes pavent la voie d'un entrepreneuriat féminin à impact .
Leurs trajectoires sont autant de récits d’insubordination silencieuse à l’ordre établi, de détournement des outils de la croissance pour mieux les mettre au service d’une vision transformatrice. Ces femmes ont en commun d’avoir bâti, depuis la France, des entreprises qui ne s’excusent pas de gagner de l’argent, mais qui l’investissent dans la réparation, la solidarité ou la durabilité. Le business, chez elles, n’est pas une fin, mais un levier.
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Exemples Concrets d'Entrepreneuriat Social et Solidaire
Voici quelques exemples concrets d'entrepreneures qui incarnent cette nouvelle vision de l'entreprise :
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Céline Lazorthes (Résilience) : À trente ans, elle a déjà révolutionné notre manière de collecter de l’argent entre amis avec Leetchi. Après avoir cédé Leetchi, elle cofonde Résilience, une startup qui déploie des outils de télésurveillance médicale à destination des patients atteints de cancer. La technologie, ici, ne sert plus à fluidifier la consommation, mais à mieux soigner. Là où d’autres investissent l’intelligence artificielle pour maximiser la performance industrielle, Céline Lazorthes s’en sert pour humaniser la médecine.
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Lucie Basch (Too Good To Go) : Lucie Basch n’a pas fondé une entreprise. Elle a construit un mouvement. Avec Too Good To Go, application mobile permettant aux commerçants de vendre à prix réduit leurs invendus alimentaires, elle a placé le gaspillage au centre d’une dynamique économique vertueuse. Le projet est né d’un constat aussi simple que révoltant : un tiers de la nourriture produite dans le monde est jetée. Face à cette absurdité systémique, elle invente une solution concrète, duplicable, ludique. Mais derrière l’apparente simplicité de l’outil se cache une vision redoutablement stratégique : transformer les habitudes de consommation sans culpabiliser, donner une valeur à ce qui était dévalorisé, faire du déchet une opportunité. Too Good To Go est aujourd’hui présente dans plus de 15 pays, avec des millions d’utilisateurs, mais Lucie Basch continue de refuser la logique de croissance pour la croissance. Son entreprise est enracinée dans une économie circulaire réelle, où le chiffre d’affaires devient un indicateur d’utilité sociale. Son engagement va plus loin : elle milite pour une législation plus stricte contre le gaspillage, travaille avec les collectivités, intervient dans les écoles.
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Eva Sadoun (Lita.co, Rift) : Chez Eva Sadoun, l’impact ne se théorise pas, il s’incarne dans les circuits financiers eux-mêmes. Cofondatrice de Lita.co, une plateforme d’investissement responsable, puis de Rift, une application qui permet aux épargnants de mesurer l’impact social et écologique de leurs placements, elle bouscule de l’intérieur les codes d’un secteur opaque et souvent imperméable aux exigences citoyennes. Son ambition : rendre la finance intelligible, démocratique et utile. Elle parle d’argent comme d’un outil politique, d’un levier de transformation dont il faut reprendre le contrôle. Là où les discours sur la finance responsable s’enlisent dans le verdissement rhétorique, elle trace un sillon radical et exigeant. Elle crée des ponts entre épargnants, projets vertueux, institutions financières. Son entreprise est aussi un laboratoire d’idées : elle participe aux réflexions sur les critères ESG, engage un plaidoyer fort sur le financement de la transition, milite pour une économie désirable.
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Fany Péchiodat (Seasonly) : Avec My Little Paris, elle avait déjà prouvé que le contenu pouvait créer une communauté, que l’éditorial pouvait être un business. Mais Fany Péchiodat ne s’est pas arrêtée là. Avec Seasonly, marque de cosmétiques naturels, elle franchit un cap : relier soin de soi et soin de la planète, déconstruire les promesses creuses de l’industrie beauté, proposer des produits traçables, accessibles, efficaces. Seasonly repose sur une exigence de transparence, un ancrage dans des circuits courts, une attention à la sensibilité des peaux comme à celle des consciences. L’entreprise ne vend pas du rêve : elle vend de la réalité. Dans un secteur saturé de greenwashing, Fany Péchiodat choisit l’intégrité. Elle replace la consommatrice au cœur du processus, organise des ateliers, ouvre des spas urbains, crée du lien là où le marketing classique ne vend que des images.
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Cécile Réal (EndoDiag) : La santé des femmes a longtemps été reléguée au second plan de la recherche médicale. L’endométriose en est l’exemple le plus flagrant : une maladie qui touche près de 10 % des femmes en âge de procréer, mais qui reste sous-diagnostiquée, mal connue, souvent négligée. Cécile Réal, ingénieure biomédicale, s’est attaquée à ce désert médical avec EndoDiag, une medtech qui développe des solutions de diagnostic précoce de la maladie. Son approche est à la fois scientifique, technologique et profondément politique. Elle refuse l’idée que la douleur féminine soit une fatalité, elle construit un modèle économique qui ne sacrifie ni l’éthique ni la rigueur. EndoDiag est une entreprise, certes, mais elle est d’abord un outil de reconnaissance, un levier pour rendre visibles celles que le système de santé a trop longtemps invisibilisées.
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Hind Elidrissi (Wemind) : Elle connaît la précarité juridique et sociale des travailleurs indépendants, pour l’avoir vécue. Ancienne avocate, Hind Elidrissi a fondé Wemind, une mutuelle pensée pour les freelances, les auto-entrepreneurs, les travailleurs de la « gig economy ». Là où les institutions classiques tardent à s’adapter, elle anticipe. Elle crée un écosystème complet : complémentaire santé, assurance chômage, prévoyance, accès au logement. Wemind est à la fois une plateforme et une communauté. C’est une réponse pragmatique aux mutations du travail, une tentative de réinventer la protection sociale à l’ère du décloisonnement professionnel. En donnant aux indépendants les mêmes droits que les salariés, elle transforme le travail précaire en travail choisi.
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Sarah Toumi (Acacias for All) : Son combat prend racine dans les terres arides du centre de la Tunisie, là où la désertification menace non seulement les sols, mais les destins. Franco-tunisienne, Sarah Toumi fonde Acacias for All, un projet d’agriculture régénératrice qui mêle plantation d’arbres, développement local et autonomisation des femmes rurales. Elle inverse la logique extractive : là où l’on détruisait pour produire, elle restaure pour faire vivre. Son modèle s’inspire de la permaculture, des savoirs paysans, des traditions locales. Mais il s’appuie aussi sur des outils technologiques, des indicateurs d’impact, des modèles économiques solides. Elle fait de la lutte contre le réchauffement climatique une source d’activité, de dignité, de cohésion sociale. Son projet n’est pas un laboratoire marginal : c’est un prototype de ce que pourrait être une économie agroécologique à l’échelle du continent.
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Flore Berlingen : Elle a longtemps incarné la voix radicale du zéro déchet en France, à la tête de Zero Waste France. Mais Flore Berlingen n’est pas restée au seuil du militantisme. Elle a cofondé une coopérative spécialisée dans le réemploi, véritable alternative au tout-jetable. Son engagement s’inscrit dans une vision politique du déchet : un révélateur des inégalités, un levier de transformation systémique. Elle refuse l’illusion du recyclage infini et promeut des solutions concrètes, locales, collectives. Son travail mêle plaidoyer, entrepreneuriat, coopération territoriale. Elle crée des filières, structure des réseaux, impose l’idée qu’une économie circulaire ne peut se construire sans volonté politique. Flore Berlingen incarne une forme d’entrepreneuriat activiste, lucide, profondément ancré dans les enjeux de l’époque.
Elles bousculent les grilles de lecture traditionnelles du succès entrepreneurial. Là où le chiffre d’affaires, la marge brute ou le taux de croissance dictaient autrefois la loi, les nouvelles entrepreneures à impact déplacent la focale. L’utilité sociale, l’impact environnemental, la gouvernance partagée ou encore la contribution au bien commun deviennent les nouveaux indicateurs d’une réussite qui ne se mesure plus seulement en résultats comptables.
Ces critères, longtemps relégués au second plan, deviennent centraux dans la définition d’un modèle entreprise à impact en rupture avec les logiques purement financières. Et cette redéfinition, ce recentrage autour de ce qui fait sens, trouve dans l’entrepreneuriat féminin un terreau fertile.
Le modèle économique qu’elles portent n’est pas celui de la performance immédiate à tout prix, ni celui du monopole qui écrase. Il est fait de marges maîtrisées, de croissance organique, de partenariats de long terme. Il est, souvent, résolument hybride.
Pour se financer, ces entrepreneures conjuguent les sources : financement participatif, fonds à impact, mécénat privé, clients engagés, subventions publiques. Chacun de ces leviers s’inscrit dans une logique qui dépasse la rentabilité : il s’agit de soutenir un projet de société, de rendre possible une autre manière de produire, de consommer, de soigner, de se loger.
Dans ces entreprises, le pouvoir ne se concentre pas, il se diffuse. Le leadership s’écrit au pluriel. On y parle d’intelligence collective, de gouvernance partagée, de participation. Il s’efforce de créer un cadre de travail qui respecte les personnes autant qu’il poursuit une mission.
Ces pratiques, souvent considérées comme alternatives dans les manuels de gestion, deviennent ici la norme. Elles incarnent une posture politique face aux dérives d’un capitalisme verticalisé, compétitif jusqu’à l’absurde. C’est un entrepreneuriat qui veut tenir ensemble deux exigences longtemps opposées : créer de la valeur, et réparer les fractures.
Elles doivent tout prouver, deux fois plutôt qu’une. À la méfiance ordinaire qui entoure toute création d’entreprise s’ajoute, pour les femmes, ...
Qu’est-ce qu’un projet social innovant ?
En création d’entreprise, l’innovation n’est pas que marketing ou technologique. Le Conseil Supérieur de l’Économie Sociale et Solidaire propose la définition suivante : “L’innovation sociale consiste à élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits dans les conditions actuelles du marché et des politiques sociales […]. Ces innovations concernent aussi bien le produit et le service, que le mode d’organisation et de distribution, dans des domaines tels que le vieillissement, la petite enfance, le logement, la santé, la lutte contre l’exclusion et les discriminations.
Les projets sociaux innovants émergent principalement dans le secteur des services, mais aussi dans le commerce, l’agriculture ou encore l’industrie.
Exemples de Projets Sociaux Innovants :
- Le Garage moderne : Créé en 2000, le Garage moderne est une association bordelaise dont le concept est de proposer un atelier de réparation de cycles et de voitures à moindre coût, en prenant soi-même part à la démarche de réparation, tout en étant guidé et conseillé par des mécaniciens professionnels (bénévoles, salariés, en contrat d’insertion).
- Jean Bouteille : Depuis 2012, l’entreprise Jean Bouteille propose la vente de liquides alimentaires en vrac. Les bouteilles en verre sont consignées, reprises et nettoyées. L’enseigne propose également une gamme complète de produits liquides issus de l’agriculture biologique.
- Student Pop : Student Pop propose une plateforme de mise en relation entre entreprises et étudiants. Le principe est assez simple, proposer des jobs étudiants intéressants et fournir aux entreprises des étudiants triés sur le volet.
Comment lancer une entreprise sociale à grande échelle à partir d'un simple cours en ligne ?
L’ESS : un secteur attractif
Le secteur de l’ESS attire chaque année de nouveaux entrepreneurs en quête de sens : des actifs en reconversion, des jeunes qui souhaitent devenir chef d’entreprise, des seniors qui veulent mettre leur expérience au service d’une cause…Les experts AÉSIO vous expliquent la genèse d’un projet d’entrepreneur social. Son modèle économique innovant soumet la création de richesse à l’utilité sociale.
Il séduit les porteurs de projets en quête de liberté et d’engagement.
Les Principes de Projet ESS
Les projets d’ESS sont guidés par des principes fondamentaux qui orientent leur action et leur gouvernance. Ces principes garantissent que les exemples de projets de l’ESS contribuent de manière effective au bien-être collectif tout en respectant les valeurs éthiques et sociales.
- Une finalité sociale ou environnementale à travers leurs actions et leur cœur de métier où l’intérêt collectif prime sur le profit ;
- Un mode de gestion et de gouvernance spécifique où les dirigeants sont élus par vote et les décisions importantes sont prises collégialement entre partenaires et parties prenantes ;
- Des bénéfices réinvestis majoritairement dans l'activité économique et avec des hauts salaires plafonnés.
Un projet dans l’ESS expérimente et invente un modèle économique éloigné des modèles d'affaires traditionnels. Cette approche ouvre beaucoup de marge de manœuvre aux chefs d'entreprise créatifs et crée de l'engouement. Ces derniers se sentent libres d’explorer des terrains de jeux nouveaux ou atypiques. Ce qui décloisonne les initiatives et ouvre en grand les champs des possibles.
L’ESS, qui se distingue de la RSE, développe une vision particulière de l'économie portée sur le développement économique et le développement durable. Elle se fonde sur l'humain et la proximité. Nul ne conteste que les entreprises sociales, associations et fondations, créent de la valeur sur le territoire où elles implantent leurs activités. Sans surprise, les structures de l’ESS créent davantage d’emplois en région. Elles contribuent ainsi à une forme de redistribution des richesses sur le territoire. Cet impact concret et visible sur une région favorise les entrepreneurs qui choisissent d'œuvrer dans l’esprit de l’ESS.
Accompagnement Dédié à l’ESS
Être chef d'entreprise n'est pas un métier comme les autres, y compris en ESS. La réussite repose sur la capacité à mobiliser rapidement les bons savoir-faire et savoir-être mis au service de son projet.
Pour les détecter sans trop tourner en rond, des organismes locaux proposent un programme d'accompagnement spécialisé. Les entrepreneurs sociaux trouvent ainsi une aide précieuse en proximité pour lancer leur activité :
- Accéder à des formations
- Entrer en contact avec de potentiels partenaires
- Mieux s’insérer localement.
Ils peuvent s'adresser par exemple au réseau public des Chambres Régionales de l'Economie Sociale et Solidaire (CRESS). Il conseille et met en relation les porteurs de projets et les acteurs de l’ESS qui le sollicite. A ses côtés, il existe aussi des incubateurs et accélérateurs d’entreprise sociale sur l’ensemble du territoire. Eux aussi ont l’objectif de favoriser l’émergence de structures sociales et solidaires innovantes.
Tous ces accompagnateurs professionnalisent la préparation des projets entrepreneuriaux qui leur sont soumis. Cela renforce les chances d'un projet ESS d’être mené à son terme.
Financer un Projet ESS
Il existe plusieurs manières de financer l’ESS.
Le premier type ce sont les prêts : les prêts accordés aux entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) suivent un processus d’analyse similaire à celui des entreprises classiques, des coopératives ou des entreprises à vocation sociale. Cependant, des produits financiers spécifiques sont adaptés aux associations, aux fondations ou aux mutuelles.
L’accompagnement par des réseaux spécialisés ou généralistes, ainsi que l’obtention de prêts d’honneur ou de subventions, jouent un rôle crucial en instaurant un climat de confiance et en favorisant un effet de levier pour obtenir des financements complémentaires.
Voici quelques-uns des principaux organismes de financement :
- France Active
- La Nef
- Le Crédit Coopératif
- Caisse d’Épargne
- L’Adie
- Réseau Entreprendre
- Initiative France
- Banque des Territoires
Il peut également y avoir des dons et des subventions. Les dons et subventions aux entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) peuvent provenir de diverses sources, notamment des plateformes de financement participatif, également appelées crowdfunding, où les particuliers peuvent contribuer à des projets qui leur tiennent à cœur ou dans une perspective de revenu. Certaines de ces plateformes sont entièrement axées sur l’ESS.
Enfin, cette finance solidaire peut être sous forme des apporteurs de fonds propre. Les apporteurs de fonds propres jouent un rôle essentiel dans le soutien aux projets de l’économie sociale et solidaire (ESS) en fournissant des ressources financières stables sur une période définie.
| Type de Financement | Description | Exemples d'Organismes |
|---|---|---|
| Prêts | Prêts accordés suivant une analyse similaire aux entreprises classiques, mais avec des produits financiers spécifiques. | France Active, La Nef, Crédit Coopératif |
| Dons et Subventions | Financement via des plateformes de crowdfunding ou directement par des organismes. | Plateformes de financement participatif axées sur l'ESS |
| Apports de Fonds Propres | Ressources financières stables fournies par des investisseurs sur une période définie. | Investisseurs privés et fonds d'investissement à impact |
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