Fabrication pharmaceutique: définition INSEE et valeur ajoutée — panorama économique depuis 2014

Le secteur industriel manufacturier, et plus particulièrement la fabrication pharmaceutique, occupe une place stratégique dans l’économie. L’ouvrage comprend deux dossiers: énergie et non financiers, et il présente des indicateurs clés tels que le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée et les parts respectives du travail et du capital dans la valeur ajoutée.

Chiffres clés et cadre conceptuel

Depuis 2014, la fabrication pharmaceutique figure parmi les activités manufacturières qui affichent des performances notables, avec un chiffre d’affaires élevé et une valeur ajoutée significative. Le texte précise qu’en 2022, le secteur manufacturier, et en particulier le secteur pharmaceutique, détiennent une part importante de la valeur ajoutée générée par l’économie résidente. Le chiffre d’affaires total du secteur non financier s’élève à 4 142 milliards d’euros, et la valeur ajoutée s’établit à 1 179 milliards d’euros (figure 1).

La valeur ajoutée est répartie entre le travail et le capital: le travail représente 49 % de la valeur ajoutée, tandis que la part du capital, via l’excédent brut d’exploitation (EBE), s’élève à 29 %. Le reste est redistribué sous forme d’impôts sur la production net des subventions (environ 4 %) et de cotisations sociales (environ 19 %). Cette répartition illustre l’importance du facteur travail dans la rémunération et l’enjeu des mécanismes fiscaux et sociaux.

Le taux d’exportation et le taux de valeur ajoutée constituent des indicateurs essentiels pour évaluer la performance internationale et l’efficience du secteur. Le taux d’exportation mesure la part du chiffre d’affaires réalisée à l’étranger, tandis que le taux de valeur ajoutée correspond au rapport de la valeur ajoutée au chiffre d’affaires. Le taux de marge est le rapport de l’excédent brut d’exploitation (EBE) à la valeur ajoutée.

Réseau et structure des entreprises

Le secteur est dominé par des entreprises dynamiques et des groupes multinationales, souvent structurés en groupes avec une présence à l’étranger et en France. En Centre‑Val de Loire, on observe une concentration d’entreprises actives, avec 200 entreprises employeuses (571 établissements dont 473 employeurs), majoritairement des grandes entreprises et des entreprises de taille intermédiaire (ETI).

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Les ETI jouent un rôle moteur dans l’emploi salarié régional: entre 2008 et 2022, la variation nette des effectifs est positive dans la région pour certaines activités. Cependant, des pertes d’emplois surviennent dans d’autres activités ou chez des entreprises non locales, comme le montrent les phénomènes de restructuration et de relocalisation. Des exemples d’entreprises multinationale et de filiales locales illustrent la dynamique du secteur pharmaceutique dans la région, avec des sociétés implantées à Tours, Lyon, Toulouse, Évry, Dreux, etc.

Évolutions régionales et dynamiques d’emploi

La région présente des chiffres contrastés entre 2008 et 2022: certaines activités ont connu une diminution nette (-29,6 % au niveau régional contre -23,6 % au niveau national), accompagnée d’une contraction du secteur, mais d’autres segments ont maintenu ou accru l’emploi, notamment grâce à des ETI émergentes.

Dans le cadre des mutations structurelles, l’industrie pharmaceutique bénéficie des progrès en matière de recherche et développement (R&D), des nouveaux médicaments, des maladies génétiques rares et des biomarqueurs. L’emploi dans ce secteur est soutenu par des entreprises comme Delpharm (façonniers) et des filiales telles que Production, filiale du groupe danois, basée à Chartres, ainsi que d’autres laboratoires et sites répartis dans plusieurs villes.

Redevabilité territoriale et points d’attention

La région se distingue par une diversification des sites de production et par la présence de sociétés ayant des effectifs significatifs; toutefois, elle subit aussi les contrecoups des restructurations industrielles. L’exemple des relocalisations et des acquisitions montre une activité économique résiliente, avec des sites historiques comme le site de production en 1961 et l’ouverture de nouveaux sites dans les années récentes.

Au-delà des chiffres, le cadre des ESANE (Équipements et Services pour les activités de l’Emploi et de l’Activité) et les variations de l’emploi montrent que certaines entreprises ont évolué pour devenir des ETI, tandis que d’autres ont été intégrées dans des groupes plus larges ou ont cessé leur activité. Cette dynamique reflète la nature cyclique et compétitive de l’industrie pharmaceutique, où l’innovation et l’exportation restent des axes centraux.

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Indicateurs et définitions utiles

Exemple d’indicateurs pour appréhender l’activité du secteur:

  • Équivalent temps plein (ETP) comme unité de mesure de capacité de travail et de production.
  • Excédent brut d’exploitation (EBE) comme solde du compte d’exploitation pour les sociétés.
  • Rémunération de la valeur ajoutée et part du travail, du capital et des prélèvements obligatoires.
  • Part des exportations dans le chiffre d’affaires total et part de la valeur ajoutée dans le chiffre d’affaires.

Dans l’ensemble de l’industrie manufacturière, l’industrie pharmaceutique se distingue par des niveaux de qualification élevés et des postes généralement à temps plein, avec des rémunérations supérieures à la moyenne de l’industrie manufacturière. Le secteur emploie des effectifs importants et contribue à l’innovation médicale et à l’accès de la population à des traitements avancés.

Pourquoi choisir l'industrie pharmaceutique ? - Pharm&Cie Montpellier

Exemples régionaux et liens avec le reste du territoire

Des exemples d’entreprises et de projets: Indena à Tours et Seratec à Epernon, relocalisation de la production autour de Pithiviers (45), avec des sites répartis dans des villes comme Tours, Lyon, Toulouse, Évry, et Dreux. La région accueille des entreprises qui, malgré les défis régionaux, continuent d’investir et d’employer, avec des spécialisations dans la fabrication et la R&D pharmaceutiques.

Tableau synthèse des indicateurs clés (extraits du cadre INSEE et des données 2022)

Indicateur Valeur Unité
Chiffre d’affaires du secteur non financier 4 142 milliards d’euros
Valeur ajoutée 1 179 milliards d’euros
Part du travail dans la valeur ajoutée 49 %
Part du capital (EBE) dans la valeur ajoutée 29 %
Impôts sur la production (net subventions) 4 %
Cotisations sociales 19 %

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