Influence de la musique sur le cerveau et le comportement humain

Depuis des millénaires, la musique a été utilisée comme une forme d’expression artistique. La musique a aussi un pouvoir extraordinaire sur notre cerveau : elle influence nos émotions, nos pensées et même nos comportements. Mais ce n’est pas tout : la musique peut aussi façonner notre cerveau de manière profonde et complexe.

Comment le son devient expérience cérébrale

Le son d’abord capté par les structures de l’oreille et l’intégralité du système auditif est ensuite traité par différentes parties du cerveau. Une fois que les ondes sonores atteignent nos oreilles, elles sont transformées en signaux électriques par des cellules spécialisées appelées « cellules ciliées », situées dans l’oreille interne. Une fois arrivés au cerveau, les signaux électriques sont traités et interprétés dans le cortex auditif. Cette partie du cerveau est chargée d’analyser divers aspects du son, notamment la hauteur, le timbre et la localisation spatiale.

Les ondes sonores se forment lorsque des objets vibrent, provoquant des perturbations dans les particules d'air environnantes. Ces vibrations se propagent sous forme d'ondes, atteignent nos oreilles et font également vibrer nos tympans. Les ondes sonores peuvent être caractérisées par leurs propriétés, telles que la fréquence, la longueur d'onde et l'amplitude. La fréquence désigne le nombre de cycles par seconde et détermine la hauteur du son. La longueur d'onde correspond à la distance entre deux crêtes consécutives et est inversement proportionnelle à la fréquence. L'amplitude détermine le volume d'un son.

Activation cérébrale et plasticité

Il s’est avéré, après de nombreuses études du cerveau, que les zones cérébrales activées par la musique ne sont pas distinctes des zones qui stimulent les émotions. Plusieurs régions liées à la motricité volontaire, à la mémoire, au traitement de l’émotion ou encore associées à la recherche du plaisir s’activent dès que nous prêtons une oreille attentive à la musique. Lorsqu’on écoute de la musique, des milliards de neurones s’activent simultanément : une véritable « symphonie neuronale », selon Emmanuel Bigand.

En jouant d’un instrument, les musiciens développent des circuits neuronaux plus développés et sophistiqués dans les aires associées à l’audition et à la compréhension musicale. L’apprentissage musical active également les régions motrices du cerveau, car jouer d’un instrument implique d’acquérir une coordination fine des mouvements. Cette stimulation des aires motrices du cerveau améliore la coordination et la dextérité des mains, soit des habiletés essentielles pour produire des sons précis. La musique développe la plasticité cérébrale, c’est-à-dire la faculté du cerveau à se transformer, à se réparer, à se développer, en réorganisant en permanence ses réseaux, en créant de nouvelles connexions, en renforçant celles qui existent et même en fabriquant de nouveaux neurones.

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L’entraînement musical est bien connu pour produire des effets de neuroplasticité tels que la reconfiguration des régions auditives et motrices, la représentation de certaines parties du corps dans le cortex moteur étant modifiées. L’apprentissage d’un instrument de musique ne se limite pas seulement à façonner visuellement le cerveau. Cela crée aussi de nouveaux neurones dans des régions dédiées entre autres à la perception musicale, telles que le lobe temporal et le gyrus temporal supérieur (Bermudez et al., 2009).

Des chercheurs ont découvert que le cerveau des musiciens est différent de ceux qui ne sont pas musiciens. Par exemple, une recherche menée par Bangert et Schlaug en 2006 a montré que le cortex moteur de l’hémisphère droit des violonistes, la région cérébrale qui contrôle la main gauche, présente une forme d’oméga inversée (Ω). Cette particularité est attribuée à l’utilisation intensive de la main gauche pour jouer du violon.

Exemples non musicaux de plasticité

La capacité de notre cerveau à changer et à s’adapter, que l’on appelle la « plasticité cérébrale » n’est pas spécifique à l’apprentissage de la musique. On la voit souvent dans d’autres formes d’apprentissage soutenu et intensif comme chez les chauffeurs de taxi londoniens. Pour obtenir le permis de chauffeur de taxi, les apprentis chauffeurs doivent apprendre à circuler dans ce réseau sans l’aide d’un GPS. Des chercheurs ont voulu savoir si cette formation pouvait modifier le cerveau des apprentis chauffeurs (Woollett & Maguire, 2011). Ils ont examiné leur cerveau, avant et après leur formation, en utilisant l’imagerie par résonnance magnétique (IRM). Ils se sont particulièrement intéressés à une partie du cerveau appelée l’hippocampe, une région du cerveau située dans le système limbique qui est importante pour se repérer dans l’espace et pour la mémoire à long terme. Les chercheurs ont découvert que, après la formation, les chauffeurs de taxi qui avaient réussi leur examen avaient un hippocampe plus volumineux qu’avant la formation.

Musique, émotions et système de récompense

La musique favorise la sécrétion de la dopamine dans le cerveau. Il s’agit d’un neurotransmetteur qui provoque une sensation de plaisir. D’après le résultat de la recherche paru dans une revue scientifique, les volontaires avaient des frissons pendant l’écoute musicale. Autrement dit, ils ressentaient un plaisir intense. Par ailleurs, différentes explorations du cerveau ont révélé que lorsqu’un individu écoute une mélodie qui lui plaît, tous les circuits neuronaux sont sollicités. Ils vont mettre en place un mécanisme d’action euphorisant.

La beauté de la méthodologie EEG réside dans sa capacité à suivre les processus cérébraux avec une précision de l’ordre de la milliseconde, ce qui nous permet de distinguer les réponses neuronales inconscientes des réponses conscientes. Lorsque nous avons montré à plusieurs reprises des formes simples à une personne, nous avons constaté que la musique classique accélérait le traitement précoce (avant 300 millisecondes) de ces stimuli. La musique déclenche la libération de dopamine dans les régions du cerveau consacrées à la récompense et au plaisir, générant des sensations de joie et d’euphorie semblables à l’impact d’autres activités agréables telles que la consommation de nourriture ou les rapports sexuels.

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Neuromodulation et neurochimie

Elle déclenche la libération de dopamine dans les régions du cerveau consacrées à la récompense et au plaisir. Un certain nombre d’entre elles sont associées au bonheur, notamment l’ocytocine, la sérotonine et les endorphines. Nous avons constaté la présence des opioïdes endogènes liés à la fois aux émotions positives et négatives provoquées par la musique. Elle utilise le même circuit de la récompense que la nourriture, la drogue ou le plaisir sexuel.

Écoute vs pratique : effets sur les capacités cognitives

Beaucoup se demandent si écouter de la musique, en particulier celle de Mozart, peut nous rendre plus intelligents. Cette idée vient d’une célèbre expérience de 1993, où 36 adolescents ont écouté la musique de Mozart pendant 10 minutes. Les chercheurs ont constaté que cela améliorait de manière temporaire leur résultat à un test mesurant l’intelligence spatiale (Rauscher et al., 1993). Malgré les spécifications mentionnées dans l’étude, les médias ont mal interprété les résultats de cette étude, laissant croire que l’écoute de la musique de Mozart peut nous rendre plus intelligents.

D’autres études ont reproduit l’étude de Rauscher et ses collègues pour vérifier cette théorie et ont trouvé des résultats similaires. Par exemple l’étude de Nantais et Schellenberg en 1999 a montré que ceux qui écoutaient la musique de Mozart pendant 10 minutes obtenaient de meilleurs résultats à un test de rotation mentale que ceux qui étaient dans un environnement silencieux. Cependant, il n’y avait aucune différence significative entre ceux qui écoutaient du Mozart et ceux qui écoutait une histoire racontée.

Alors si écouter de la musique n’améliore pas nos capacités intellectuelles, qu’en est-il de la pratique musicale? Les études montrent que les personnes qui commencent la musique dès leur jeune âge développent mieux certaines aptitudes cognitives que ceux qui n’ont pas un entraînement musical. Par exemple, l’étude de Schellenberg en 2004 a testé 144 enfants répartis dans quatre groupes de manière aléatoire : 1) cours de piano, 2) cours de chant, 3) cours de théâtre 4) aucun cours. Le chercheur a mesuré les habiletés intellectuelles des enfants avant et après leurs cours à l’aide de l’échelle d’intelligence Wechsler qui s’adresse aux enfants (WISC). Les enfants qui ont suivi des cours de musique (piano ou chant), ont augmenté leur score global au test de QI par rapport à ceux qui ont suivi des cours de théâtre ou aucun cours.

En réalité, les chercheurs ont divisé les personnes ayant participé à l’étude en 4 groupes. Les deux premiers groupes ont eu droit à une formation musicale tandis que l’autre suivait une formation en arts plastiques. Le dernier servait de groupe témoin. Les enfants ayant eu droit à une formation en arts visuels développaient une bonne mémoire visuelle. En revanche, ceux qui ont suivi une étude musicale avaient un QI verbal élevé et une forte capacité à planifier les tâches. Leur concentration ainsi que leurs résultats académiques se sont aussi amélioré.

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Effets durables et bienfaits à long terme

Les personnes ayant pratiqué la musique dès leur jeune âge semblent être mieux protégées contre le déclin cognitif lié à l’âge. Même si les musiciens vieillissants peuvent perdre de l’audition, leur cerveau conserve souvent une capacité accrue à discerner les sons qui leur parviennent. L’étude d’Alain et ses collègues (2014) a démontré qu’à l’âge de 70 ans, un musicien peut distinguer la parole dans un environnement bruyant aussi bien qu’un non-musicien âgé de seulement 50 ans. Apprendre de la musique jeune facilite également la perception de la parole dans les environnements bruyants à un âge avancé.

Ce qui est remarquable, c’est que les bienfaits d’une pratique musicale se maintiennent même après avoir arrêté de pratiquer. Des études ont révélé que les avantages perdurent chez les personnes qui ont suivi une formation musicale pendant environ 4 à 14 ans avant 25 ans, même si elles n’ont plus pratiqué pendant 40 ans par la suite (White-Schwoch et al., 2013). Même commencer la musique tardivement peut être bénéfique. Une étude menée auprès de personnes de 70 ans a démontré que de débuter l’apprentissage de la musique, même à cet âge, entraîne des effets positifs significatifs (Seinfeld et al., 2013).

Applications thérapeutiques et sociales

La musique est bien plus qu’un simple divertissement. Elle possède un pouvoir fascinant sur le cerveau humain, façonnant et influençant ses fonctions de manière remarquable. Pour les acteurs dans le domaine de la santé, la musique est un outil thérapeutique efficace. De nombreuses recherches ont été aussi réalisées dans les services de psychiatrie et chez les personnes atteintes d’un AVC (Accidents vasculaires cérébraux) et de la maladie de Parkinson. Elles ont révélé que la musique est un outil thérapeutique efficace. Elle améliore également les capacités motrices des victimes d’AVC et des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Chez les patients atteints de la maladie Alzheimer, la simple exposition à la musique permet de les sortir de la léthargie parce qu’elle active les circuits de la récompense. Le chercheur Hervé Platel a coordonné des ateliers d'apprentissage de chant nouveau proposés aux malades d'Alzheimer, et a constaté que, au-delà de l'effet de bien-être, la musique peut même stimuler une mémoire qui semble effondrée : ils arrivent à retenir les mélodies nouvelles et sont capables de les reproduire, même s’ils n'en mémorisent pas les paroles.

Le rythme est la dimension clé, qui permet aux patients de retrouver une régularité métronomique, aussi bien dans la marche que dans les mouvements et dans les déplacements. Du coup, ils reprennent confiance, osent plus facilement sortir de chez eux et affronter les contraintes du quotidien. Un atelier de danse est une occasion pour les malades de sortir de chez eux et de vivre un moment d'échange et d'interaction avec d'autres personnes.

La musicothérapie dans le traitement des addictions travaille sur la reconnexion du patient avec lui-même et sur la motivation de changer son comportement, et de vivre une vie sans substances. La pratique musicale et l'écoute de la musique active les circuits dopaminergiques de la même manière que de nombreuses substances illicites. Ces mécanismes peuvent réduire la sensation de manque et améliorer l'humeur. L'écoute de la musique calme également le système nerveux parasympathique, ce qui facilite la relaxation et diminue l'anxiété.

Musique et comportement social

Un autre bénéfice de la pratique musicale est qu’elle favorise la socialisation. Jouer de la musique en groupe renforce les liens sociaux et est souvent associé à des émotions intenses et plaisantes. Plusieurs études, dont celles menées par Pearce et ses collègues en 2017 et de Kreutz en 2014 ont montré que chanter en groupe favorise le développement de liens sociaux et la sensation de bien‑être.

Nombreux sont les scientifiques ayant voulu prouver l’influence de la musique sur le comportement d’un individu. La recherche menée par Nicolas Gueguen a révélé qu’en diffusant de la musique, les magasins et restaurants peuvent inciter les clients à acheter davantage. Enfin, des chercheurs britanniques ont observé que le fait d’entendre une musique folklorique allemande incite les consommateurs à acheter des petits vins blancs du Rhin. En d’autres mots, la musique est utilisée comme un amorçage cognitif. Cela signifie qu’elle aide le cerveau à assimiler diverses informations et à prendre une décision.

Dans certaines publicités, la signature musicale devient un véritable vecteur d'identité, permettant d’associer immédiatement une marque à un univers sonore. À la télévision par exemple, il n'est pas obligé de regarder l'écran pour évoquer telle ou telle marque, seul le son du jingle permet de l'identifier. Cette signature sonore sera également présente sur d'autres médias, comme la radio.

Régulation émotionnelle et bien‑être

Le stress, la nervosité et l’angoisse font désormais partie des maux qui rongent la plupart des gens. Il se trouve que la musique peut également les vaincre. Cela veut dire qu’elle permet à quelqu’un de nerveux ou de stressé de se calmer. Voilà pourquoi, on encourage aux personnes qui souffrent d’un trouble de comportement d’apprendre la musique. Apprendre à jouer d'un instrument permet de développer plusieurs facultés et qualités sûrement nécessaires à notre vie quotidienne.

Selon les chercheurs de l’institut HeartMath, l’écoute ou l’apprentissage musical est un moyen de gérer les émotions. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela a une influence sur les organes ayant un impact sur le comportement comme le cœur et le cerveau. La musique est une super médecine non-invasive. Elle peut réguler notre humeur, modifier la biochimie de notre cerveau, et notamment réguler la sécrétion du cortisol, hormone de stress.

Les effets apaisants d’une musique douce ont été observés à tous les âges de la vie. En écoutant une mélodie douce, des volontaires ont trouvé rapidement le sommeil. En outre, cela a réduit le nombre de réveils durant la nuit. Autrement dit, la musique a pratiquement amélioré la qualité de leur sommeil et leur durée.

Cas pratiques : sport, douleur, confinement

Une étude menée par les scientifiques de la Southern Connecticut State University auprès de joueuses de basketball a révélé que la musique agit sur le cerveau durant l’effort. Les joueuses ayant écouté de la musique arrivaient à courir 5 minutes de plus que les autres. En outre, le taux de leur fréquence cardiaque maximale se situait entre 85 et 90 %. La musique influence la façon dont le cerveau perçoit l’effort. Une étude réalisée par le psychologue sportif Costas Karageorghis a indiqué que la musique réduit la sensation de fatigue. En effet, lorsqu’elles écoutent une musique aux BPM élevés, elles se mettent à courir encore plus vite.

La musique a également un rôle social et collectif qui s’est illustré durant le confinement de mars 2020 : les musiciens amateurs ou professionnels chantent, jouent et improvisent depuis les fenêtres et les balcons pour contrer l’angoisse et l’isolement. Le questionnaire piloté par Robert Zatorre a montré que plus les personnes ont été affectées par la crise, plus elles se sont tournées vers la musique pour y trouver du réconfort.

Chez le dentiste, certaines musiques auraient tendance à atténuer la douleur. Plus intrigant encore : dans un hôpital à Hong Kong, on a mené une enquête qui consistait à faire écouter ou non de la musique pendant une coloscopie. La musique peut soulager la douleur et améliorer le bien-être des patients.

Comment la musique transforme et soigne le cerveau

Mémoire autobiographique et récupération

La musique a le pouvoir de récupération de la mémoire autobiographique, qui fait ré-émerger des souvenirs souvent très personnels d’expériences passées. Une dame âgée, affaissée dans un fauteuil roulant, s’est animée en entendant un extrait du ballet Le Lac des cygnes. Son regard est habité de nouveau, elle a 20 ans, elle revit. Il s'agit d'un exemple de la façon dont la musique peut réveiller des souvenirs malgré des lésions importantes provoquées par la maladie.

La musique stimule naturellement l’hippocampe, centre de la mémoire, ainsi que les zones temporales dites « associatives », qui nous permettent de retrouver dans quel contexte nous avons écouté un morceau : avec qui nous étions, quelles émotions ont émergé… Notre mémoire ravive ces émotions. Elle nous permet également d’anticiper notre passage musical préféré, ce qui décuple le plaisir ressenti.

Approche culturelle, historique et philosophique

La musique est considérée comme un langage universel qu’on peut utiliser pour transmettre n’importe quel message. Les origines de la musique sont très anciennes, antérieures au langage et à la pensée rationnelle. Ses racines remontent à l’ère paléolithique, il y a plus de 10 000 ans, lorsque les premiers hommes l’utilisaient pour communiquer et exprimer leurs émotions.

Les philosophes grecs de l’Antiquité, Platon et Aristote, ont tous deux reconnu le rôle central de la musique dans l’expérience humaine. Aristote mettait en évidence la purification des âmes par la musique et écrivait que « La musique adoucit les mœurs ». Platon a souligné le pouvoir de la musique en tant que stimulus agréable et curatif.

Quelques idées reçues et précautions

Il y a de nombreuses idées reçues concernant les effets de la musique sur le cerveau. À titre d’exemple, il est souvent dit qu’écouter une œuvre de Mozart en seulement 10 minutes va vous rendre intelligent. Or, d’après la chercheuse Isabelle Peretz, même les œuvres de Michael Jackson peuvent avoir un tel effet : c’est le fait d’écouter une musique que vous aimez qui permet d’accroître vos facultés cognitives.

La pollution sonore, en revanche, a des effets néfastes sur notre santé. Une exposition excessive ou prolongée à des bruits forts peut entraîner la libération d’hormones du stress, perturber le sommeil et avoir des effets néfastes sur le système cardiovasculaire. Il est essentiel de prendre des mesures pour réduire la pollution sonore et créer des environnements acoustiques paisibles afin de préserver notre bien-être.

Pratiques et recommandations

Apprendre la musique permet aussi de développer sa mémoire et c'est pourquoi la musique est une activité recommandée de 7 à 77 ans. Il suffit aussi de regarder le comportement d’un bébé qui entend une berceuse pour prouver la véracité de cette théorie : dès que les premières notes de musique sont entonnées, son comportement change radicalement. Apprendre à jouer d'un instrument demande de la patience et de la ténacité ; c'est un apprentissage assez long qui récompense les efforts fournis par un progrès continu.

La musique est utilisée en thérapie, en sport, en éducation et en marketing. Elle agit sur la perception de l’effort, réduit la sensation de fatigue, renforce la socialisation, stimule la mémoire, module les émotions et favorise la récupération. La pratique collective, le chant en groupe et les ateliers musicaux ont des bénéfices sociaux et psychologiques mesurables.

Effet Mécanisme Exemples / Références
Plasticité cérébrale Renforcement des connexions, néurogenèse Bermudez et al. 2009; Kraus & Chandrasekaran 2010
Mémoire et vieillissement Activation hippocampique, récupération de souvenirs Alain et al. 2014; White‑Schwoch et al. 2013
Régulation émotionnelle Libération de dopamine, endorphines, ocytocine Études fMRI, McGill 2017
Performance sportive Perception de l’effort réduite, synchronisation rythmique Karageorghis; études sur équipes sportives

Jouer et écouter de la musique sont des activités qui peuvent entraîner des effets bénéfiques sur le cerveau. Les circuits qui relient toutes ces zones entre elles sont alors très sollicités : ainsi, les connexions se multiplient et se renforcent au sein de chaque hémisphère, mais aussi entre les deux hémisphères. En reliant entre elles des zones cérébrales très éloignées, la musique permet un « dialogue cérébral » optimum.

La musique agit directement sur notre corps. L’écouter nous fait plaisir, nous stimule. Plusieurs études ont observé les effets qu’a la musique sur le cerveau humain. Elle influence d’abord la « perception de l’effort ». Elle fait oublier l’état de fatigue, ce qui retarde le moment où la volonté de ralentir la cadence se fait sentir. La musique, carburant des athlètes.

Bref, on a tout à apprendre de la musique : elle booste notre énergie, nous apaise, nous émeut, nous rassemble et nous fait danser. Quel que soit le style que l’on écoute, elle a sur notre cerveau un effet stimulant, protecteur et réparateur.

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