Délai de validation d'une micro-entreprise : Tout ce que vous devez savoir
Le délai pour créer une micro-entreprise est une information essentielle à connaître avant de se lancer dans les démarches. Le négliger risque de compromettre le projet, car il est important de démarrer l’activité au bon moment. Des délais doivent être respectés aussi bien pendant qu’après la création de la micro-entreprise. Pour que tout se déroule comme prévu, l’auto-entrepreneur doit démarrer sa micro-entreprise au bon moment.
L’idéal serait de lancer l’activité deux semaines après s’être immatriculé. En s’y prenant trop tôt à l’avance, le micro-entrepreneur risque de ne pas pouvoir facturer légalement ses clients. En cas contraire, il pourra par ailleurs être obligé de refuser des commandes.
Attention : Depuis le 1er janvier 2023, l’entrepreneur doit effectuer sa demande de création ou de modification d’entreprise sur une plateforme unique et centralisée, le Guichet unique INPI.
Le délai pour créer la micro-entreprise est le même pour tous les auto-entrepreneurs. Seulement, pour certains, il peut augmenter en raison de l’importance du projet. Même chose concernant le délai entre la première déclaration de chiffre d’affaires et la date du lancement de l’activité.
Estimation du temps de déclaration de l’activité
Pour connaître avec plus de précision le délai pour créer la micro-entreprise, il faut commencer par estimer le temps que peut prendre la démarche de déclaration de l’activité. Comme cité précédemment, l’idéal serait de la finaliser avant de démarrer l’activité. Si le dossier de déclaration de l’activité est conforme et complet, son traitement peut prendre quelques jours. Concernant la transmission du dossier à l’administration, elle est assez rapide car se fait exclusivement en ligne.
Lire aussi: INPI : Guide complet Signature Électronique
La création d’une micro-entreprise est souvent réduite, à tort, à l’étape de l’immatriculation. En pratique, elle ne prend que quelques minutes. L’essentiel du travail à accomplir s’effectue généralement en amont : c’est la phase préparatoire. La validation du business model, la réalisation d’une étude de marché et la construction d’un business plan sont les étapes les plus consommatrices de temps.
L’immatriculation est l’étape qui permet de donner officiellement naissance à l’entreprise. Elle consiste à demander son inscription sur le registre national des entreprises (RNE). Pour cela, un dossier spécial doit être constitué et déposé sur le site du Guichet Unique. La démarche est intégralement et obligatoirement dématérialisée. Il n’est plus possible de l’effectuer au format papier par courrier postal. Le processus nécessite la création d’un compte sur la plateforme. Il suffit ensuite de compléter les informations demandées à l’écran.
Le micro-entrepreneur doit fournir un justificatif d’identité (passeport ou carte nationale d’identité) ainsi qu’une attestation de non-condamnation et de filiation. Un justificatif de domiciliation de l’entreprise doit aussi être transmis.
Le Guichet Unique remet ensuite un accusé de réception. Bien préparé, l’entrepreneur ne met que quelques minutes (une demi-journée tout au plus) pour s’en occuper personnellement. Cela dit, d’autres étapes peuvent augmenter considérablement le délai à prévoir pour créer sa micro-entreprise.
Certaines tâches prennent plus de temps que d’autres. En pratique, cela dépend des caractéristiques du projet et de sa complexité. Par exemple, un consultant freelance qui dispose déjà de sa clientèle ne passera pas beaucoup de temps à préparer son projet de création, dans la mesure où il a déjà une idée avancée de son taux journalier moyen (TJM) et du nombre d’heures qu’il va travailler chaque mois. D’autres projets nécessitent, en revanche, plus de temps et d’investissements.
Lire aussi: Disponibilité nom entreprise France
Comment créer sa MICRO ENTREPRISE en 2025 (tuto complet et gratuit)
Obtention du numéro SIRET
Il est également pris en compte dans le délai pour créer une micro-entreprise. Sans le numéro SIRET, le micro-entrepreneur ne peut pas exercer en toute légalité son activité. Ce code doit figurer sur toutes les pièces délivrées par l’auto-entreprise. Il s’obtient suite à la déclaration de début d’activité sur le guichet unique.
Après avoir déclaré le début d’activité, l’auto-entrepreneur doit attendre entre 8 et 15 jours avant de recevoir son numéro SIRET de la part de l’Insee. Le représentant légal de la micro-entreprise recevra le code par courrier quelque temps après la déclaration de début d’activité sur le guichet unique. Il fait partie des délais importants à retenir, une fois la déclaration du début d’activité effectuée.
L’auto-entrepreneur attendra entre 4 et 6 semaines avant de recevoir la notification.
Reprise d'activité
Aujourd’hui, il est possible de fermer sa micro-entreprise à tout moment et ressusciter le projet plus tard. C’est ce qu’on appelle reprise d’activité. Il convient de savoir qu’un tel choix entraîne toutefois des conséquences non négligeables qu’il convient donc de connaître.
Lire aussi: Guichet Unique INPI : Micro-entreprise
Le micro-entrepreneur devra attendre deux ans avant de pouvoir bénéficier différentes exonérations et aides fiscales. En guise d’exemples, il ne profitera pas d’une nouvelle exonération de CFE. Et s’il a bénéficié de l’ACRE, il ne pourra plus prétendre à cette aide avant un délai de 3 ans.
Si la micro-entreprise a fermé en raison d’un dépassement des seuils, l’auto-entrepreneur peut reprendre son activité dès que son CA reste de nouveau en dessous des limites du régime.
L’auto-entrepreneur a le choix de sortir de manière volontaire du régime micro-entreprise. Pour ce faire, il doit exercer une option au SIE dont il dépend et se placera sous un régime réel d’imposition. De plus, il peut encore redevenir plus tard micro-entrepreneur s’il le souhaite.
Facteurs pouvant retarder les démarches
Plusieurs raisons peuvent expliquer le retard des démarches de création de la micro-entreprise. La non-conformité du dossier peut aussi retarder les démarches. Il peut être jugé frauduleux ou incomplet. Le demandeur devra alors corriger le problème.
Bon à savoir : dans le cadre de la démarche, le micro-entrepreneur peut solliciter le service de professionnels dans le domaine pour bénéficier d’un gain de temps considérable. Certains proposent la création de la micro-entreprise de A à Z.
Est-il possible de démarrer son activité sans numéro SIRET ? C’est tout à fait possible, à condition que la demande d’immatriculation ait déjà été faite.
L’obtention du code requiert l’immatriculation de la micro-entreprise.
Comment le micro-entrepreneur fait-il une facture ?
Il a le choix de se servir d’un logiciel ou d’un tableur.
- Le numéro d’ordre de la facture.
Comment savoir la date de création de micro-entreprise ?
Il s’agit de la date de début d’activité. Elle est fixée au moment de déclarer la micro-entreprise. En cas d’oubli, le mois de création est généralement suffisant pour savoir approximativement quand la démarche a été accomplie.
Les étapes d'immatriculation via le Guichet Unique
Pour immatriculer sa micro-entreprise, il faut se rendre sur le site du guichet unique. Cette plateforme est devenue l'unique guichet unique électronique et se substitue aux autres services. Elle permet de demander l'inscription d'une entreprise au Registre National des Entreprises (RNE). Découvrez étape par étape comment procéder à l'immatriculation de votre micro-entreprise.
- Etape 1 : Renseigner l'identité de l'entreprise
Une fois connecté sur le site du Guichet unique, dans le tableau de bord vous devez "déclarer une formalité d'entreprise", puis cliquez sur "création d'entreprise". C'est à partir de là que les étapes suivantes débutent.
C'est sur le premier écran que vous décidez de vous déclarer sous le statut de la micro-entreprise.
Si vous avez déjà exercé une activité non salariée, vous devez répondre "oui" à la seconde question.
Une fois la forme validée, il faut renseigner les informations sur l’entrepreneur lui-même :
Si vous exercez votre activité de manière non sédentaire, c’est-à-dire que vous exercez votre activité de façon itinérante dans différents lieux sur l’espace public, vous devez cocher la case suivante : S’ouvre la case "qualité de non sédentarité" où vous devez choisir entre :
- ambulant ressortissant UE hors France (si vous êtes un ressortissant de l'UE) ;
- ambulant non sédentaire (dans les autres cas).
Les écrans suivants permettent de renseigner les informations sociales pour procéder à votre affiliation à un régime d’assurance maladie. En tant que micro-entrepreneur, vous serez sous le régime micro-social. Vous devez à ce stade choisir la périodicité de vos déclarations "mensuelles" ou "trimestrielles".
Vous devez répondre "oui" à la question sur l’Acre si une demande auprès de l'Urssaf a déjà été effectuée. Dans le cas contraire, la demande d'Acre doit être adressée à l'Urssaf concomitamment à la déclaration de création/de reprise d'entreprise sur le Guichet unique. Le formulaire de demande d’Acre doit être envoyé accompagné du justificatif de création d’activité.
Dans le champ organisme d’assurance vous devez renseigner votre organisme d’assurance actuel. Les organismes proposés sont les suivants :
- Régime général
- Agricole
- Non salarié non agricole
- Enim
- Autre
L’Urssaf préconise d’indiquer "régime général" si vous ne connaissez pas votre organisme d’assurance ou en cas de doute.
- Etape 2 : Informations concernant l’établissement
Les informations qui doivent être complétées ensuite sont relatives à l’établissement lui-même. Il s’agit cette fois de compléter l’adresse professionnelle de l’entreprise (pour rappel cette adresse peut être différente de l’adresse du domicile de l’entrepreneur).
Indiquez également la présence ou non de salariés dans l’entreprise.
A cette étape de l’immatriculation de votre micro-entreprise, vous devez décrire votre activité après avoir cliqué sur "ajouter une activité". Une fois votre activité décrite, vous devez rentrer les différentes catégorisations qui correspondent à votre activité. N’hésitez pas à faire appel au bot pour vous aider dans cette étape !
Concernant les informations sur le fonctionnement du Guichet unique ou sur les formalités elles-mêmes, le déclarant peut faire appel à l’assistance téléphonique. Le service Inpi direct est joignable de 9h à 18h les jours ouvrés au +33 (0)1 56 65 89 98.
- Etape 3 : Renseigner les options fiscales
Pour rappel le versement libératoire est un mécanisme d’imposition forfaitaire du chiffre d’affaires généré par l’activité de votre micro-entreprise. L'impôt sur le revenu est payé à titre définitif au fur et à mesure de la déclaration du chiffre d’affaires sur le site de l’Urssaf.
Coûts d’immatriculation
Pour créer une micro-entreprise, il y a très peu de formalités à accomplir. L'une d'entre elle est l'immatriculation. Il s'agit de la déclaration d'activité de la micro-entreprise auprès de l'administration.
La demande d'immatriculation doit être réalisée en ligne sur le site internet du guichet des formalités des entreprises, au plus tôt 1 mois avant le début d'activité ou au plus tard dans les 15 jours qui suivent la date de début d'activité.
La formalité d’immatriculation permet d’inscrire l’entreprise sur un registre. Celui-ci est différent selon la nature de l'activité exercée :
- Activité commerciale : La micro-entreprise est inscrite au registre national des entreprises (RNE) et au registre du commerce et des sociétés (RCS).
- Activité artisanale ou libérale : La micro-entreprise est inscrite au registre national des entreprises (RNE).
L'immatriculation est gratuite.
Documents à fournir lors de l'immatriculation
Lors de la demande d'immatriculation auprès du guichet des formalités des entreprises, il faut indiquer un certain nombre d'informations et joindre les documents suivants :
- Justificatif de domiciliation de l'entreprise avec l'adresse clairement identifiable (facture d'eau, d'électricité ou de gaz par exemple)
- Copie du contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape)
- Documents concernant l'entrepreneur :
- Déclaration sur l'honneur de non-condamnation et attestation de filiation datées et signées par l'entrepreneur
- Copie de la pièce d'identité de l'entrepreneur
- Copie authentique de la déclaration relative à l'insaisissabilité des biens immobiliers non affectés à l'activité professionnelle
- Si l'entrepreneur exerce une activité réglementée : copie de l'autorisation d'exercice de l'activité, du diplôme ou du titre
- Si l'entrepreneur est marié sous le régime de la communauté : exemplaire daté et signé de l'attestation de délivrance de l'information donnée à l'époux des conséquences sur les biens communs des dettes contractées dans l'exercice de la profession de l'entrepreneur
- Si le conjoint ou le partenaire de PACS travaille avec l'entrepreneur :
- Attestation sur l'honneur sur le choix du statut (salarié, associé ou collaborateur
- Extrait d'acte de mariage ou de PACS ou extrait d'acte de naissance avec la mention du mariage ou du PACS.
Une fois le dossier déposé sur le guichet des formalités des entreprises, l'entreprise reçoit un récépissé de dépôt de dossier de création d'entreprise (RDDCE) comportant la mention « En attente d'immatriculation ».
Ce récépissé est important car il permet d'accomplir toutes les démarches utiles auprès des organismes publics et privés. Par exemple, elle va pouvoir souscrire les assurances obligatoires et complémentaires nécessaires aux besoins de son activité.
Le récépissé est valable jusqu'à la réception de la notification du guichet des formalités des entreprises confirmant l'immatriculation de la micro-entreprise. La durée de validité maximale du récépissé est de 1 mois.
Une fois l'immatriculation effectuée, la micro-entreprise reçoit un justificatif (ou attestation) d'immatriculation contenant ses numéros d'identification (Siren, code APE...).
Si le dossier est incomplet, le guichet des formalités des entreprises envoie un récépissé indiquant les éléments manquants. Il faut alors les transmettre dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de la réception de ce récépissé.
Sanctions en cas d'informations inexactes ou de défaut d'immatriculation
- Le micro-entrepreneur qui donne délibérement des informations inexactes ou incomplètes lors de son immatriculation auprès du Guichet des formalités des entreprises encourt une amende de 4 500 € et un emprisonnement de 6 mois.
- Par ailleurs, le fait d’exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale sans être immatriculé au registre national des entreprises (RNE) est un délit puni d’une amende de 7 500 €.
Guichet Unique : Centralisation des formalités
Depuis janvier 2023, le guichet unique géré par l'INPI (institut national de la propriété industrielle) permet à toutes les entreprises quelles qu'elles soient de réaliser leurs formalités très facilement. Les différents CFE sont supprimés au profit d'un même interlocuteur. Les formalités consistent à remplir un formulaire et à déposer en ligne des pièces justificatives (carte d'identité, justificatif de domicile). Certaines professions sont réglementées et nécessitent de justifier d'un niveau de qualification, comme un diplôme par exemple.
balises: #Entreprise #Inpi
