La jeunesse en France : Définition INSEE et Enjeux Actuels
Bien qu’il n’existe pas de définition officielle et standardisée de la jeunesse, la plupart des travaux scientifiques ainsi que l’Organisation des Nations Unies (ONU) s’accordent à définir les jeunes comme des personnes âgées de 15 à 24 ans. Selon les études ou les dispositifs, la catégorie des jeunes peut être étendue ou réduite, pour retenir d’autres intervalles compris entre 16 et 24 ans, 18 et 24 ans, etc. L’âge de la jeunesse comprend les personnes qui ont quitté l’adolescence sans être entrées dans l’âge adulte. Il n’existe pas de définition officielle de l’âge de la jeunesse. La plupart des travaux scientifiques considèrent sur le sujet utilisent la fourchette 15-24 ans. Il s’agit de la définition des Nations Unies, et aussi l’intervalle le plus souvent utilisé par l’Insee.
D’une manière plus large, on qualifie de « jeunes » l’ensemble des moins de 25 ans : on regroupe alors les enfants (approximativement les 0-11 ans), les adolescents (11-17 ans) et les jeunes adultes (18-24 ans). L’expression « jeunes adultes » désigne en général les plus de 18 ans qui vivent seuls. Cette catégorie est étendue dans certaines études à 29 ans. Le concept de jeunesse (comme celui de personnes âgées) regroupe des individus très différents.
Par l’âge : il y a un monde entre un élève de seconde (15 ans) et un jeune adulte de 24 ans en activité professionnelle. À noter que la définition de la catégorie « jeunesse » varie selon les sources et les besoins des enquêtes. De manière générale, un jeune est un individu de moins de 30 ans.
Données démographiques et scolarisation
Au 1er janvier 2022, 9,3 millions de jeunes âgés de 18 à 29 ans résident en France, soit 13,7 % de la population. Alors que la France fait face à un vieillissement de sa population, cette part devrait baisser dans les prochaines années. Au niveau mondial, l’ONU chiffre pour sa part à 1,2 milliard le nombre de personnes âgées de 15 à 24 ans, ce qui représente 16 % de la population mondiale.
Concernant l’éducation et la formation, l’INJEP constate qu’en 2018-2019, 45% des 15-29 ans étaient scolarisés tandis qu’en 2019, 8,2% des 18-24 ans sont sortis précocement du système scolaire. Ni en études, ni en formation, ces personnes ont un faible niveau de diplôme (c’est-à-dire aucun diplôme ou seulement le brevet des collèges). Ils représentent 9,6% parmi les jeunes hommes, et 6,9% parmi les jeunes femmes. Cependant, il est à noter que ce chiffre de sortie précoce du système scolaire est le plus bas observé en France depuis 2003, où il atteignait 11,3%. Les difficultés de lecture touchent néanmoins 11,8% des jeunes et 5,3% rencontrent des difficultés sévères qui peuvent être considérées comme de l’illettrisme.
Lire aussi: Conseils pour jeunes entrepreneurs
À la rentrée 2017, le taux de scolarisation à 18 ans s’élève à 79,2 %, soit 0,7 point de plus qu’en 2016. La baisse du taux de scolarisation observée à la fin des années 1990 a été compensée par une lente remontée amorcée en 2008. Les jeunes poursuivant en moyenne plus longtemps leurs études initiales.
Les femmes sont plus souvent en études initiales que les hommes. Les jeunes femmes sont moins souvent NEET que les hommes. Cette part a tendance d’augmenter pour les jeunes femmes. Elles sont en études auparavant, puis inactives avec l’arrivée des premiers enfants. Les hommes sont plus souvent sortis de formation initiale et en emploi ou au chômage.
Figure 1: Répartition des jeunes de 18 à 29 ans selon leur situation d'activité et le sexe
Orientation et filières d'études
Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à poursuivre des études dans le second cycle général et technologique jusqu’au baccalauréat. Elles sont plus nombreuses que les hommes à intégrer les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Elles s'orientent ensuite majoritairement vers les écoles en santé, puis par les écoles de commerce et les formations d’ingénieurs. Toutefois, la part des inscriptions à l’université reste dominante (60 %). Les filières en santé représentent la majorité des inscriptions universitaires, suivies par les filières scientifiques et sociales.
Insertion professionnelle et précarité
D’après l’Insee, bien que la situation se soit améliorée dans les dernières années, les jeunes rencontrent encore des difficultés accrues d’insertion sur le marché du travail, notamment ceux qui sont peu ou pas diplômés : en 2022, 18 % des 18 - 24 ans sont au chômage, ce taux montant à 45 % pour ceux étant peu ou pas diplômés. L’entrée sur le marché du travail s’avère par ailleurs problématique pour un grand nombre de jeunes : un à quatre ans après leur sortie d’études, 30 % des jeunes qui travaillent disposent d’un contrat de travail précaire (une catégorie qui désigne les contrats à durée déterminée, ou CDD, et les contrats de travail temporaire).
Lire aussi: Conditions Subvention Agricole
En ce qui concerne l’insertion dans la vie active, en 2019, 44,6% des 15-29 ans sont en emploi, et parmi eux, 7,3% sont en sous-emploi. Au 31 décembre 2019, 25,1% des emplois occupés par les moins de 26 ans sont des emplois aidés, soit des emplois bénéficiant d’une aide publique pour stimuler la création d’emploi ou former certains publics.
Les jeunes sont globalement un peu plus souvent au chômage. Les jeunes femmes ont une part de NEET élevée parmi les jeunes femmes que parmi les jeunes hommes.
La part de jeunes de 15 à 29 ans (figure 3). a augmenté d’un point en 2020 par rapport à 2019. La part de NEET croît fortement avec l’âge. La part de NEET augmente fortement avec l’âge (figure 2). La part de NEET à 24 ans atteint 19 % et se stabilise quasiment jusqu’à l’âge de 29 ans. La part de NEET à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET).
Chiffres clés de la jeunesse
D’après le Rapport d’information de l’Assemblée Nationale sur le logement et la précarité des étudiants, des apprentis et des jeunes actifs, publié en décembre 2021, les jeunes sont en première ligne dans les difficultés d’accès au logement, notamment les étudiants. Selon l'Enquête sur le coût de la vie étudiante 2021 du syndicat l’Union nationale des étudiants de France, le logement représente 60 % du budget des étudiants (70 % à Paris) contre 30 % pour l’ensemble de la population. L'Insee rapporte de son côté que 26 % des personnes sans domicile étaient âgés de moins de 30 ans en 2012.
Lire aussi: Ragnar Le Breton : Portrait
Entre 18 et 29 ans, les jeunes hommes sont davantage hébergés par leurs parents plus que les femmes (13 %). Plus que les femmes (13 %). Quel que soit l’âge, plus d'hommes vivent avec leur(s) parent(s), contre 40 % des femmes. Ils sont alors deux fois plus nombreux à vivre chez leurs parents (43 % contre 19 %).
La mise en couple est en général plus tôt pour les femmes. L'âge médian à la première mise en couple est de 22 ans et demi pour les femmes, contre 25 ans pour les hommes. L'âge médian au premier enfant est enfant avant 28 ans, contre 31 ans et demi pour les hommes.
Les femmes sont plus souvent en emploi que les hommes. Entre 18 et 29 ans, les jeunes femmes sont plus souvent en études initiales que les hommes. Les jeunes femmes sont moins souvent en emploi que les hommes. Les jeunes femmes sont moins souvent en emploi que les hommes. Elles sont plus souvent en emploi, ni en études, ni en formation (NEET).
Entre 18 et 29 ans, les jeunes hommes sont plus souvent en emploi que les femmes. Les jeunes hommes sont plus souvent en emploi que les femmes. Les jeunes hommes sont plus souvent en emploi que les femmes. Les jeunes hommes sont plus souvent en emploi que les femmes.
Initiatives gouvernementales
Conscient des difficultés pour les jeunes entraînées par la crise sanitaire, le gouvernement a initié plusieurs initiatives visant à favoriser l’accès à l’emploi pour les jeunes, rassemblé sous le Plan « 1 jeune 1 solution » lancé à l’été 2020. Ce plan vise à offrir une solution à chaque jeune en mobilisant plusieurs leviers : aides à l’embauche pour les jeunes et les apprentis, accès à des formations qualifiantes pour les jeunes peu diplômés via le plan d’investissement dans les compétences (PIC), accompagnements des jeunes notamment via le contrat d’engagement jeune (CEJ), création du service national universel, aides financières, etc.
Par ailleurs, la jeunesse ne disposant pas d’un cadre légal défini, il existe peu d’aides inconditionnelles destinées spécifiquement à l’ensemble de cette tranche d’âge, mais plutôt des leviers activables selon les situations de chacun.
Les défis de la jeunesse chrétienne - Parole de femmes - Annabelle & cie
balises: #Insee
