Histoire et signification du logo de l’APE de Saint-Paul-les-Fonts
L’Association des Parents d’Élèves (APE) de Saint-Paul-les-Fonts s’inscrit dans un contexte local riche d’histoire scolaire et patrimoniale. Pour comprendre la portée et la signification du logo de l’APE, il faut d’abord replacer l’association dans le parcours historique des établissements scolaires locaux, de la fondation des communautés religieuses au développement contemporain des structures éducatives.
Origines religieuses et éducatives des établissements
En Octobre 1693, la Communauté des Filles de l’Instruction Chrétienne s’installe dans « un grand corps de bâtiment avec plusieurs dépendances et jardin, situé au bas de la rue d’Authon », qui constitue les locaux de l’actuelle Ecole Notre-Dame.
En fait, l’origine de la Communauté remonte à 1658, date à laquelle « huit pauvres Filles » de Dourdan, s’installèrent dans une maison rue de la Haute Foulerie, et ouvrirent pour les petites filles indigentes de la ville, une école gratuite.
En 1678, Mme Servin, découvre, lors d’une visite à Dourdan à la suite de la princesse Marguerite-Louise d’Orléans, grande duchesse de Toscane, le mérite et le dévouement de ces « pauvres filles ». Elle leur offre de partager leur œuvre et de leur donner une règle. Elles acceptent volontiers, à condition que Mme Servin devienne leur supérieure. Ayant vendu tous ses biens, Mme Servin achète par contrat, le 20 juillet 1693, les bâtiments de la rue d’Authon et y installe la Communauté en Octobre 1693.
La Communauté s’organise et obtient toutes les autorisations d’enseigner, d’abord religieuses de l’Evêque de Chartres, Mgr Godet des Marais, puis civiles par lettres patentes du Roi Louis XIV en 1697.
Lire aussi: Mode d'Emploi INPI
« Dans la nouvelle Maison, dite Maison de la Communauté, il y avait deux classes bien distinctes, l’une pour les pensionnaires que la réputation de l’établissement avait attirées de fort loin et en grand nombre, l’autre, non moins bien tenue, pour l’instruction gratuite de toutes les petites filles pauvres de la ville, auxquelles des maîtresses choisies apprenaient comme aux pensionnaires, à lire, écrire, calculer, prier Dieu et travailler. »
Évolution au XIXe et XXe siècles : l’école Notre-Dame et l’Institution Jeanne d’Arc
Cette même année 1835, les sœurs de Saint-Paul de Chartres reprennent l’Institution en ajoutant à l’Ecole et au Pensionnat une « salle d’asile » (ancêtre des classes enfantines), grâce au concours de la ville et de bienfaiteurs.
La Maison de la rue d’Authon est l’objet de transactions compliquées. La ville, qui depuis 1845 est propriétaire de l’immeuble, le cède aux sœurs de Saint-Paul de Chartres en 1854. Vers 1860, les sœurs se voient confier la direction de l’école communale de la ville. « Dourdan (avec Saint-Chéron) a la particularité de posséder une école publique de filles confiée à une congrégation ».
L’école Notre-Dame vit le jour à la rentrée scolaire d’octobre 1913. Mgr Gibier, évêque de Versailles, venait de bénir les locaux, situés rue Neuve (actuellement rue Debertrand) où l’école s’installa. La première directrice fut Mme Richier.
Une longue période de 1928 à 1956 fut marquée par la personnalité de Mme Berthier et de ses filles, les Demoiselles Berthier, auxquelles l’Abbé Fleury, curé de Dourdan, confia la direction et l’enseignement dans cette école rue Debertrand.
Lire aussi: Évolution de la DGFiP
En 1967, l’école Notre-Dame fut transférée dans les locaux de la rue de l’Abbé Fèvre, ancienne rue d’Authon. Pour donner une continuité à ses élèves du primaire, l’école Notre-Dame s’agrandit, en 1970, de deux classes secondaires (6ème et 5ème), sous contrat simple. Elles furent plus tard installées dans les locaux de la rue Debertrand.
En 1929, trois paroissiens avaient acheté les bâtiments de la rue d’Etampes et y avaient installé l’Institution Jeanne d’Arc. MM. Pagès et Plessis en furent les premiers directeurs. En 1945, M. Palmantier prit la direction de l’établissement qui comprenait les classes primaires et le cours complémentaire.
Regroupements, contrats et modernisation (1970-2000)
Le rapprochement du collège Jeanne d’Arc et de l’école Notre-Dame commence en 1973, devient effectif en 1975 et aboutit en 1979 à la fusion des cours complémentaires et des écoles primaires. Avec la loi sur les écoles et les collèges, chaque établissement a son autonomie et sa propre direction.
Le collège Jeanne d’Arc obtient le contrat d’association ; ses locaux sont répartis rue Debertrand et rue d’Etampes. L’école Notre-Dame est donc redevenue depuis 1979 une école primaire, avec classes enfantines sous contrat simple. Mme Philippon en assure la direction de 1983 à 1996.
Depuis 1998, de nouveaux bâtiments ont vu le jour. En septembre 2000, Madame OLLIER obtient le contrat d’association pour l’école. De nouveaux bâtiments ont vu le jour en juin 1998.
Lire aussi: Coût création logo
Regroupement final et direction de l’Institut
Au départ en retraite de M. Van Roy, en 1989, M. Guégan prend la direction du collège Jeanne d’Arc. Depuis 1991, les deux établissements se sont regroupés. En 1993, Mme Philippon pour l’école et M. Guégan pour le collège assurent la direction de l’Institut.
Monsieur Guégan, Chef d’établissement du collège Jeanne d’Arc prend sa retraite en 2007. La mission de coordination est confiée à Madame Ollier. Madame Hamelin prend la direction du collège jusqu’en 2012. Madame Fusier lui succède jusqu’en 2016. Depuis septembre 2016, Monsieur Cédric Hébert a été nommé à ce poste.
Le contexte communal et l’importance de l’eau
Son histoire : Elle doit son nom à la présence de nombreuses fontaines et sources sur ses terres. Le premier conseil municipal de la commune a été élu le 15 mai 1949, suite à l’érection du hameau en commune le 27 janvier 1949. La commune de Saint-Paul-les-Fonts était née.
Les services communaux occupent aujourd’hui le même bâtiment. L’importance de l’eau dans le village : jusqu’en 1880, les habitants s’alimentaient en eau grâce à des puits particuliers et deux puits communaux. Suite à une sécheresse en 1885 la municipalité fit faire des travaux de sondage pour trouver une source afin de doter le hameau d’une arrivée d’eau.
Deux puits de recherche furent creusés dans le quartier du Martinas. La municipalité vota en février 1887 des travaux afin de doter le hameau d’une arrivée d’eau.
Rôle, missions et activités de l’APE
L’APE a pour but d’organiser des moments conviviaux et des ventes permettant de récolter des fonds au profit des activités culturelles et sportives des écoles de Saint-Paul (élémentaire et maternelle). Tous les bénéfices sont reversés aux écoles ou investis dans les animations ou le matériel nécessaire à l’association.
L’association permet de se rencontrer, de tisser des liens, tant entre familles d’enfants scolarisés à Saint-Paul qu’entre habitants du village. Les manifestations proposées tout au long de l’année scolaire sont variées (ventes de gâteaux, soirée carnaval, fête de l’école, vente alimentaire, calendriers, objet personnalisé, séance coiffure, matinée de ramassage de déchets, etc.) et peuvent s’adresser à différents publics.
Signification probable du logo de l’APE
Le logo de l’APE puise sa symbolique à la fois dans l’histoire scolaire et dans les spécificités locales. Il évoque la continuité éducative instaurée depuis la fondation des Communautés religieuses aux initiatives contemporaines : la transmission des savoirs (lire, écrire, calculer), l’attention aux plus modestes (instruction gratuite), et la vie collective de la commune (les fontaines et l’eau).
La présence d’éléments liés à l’eau dans l’imagerie locale - rappelée par le nom même de la commune qui « doit son nom à la présence de nombreuses fontaines et sources sur ses terres » - est souvent reprise dans les logos et visuels associatifs locaux pour souligner l’identité territoriale et la mémoire communautaire.
Enfin, la mission de rassemblement de l’APE - organiser des moments conviviaux, récolter des fonds pour les activités culturelles et sportives et tisser du lien social - se reflète généralement dans des éléments graphiques chaleureux et inclusifs : figures d’enfants, livres ou stylisations de bâtiments scolaires, symboles d’eau ou de fontaine pour marquer l’ancrage local.
Statut administratif et reconnaissance
Toutes les structures référencées sur notre site sont inscrites à un ou plusieurs référentiels publics (base Sirene, RNE, RNA). Inscrite (Insee) le 16/08/2022. Cette structure est inscrite dans la base Sirene tenue par l’Insee, depuis le 16/08/2022. Elle a été mise à jour le 06/12/2025.
Avis de situation : Inscrite au RNA (Ministère de l’Intérieur). Cette structure est inscrite au Répertoire National des Associations (RNA). Annonce de création au JOAFE. Forme juridique : Unité non employeuse (pas de salarié au cours de l'année de référence et pas d'effectif au 31/12) (année de référence non renseignée).
Qualités, labels et certificats : ESS - Économie Sociale et Solidaire. Cette structure appartient au champ de l’Economie Sociale et Solidaire. Mise à jour le 24/07/2026. Sources : INSEE, DGFiP, Douanes, DILA.
Patrimoine religieux proche : église et chapelle
L’église : Son origine remonte vraisemblablement au XIIème siècle pour la partie la plus ancienne. Le plan cadastral du XVIIIème siècle montre une église plus petite qu’aujourd’hui. Son entrée principale était à l’ouest, elle était entourée par un petit cimetière qui communiquait avec la ruelle sous un arceau.
La chapelle Saint-André de Sévanes : La chapelle bénédictine remonte pour la partie la plus ancienne au Xième siècle. L’arc rayonnant encadre la porte d’entrée, les colonnettes à chapiteau ornées de feuilles d’acanthe supportent la retombée du plus grand arc latéral. Un bloc de marbre cubique sculpté en bas-relief représentant des motifs végétaux de l’époque romaine a été découvert dans la chapelle.
Tableau récapitulatif : dates et événements clés
| Date | Événement |
|---|---|
| 1658 | Installation de huit « pauvres Filles » et ouverture d’une école gratuite |
| 1678 | Intervention de Mme Servin et organisation de la Communauté |
| 1693 | Achat des bâtiments de la rue d’Authon et installation de la Communauté |
| 1697 | Letters patentes de Louis XIV autorisant l’enseignement |
| 1835 | Reprise par les sœurs de Saint-Paul de Chartres et création d’une salle d’asile |
| 1913 | Naissance de l’école Notre-Dame (bénédiction des locaux par Mgr Gibier) |
| 1929 | Création de l’Institution Jeanne d’Arc |
| 1973-1979 | Rapprochement et fusion entre collège Jeanne d’Arc et école Notre-Dame |
| 1991 | Regroupement effectif des deux établissements |
| 1998-2000 | Construction de nouveaux bâtiments et obtention du contrat d’association |
Usage du logo et recommandations
- Le logo doit rappeler l’ancrage historique : éléments graphiques évoquant l’école (livres, stylisation de bâtiment) et le patrimoine local (fontaine, eau).
- Il doit traduire la mission sociale de l’APE : convivialité, solidarité, soutien aux activités culturelles et sportives.
- Pour la communication, associer le logo à des visuels des manifestations (fête de l’école, ventes, actions de solidarité) renforce la reconnaissance de l’association par les familles et les habitants.
En s’appuyant sur cette mémoire institutionnelle - de l’action éducative des « pauvres Filles » aux regroupements récents et aux activités actuelles de l’APE - le logo devient un marqueur identitaire qui conjugue histoire, territoire et engagement collectif au service des écoles de Saint-Paul-les-Fonts.
balises:
