Programme ETIncelles : Un coup de pouce pour les PME françaises

Le programme ETIncelles, lancé par Emmanuel Macron, ambitionne de multiplier le nombre d'Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) en France. En levant les "freins administratifs" qui entravent la croissance des Petites et Moyennes Entreprises (PME), ce programme vise à créer 1 000 nouvelles ETI d'ici 2027.

Infographie ETI
Source : economie.gouv.fr

Un service VIP pour les entreprises prometteuses

Emmanuel Macron a donné le coup d'envoi d'ETIncelles, un programme visant à multiplier les entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France en levant les "freins administratifs" contrariant la croissance des petites et moyennes entreprises (PME). Au total, le président de la République vise la création de 1.000 nouvelles ETI durant son deuxième quinquennat, qui s'achève en 2027.

"Tout le temps passé sur l'administratif, c'est du temps qu'on vous fait perdre", a déclaré le président de la République devant une centaine de chefs d'entreprises invités à l'Elysée.

"Il n'y a pas de petits soucis, il n'y a que des vrais petits problèmes qui sont parfois autant de cailloux dans votre développement. Alors la mission d'ETIncelles est simple: vous accompagner pour lever ces cailloux sur le chemin de votre développement", a renchéri Olivia Grégoire, ministre chargée des PME.

Pourquoi les ETI sont-elles importantes ?

L'initiative part du constat d'un retard de la France, qui ne compte que 5.600 ETI contre environ 10.000 en Allemagne. Or, ces entreprises, qui emploient entre 250 et 4.999 salariés ou réalisent un chiffre d'affaires d'au moins 50 millions d'euros, sont "une chance pour le pays et un véritable levier", a souligné le président, car génératrices d'emplois, ancrées dans les territoires et souvent exportatrices.

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"Les ETI c’est 0,2% du nombre d’entreprises mais 30% du chiffre d'affaires et 25% de l’emploi" a-t-il ajouté.

Paroles d'Experts #4 - Comment les PME-ETI peuvent-elles se démarquer grâce à la data ?

Un accompagnement personnalisé pour les PME

Le plan ETIncelles ambitionne de faire grandir en taille 500 PME présentant un fort potentiel de croissance d'ici à 2027, en leur proposant un accompagnement personnalisé et un interlocuteur unique pour lever les obstacles administratifs à leur croissance. Emmanuel Macron a tenu à souligner que la proximité avec entre celui-ci et le chef d'entreprise serait un facteur clé dans la réussite du projet.

45 correspondants mobilisés

Quelque 45 correspondants dans l'administration et les pouvoirs publics ont été mobilisés à cette fin. "C'est une petite équipe qui vous aide à traiter la complexité sur les projets qui sont les plus structurants et qui vous fait gagner du temps", a expliqué le président.

Cet accompagnement personnalisé, prévu sur une période de 12 à 18 mois, a déjà bénéficié à 50 PME lors d'une phase pilote qui, entre autres problèmes, a permis aux entreprises de signaler un manque de visibilité sur les aides publiques, les difficultés de recrutement ou l'accès compliqué à la commande publique. Cinquante autres ont été sélectionnées.

ETIncelles : Dans la lignée de la Stratégie nation ETI

ETIncelles s'inscrit dans la lignée de la "Stratégie nation ETI", présenté en 2020 en faveur du développement de ces entreprises.

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France 2030 : Un investissement massif pour l'avenir

Après France relance, qui avait permis en pleine crise du COVID de soutenir l’investissement dans les entreprises, France 2030 avait ainsi pour ambition de doper l’innovation. Pour piloter ce nouveau plan d’investissement, le Président de la République nommait Bruno Bonnell, ancien entrepreneur et député du Rhône, à la tête du Secrétariat général pour l’investissement, poste qu’il occupe encore aujourd’hui. Ce programme vient de fêter ses trois ans d’existence. Un peu occulté par l’actualité politique de la rentrée, cet anniversaire marque néanmoins une étape importante. Le programme France 2030 se situe aujourd’hui à mi-parcours, l’occasion donc d’en faire un premier bilan.

France 2030, c’est quoi précisément ?

Le programme pourrait se résumer en trois mots : une ambition, des objectifs et des moyens.

« Faire émerger les champions de demain, accélérer la transformation des secteurs clés de notre économie par l’innovation et positionner la France non pas seulement en acteur, mais bien en leader du monde de demain», avait résumé Emmanuel Macron, en juillet 2021.

Le défi est de taille : pour renforcer la souveraineté industrielle du pays, France 2030 cible quelques filières d’avenir, comme le médical, l’hydrogène, les batteries, le nucléaire ou l’agriculture. Ces secteurs doivent se réinventer et surtout répondre aux défis du changement climatique. Le développement des énergies vertes en particulier est recherché, ce qui explique que 50 % des projets soutenus aient un impact très significatif en termes de décarbonation.

Mais France 2030 vise également à accroître nos connaissances et soutenir la recherche fondamentale dans des secteurs encore peu explorés, comme les grands fonds marins ou le spatial.

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Enfin, la formation est au cœur des enjeux du programme France 2030. En effet, comment faire émerger de nouveaux métiers et de nouvelles technologies sans penser aux femmes et aux hommes qui seront aux manettes demain ? Pour accompagner les évolutions technologiques et anticiper les nouveaux besoins de compétences dans l’industrie, le programme consacre une part important de son budget à la conception de nouveaux centres de formation et de nouvelles méthodes d’apprentissage. Les universités, les grandes écoles, et les centres de recherche reçoivent des financements importants pour développer la formation initiale et continue sur les métiers d’avenir. Avec à la clé, la création de milliers d’emplois en particulier dans le nucléaire, les énergies renouvelables, l’automobile électrique, l’avion bas-carbone, la bio-médecine ou encore le numérique.

Pour relever ces défis, le secrétariat général pour l’investissement dispose d’une enveloppe de 54 Mds d’euros. Mais attention, Bruno Bonnell a posé les règles : « Trouver des pépites sur tout le territoire et de toutes les tailles » précisait-il lors de son audition devant la commission des finances du Sénat le 1er mars 2024. Depuis trois ans, les subventions sont donc fléchées à hauteur d’au moins 50 % sur les TPE, les PME et les ETI (entreprises de taille intermédiaire) car c’est sur elles que pèse le plus grand risque. De plus, France 2030 doit irriguer tout le territoire national. Le reproche autrefois adressé aux PIA (plans d’investissement pour l’avenir) selon lesquels les fonds publics bénéficiaient trop aux grandes entreprises situées en Île-de-France n’est plus de mise : en 2024, le SGPI a même dépassé son objectif puisque les projets-lauréats se situent à 60 % en région (hors Île-de-France) et ont été conçus à 60 % par des PME, TPE ou ETI. « On a réussi notre pari de dérisquer l’innovation dans de très nombreux domaines » se félicitait Bruno Bonnell.

Des exemples concrets de réussite grâce à France 2030

De nombreux projets ont été lauréats du programme France 2030 dans le Calvados :

  • Avec son projet collaboratif « Oasis » (Open Acoustic System for Individual Sound), FACTEM dĂ©veloppe une technologie acoustique anti-bruit localisĂ©e au sein des appuis-tĂŞte des sièges des vĂ©hicules (avions, voitures, trains), permettant de rĂ©aliser une rĂ©duction du bruit ambiant en basses frĂ©quences et Ă©galement de diffuser du son de manière localisĂ©e sans gĂŞner les proches voisins. Son savoir-faire reconnu lui permet de poursuivre sa croissance et ainsi de crĂ©er de l’emploi.
  • Ă€ travers ses actions de dĂ©veloppement Ă  l'international, FACTEM entend faire reconnaĂ®tre la qualitĂ© de ses produits et de son savoir-faire, 100 % Made in France.
  • CSBT Environnement (Saint-Martin-des-EntrĂ©es) facilite l’industrialisation de productions innovantes et stratĂ©giques sur le territoire français est un des axes clĂ© de France 2030.
  • C’est dans ce cadre que CSBT Environnement crĂ©e une nouvelle filière Ă©conomique en rĂ©ponse Ă  la problĂ©matique environnementale de l'amoncellement des dĂ©chets de crustacĂ©s en France.
  • Soutenue par France 2030, l’entreprise lance sa dĂ©marche industrielle par la crĂ©ation d’une usine, première du genre en Europe, en cours de construction aux portes de Bayeux.
  • Dans cette usine, les coques de coquilles-Saint-Jacques seront transformĂ©es en poudre de carbonate de calcium biosourcĂ©, un produit largement employĂ© dans les secteurs industriels stratĂ©giques pour le pays, tels que la pharmacologie, la cosmĂ©tique, l’agriculture ou encore la plasturgie.
  • En plus d’assurer la revalorisation de ce biodĂ©chet en rĂ©duisant l’empreinte carbone, CSBT Environnement assurera a terme le recrutement de plus de 80 personnes, dont une partie en insertion ou en situation de handicap.

Financement des entreprises : L'importance des PME et ETI

Emmanuel Macron a salué la « formidable réussite » de l'opérateur paneuropéen Euronext, qui regroupe désormais les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne, Dublin, Oslo et Milan, et tracé plusieurs pistes de réformes pour renforcer les capacités de financement des entreprises par le marché. Il a mis en particulier l'accent sur les petites et moyennes entreprises, et celles de taille intermédiaire (PME et ETI), qui font encore très largement appel aux banques pour leurs besoins de financement. Un enjeu croissant alors que la transition écologique et numérique va nécessiter des investissements importants de la part des entreprises de toutes tailles. « Nous devons favoriser l'émergence d'un continuum de financement entre le non coté et le coté pour accompagner la croissance de nos entreprises, en particulier nos licornes, mais aussi nos PME et ETI industrielles », a-t-il insisté.

Renforcer l'écosystème

Alors que les PME sont à la peine en Bourse depuis 2018, Emmanuel Macron a annoncé le lancement par la Caisse des Dépôts, sur ses fonds propres, d'un programme de 500 millions d'euros pour investir dans des fonds de PME et ETI cotées, afin de structurer et de « renforcer l'écosystème ». En parallèle, pour flécher davantage d'épargne vers ces entreprises, le chef de l'Etat souhaite simplifier l'éligibilité des entreprises aux plans d'épargne actions PME.

Afin de favoriser l'effet « d'entraînement des investisseurs privés », la loi sur l'industrie verte sera mise à contribution pour orienter une partie des encours des plans épargne retraite (PER) et des assurances-vie non seulement vers le private equity, mais également, et dans une moindre mesure, vers les PME et ETI cotées.

« Toutes les avancées sont bonnes à prendre », a salué un professionnel du secteur dans la foulée de ces annonces. « On part de 0 sur les PME-ETI », remarque-t-il, tout en observant qu'il « faudrait 500 millions d'euros par an pour compenser les 8 milliards qui ont quitté les fonds investissant dans les PME ces dernières années ».

Simplifier les introductions en Bourse

D'autres mesures de simplification administrative, notamment pour faciliter les introductions en Bourse, s'ajouteront à ce dispositif. « Nous devons accélérer les efforts engagés depuis 2017 pour renforcer l'attractivité financière de la France au service du financement de notre économie. Ce sera la priorité de nos prochains mois au niveau national », a insisté Emmanuel Macron, qui a apporté son soutien à une proposition de loi présentée début mars par le député Renaissance Alexandre Holroyd.

Parmi les mesures citées par le président, la possibilité d'introductions en Bourse avec des actions à droits de vote multiples, « une avancée très attendue, en particulier, par nos start-up », a-t-il expliqué. Il veut également faciliter les augmentations de capital. Enfin, la proposition vise à rendre le licenciement des banquiers et des traders plus aisé et moins coûteux, une demande adressée par plusieurs grandes banques étrangères à Bercy.

Relance de l'Union des marchés de capitaux

Emmanuel Macron a par ailleurs défendu la création d'un produit d'épargne européen, récemment proposée par Bercy, et la mise en place d'une supervision unique, au niveau européen, pour les infrastructures de marché.

Les PME au cœur de la politique économique

Nos PME, nos ETI bénéficient près de 40 % de la politique de soutien industriel. On a près de 100 000 emplois industriels et près de 300 usines qui ont été créées depuis 2017. On en avait détruit 600 dans les 12 années qui venaient de s'écouler alors. Donc, on a corrigé en quelque sorte, si je puis dire, on a supprimé l'effet de la crise financière, mais on n'a pas totalement repris notre muscle industriel. On doit faire à peu près le même effort en créations nettes d'entreprises industrielles, et on peut faire encore beaucoup plus, parce que la dynamique est reprise.

ETIncelles : Un accompagnement privilégié

Nous souhaitons, donc, accompagner davantage encore les PME qui ont l'ambition de devenir des ETI et lever leurs freins à la croissance. Et ce programme ETIncelles, c'est un accompagnement privilégié aux PME à fort potentiel. ETIncelles permet de créer les conditions d'un échange d'expérience entre pairs, connaissant les dynamiques de croissance et les défis.

Ce dispositif ETIncelles permettra ainsi de répondre aux problématiques récurrentes soulevées sur les grands sujets de développement. D'abord dans le domaine de l'export et de la commande publique. L'action du programme, les entretiens entre les correspondants permettra aux entreprises sur ce sujet de mieux connaître les outils et surtout d'avoir une équipe qui les agrège, qui, en fait, internalise la complexité et vous accompagne sur ces grands sujets.

Ensuite, c'est l'accompagnement dans le domaine du recrutement avec l'appui du programme ETIncelles, l'engagement actif, vous les avez cités de l'APEC et demain de France Travail. Les entreprises bénéficient d'offres de services qui leur permettent d'être accompagnées gratuitement par des conseillers de leur territoire afin de structurer leur stratégie de recrutement - c'est-à-dire des rédactions d'offres d'emploi, la sélection de candidats, les diagnostics de la marque employeur, etc.

Ce programme ETIncelles ne résoudra pas tout d'emblée, mais il a vocation, de manière très concrète, à vous permettre justement de réaliser vos ambitions et vous simplifier la vie. Parce qu'on a vraiment vu que ces gestes très simples, très pragmatiques, qui sont le fruit des échanges avec vous, permettaient des passages à l'échelle parfois formidablement efficaces et nous permettaient nous-mêmes d'apprendre sur des procédures parfois complètement supprimées, voire simplifiées.

Une révolution culturelle en marche

Notre objectif, c'est vraiment à travers ce programme de créer des habitudes de travail et de mener une petite révolution culturelle, c’est-à-dire habituer toutes les administrations à ce programme parce qu’il est aussi à taille humaine comme je l’évoquais, de développer une culture de l’accompagnement et de la bienveillance et pas simplement de l’autorisation et du contrôle.

Les mesures économiques des différents partis politiques pour les PME

Le second tour des élections législatives se tiendra le dimanche 7 juillet. À l'issue du premier tour, trois forces politiques se sont démarquées en récoltant le plus de voix (RN, NFP, Ensemble). Avant de retourner dans l'isoloir, voici un tour d'horizon des programmes économiques pour les TPE-PME des trois partis arrivés en tête.

Nouveau Front Populaire

L'Union de la gauche prévoit plusieurs dispositifs pour aider les PME-TPE. Premièrement, le Nouveau Front Populaire (NFP) veut mettre en place des avances à 0 % sur 1 ou 2 ans, par le pôle public bancaire, pour les PME-TPE dont la situation financière est difficile. En outre, la gauche souhaite lancer un dispositif de crédit bonifié pour les PME-TPE souhaitant se développer par le financement à 0 %, voire à taux négatif, de leurs investissements. Ce taux sera ajusté en fonction de l'utilité sociale et environnementale de l'entreprise. De la même façon, l'union prévoit des mesures d'accompagnement financier dégressif et temporaires pour les petites entreprises qui en ont besoin. Enfin, le NFP veut mettre en place des quotas de sous-traitants issus du tissu de TPE/PME et de l'artisanat local.

D'une manière générale, les partis de gauche veulent conditionner les aides aux entreprises au respect de critères environnementaux, sociaux et de lutte contre les discriminations au sein de l'entreprise. Concernant les employés, le NFP veut leur réserver au moins un tiers des sièges dans les Conseils d'Administration et élargir leur droit d'intervention dans l'entreprise. Par ailleurs, la gauche souhaite créer un droit de préemption pour permettre aux salariés de reprendre leur entreprise sous la forme d'une coopérative.

Ensemble

Le parti présidentiel affirme vouloir soutenir les TPE et les PME en difficulté. Pour cela, Ensemble prévoit de restructurer la dette des entreprises qui éprouvent des difficultés à rembourser leurs prêts garantis par l'État. De plus, le camp de Gabriel Attal affirme vouloir aller plus loin dans la simplification administrative pour les TPE et les PME. En outre, le parti veut permettre aux entreprises d'augmenter jusqu'à 10000 euros par an le montant de la prime de pouvoir d'achat sans charge ni impôt.

Généralement, Ensemble veut réformer les aides aux entreprises en supprimant les effets de seuil « qui désincitent les entreprises à augmenter leurs salariés », selon le camp présidentiel. Par ailleurs, le parti veut créer une mutuelle publique pour les indépendants. Enfin, la coalition présidentielle s'engage à créer 200000 emplois industriels et 400 usines d'ici 2027.

Rassemblement National

Pour commencer, le RN veut permettre aux entreprises d'augmenter les salaires de 10 % jusqu'à trois fois le Smic, en les exonérant de l'augmentation des cotisations patronales pendant trois à cinq ans. Deuxièmement, le Rassemblement National souhaite supprimer la fiscalité sur les transmissions de TPE, de PME et d'ETI en contrepartie d'en rester propriétaire pendant au moins 10 ans. De plus, le parti de Jordan Bardella prévoit de simplifier l'environnement réglementaire pour les entreprises. En outre, le parti d'extrême droite entend poursuivre la baisse des impôts de production (CVAE) pour stimuler les implantations industrielles en France.

Par ailleurs, pour encourager l'entrepreneuriat auprès des jeunes, le RN souhaite exonérer d'impôts sur les sociétés pendant 5 ans les entreprises créées par un jeune de moins de 30 ans. D'une manière générale, le RN veut renforcer les contrôles des importations pour mettre fin à la vente de produits étrangers ne respectant pas les normes françaises.

Le programme ETIncelles en résumé

Créé en 2023, le programme ETIncelles est une initiative de l'État destinée aux petites et moyennes entreprises qui ont l’ambition et la volonté de devenir des ETI. Il a pour objectif d’accompagner les PME de croissance dans leur développement, de les aider à lever les freins administratifs et ainsi maximiser leur potentiel.

Les bénéfices du programme

  • Les PME du programme bĂ©nĂ©ficient d’un accompagnement personnalisĂ© par un interlocuteur unique dont le but est de fluidifier au maximum leurs Ă©changes avec l’ensemble des services de l’État.
  • Le dispositif s'appuie sur un large rĂ©seau de correspondants ETIncelles, dans les organismes publics et les principales administrations, qui dĂ©ploient leur expertise auprès des entreprises du programme et les accompagnent dans la rĂ©solution des problĂ©matiques qu’elles rencontrent.
  • L'Ă©quipe ETIncelles est composĂ©e de rĂ©fĂ©rents au sein des Services Ă©conomiques de l'État en rĂ©gion (SEER) et d’une Ă©quipe centrale au sein de la Direction gĂ©nĂ©rale des Entreprises (DGE). L'ensemble de l'Ă©quipe a pour mission d'accompagner individuellement les entreprises du programme. Elle joue un rĂ´le de liaison entre les PME et les diffĂ©rents organismes publics qui dĂ©tiennent les compĂ©tences nĂ©cessaires.

Un accompagnement individualisé

  • Un suivi individualisĂ© par un interlocuteur unique. Il rĂ©alise un entretien de diagnostic avec la PME, lors de son entrĂ©e dans le programme, pour lui proposer des solutions opĂ©rationnelles rĂ©pondant Ă  ses besoins.
  • Une mobilisation d’un large rĂ©seau de correspondants ETIncelles dans les organismes et administrations publics.
  • Un partage d’informations et des temps d’échange entre pairs.
  • L’accompagnement dure un an. Ă€ l’issue de celui-ci, un bilan des problèmes rencontrĂ©s et des actions menĂ©es est rĂ©alisĂ© avec l’entreprise. Si besoin, elle peut bĂ©nĂ©ficier d’un accompagnement supplĂ©mentaire. Au bout de 18 mois, un second bilan est effectuĂ©.
Infographie Etincelles
Source : entreprises.gouv.fr

À mi-chemin entre les PME et les grands groupes, les ETI comptent entre 250 et 4 999 salariés. Actif stratégique pour la France, elles emploient plus de 3,5 millions de personnes, représentent environ 25% de l'emploi salarié et génèrent 30 % du chiffre d’affaires de l'ensemble des entreprises nationales.

Les ETI sont implantées dans l’ensemble du territoire : ce sont les « grandes entreprises » de nos territoires (60% sont situées hors Île-de-France). Elles produisent de manière importante en France et et œuvrent donc à la réindustrialisation de notre pays.

En France, le nombre d’ETI croît mais reste inférieur (environ 6 200) à celui de l’Allemagne et du Royaume-Uni. Le programme ETIncelles est né de ce constat mais vise plus largement à renforcer le tissu économique français, à favoriser la croissance et la création de nouvelles opportunités dans l’ensemble des territoires.

Caractéristique PME ETI
Nombre de salariés Moins de 250 Entre 250 et 4 999
Chiffre d'affaires Moins de 50 millions d'euros Au moins 50 millions d'euros
Importance pour l'économie française Essentielle, représente une part importante des entreprises Stratégique, représente une part importante de l'emploi et du chiffre d'affaires
Implantation géographique Répartie sur tout le territoire Principalement en région (hors Île-de-France)

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