Différence entre mentalité consultant et mentalité freelance
Vous souhaitez vous lancer, cependant vous ne savez pas quel mode vous correspondrait le mieux, être freelance ou consultant salarié. Un freelance est un travailleur indépendant, c’est-à-dire qu’il n’existe aucun lien de subordination entre lui et la société cliente. Il est donc seul maître de son activité, il peut faire plusieurs missions dans différentes entreprises.
Liberté, autonomie et organisation du travail
Il choisit également ses missions et ses clients, ce qui lui permet d’avoir une certaine liberté et donc de pouvoir s’épanouir dans son travail. Puisqu’il ne dépend de personne, il est libre de planifier ses journées comme bon lui semble, ce qui est plus difficile lorsque l’on est salarié. Ce mode permet d’avoir une certaine flexibilité, autonomie mais aussi liberté que recherchent généralement les personnes qui souhaitent être à leur compte.
Le statut même de freelance est relativement autonome ce qui implique pour le consultant une grande marge de manœuvre dans sa prise de décision. Il bénéficie d’une liberté dans ses choix d’outils et n’a pas besoin de demander des autorisations pour travailler avec quiconque. Il est enfin flexible et s’il ne doit pas se rendre chez ses clients, peut travailler de n’importe où, tant qu’il effectue le travail demandé dans les temps et avec le bon niveau de qualité.
Le consultant salarié, contrairement au freelance, est salarié, il dispose donc de moins de liberté mais il possède plus de sécurité. En effet, ce dernier possède le statut de salarié et donc ce statut lui permet d’avoir les avantages d’un salarié tel que la stabilité du revenu. Le consultant salarié possède une certaine stabilité contrairement au freelance.
Sécurité, avantages sociaux et statut
En effet, ce dernier possède un contrat comme un salarié lambda, c’est-à-dire un contrat à durée déterminée ou indéterminée, avec des avantages tels que la mutuelle, la participation de l’employeur aux cotisations sociales ou encore un nombre de jours de vacances. Le salarié est également protégé contre un licenciement abusif et faire les démarches pour être protégé aux yeux de la justice.
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Le freelance quant à lui est moins protégé que le salarié, car il doit faire toutes les démarches, seul. Cela est dû au fait que ce dernier soit chef d’entreprise, il a donc des responsabilités que le consultant salarié n’a pas. Le consultant salarié bénéficie d’une régularité au niveau de son salaire qui peut varier suivant ses activités.
Le freelance peut parfois ne pas toucher de revenu, car cela dépend de ses missions ou également de ses jours de congé, ils ne sont pas rémunérés. Il peut par contre avoir des variations plus élevées sur son revenu et déduire des charges de son salaire contrairement au consultant salarié. En effet, cela est possible puisque le freelance fixe ses prix comme il le souhaite, même s’il doit communiquer avec son client.
Revenus et soutien financier
Le consultant salarié bénéficie d’une régularité de son salaire de base et de son bonus, plus ou moins variable selon sa performance annuelle. Du côté du consultant freelance, il peut parfois être en pénurie de revenus, soit parce qu’il n’a pas de missions, soit lorsqu’il décide de prendre des jours de congés par exemple, car ils ne sont pas rémunérés.
Mais il peut aussi, s’il est apprécié, bénéficier de revenus beaucoup plus importants, d’autant plus qu’il peut, en plus de ces revenus plus importants, déduire un certain nombre de charges de ses impôts, que le consultant salarié ne peut naturellement pas déduire. Il peut être opportun d’avoir un peu de “réserve” financière avant de se lancer en tant que freelance, sinon les premiers mois risques d’être difficiles.
Concernant le soutien financier, le consultant salarié peut facilement obtenir des crédits ou des prêt car il peut justifier de revenus réguliers et stables dans le temps. Du côté du consultant freelance, ce dernier peut certes obtenir des crédits mais il doit en règle générale apporter plus de garanties et/ou prendre davantage d’assurances.
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Autonomie, flexibilité et contraintes structurelles
Lorsqu’un consultant est salarié, il appartient à une structure hiérarchisée, et quand bien même il existe des cabinets qui favorisent l’horizontalité, son autonomie et son pouvoir de décision restent variables. Il peut y avoir aussi, le cas échéant, des pesanteurs institutionnelles (lenteur des décisions, des technologiques - outils limités.)
Lorsque le salarié veut quitter son cabinet, il doit parfois faire face à des clauses de non-concurrence qui ne lui permettent pas de travailler pour des clients qu’il avait dans son précédent cabinet pendant un certain laps de temps. Enfin, le consultant salarié a plus ou moins de flexibilité et doit souvent travailler au bureau (cela dépend bien évidemment de la culture d’entreprise).
Il n’est pas opportun de se lancer lorsque l’on ne se sent pas assez structuré pour travailler en pleine autonomie, sans véritable support ni l’assurance de faire de la qualité (pas de coach a priori ni de mentor), alors que les clients attendent de la structure et des livrables revus et challengés avant de les revoir eux-mêmes.
Propriété intellectuelle et valeur des livrables
La propriété intellectuelle (livrables, modèles) du consultant salarié appartiennent en général au cabinet de conseil, tandis que celle développée par le consultant freelance ; à moins d’une clause spécifique demandée par l’organisation qui engage le consultant freelance, demeure en général sa propriété. Si l’importance de sa création et de ses idées paraît importante aux yeux du consultant, alors il a plutôt intérêt à se lancer en tant que freelance.
La propriété intellectuelle a d’autant plus de valeur si le consultant freelance travaille dans un domaine d’expertise (par exemple, l’intelligence artificielle.)
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Prospection, administratif et charge de travail
Le consultant salarié a parfois des tâches administratives à réaliser, cependant cela reste minoritaire car ce n’est pas lui qui s’en charge. Même si le consultant salarié a parfois des tâches administratives à gérer (par exemple, déclaration des temps passés et des dépenses), il n’a pas forcément à gérer d’autres tâches administratives et n’est pas, en règle générale, en charge de la prospection.
Le consultant freelance, lui, ne peut se reposer sur personne et doit gérer l’administratif lui-même (comptabilité, déclaration fiscale de l’entreprise, préparation des K-Bis et autres documents d’offres). Il peut sinon, le confier à un tiers, mais dans cette situation, cela engendre des frais. Il est aussi en charge de la prospection.
Évidemment, le consultant freelance doit avoir un appétit pour la prospection et le développement commercial. Il doit aussi vouloir gérer lui-même l’administratif ou payer un comptable. C’est une activité conséquente et bien que la France s’améliore en la matière, les obligations d’information et de reporting restent nombreuses, et ce sera autant de temps non disponible pour son travail effectif. Il faut donc être conscient de ce point.
Évolution de carrière, réseau et apprentissage
Il peut être promu car il bénéficie de règles claires qui régissent son passage au grade supérieur. Aucune structure ne sera là pour l’établir dans une catégorie, seul le marché et ses clients pourront donner des gages sur sa progression.
Le réseau des consultants externes est un facteur très important. En effet, votre partenaire doit être capable de vous proposer des solutions organisationnelles, méthodologiques ou technologiques, de vous orienter vers d’autres consultants si besoin… S’il ne dispose pas de ce réseau, vous pouvez rapidement être pénalisé.
L’expérience est également un point très important. Il sera plus facile pour votre consultant de vous apporter les réponses attendues s’il est expert de la problématique que vous lui confiez ou s’il l’a déjà rencontrée avec d’autres clients. Là encore, les ESN possèdent un avantage certain : la force du collectif.
Les consultants freelance ont leur propre méthodologie, dépendant de leurs habitudes de travail. Difficile donc de l’identifier et de la connaître avant d’avoir travaillé avec eux. Les consultants des ESN, quant à eux, disposent d’une véritable méthodologie de travail partagée par l’ensemble de l’entreprise, clairement affichée sur son site Internet.
Intérêt des missions et diversité des compétences
L’inconvénient du consultant salarié, c’est qu’il peut choisir ses missions de manière limitée car il doit aussi se plier à la demande des clients. La variété de ses tâches dépend de ses projets et de son rôle (stratégie, exécution, conseil pur vs opérationnel, etc.)
Le consultant freelance peut en général choisir les projets qui l’intéressent. Il peut plus facilement choisir des challenges spécifiques et bénéficier de tâches variées car il est censé tout faire de A à Z (à moins qu’il ne travaille avec d’autres consultants freelance.)
Une mission data exige de la polyvalence. Un freelance spécialisé dans ce domaine n’aura pas toujours le temps d’élargir ses compétences. Le consultant en ESN pourra davantage le faire, surtout s’il évolue dans une structure attentive. Il aura la chance de partager ses expériences avec ses collègues, de se former et d’être placé sur diverses missions.
Ressources, moyens et capacité d’intervention
Une société de consulting structurée et dimensionnée bénéficie bien souvent d’outils (matériels informatiques, abonnement presse spécialisées, progiciels…) et de ressources (services spécialisés, compétences par domaine, équipes) bien supérieur à ceux d’un freelance. Par conséquent, le consultant indépendant a plus de liberté, certes, mais dans la limite de ses moyens réels.
Par exemple, une mission qui nécessiterait notamment l’abonnement à un progiciel pourrait ne pas être réalisable économiquement dans la mesure ou notre consultant indépendant n’aurait pas l’assurance de retrouver une mission analogue par la suite et par conséquent par l’assurance d’amortir son investissement en logiciel. À l’inverse, une société de consulting rentabiliserait l’investissement grâce à la volumétrie des dossiers nécessitant le progiciel informatique en question.
Aspects humains : isolement vs vie en équipe
Beaucoup expriment également que l’isolement n’est pas chose aisée. La plupart des consultants, du moins au lancement de l’activité, travaillent seuls et n’emploient pas de salariés. Cela signifie qu’ils ne bénéficient pas - contrairement au consultant salarié - des interactions avec ses collègues et de la vie sociale sous-jacente. C’est d’ailleurs une des raisons qui justifie le succès des co-working et réseaux professionnels.
Faire appel à une ESN spécialisée data permet de dissocier la relation commerciale de la relation avec le consultant, et ainsi libérer la parole, se dire clairement les choses si quelque chose se passe moins bien. Et dernier point, non des moindres, s’entourer d’un consultant fun est toujours plus sympa pour l’ambiance de travail.
Profil recommandé pour chaque voie
Les deux facteurs clés à mesurer avant de se lancer :
- Facteur externe clé : valeur de l’expertise sur le marché et expérience. De manière générale, un consultant qui dispose de compétences techniques ou fonctionnelles abouties (intelligence artificielle, gestion post-intégration…) aura nettement plus de facilités à trouver des missions. Un consultant qui a au moins travaillé 5 ans, a plus de chances de réussir en tant que freelance, car les clients valorisent l’expérience.
- Facteur interne clé : travail en pleine autonomie et auto-gestion. Celui qui aime prendre des risques tout en sachant travailler en autonomie, développer des livrables (quasiment tout seul), s’auto-former et faire de la prospection commerciale, à l’image d’un entrepreneur, est alors sans doute fait pour le freelance.
Liste de vérification avant de franchir le pas
- La situation contractuelle (stabilité vs responsabilité entrepreneuriale).
- La capacité financière (réserves, accès au crédit, garanties).
- La tolérance au risque et variabilité des revenus.
- La volonté de gérer la prospection et l’administratif ou de déléguer.
- L’importance accordée à la propriété intellectuelle.
- La préférence pour le travail en équipe vs travail isolé.
- La nécessité d’accès à des outils et ressources lourdes.
- Le réseau professionnel et la réputation sur le marché.
Cas pratiques et conseils
Il n’est pas opportun de se lancer comme freelance au démarrage de sa carrière, contrairement à un entrepreneur, car il est probable qu’il ne connaisse pas encore bien le détail de la couverture dont il peut bénéficier. Il peut être utile de se lancer un peu plus tard dans sa carrière, soit après quelques années, soit lorsqu’on est à un tournant de sa carrière en hésitant de partir chez un de ses clients, ce qui est fréquent.
Si vous souhaitez être indépendant et que vous ne souhaitez pas prendre de risque en créant votre propre structure, vous pouvez passer par une société de portage telle que Kicklox Portage. Certains consultants salariés décident de franchir le pas et de devenir freelance. Cela comporte des risques et requiert un autre type de discipline, mais cela peut naturellement mener à des bénéfices et des avantages non négligeables, si tant est qu’on obtienne des projets et des contrats.
En définitive, chaque mode de fonctionnement, freelance ou consultant salarié, possède ses avantages, mais aussi ses inconvénients. Si votre soif de liberté, votre soif d’entreprendre l’emporte sur d’autres considérations, lancez-vous ! Sécurisez simplement votre projet en conscientisant les responsabilités et la réalité de votre vie professionnelle de demain dans tous ses aspects et en vous entourant de professionnels.
De salarié à freelance : la transition préférée des Français - Tout compte fait
| Critère | Consultant salarié | Consultant freelance |
|---|---|---|
| Liberté | Limitée par la structure | Grande liberté de choix |
| Sécurité | Revenu régulier, avantages sociaux | Variable, nécessite réserves |
| Prospection | Souvent prise en charge | Responsabilité personnelle |
| Propriété intellectuelle | Souvent cabinet | Souvent freelance |
| Ressources | Accès collectif | Limité selon moyens |
Que l’on soit une personne physique ou personne morale, on a toujours besoin, à un moment donné, de l’avis d’un expert. Pour mener à bien un projet, l’intervention d’un consultant est toujours bénéfique. Seulement, faut-il s’attacher les services d’un consultant indépendant ou plutôt d’une structure en conseils dûment constituée ? De façon simple, un consultant est une personne qui fournit des services en conseils. Il s’agit d’un prestataire qui dispose de connaissances très poussées et d’un savoir-faire avéré, dans un domaine donné.
Vous l’aurez compris, freelance ou ESN/consultant salarié, chaque profil a ses avantages et inconvénients. Maintenant que vous disposez de tous les éléments, nul doute que votre choix sera le bon.
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