Micro-Entreprise et Restauration : Comment ça Marche ?
Comme pour divers domaines d’activités, le statut d’auto-entrepreneur s’ouvre aussi à la restauration. Effectivement, le restaurateur peut choisir le statut d’auto-entrepreneur pour démarrer son activité. Il est notamment apprécié dans le monde de l’entrepreneuriat pour les nombreux avantages et améliorations apportés au niveau de son régime juridique et de sa fiscalité.
Généralement sous le régime de SAS ou de SARL, la restauration peut aussi s’exercer sous le régime d’auto-entrepreneur. En effet, depuis le changement de dénomination du statut d’auto-entrepreneur en micro-entrepreneur, cette option offre des avantages rendant le statut plus intéressant pour le lancement d’une activité.
LE GUIDE COMPLET POUR CRÉER SA MICRO-ENTREPRISE
Les Avantages du Statut d'Auto-Entrepreneur dans la Restauration
Premièrement, le statut d’entrepreneur individuel permet à un professionnel de vivre librement sa passion et de choisir les contrats qu’il souhaite prendre ou non. Ainsi, il lui est possible de travailler depuis sa propre cuisine. S’il s’agit d’un prestataire de service, il est libre de choisir ses horaires.
N’impliquant pas les mêmes contraintes que la restauration classique, la restauration en auto-entreprise confère plus de liberté en matière de fiscalité et de réglementations sanitaires. Enfin, le statut d’auto-entrepreneur offre une grande facilité de création.
Voici quelques avantages clés :
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- Simplicité administrative : Peu de formalités et de charges.
- Charges sociales allégées : Environ 25% de tes revenus.
- Aucun investissement initial requis
- Gestion administrative simplifiée
Tous les métiers de la restauration sont ouverts au régime d’auto-entrepreneur. Vous pouvez également être second de cuisine pour assister le chef. Si vous avez moins d’expérience, vous pouvez commencer en tant que commis de cuisine et assister le chef de parti.
Les Étapes Préalables à la Création d'une Micro-Entreprise de Restauration
1. Choisir un Nom pour sa Micro-Entreprise
Il est nécessaire de choisir un nom pour sa micro-entreprise. Ce nom est aussi appelé la dénomination sociale ou encore la raison sociale.
Lorsqu'un entrepreneur crée sa micro-entreprise, il exerce son activité en son nom propre. Ainsi, le nom de la micro-entreprise correspond au prénom et au nom de famille de l'entrepreneur précédé ou suivi de la mention "entrepreneur individuel ou "EI".
En plus de la dénomination sociale, il est recommandé de choisir également un nom commercial ou professionnel. Il s'agit du nom sous lequel la micro-entreprise sera connue du public.
2. Activité Réglementée
Lorsque l'entrepreneur souhaite exercer une activité réglementée (exemples : restaurateur), il doit s'assurer de remplir les conditions préalables à l'exercice de cette profession. Il s'agit par exemple de l'obtention d'un diplôme particulier, de la demande d'une autorisation auprès de la mairie du lieu d'exercice ou encore d'une demande d'agrément.
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Pour savoir si une activité est réglementée, vous pouvez consulter notre fiche dédiée.
3. Le Siège Social
Le siège social correspond à l'adresse de la micro-entreprise. Il s'agit du lieu où tous les documents concernant l'activité de la micro-entreprise sont envoyés.
Le micro-entrepreneur a la possibilité de domicilier son entreprise chez lui ou dans un local dédié (cabinet, colocation d'entreprises, pépinière).
Cette adresse doit être renseignée lors de l'immatriculation sur le site du guichet des formalités des entreprises. En l'absence de domiciliation, l'immatriculation ne peut pas être effectuée.
L'adresse doit figurer sur les documents commerciaux (devis, factures notamment).
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Une fois que l'entrepreneur a choisi l'adresse de sa domiciliation, il est important de communiquer cette adresse au bureau de Poste le plus proche pour s'assurer de recevoir son courrier.
4. Protection du Patrimoine Personnel
Lorsqu'un individu devient micro-entrepreneur, son patrimoine personnel est en principe protégé. Seul son patrimoine professionnel (patrimoine affecté à l'activité de la micro-entreprise) pourra être saisi en cas de difficultés.
La résidence principale de l'entrepreneur est automatiquement protégée. En revanche, pour protéger les biens immobiliers qui ne sont pas affectés à l'activité professionnelle (par exemple, résidence secondaire), il faut se rapprocher d'un notaire pour qu'il effectue une déclaration d'insaisissabilité.
Cette déclaration doit être jointe lors de la démarche d'immatriculation sur le guichet des formalités des entreprises.
À savoir : L'administration fiscale ou les organismes de sécurité sociale peuvent réclamer le paiement de leurs dettes sur les patrimoines professionnel mais aussi personnel de l'entrepreneur lorsque celui-ci a commis des fraudes ou manquements graves.
Immatriculation de la Micro-Entreprise
Une fois toutes les étapes préalables réalisées, il faut déclarer l'existence de la micro-entreprise à l'administration.
Cette déclaration d'existence s'appelle l'immatriculation. Elle est gratuite.
Elle doit être effectuée sur le site du guichet des formalités des entreprises.
Une fois l'immatriculation effectuée, le micro-entrepreneur obtient un justificatif (ou attestation) d'immatriculation au registre national des entreprises (RNE) contenant un certain nombre d'éléments d'identification de la micro-entreprise. Il s'agit par exemple des éléments suivants :
- Numéro Siren
- Code d'activité APE (correspondant à l'activité principale exercée)
Obligations et Réglementations
Il est important de se procurer un certain nombre de registres : comptables, liés à la sécurité des données personnelles ou aux salariés.
Ces registres sont pour la plupart obligatoires et dépendent du type d'activité exercée (libérale, artisanale, commerciale, agricole).
Selon le registre, il peut être tenu sous format papier ou sous format électronique.
Assurances
Selon l'activité exercée, le micro-entrepreneur peut être soumis à l'obligation de souscrire certaines assurances. C'est aussi le cas s'il embauche des salariés ou si des véhicules sont affectés à l'activité.
Même lorsque le micro-entrepreneur n'est pas soumis à cette obligation, il est fortement conseillé de s'assurer contre les sinistres qui peuvent survenir.
Formations et Licences
La première condition pour l’ouverture d’un restaurant est la disposition d’un permis d’exploitation pour servir des boissons et de la nourriture à la clientèle. Dans le cadre de cette formation, le professionnel est aussi informé des législations concernant les stupéfiants, les principes contre le bruit et la responsabilité civile et pénale.
Pour démarrer son activité, le restaurateur doit effectuer une déclaration à la mairie pour avoir une licence de débit de boisson. Cela devant être fait 15 jours avant l’ouverture du restaurant.
L’auto-entrepreneur ou l’un de ses employés doit aussi avoir suivi une formation sur les règles d’hygiène alimentaire.
Pour un établissement à terrasse, le propriétaire du restaurant doit demander une autorisation d’exploitation à la mairie.
Restauration à Domicile
Dans le cadre du régime d’auto-entrepreneur, il est aussi possible de faire de la restauration à domicile. La principale réglementation dans ce métier est le respect des normes sanitaires relatives à la restauration et l’hôtellerie.
Il est aussi obligatoire d’effectuer une déclaration sanitaire auprès de la direction départementale assignée à la protection des populations.
Être cuisinier à domicile nécessite des aptitudes spécifiques, dont la capacité à s’adapter à divers types de clients et d’événements.
Afin de vous faire connaître dans votre domaine d’activité et d’élargir votre clientèle, il est aussi important de vous démarquer des autres.
Avoir un diplôme en cuisine n’est pas indispensable, mais constituera un atout majeur pour conquérir une plus large clientèle.
Toutefois, dans le cadre de l’application des règles générales de la restauration, il est de rigueur de respecter les normes d’hygiène. De ce fait, il est recommandé de se former dans ce domaine pour maîtriser correctement les règles d’hygiène et être conforme aux normes imposées.
De plus, il est important de souligner qu’en tant qu’auto-entrepreneur, le cuisinier à domicile est le seul responsable en cas d’intoxication alimentaire de l’un de ses clients.
Le Métier de Serveur Auto-Entrepreneur
Les serveurs sont des ouvriers indispensables dans le monde de la restauration.
La prise de commande et le service : explique les plats et oriente le choix des clients. Il s’occupe ensuite du service des plats et débarrasse les tables.
La principale réglementation pour pratiquer le métier de serveur en auto-entrepreneuriat est de ne pas confondre le statut d’indépendant et le régime de salariat.
Ainsi, pour éviter toute confusion aux yeux de la loi, il est conseillé de travailler pour plusieurs établissements et non pour un seul restaurateur. Il est aussi recommandé de ne pas travailler pour un ancien employeur.
Le métier de serveur n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Il nécessite beaucoup d’énergie, de la persévérance, du professionnalisme et un grand sens du service.
Compétences Requises pour un Serveur
- Avoir une aisance relationnelle et une bonne présentation : sourire, courtoisie et service sont les maîtres mots de cette profession.
- Avoir une bonne condition physique : constamment debout et obligé de faire des va-et-vient dans le restaurant, le serveur doit être en bonne santé et avoir l’énergie nécessaire pour assurer des services qui sont généralement longs.
- Connaître une langue supplémentaire, notamment l’anglais, est aussi un atout de taille dans la pratique de ce métier.
Avantages d'être Serveur Auto-Entrepreneur
Généralement salarié dans un restaurant, le serveur peut désormais devenir indépendant et travailler à son compte en devenant auto-entrepreneur.
Travailler en tant que serveur indépendant offre plusieurs avantages en matière de liberté et de flexibilité. Pour les employés, engager des travailleurs indépendants est plus avantageux en matière de fiscalité.
Compte tenu du manque de main-d’œuvre dans le domaine de la restauration, il est possible d’entrer dans le métier sans avoir suivi une formation spécifique.
Il existe cependant quelques formations qui permettent d’acquérir plus d’aisance et de compétences dans l’exercice de cette profession.
Devenir Commis de Cuisine Indépendant
En devenant commis de cuisine indépendant, vous pourrez assister différents chefs avec des spécialités variées et ainsi élargir votre champ de compétences.
Toutefois, n’est pas commis de cuisine qui le veut ! Comme tout travail en auto-entrepreneur dans la restauration, la principale chose à éviter est le salariat déguisé.
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