La Part du Logement dans le Budget des Ménages en France

Secondaire pour les Français d’après-guerre, le budget logement des ménages a explosé pour devenir, de loin, leur premier poste de dépenses aujourd’hui. Longtemps, se nourrir a coûté plus d’argent que de se loger. Ce n’est qu’à partir de 1976 que les dépenses de logement (17,9 % des dépenses totales, eau et énergie comprises) ont dépassé, d’une courte tête, celles de l’alimentation (17,7 %), selon l’Insee.

En 2018, selon les comptes du logement, les dépenses de logement représentent 21,6 % du PIB, soit 508,9 milliards d’euros (Md€). En 2020, les dépenses de logement représentent 21,9 % du produit intérieur brut (PIB), soit 504,2 milliards d’euros (Md€). En 2022, 26,7 % de la dépenses de consommation finale des ménages est allouée au service de logement.

Les dépenses courantes de logement évoluent de façon plus structurelle que les dépenses d’investissement. En 2018, elles progressent de + 2,1 % (après + 1,7 % en 2017) et s’élèvent à 367,2 Md€. En 2020, elles progressent de 0,9 % (après + 2,3 % en 2019) et s’élèvent à 378,0 Md€. En 2021, elles progressent de 2,7 % (après +3,9 % en 2021) et s’élèvent à 414,7 Md€.

Ces dépenses sont associées au service de logement des ménages. Une large partie des dépenses de logement sont dites « pré-engagées » dans le jargon des statisticiens. C’est-à-dire, selon l’Insee, qu’elles sont engagées par « contrat difficilement renégociable à court terme ».

Ces dépenses contraintes liées au logement, souvent débitées automatiquement sur le compte bancaire, engloutissaient 22,1 % du revenu disponible des ménages en 2022, contre seulement 9,5 % en 1960. Les évolutions sont toutefois limitées depuis une quinzaine d'années.

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La hausse du budget logement des Français s’explique notamment par le fait que leurs revenus ont augmenté moins vite que les loyers et les prix du mètre carré. Entre 1998 et 2021, le niveau de vie médian a augmenté de 24%, quand, dans le même temps, l'indice des loyers augmentait de 33% et les prix des logements anciens étaient multipliés par trois (+200%).

En 2023, 27,3 % de la dépense de consommation finale des ménages est allouée au service de logement. Notamment, la part en valeur des dépenses d’alimentation est passée de 29 % du budget de consommation en 1960 à 15,9 % en 2023. En comparaison, les dépenses de logement représentent 21,9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2020. En 2022, elles représentent 26,7 % de la dépenses de consommation finale des ménages.

Les prestations sociales liées au logement représentent 16,1 Md€. Les prestations sociales liées au logement s’élèvent à 20,1 Md€ et 20,3 Md€.

Les locataires du secteur libre sont plus fréquemment dans cette situation. Dans le secteur libre, elle est souvent retraitée ou au chômage. Les locataires du secteur libre sont plus fréquemment dans cette situation.

Le revenu des ménages retenu ici diffère légèrement de celui du reste de l’ouvrage. Le revenu des ménages retenu ici diffère légèrement de celui du reste de l’ouvrage.

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Évolution des Dépenses de Logement

La part budgétaire consacrée au logement (y compris l’énergie et l’ameublement) a progressé sensiblement entre 1960 (24 %) et 1975 (30 %).

Les dépenses « pré-engagées », ou dépenses contraintes, sont les dépenses difficilement négociables à court terme, qui dépendent d’un contrat signé.

La part des dépenses contraintes dans le revenu des ménages est passée de 12 % au début des années 1960 à 28 % en 2022, selon l’Insee. Ces dépenses comprennent les frais de logement, les assurances et services financiers, les dépenses de télécommunications et télévision, ainsi que les frais de cantine scolaire.

La hausse a surtout eu lieu des années 1960 jusqu’au milieu des années 1980 : le taux est alors multiplié par plus de deux - de 12 % à 26 % - entre 1959 et 1985.

Parmi les dépenses contraintes, c’est surtout le logement qui plombe le pouvoir d’achat. La part des assurances (automobile, responsabilité civile, etc.) a triplé entre le milieu des années 1960 et la fin des années 1980, de 2 % à 6 % des revenus, puis elle est revenue à 3 %. Celle de la télévision et des télécoms s’est accrue jusqu’à 3 % au début des années 2000, mais est retombée à 2 % en 2019 avec l’effet de la baisse du coût des forfaits de téléphonie mobile. En revanche, les dépenses de logement n’ont quasiment jamais cessé de s’élever jusqu’au début des années 2010, de 9 % à 23 % du budget des ménages, du fait de la hausse des loyers, mais aussi de celle du prix de l’électricité, du gaz et de l’ensemble des autres charges liées à l’habitation.

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Cette progression correspond pour partie à une amélioration de l’habitat (donc un effet de qualité) mais aussi à un enrichissement des bailleurs : à qualité équivalente, les loyers ont augmenté.

Dans les années récentes, la part des dépenses contraintes a légèrement diminué, de 29,8 % en 2013 à 28 % en 2022. Elles ont augmenté au même rythme que celui des revenus, et même, pour le logement, un peu moins vite.

Il faut tout de même noter que la fin de mécanismes qui empêchaient les hausses de tarif du gaz et de l’électricité ont joué jusqu’en 2022. La situation devrait être différente à partir de 2024.

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Disparités et Inégalités

Les locataires du secteur privé et les accédants à la propriété dépensent plus de 40 % de leurs revenus pour se loger. La propriété devient en effet plus difficile pour les ménages modestes. Les plus modestes étant locataires.

Répartition des dépenses de consommation finale des ménages en 2023

La part des dépenses contraintes n’a pas le même effet selon les niveaux de vie. Pour les 20 % du bas de l’échelle des revenus, ces dépenses représentent près du tiers de leur revenu, contre moins d’un cinquième pour les 20 % les plus riches, selon une étude de l’Insee (données 2017, les dernières disponibles).

« Pour les ménages les plus modestes, les choix de consommation sont plus contraints », résument les auteurs. Et encore, 20 % des plus modestes est une fourchette très large. Pour les plus démunis d’entre eux, la part du budget contraint, notamment le loyer, est bien plus élevée et pour certains ce qui reste à la fin du mois est quasiment nul.

Les prestations sociales liées au logement représentent 20,2 Md€. Cette hausse est en partie compensée par la collectivité via des aides et des réductions de dépenses.

Depuis huit ans, la part des dépenses d'éducation, de logement, restant à leur charge, après remboursements éventuels, a diminué, passant de 15,2 % en 2014 à 11,7 % en 2022.

Les ménages consacrent en moyenne 19,7 % de leurs revenus à leur logement. Ce taux d’effort en logement est plus élevé pour les locataires du secteur libre (28,6 %) et les accédants à la propriété (27,5 %), que pour les locataires du secteur social (24,1 %), dont les loyers sont plafonnés.

La part de la population logée gratuitement ou usufruitière est de 19% parmi les locataires du secteur privé.

La part des revenus consacrée au logement dépasse 30 % pour un ménage sur cinq, et 40 % pour 8 % des ménages.

La hausse des dépenses contraintes n’a pas le même effet selon les niveaux de vie. Pour les 20 % du bas de l’échelle des revenus, ces dépenses représentent près du tiers de leur revenu, contre moins d’un cinquième pour les 20 % les plus riches, selon une étude de l’Insee (données 2017, les dernières disponibles).

Les aides et réductions de dépenses permettent de compenser une partie des coûts de logement pour les ménages, notamment ceux à faible revenu.

Tableau Récapitulatif des Tendances

Année Part des dépenses de logement dans le PIB Part des dépenses de logement dans la consommation finale des ménages
2018 21,6 % 26,6 %
2020 21,9 % 28,5 %
2022 N/A 26,7 %
2023 N/A 27,3 %

Ce tableau illustre l'importance croissante des dépenses de logement dans l'économie française et dans le budget des ménages.

Part des dépenses de logement dans le budget des ménages français

balises: #Insee

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