Casablanca Finance City: historique, développement et rôle stratégique en Afrique

Casablanca Finance City (CFC) s’est imposée comme une référence incontournable pour les entreprises souhaitant se développer à l’international grâce à ses avantages fiscaux compétitifs et à un ensemble de mesures destinées à simplifier la création d’entreprises sur son territoire.

Un cadre incitatif et des mesures destinées à attirer les investisseurs

Grâce à ses avantages fiscaux compétitifs, CFC est une référence quand on parle d’opportunité pour les entreprises souhaitant se développer à l’international. Ces mesures favorisent le développement rapide des entreprises installées et attirent les talents mondiaux. Consciente que le temps est une ressource précieuse pour les investisseurs, Casablanca Finance City a déployé un ensemble de mesures afin de simplifier au maximum la création d’entreprises sur son territoire avec l’objectif de lever toutes barrières administratives pour attirer les entreprises étrangères à fort potentiel.

Guichet Unique : Un point de contact centralisé pour toutes les démarches administratives. Installer son entreprise à Casablanca dépasse la conquête du marché marocain. C’est faire le choix de se positionner au cœur de l’écosystème panafricain dynamique. S’implanter dans ce hub marocain, c’est intégrer instantanément un écosystème d’affaires mature et interconnecté. Vous accédez à un réseau de plus de 200 entreprises labellisées CFC par l’État marocain. Ces entreprises internationales (Lenovo, Orange, SAP, BNP Paribas) ont fait le choix de s’installer à CFC pour monitorer leur activité sur le territoire africain. La concentration d’acteurs permet un partage de bonnes pratiques et un accès à une veille économique pointue sur les spécificités du marché africain.

Les cabinets de conseil présents au sein de la ville sont des experts pour naviguer dans l’OHADA (le droit unifié des affaires applicable dans 17 pays africains). La présence massive de sièges régionaux comme Attijariwafa Bank ou Bank of Africa permet de favoriser les échanges sur les meilleures pratiques de couverture de risque de change et les recommandations en matière de paiement transfrontalier. Les entreprises membres ont accès à des séminaires et des rapports sectoriels (Africa Insights) sur l’état du marché africain. Pour piloter des investissements transfrontaliers, la sécurité juridique, financière et diplomatique est une condition indispensable. Dans cette logique de créer un cadre idéal à l’installation d’entreprises internationales, la zone CFC met à disposition des environnements de travail modernes, conçus selon les standards internationaux les plus exigeants pour répondre aux besoins de prestige et d’efficacité des multinationales.

Ces espaces de travail peuvent être aussi bien modulaires que flexibles pour s’adapter au mieux à la taille des équipes et à leurs besoins. Ce parc immobilier se compose de bâtiments neufs, certifiés aux normes environnementales internationales (LEED/HQE). Ces infrastructures proposent une sécurité maximale, une connexion fibrée et une accessibilité remarquable. Pour répondre au mieux aux attentes des entreprises souhaitant s’implanter à Casablanca Finance City, BURO Club s’allie avec les centres d’affaires locaux pour vous proposer des solutions de bureaux flexibles avec plus de 2500m² au cœur de la zone d’activité. Propulsez votre activité grâce à la flexibilité du réseau BURO Club. L’édifice surplombe la capitale économique du Maroc. Nichée dans la zone où se trouvait l’ancien aéroport civil de la ville, la tour CFC First, d’une hauteur de plus de 120 mètres, se veut le symbole de Casablanca Finance City (CFC).

Lire aussi: Financement des Chefs de Projet

Un hub financier en pleine croissance

Lancé en 2010, le centre financier a déjà attiré plus de 200 entreprises nationales et internationales. Un chiffre qui permet à Casablanca Finance City de se faire un nom dans les milieux d’affaires. Depuis cinq ans, la place est au premier rang des centres financiers africains, devançant ainsi ses concurrents, Le Cap et Johannesburg, selon le classement du Global Financial Centers Index.

Cette place financière est une des initiatives lancées par le royaume chérifien pour se tourner vers le continent africain, où la croissance est plus soutenue qu’au Maroc. Dès 2017, le pays est devenu le premier investisseur d’Afrique de l’Ouest et le deuxième à l’échelle du continent. « C'est une place de premier plan au Maroc et en Afrique, souligne Jamal El Mellali, analyste bancaire au sein de l’agence Fitch. Elle contribue à drainer les capitaux étrangers pour y être investis dans tout le continent. »

Ainsi, 45 % des entreprises de la place sont d’origine africaine, selon CFC. Mais de nombreux groupes internationaux ont aussi implanté leur siège régional. Schneider Electric, Colas, la Banque de Chine ou encore Parnasse International, la structure de conseil de Dominique Strauss-Kahn, qui a lui-même conseillé CFC, selon les « Pandora Papers », y ont domicilié une partie de leurs activités.

Régime fiscal et cadre légal: évolutions et défis

Au-delà des souplesses accordées pour le recrutement de main-d'œuvre étrangère, les entreprises bénéficiaient d'une exemption totale d'impôt sur les sociétés pendant une durée de cinq ans et d'un taux très réduit de 8,75 % au-delà (contre jusqu'à 30 % dans le reste du Maroc). Ces modalités ont toutefois fini par tomber dans le viseur de l'Union européenne, qui a décidé en 2017 de placer le Maroc sur sa liste grise des paradis fiscaux. Depuis, une réforme du statut fiscal de Casablanca Finance City a été introduite, pour relever le taux d'imposition à 15 % au-delà de cinq ans pour les entreprises s’implantant après 2020. Celle-ci a permis au Maroc de sortir de la liste grise de l'Union européenne en 2021.

Entre-temps, le pays a été confronté à un autre défi : l’épidémie de Covid. Si la politique du royaume - notamment en matière de vaccination - lui a permis de relever le défi sanitaire, les restrictions de déplacement ont été un frein aux investissements.

Lire aussi: Comment obtenir un financement de la Caf ?

Une vocation africaine et un réseau continental

Depuis sa création en 2010 sous la direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, CFC s’est consacré à révéler le potentiel économique de l’Afrique, à attirer les investisseurs internationaux et à construire la communauté d’affaires la plus dynamique du continent. Idéalement située à la croisée des chemins entre l’Europe et l’Afrique, CFC a cultivé un environnement stable, une expertise locale et un réseau de soutien solide, permettant d’accéder au marché africain tout en simplifiant ses complexités. Depuis 15 ans, Casablanca Finance City Authority (CFCA) soutient ses membres, facilitant leurs opérations dans 80 pays en Afrique et au-delà. 1ère place financière en Afrique et 49ème place mondiale, Casablanca Finance City accompagne la transformation économique du continent. Casablanca Finance City s’impose comme une plateforme stratégique reliant capitaux internationaux et marchés africains.

Lancées en 2010, elle regroupe aujourd’hui 250 entreprises actives dans une cinquantaine de pays (250 entreprises dans 50 pays). Structurée autour de la Casablanca Finance City Authority (CFCA), dirigée notamment par Saïd Ibrahimi, l’institution organise l’écosystème entre banques, multinationales et cabinets de conseil tournés vers l’Afrique. Casablanca Finance City, c’est une initiative gouvernementale lancée en 2010 par les autorités marocaines et qui vise à faire de Casablanca un hub économique et financier dédié à l’Afrique. Nous avons été classés première place financière africaine depuis plus de 6 ans par le Global Financial Centers Index, qui est donc le GFCI, l’indice qui classe les centres financiers dans le monde. Au cœur de son action, Casablanca finance city joue un rôle central dans le financement du développement africain.

Elle accueille notamment le fonds Africa50, créé par la Banque africaine de développement pour accélérer la réalisation d’infrastructures sur le continent. Ce fonds a déjà mobilisé plusieurs milliards de dollars et participe à la structuration et à la gestion de plus de 20 milliards de dollars de projets et investissements sur le continent, notamment dans les secteurs de l’énergie, du transport et des télécommunications. L’écosystème de Casablanca Finance City génère également un impact économique significatif, avec environ 6 500 à 7 000 emplois directs et indirects, et des recettes fiscales estimées entre 900 millions et près d’un milliard de dirhams. Effectivement, on a l’honneur d’abriter, de domicilier le fonds Africa 50 à Casablanca, qui est donc le fonds lancé par la BAD pour accélérer les infrastructures en Afrique.

Alors, en général, pour bâtir ce cadre légal et réglementaire et même fiscal pour attirer en fait ces entreprises internationales et évidemment des entreprises même panafricaines, on a essayé de comprendre ce qui était important pour ces investisseurs ou même ces entreprises. Ce qui est important, c’est d’aller vite, de réduire les coûts, de générer du business et d’attirer les meilleurs talents. Parmi les projets accompagnés figurent des programmes énergétiques, des corridors de transport ou encore des infrastructures numériques dans des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Kenya. Africa50 compte aujourd’hui plus de 30 actionnaires publics et institutionnels africains, illustrant une logique de financement panafricain. En effet, l’Afrique est un continent fragmenté avec des cadres légaux et réglementaires différents, des économies de petite taille. Et du coup, le chemin critique de l’investisseur est très compliqué. Et donc nous, on a développé ce que nous appelons les partenariats Sud-Sud, c’est un peu la coopération africaine de Casa Finance City. Nous avons signé des accords avec une vingtaine de pays africains, avec en fait les agences d’investissement et de promotion, les agences de promotion des investissements africaines.

Au-delà du financement, Casablanca Finance City agit comme un véritable facilitateur d’implantation pour les entreprises opérant en Afrique, en développant des partenariats avec plus d’une vingtaine de pays et en accompagnant les projets de bout en bout. Malgré ces performances, des défis subsistent, notamment la concentration des activités à Casablanca et certaines contraintes structurelles sur les marchés africains.

Lire aussi: Initiatives jeunesse et UNESCO

Symbole de la finance moderne au Maroc, la tour en verre "CFC First" incarne l’ambition d'un Maroc tourné vers les impératifs de compétitivité, d’attractivité internationale et d’intégration africaine. Véritable vitrine du savoir et d’ouverture sur le continent africain, ce siège emblématique reflète le rayonnement d’une place financière devenue, en quinze ans, un pilier stratégique de la politique africaine du Royaume. Le centre d'affaires et financier, classé numéro un en Afrique se positionne comme un catalyseur majeur des investissements directs étrangers (IDE) et un pôle de compétitivité, affirmant son rôle de passerelle stratégique entre le Maroc, l’Afrique et les grandes places financières mondiales.

Impact économique et perspectives

Fort d’un écosystème de plus de 240 entreprises membres, dont 50 entreprises françaises, CFC a su consolider son rôle de hub régional, qui a pour socle un cadre réglementaire conforme aux standards internationaux, un régime fiscal incitatif, ainsi qu’un accompagnement personnalisé. La place financière marocaine est également reconnue pour son adaptabilité, ayant joué résolument la carte de la réforme pour renforcer son attractivité. Cette réforme législative et fiscale engagée en 2020, avec la mise en place d’un taux unique d'imposition de 15 % en matière d'IS au-delà de la période d'exonération quinquennale et la simplification du statut CFC, a permis au Maroc de sortir de la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI).

Ces nombreux atouts ont conduit CFC à intégrer les grands réseaux mondiaux de la finance durable et de l’innovation, et devenir membre actif du réseau onusien Financial Centres for Sustainability (FC4S). CFC a également rejoint l’Initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP FI) en tant que "Supporting Institution", témoignant de son engagement pour une finance verte. Selon l’expert, l’un des critères distinctifs du dispositif CFC réside dans l’exigence qu’au moins un des dirigeants de l’entreprise installée dispose d’une expérience internationale et réside au Maroc, ce qui garantit une dimension globale à l’écosystème local.

Pour bénéficier du statut CFC, les entreprises doivent répondre à plusieurs critères d’éligibilité. Elles doivent notamment installer leur siège au sein du périmètre de Casablanca Finance City, démontrer une valeur ajoutée tangible à l’économie nationale, et opérer des activités financières, telles que la gestion de portefeuille, le conseil financier ou les opérations de placement. Cependant, des activités non financières peuvent également être acceptées, à condition qu’elles s’inscrivent dans les objectifs stratégiques de CFC. Sont notamment concernés les prestataires de services dans les domaines juridique, fiscal, stratégique ou logistique, qui accompagnent les entreprises dans leur expansion régionale.

Outre les incitations fiscales, CFC facilite également le recrutement de talents étrangers, notamment à travers des procédures administratives simplifiées pour l’obtention de cartes de séjour et de permis de travail, ce qui renforce l’attractivité de la plateforme pour les investisseurs internationaux. À la question des perspectives d’avenir, M. El Ferrachi estime que CFC bénéficie d’un fort potentiel de développement dans un contexte où le Royaume s’est résolument ouvert à l’économie mondiale. La plateforme permet non seulement de mobiliser des financements pour les entreprises, mais aussi de favoriser l’établissement de partenariats internationaux, renforçant ainsi la position du Maroc comme hub économique régional. Interrogé sur le rôle de CFC dans la stratégie économique africaine du Maroc, M. El Ferrachi confirme que la plateforme joue un rôle structurant dans la dynamique d’investissement marocain sur le continent.

Types de ressources et données clés

  1. Nombre d’entreprises actives: environ 250 dans 50 pays.
  2. Nombre d’emplois directs et indirects: environ 6 500 à 7 000.
  3. Recettes fiscales annuelles estimées: entre 900 millions et près d’un milliard de dirhams.
  4. Réseau international: présence dans 80 pays en Afrique et au-delà.

En somme, Casablanca Finance City représente une plateforme stratégique reliant capitaux internationaux et marchés africains, avec un cadre juridique et fiscal orienté vers l’efficience, l’innovation et l’ouverture internationale. Son rôle dans le financement du développement africain et dans la promotion d’un hub économique régional demeure central dans la stratégie marocaine d’intégration continentale.

balises: #Financ

Articles populaires: