Procédure de redressement judiciaire du groupe Royer Aubigné : étapes, enjeux et perspectives
Le groupe Royer, spécialiste breton de la chaussure, est placé en redressement judiciaire à partir de ce mercredi 29 octobre. L'entreprise est confrontée à un contexte économique tendu et à une concurrence mondiale accrue. L'entreprise a sollicité la protection du tribunal de commerce de Rennes pour faire face à des difficultés économiques.
Contexte et historique du groupe
Fondée en 1945 et installée historiquement en Bretagne, le Groupe Royer s’est imposé comme un acteur incontournable du marché de la chaussure, distribuant de nombreuses marques sur le territoire national et à l’étranger. Le siège du groupe Royer se trouve à Fougères. Entreprise familiale, le groupe a été fondé en 1945 et emploie aujourd’hui près de 260 collaborateurs sur 20 sociétés actives, dont 7 françaises.
Le Groupe Royer regroupe 20 sociétés actives, dont sept en France, spécialisées dans le négoce et la distribution de chaussures. Plusieurs marques dépendent de ce groupe : Kickers, Dim, Umbro, Chevignon…
Causes du redressement judiciaire
L'entreprise a du mal à se relever de la crise du Covid et affronte une succession de crises économiques et logistiques, ainsi qu’une "concurrence internationale accrue", explique l'entreprise dans un communiqué. L'endettement s'est creusé et l'entreprise doit aujourd'hui le gérer sous la protection du tribunal de commerce. "Malgré plusieurs plans d’action pour redynamiser notre activité et renforcer notre compétitivité, la persistance d’un contexte de marché défavorable nous oblige à franchir une nouvelle étape", poursuit la direction.
Objectifs et mécanismes de la procédure
Le groupe veut gérer sa dette sous la protection du tribunal de commerce. Ce redressement judiciaire doit permettre au groupe, qui emploie près de 260 collaborateurs, de se réorganiser et de préparer un nouveau plan stratégique. Cette décision de se placer sous la protection du tribunal doit permettre au groupe d’assouplir sa trésorerie et de travailler sereinement à l’élaboration d’un nouveau plan stratégique pour quatre de ses sociétés françaises.
Lire aussi: Conséquences d'un Redressement TVA en France
Sociétés particulièrement concernées
- Quatre entités françaises du groupe avaient été mises en vente.
- Les quatre entités concernées, Royer Logistique, Royer SAS, Groupe Royer et Royer Retail, pourraient donc bien être en partie sauvées, mais les contours de cette transaction restent à définir.
Procédure judiciaire et calendrier
Le Groupe Royer, basé à Fougères (Ille-et-Vilaine), est sous le coup d’une procédure de redressement judiciaire depuis le 29 octobre dernier. Dans ce contexte, la Chronique républicaine révélait en janvier dernier que quatre entités françaises du groupe avaient été mises en vente. On en sait désormais un peu plus puisqu’une audience s’est tenue lundi 9 mars au tribunal de commerce de Rennes.
Les propositions ont été examinées et le tribunal se donne désormais jusqu’au mercredi 18 mars pour rendre son délibéré. On saura alors si le groupe est placé en liquidation cession, avec une reprise partielle, ou en liquidation totale.
Offres de reprise et perspectives d’emploi
« D’éventuels repreneurs ont postulé et l’un d’entre eux est intéressant », dévoile Hervé Frandebœuf, délégué syndical CFDT du groupe. « Une dizaine d’offres avaient été présentées au départ, mais pour certaines, ce n’était que de l’investissement pour racheter les marques sans reprendre de salariés, ce que nous ne voulions surtout pas. »
Au final, trois postulants étaient présents lundi 9 mars, dont « une offre sérieuse et deux autres sur des périmètres différents », analyse Hervé Frandebœuf. Un repreneur français pour 40 à 50 salariés : « Il est encore trop tôt pour dévoiler son nom mais il est français », précise le délégué syndical. Sur les 186 salariés qu’elles emploient en France, on sait néanmoins qu’en cas de reprise, 40 à 50 personnes verraient leur emploi maintenu.
« À la CFDT, nous sommes contents d’avoir un repreneur potentiel », réagit Hervé Frandebœuf.
Lire aussi: SARL : tout savoir sur le redressement fiscal
Audience Tribunal de commerce de Bobigny - 22/11
Conséquences sociales et suites possibles
Le tribunal de commerce annonce ce mercredi que le groupe Royer est repris par Chaussea. Le spécialiste de la chaussure était en redressement judiciaire. Il employait 180 salariés sur quatre sites en France. Chaussea n'en reprend que 44, ce qui fait 136 licenciements.
Les choses se précisent enfin pour le Groupe Royer. Le poids lourd du négoce et de la distribution de chaussures est en redressement judiciaire depuis le 29 octobre dernier. Dans les mois à venir, la direction du Groupe Royer sera mobilisée autour de plusieurs pistes de rebond : recherche de nouveaux investisseurs, partenariats stratégiques, et poursuite des processus de cession d’actifs déjà engagés.
Continuité d’activité et priorités de la direction
Malgré cette période délicate, l’activité du groupe se poursuit normalement. La direction affirme que la priorité reste la qualité du service rendu aux clients et la cohésion des équipes. Dans ce cadre, la direction du Groupe Royer sera mobilisée autour de plusieurs pistes de rebond : recherche de nouveaux investisseurs, partenariats stratégiques, et poursuite des processus de cession d’actifs déjà engagés.
Contexte régional et précédents judiciaires
Le tribunal de commerce de Rennes a validé vendredi 23 janvier 2026 le plan de reprise par le fonds régional Breizh Rebond de la biscuiterie La Trinitaine implantée à Saint-Philibert (Morbihan). 200 des 300 emplois du groupe sont préservés. Ces décisions de justice au niveau régional illustrent l’existence d’outils locaux et de fonds susceptibles d’intervenir pour sauvegarder des emplois et des activités industrielles.
Suivant jugement en date du 29/01/2019, le Tribunal de Commerce du MANS a prononcé le redressement judiciaire, a nommé Mandataire judiciaire : SELARL PIERRE BRIAND - 2, rue des Gladiateurs - 72015 LE MANS CEDEX 2, et a fixé au 24/01/2019 la date de la cessation des paiements et a ouvert une période d'observation pour une durée de 6 mois. Suivant jugement en date du 26/03/2019, le Tribunal de Commerce du MANS a prononcé la liquidation judiciaire a mis fin à la période d'observation et a nommé SELARL PIERRE BRIAND comme liquidateur, en autorisant la poursuite de l'activité pour 1 MOIS. Ces éléments témoignent des procédures judiciaires variées et des issues possibles pour des entreprises en difficulté.
Lire aussi: Procédure de redressement judiciaire
Éléments complémentaires et informations administratives
Cette structure est une entreprise immatriculée au Registre National des Entreprises (RNE). Ce registre liste les entreprises de France. Il est tenu par l’INPI. État des inscriptions : Toutes les structures référencées sur notre site sont inscrites à un ou plusieurs référentiels publics (base Sirene, RNE, RNA).
| Élément | Information |
|---|---|
| Siège | Fougères (Ille-et-Vilaine) |
| Effecitf | Près de 260 collaborateurs (groupe) / 186 en France pour quatre entités citées |
| Sociétés actives | 20 (dont 7 en France) |
| Marques | Kickers, Dim, Umbro, Chevignon… |
| Date d'ouverture du redressement | 29 octobre (ouverture de la procédure) |
Que retenir pour les salariés et les partenaires ?
La priorité pour la direction reste la qualité du service rendu aux clients et la cohésion des équipes. La procédure vise à assouplir la trésorerie et à offrir un cadre pour négocier la dette et rechercher des solutions pérennes : investisseurs, partenariats stratégiques, cessions partielles ou reprises ciblées. Le tribunal examine des offres de reprise pour l’ex-géant de la chaussure. L’une d’entre elles est sérieuse et pourrait sauver l’entreprise de la liquidation totale.
balises:
