Salarié, Auto-Entrepreneur ou Association : Avantages et Inconvénients

Entrepreneur ou salarié, votre cœur balance ? Le choix d’un statut professionnel est une décision qui doit être réfléchie, car l’entrepreneuriat ou le salariat ne pourront vous satisfaire sur tous les points. Il est donc important de lister vos besoins, vos doutes et vos envies avant de vous lancer dans un projet de création d’entreprise.

De nombreux critères différencient ces choix de vie : horaires de travail, salaire moyen, congés payés, protection, avantages professionnels, et des critères plus personnels tels que la liberté et la sécurité. Vous entrez dans la vie active ou vous entreprenez une reconversion professionnelle après plusieurs années ? Vous souhaitez démarrer une activité de freelance, et vous hésitez à garder votre statut de salarié ?

Découvrez les différences entre le statut d’auto-entrepreneur et le statut de salarié pour faire le bon choix, ainsi que les spécificités des associations. Cet article vous aidera à comprendre les avantages et les inconvénients de chaque option, afin de prendre une décision éclairée.

Infographie comparant les statuts de salarié et d'auto-entrepreneur

Activité professionnelle : Se connaître soi-même pour choisir

Afin de choisir votre statut professionnel, entrepreneur ou salarié, la célèbre citation de Socrate « Connais-toi toi-même » fait sens. En effet, avant toute chose, vous devez apprendre à vous connaître et à vous poser les bonnes questions. Le célèbre psychanalyste C.Jung parle alors d’individuation, le processus par lequel vous prendrez des décisions qui viennent de votre personnalité profonde.

Voici une liste de questions à vous poser pour comprendre entre entrepreneur et salarié, le statut qui correspond à vos envies :

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  • Suis-je apte à ne pas compter mes heures pour finaliser mes tâches ?
  • Ai-je besoin d’un salaire plus conséquent ?
  • Ai-je besoin de stabilité dans ma vie professionnelle ?
  • Le manque de sécurité dans ma vie professionnelle, me fait-il peur ?
  • Suis-je plus performant lorsque je suis libre de travailler selon mon rythme ?
  • La liberté professionnelle au-delà de la sécurité ?

Faire son choix : Création d’entreprise ou emploi salarié

Après vous être questionné, il est temps de faire votre choix. Mais n’oubliez pas qu’une décision ne durera probablement pas toute votre vie. Vous pouvez entreprendre un projet d’entreprise durant quelques mois, puis retourner travailler en tant que salarié. Le plus important est de vous enrichir de nouvelles expériences et de faire ce qui vous passionne et vous anime au quotidien.

Que ce soit dans l’entrepreneuriat ou le salariat, si vous travaillez avec détermination et persévérance, vous parviendrez à construire de beaux projets.

Le Canevas stratégique pour choisir votre activité professionnelle

Le Canevas stratégique est un outil qui permet de synthétiser et de comparer visuellement différentes offres en prenant en compte différents critères de différenciation. Néanmoins, votre objectif actuel, est de comparer seulement le statut de salarié et d’entrepreneur, il convient ainsi de simplifier au maximum cet outil et de l‘adapter pour qu’il puisse vous apporter des réponses rapides et précises.

Prenez une feuille blanche, positionnez-la en format paysage, puis tracez une abscisse et une ordonnée.

  • En abscisse : sont positionnés vos différents critères de sélection, ils vous sont propres et naissent de votre précédente réflexion : (salaire, sécurité, vacances, liberté, relations sociales, évolution professionnelle…).
  • En ordonnée : on précise l’échelle de valeur pour chaque critère de sélection. Cette échelle peut évoluer d’une valeur basse (1) à une valeur haute (5).

Vous choisissez ensuite un code couleur différent pour chaque offre, admettons rouge pour salarié et bleu pour entrepreneur. Finalement, vous allez tracer une courbe, pour chacune des offres salarié et entrepreneur avec des points qui vont retracer chacun des critères de sélection avec votre considération de sa valeur. Vous aurez par exemple : (liberté) 4/5 pour l’offre entrepreneur, mais 2/5 pour l’offre salarié.

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Lorsque vous aurez complété l’ensemble des critères de sélection avec la valeur que vous lui imputez, pour chacune des deux offres. Vous pourrez analyser et percevoir l’évolution des offres salarié et entrepreneur, et distinguer grâce aux codes couleurs, celle qui, selon vous, a obtenu la valeur la plus forte en moyenne par rapport à l’ensemble de vos critères de sélection.

Les principaux critères de différenciation entre salarié et entrepreneur

La liberté : quand vous êtes salarié, vous devez arriver tous les jours à une heure définie au bureau, si vous avez besoin de prendre un rendez-vous médical ou vous absenter, vous devez demander une autorisation à votre employeur. C’est réellement différent quand vous être entrepreneur, car vous avez la liberté de travailler aux horaires que vous souhaitez : tard le soir, ou très tôt le matin. Aussi, pour les métiers digitaux, vous avez la possibilité de profiter de la liberté géographique et travaillez où vous le souhaitez.

L’argent : le critère principal qui différencie l’entrepreneuriat du salariat sur le point de vue financier est l’évolution d’extensibilité. En effet, lorsque vous êtes salarié, vous devez construire une carrière professionnelle pour espérer gagner un bon salaire, au-delà des primes éventuelles, qui suivra une évolution plus ou moins linéaire, et vous échangerez toujours votre temps contre de l’argent.

À l’inverse, l’entrepreneuriat possède une grande force d’extensibilité, si vous êtes consultant vous aurez peut-être du mal à trouver des clients au début de votre activité, puis en fonction de votre évolution et de votre force de travail, vous pourrez faire évoluer votre structure, trouver de nouveaux clients, puis déléguer des tâches pour vous accorder plus de liberté.

La sécurité : en tant qu’entrepreneur, vous pouvez rapidement être dépendant financièrement d’un client. Le salariat, quant à lui vous, offre plus de sécurité, un revenu fixe, la possibilité de toucher des indemnités en cas d’arrêt maladie. Un contrat CDI vous offre aussi plus de valeur aux yeux d’une banque pour obtenir un prêt et acheter un bien immobilier.

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SASU ou auto-entrepreneur : l'essentiel pour choisir !

Le statut d’auto-entrepreneur : Avantages et Inconvénients

Entré en vigueur le 1er janvier 2009, le statut de micro-entrepreneur a sensiblement modifié le paysage de la création d’entreprises. Il constitue une alternative au statut de l’entreprise individuelle (EI). Ce régime s’applique aux personnes physiques souhaitant créer leur propre entreprise pour exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale. Il permet d’exercer une activité principale ou bien de développer une source de revenus complémentaires.

Bien que le statut de l’auto-entrepreneur présente de nombreux avantages (formalités de création simplifiées, gestion facilitée, charges sociales allégées, etc.), ce régime a des inconvénients : il ne convient qu’aux petites entreprises. Les perspectives de développement sont, en effet, limitées sous ce statut.

Bon à savoir : il est possible d’effectuer un changement de statut auto-entrepreneur quelque temps après le lancement d’une activité. Si l’entrepreneur vient à dépasser ces seuils, il bascule automatiquement dans le régime de l’entreprise individuelle et doit, à ce titre, respecter les obligations sociales et fiscales qui en découlent. Il perd ainsi les avantages du statut de micro-entrepreneur.

L’auto-entrepreneur est soumis au régime micro-fiscal et ne peut, à ce titre, déduire aucune charge professionnelle de son chiffre d’affaires. L’auto-entrepreneur bénéficie, par ailleurs, de la franchise en base de TVA. Il ne peut ainsi pas récupérer la TVA sur les investissements professionnels qu’ils réalisent puisqu’il ne la collecte pas.

Les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu sont calculés sur la base du chiffre d’affaires réalisé par l’auto-entrepreneur et non pas sur le bénéfice généré. À titre d’exemple, un artisan facture sa prestation 200 € à laquelle il ajoute 150 € au titre de l’achat de matières premières. En tant qu’auto-entrepreneur, il ne peut pas déduire ses dépenses professionnelles.

En tant que travailleur non-salarié, l’auto-entrepreneur est affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). À noter : la sécurité sociale de l’auto-entrepreneur ne permet pas de cotiser à l’assurance chômage.

Un autre inconvénient c’est que contrairement aux sociétés (SAS, SARL…), l’auto-entreprise ne dispose pas de la personnalité morale. Elle est, en effet, enregistrée sous le nom du chef d’entreprise. Par conséquent, le patrimoine personnel de l’auto-entrepreneur se confond avec le patrimoine professionnel de la micro-entreprise.

Toute personne peut créer son auto-entreprise (étudiants, salariés, retraités, demandeurs d’emploi…) pour exercer une activité principale ou générer des revenus complémentaires. À noter : un certain nombre d’activités ne peuvent être exercées sous le statut d’auto-entrepreneur.

Quels sont les avantages du statut d'auto-entrepreneur ?

Le principal avantage du statut auto-entrepreneur réside dans sa simplicité à tout point de vue. Le statut auto-entrepreneur est adapté pour tester une idée ou un projet, ou pour avoir une activité complémentaire. Il est particulièrement adapté pour les activités qui ne nécessitent pas d'investissements au démarrage, qui n'impliquent pas non plus des frais de fonctionnement importants, et qui peuvent s'exercer sans local professionnel depuis le domicile personnel ou celui des clients.

Quel est le coût de création d’une micro-entreprise ?

La constitution d’une micro-entreprise est en elle-même gratuite. En effet, l’auto-entrepreneur n’a rien à débourser pour s’immatriculer.

Quand sortir du régime de la micro-entreprise ?

L’auto-entrepreneur bascule automatiquement dans le régime réel dès lors qu’il dépasse les plafonds de chiffre d’affaires prévus par la loi durant 2 années consécutives. Il peut également quitter ce régime volontairement parce que son activité génère trop de charges d’exploitation, parce qu’il souhaite protéger son patrimoine personnel ou encore pour s’associer.

Auto-Entrepreneur vs Salarié : Principales différences

Un micro-entrepreneur n'est pas un salarié. Les règles qui s'imposent à lui sont très différentes de celles qui concernent les salariés notamment en termes de relation avec son donneur d'ordre, de responsabilité professionnelle, de formalités, d'obligations réglementaires ou législatives, etc.

Caractéristique Micro-entrepreneur Salarié
Inscription Doit être inscrit au registre national des entreprises (RNE) et obtenir un numéro Siren. Signe un contrat de travail avec son employeur.
Fiscalité Ne peut pas déduire ses charges réelles pour le calcul de son revenu imposable. Peut déduire certaines charges de son revenu imposable.
Frais Les frais engendrés par son activité (déplacement, hôtel, etc.) sont à sa charge. Les frais de déplacement sont généralement remboursés par l'employeur.
Congés Peut prendre autant de jours de congés qu'il le souhaite, mais ne perçoit pas de chiffre d'affaires pendant cette période. Bénéficie de congés payés.
Temps de travail N'est pas soumis à une limitation horaire. Le Code du travail fixe une durée légale hebdomadaire de travail de 35 heures.
Contrat Peut être lié à son client par un contrat de prestation de services, qui peut être rompu sans indemnité. Est lié à son employeur par un contrat de travail, qui peut être rompu avec des indemnités en cas de licenciement.

Association et Auto-Entrepreneur : Une collaboration encadrée

Une association peut parfaitement confier certaines de ses activités à un intervenant extérieur, tel qu'un auto-entrepreneur. Une association peut préférer solliciter un auto-entrepreneur plutôt que d’embaucher un salarié. En effet, les avantages sont nombreux pour l’association. Faire appel à un auto-entrepreneur dans le cadre d’une association procure de nombreux avantages, notamment celui d’une gestion simplifiée pour l’association. Les avantages octroyés par la mise en relation d’une association et d’un auto-entrepreneur sont réciproques.

Pour une association, l’avantage majeur du recours à un auto-entrepreneur est la simplicité. Enfin, rémunérer un auto-entrepreneur offre une plus grande souplesse à l’association que la rémunération d’un salarié.

Malgré le fait que ce mécanisme soit autorisé, il demeure très encadré. Afin que l’association puisse fonctionner de manière pérenne, les prestations peuvent être effectuées par des bénévoles, des salariés ou des prestataires indépendants. L’association, qu’elle soit sportive ou musicale, peut comporter des bénévoles et des salariés et solliciter des auto-entrepreneurs. Cette indépendance passe par l’absence de lien de subordination.

Avant cela, l'association doit s'assurer que l'intervenant est bien déclaré et justifie d'un numéro SIRET. Il faut également que l'association examine avant la prestation que les conditions d'exercice de l'activité de l'intervenant au sein de l'association ne le font pas relever du statut de salarié. Car ce n'est pas la signature d'un contrat de travail qui définit si une personne est salariée mais l'existence d'un lien de subordination entre 2 personnes.

En d’autres termes, cela signifie que l’association ne doit pas avoir été créée dans l’unique but de faire travailler un auto-entrepreneur. Une association peut également être requalifiée en société créée de fait.

Lorsque le montant du contrat qui lie l'association à l'auto-entrepreneur est d’au moins 5 000 € hors taxes, l'association doit lui demander une attestation de vigilance.

Comment rémunérer un auto-entrepreneur dans une association?

Si une prestation de service est effectuée par un auto-entrepreneur pour une association, il facture cette prestation à l’association. Ensuite, l’association paye cette facture à l'auto-entrepreneur.

Les risques d'une mauvaise gestion de la relation association / auto-entrepreneur

Le couplage association / auto-entrepreneur peut entraîner de lourdes conséquences pour l'association lorsqu'il est mal géré : requalification de l'association en entreprise, remise en cause de son caractère désintéressé... paiement à l'auto-entrepreneur des salaires, primes, congés payés, indemnités de licenciement... A cela, peuvent s'ajouter des sanctions pénales.

Maquiller sciemment une relation salariale en contrat d'entreprise caractérise une fraude constitutive du délit de travail dissimulé (article L. 8221-5 du Code du travail). En particulier, faire travailler un ancien salarié dans des conditions proches ou identiques (fonctions et modalités d'exécution identiques, même mode de rémunération..) mais sous le statut de travailleur indépendant constitue du travail dissimulé.

Dans le cas inverse, elle risque d'être requalifiée en société de fait par l'administration fiscale, et soumission de l'association aux impôts commerciaux et rappels d'impôt.

Association et Entreprise : Quelles différences ?

Association et entreprise sont deux termes qui paraissent totalement contradictoires. D’un côté l’association réunit des personnes autour d’un but commun, mais sa mission n’est pas de dégager des bénéfices. De l’autre côté, une entreprise est une organisation dont l’objectif premier est de générer un profit économique. Et si on s’éloignait de ce cliché ? Selon votre projet, l’une ou l’autre de ces structures peuvent tout à fait convenir à votre activité.

Ce qui différencie en premier lieu l’association de l’entreprise, c’est la raison pour laquelle elles sont créées. La caractéristique principale de l’association, c’est qu’elle est dite « à but non lucratif », c’est-à-dire que son but premier n’est pas de faire gagner de l’argent à ses membres. Une entreprise, de son côté, a pour but de produire des biens ou des services. Elle propose ces derniers sur un marché en échange d’une rémunération. Son objectif premier est donc de dégager du profit, c’est-à-dire de gagner de l’argent.

Dans une entreprise, le gérant peut directement percevoir une partie des bénéfices réalisés. Au niveau juridique, c’est ce que l’on appelle les dividendes. Lorsque l’entreprise a des associés, ceux-ci perçoivent aussi des dividendes en contrepartie de leurs apports, c’est-à-dire de leur investissement dans la société. Si une association peut avoir une activité qui lui rapporte des bénéfices, ceux-ci doivent obligatoirement être réinvestis dans l’association, par exemple pour financer de nouveaux projets ou pour la gestion de l’activité courante. Les bénéfices ne peuvent pas être distribués aux membres de l’association.

Une deuxième différence entre l’association et l’entreprise, c’est que le but de l’association est de se réunir autour d’un objet commun. C’est pourquoi il faut un minimum de deux personnes pour constituer une association. A contrario, une seule personne suffit pour créer une entreprise, qu’elle soit une entreprise individuelle ou une société unipersonnelle comme les SASU ou les EURL.

Le financement des associations passe essentiellement par les dons et les cotisations de ses membres. Les associations peuvent également recevoir des subventions publiques (en provenance de l’État et des collectivités territoriales), notamment si elles sont des associations reconnues d’utilité publique. Une entreprise, de son côté, se finance d’abord par son activité économique et les profits qu’elle génère. Les apports que le fondateur et ses associés ont apportés au capital social pour constituer la société sont une autre source de financement. Enfin, une entreprise peut aussi demander des aides à la création pour démarrer son activité.

Même si leur objectif est différent, les associations et les entreprises partagent des traits communs. Une association peut avoir une activité qui lui permet de dégager des bénéfices. Mais son activité lucrative ne doit pas concurrencer le secteur commercial (par exemple en cassant les prix). Sa gestion doit rester désintéressée, c’est-à-dire que la recherche de bénéfices ne peut pas devenir son objectif principal. C’est pourquoi l’activité qui génère des bénéfices ne peut pas être le cœur de l’activité de l’association.

Si les associations peuvent s’organiser pour répondre à de grands défis sociétaux, comme la lutte contre la pauvreté, c’est aussi le cas des entreprises de l’économie sociale et solidaire. Ces entreprises s’organisent sous forme de mutuelles ou de coopératives, et cherchent à orienter leur action pour être utiles socialement. Comme les associations, les bénéfices des entreprises de l’économie sociale et solidaire sont réinvestis dans l’activité. Ils ne peuvent pas être reversés aux dirigeants ou aux associés.

Quelle structure correspond le mieux à mon projet ?

Si l’association a en général des formalités de création plus simples, elle ne vous offre pas autant de possibilités que l’entreprise de développer votre activité. Dans une association, vous ne pouvez réaliser des recettes que jusqu’à 72 432 euros sur une année. Par ailleurs, sauf si vous êtes salarié de l‘association, l’entreprise offre en général une protection sociale plus étendue.

Formalités de création

Pour créer votre association, vous n’avez pas besoin d’apporter une somme d’argent. Bien qu’il faille constituer un bureau (président, secrétaire, trésorier) le fonctionnement reste libre et peut être entièrement adapté à votre projet. Ses formalités de création sont les suivantes :

  • Rédaction des statuts : pas de forme particulière
  • Déclaration de l’association au journal officiel des associations. Elle est alors inscrite automatiquement au Répertoire National des Associations (RNA)

Les associations qui emploient des salariés, ou veulent obtenir des subventions de l’État devront en plus se faire immatriculer au répertoire Sirene.

Les entreprises qui prennent la forme d’une société doivent respecter des modalités de création plus exigeantes :

  • Vous devez d’abord rédiger vos statuts
  • Votre société doit constituer une trésorerie sous forme de capital social, d’un montant minimal de 1 € en SASU, EURL, SARL et SAS
  • Elle doit ensuite remplir le formulaire M0 pour déclarer la création de votre personne morale
  • Vous devez faire publier une annonce légale
  • Enfin, vous devez déposer au Greffe du Tribunal de commerce du dossier d’immatriculation correspondant à la forme de société choisie

Régime social

En tant que dirigeant de société, vous êtes mieux protégé qu’un président d’association, dans la mesure où bon nombre de présidents d’association sont bénévoles. En principe, une activité bénévole ne vous donne pas droit à une protection sociale. Cependant, l’association peut décider de souscrire à une assurance « accidents du travail - maladies professionnelles ».

Dans beaucoup d’associations, les dirigeants ne sont pas rémunérés. Cependant, il est possible de l'être à condition que la rémunération n’excède pas les ¾ du SMIC. En tant que dirigeant d’association rémunéré, vous êtes soumis au régime général de la sécurité sociale.

Dans une entreprise les régimes sociaux sont plus variés. Vous pouvez être :

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