SARL Les Énergies Autonomes : Définition et Enjeux

La nature est une source exceptionnelle d’énergies, certaines épuisables, comme le pétrole, le charbon, le gaz, d’autres illimitées, à l’image du rayonnement solaire. Grâce au soleil, nous pouvons produire une énergie lumineuse renouvelable. Mais qu’est-ce que l’énergie lumineuse exactement ? Quels sont ses avantages ? Existe-t-il d’autres formes d’énergie ? Comment peut-on produire de l’électricité et de la chaleur grâce à l’énergie lumineuse ?

Qu'est-ce que l'énergie lumineuse ?

L’énergie lumineuse est l’énergie générée et transportée par les ondes lumineuses. Tout comme l’énergie infrarouge, l’énergie solaire fait partie des énergies dites « rayonnantes ». L’énergie lumineuse émise par les rayonnements solaires peut être recueillie de différentes manières pour être transformée en électricité. Dans un langage technique, on parle de l’énergie photovoltaïque. Mais l’énergie solaire peut également être convertie en chaleur.

Schéma de l'effet photovoltaïque

Schéma de l'effet photovoltaïque.

Les Avantages de l'Énergie Lumineuse

Les avantages de l’énergie lumineuse sont assez nombreux. Tout d’abord, sa source d’énergie, les rayonnements lumineux, sont inépuisables. C’est la raison pour laquelle on parle d’énergies renouvelables - par opposition aux énergies fossiles, qui sont épuisables. En choisissant l’autorisation certains particuliers ne sont plus dépendants de l’électricité produite par le réseau. Cette forme d’énergie renouvelable est l’une des rares sources à pouvoir produire de l’électricité en ayant un impact très faible sur l’environnement. Une fois fabriqués, les systèmes solaires ne provoquent aucune émissions de gaz à effet de serre ni d’utilisation de matières premières polluantes. Enfin, les plantes et animaux de la planète utilisent le soleil pour produire leur propre énergie organique via le processus de la photosynthèse.

Les Différentes Formes d'Énergie

L’énergie se manifeste de différentes manières. Elle peut être stockée dans les objets, les molécules ou bien les atomes. Elle peut toujours se convertir d’une forme à une autre.

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C'est quoi, les énergies renouvelables ?

1. L’énergie rayonnante

Cette énergie est transportée par les rayonnements. Il existe deux types d’énergies rayonnantes : l’énergie lumineuse et le rayonnement infrarouge. Ils sont tous deux émis par le Soleil ou par les filaments des ampoules électriques. Il est possible de récupérer les rayonnements solaires pour les convertir en électricité : on parle alors d’énergie photovoltaïque. Ces rayonnements peuvent également être récupérés sous forme de chaleur solaire : c’est le solaire thermique.

2. L’énergie électrique

Il s’agit d’une énergie transférée d’un système à un autre grâce à un mouvement de charges électriques. Il s’agit donc davantage d’un vecteur d’énergie qu’une énergie en soi.

3. L’énergie thermique

C’est tout simplement la chaleur. Celle-ci est provoquée par l’agitation de molécules et d’atomes au sein de la matière. Il s’agit donc d’une énergie cinétique (du mouvement) d’un ensemble au repos.

4. L’énergie mécanique

L’énergie mécanique est la somme de deux autres énergies : l’énergie cinétique et l’énergie potentielle. L’énergie cinétique est l’énergie des objets en mouvement. Plus la vitesse d’un objet est importante et plus son énergie cinétique est importante. Les énergies hydraulique et éolienne sont toutes les deux des exemples d’énergies cinétiques. L’énergie potentielle est quant à elle stockée dans des objets immobiles. Elle ne se manifeste que lorsqu’elle est convertie en énergie cinétique. Par exemple, tout objet acquiert, lorsqu’on le soulève, une énergie potentielle de pesanteur. Celle-ci ne devient apparente que quand on le laisse tomber.

5. L’énergie chimique

C’est l’énergie associée aux liaisons entre les atomes et les molécules. Parfois, des réactions chimiques sont capables de briser ces liaisons. Cela libère de l’énergie : l’énergie chimique.

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6. L’énergie nucléaire

Enfin, l’énergie nucléaire est stockée dans les liaisons qui constituent le noyau des atomes. Lorsqu’on transforme les noyaux atomiques, les réactions nucléaires dégagent de la chaleur. Dans les centrales nucléaires, une partie de la chaleur dégagée est transformée en électricité.

L’Utilisation de l’Énergie Lumineuse pour Produire de l’Électricité et de la Chaleur

Si l’énergie solaire a pu être exploitée de différentes manières, le procédé photovoltaïque reste pour l’heure le plus prometteur. Pour produire de l’électricité à partir du soleil, les rayons lumineux doivent être récoltés par l’intermédiaire de panneaux solaires photovoltaïques munis de capteurs spécifiques. Ces panneaux sont constitués de cellules de silicium, un matériau semi-conducteur qui va permettre la conversion du rayonnement en un courant électrique.

Panneaux photovoltaïques

Panneaux photovoltaïques.

Transition Énergétique et Nouveaux Acteurs

Autrefois agricoles et organisées autour de sociétés rurales, les campagnes européennes sont aujourd’hui parties prenantes du processus de métropolisation. La transition énergétique, entendue comme un basculement des énergies de stock (fossiles, fissiles) vers les énergies de flux (renouvelables) associé à une maîtrise des consommations, interroge l’émergence de nouvelles ressources et fonctionnalités au sein des territoires. La dernière décennie a connu de fortes controverses portées sur les questions énergétiques portant autant sur les énergies de stock que de flux (développement de l’éolien, mobilisation contre l’exploration du gaz de schiste). Ces conflits questionnent le modèle standard de gestion de la ressource dans lequel le territoire serait essentiellement un espace-support pour les infrastructures. Le regain d’intérêt pour les enjeux énergétiques se traduit par l’arrivée de nouveaux acteurs. Ainsi, les collectivités territoriales engagées dans des démarches de Territoires à Energie POSitive (TEPOS) placent la transition énergétique au cœur de leur politique publique. Des associations et des collectifs de « territoires en transition » cherchent à favoriser une réappropriation citoyenne des enjeux énergétiques et écologiques dans une perspective de décroissance et de résilience territoriale.

La transition amène aussi à une multiplication et à une réorganisation des opérateurs énergétiques dont le rôle est de faciliter l’intégration des différentes opérations liées à l’activation de la ressource. Cependant, de profondes mutations dans les modes de gouvernance sont à noter. La dérégulation des marchés nationaux ainsi que le développement des énergies renouvelables ont favorisé l’arrivée de nouveaux opérateurs dans un domaine contrôlé depuis 1946 par Electricité De France (EDF)/Gaz De France (GDF). Les conditions dans lesquelles les opérateurs issus de ce deuxième mouvement acquièrent la capacité d’engendrer des dynamiques territoriales de transition énergétique méritent d’être analysées.

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Le Concept d'Opérateur Énergétique

Le propos est double. En premier lieu, il vise à expliciter le concept d’opérateur énergétique, abondamment mobilisé mais peu stabilisé théoriquement. Il envisage la figure émergente de « l’opérateur territorial comme une organisation réunissant des acteurs et des pratiques, pensée pour construire des opérations liées à la construction de la ressource territoriale ». Ainsi, l’opérateur territorial s'inscrirait dans un mouvement de « globalisation par le bas, qui ne brade pas le local au nom d’un impératif économique dicté d’ailleurs et assure à chaque citadin la possibilité d’expérimenter une utopie concrète ». Les outils conceptuels de l’économie territoriale, notamment le concept de ressource territoriale sont mobilisés.

Chaînes d’Opérations dans le Système Énergétique

Deux principales chaînes d’opérations sont observées au sein du système énergétique : la chaîne de production et la chaîne de gestion.

1. La chaîne de production

La chaîne de production permet le passage d’une énergie primaire, qui correspond à l’énergie au stade de gisement, en une énergie finale électrique utilisable par le consommateur. Les opérations de production d’énergie sont de trois ordres : celui de la conversion de l’énergie primaire en un vecteur électrique, puis de son transport au sein d’un réseau haute/très haute tension et enfin de sa distribution jusqu’au consommateur final. La mise en œuvre de la chaîne de production demande de mobiliser un ensemble de ressources sociotechniques afin de constituer les réseaux et infrastructures de conversion, de transport et de distribution.

2. La chaîne de gestion

La chaîne de gestion comporte quatre phases que l'on peut décrire comme suit : la conception, l'installation, l'exploitation et la fourniture. La phase de conception entérine le passage du statut de gisement énergétique à celui de potentiel énergétique, rendant la ressource « accessible ». La conception suppose une ingénierie de projet pour mener une série d’études techniques, de consultations administratives, de démarchage et de concertation auprès des élus et de la population locale. La dernière opération de conception correspond à l’obtention du permis de construire. Les opérations d’installation renvoient à la maitrise d’œuvre de l’équipement, depuis sa planification jusqu’à sa mise en service. Les opérations d’exploitation consistent à assurer une production régulière d’électricité. La gestion de la ressource exige ainsi un entretien technique, un contrôle administratif de la structure d’exploitation, un suivi de communication avec les autres opérateurs du système électrique (transport, fournisseur, etc.) ou encore l’organisation de visites ou de journées d’accueil auprès du grand public. Le cas échéant, l’exploitation inclut le démantèlement et la restauration du milieu une fois la ressource épuisée ou revenue au stade de gisement. En fin de chaîne, la fourniture d’électricité relève de la vente de la ressource. Elle consiste d’un côté à alimenter le consommateur (résidentiel ou professionnel) en énergie finale dans le cadre d’un contrat commercial et, de l’autre, à rémunérer l’ensemble des opérations de production et de gestion du système énergétique.

Les deux chaînes d'opérations, l'une relative à la production de l'énergie, l'autre relative à sa construction-gestion, se combinent ensuite. de la diversité et de la spécificité des compétences à mobiliser pour construire et exploiter ce système. de la difficulté organisationnelle liée à la nécessité de coordonner des opérations de conception ou d’exploitation qui se déroulent parfois simultanément.

Rôle de l'Opérateur Énergétique

L’opérateur énergétique est un acteur-combinateur pensé et mobilisé intentionnellement pour la construction et la valorisation de la ressource énergétique. Son rôle est de répondre aux difficultés organisationnelles posées par l’activation de la ressource. La construction et la gestion d’infrastructures énergétiques nécessitent une mise en commun ou une délégation de compétences et de moyens d’ordre technique, juridique, financier à un tiers-acteur opérateur. Celui-ci assure ainsi une articulation entre les différentes étapes de la transformation de l’énergie ainsi qu’une continuité et une stabilité temporelle du système.

Évolution des Opérateurs Électriques

La première forme d’opérateur électrique à apparaître à la fin du 19ème siècle, est celle de l’opérateur local comme dans le cas de l’électrification alpine et de la valorisation de la houille blanche (énergie mécanique puis électrique grâce aux inventions d’ingénieurs tels qu’Aristide Bergès). L’électricité est d’abord utilisée en autoconsommation par les industriels papetiers ou ceux de l’électrochimie naissante ; ils deviennent les premiers opérateurs de production et d’électrification. Se développe alors une multitude de petits réseaux locaux aux fréquences et aux niveaux de tension différents. Parmi ces opérateurs, figurent les Sociétés coopératives Agricoles pour l’Electricité, créées à partir de 1920 dans le Nord de la France par extension du statut des coopératives agricoles, ainsi que les entreprises locales de distribution (ELD).

Après la Première Guerre mondiale, les logiques de concentration amènent à la constitution d’opérateurs régionaux. Bâtisseurs des premières grandes centrales de production et acteurs de l’interconnexion progressive des réseaux de transport et de distribution, les opérateurs tels que l’Union des Producteurs d’Electricité des Pyrénées Occidentales (UPEPO) dans le sud ouest de la France, sont capables de mobiliser des capitaux extérieurs au territoire pour financer ces infrastructures. Dans le régime énergétique de l’entre-deux-guerres, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) représente un opérateur régional singulier. « Partenaire régional de l’Etat », la CNR est une société d’économie mixte à vocation régionale créée en 1933. En plus de sa mission de produire de l’hydroélectricité, elle est également en charge d’améliorer la navigation du fleuve Rhône et de développer l’irrigation de la vallée.

En 1946, l’ensemble des biens des entreprises françaises de production, de transport et de distribution d’énergie électrique (hormis les entreprises locales de distribution et la CNR) est nationalisé et revient à un opérateur national : EDF. Ce dernier devient le bras armé de l’Etat dans sa politique de reconstruction du pays, par la production d’une énergie à bas-coût pour les besoins industriels.

À la fin du 20e siècle, la dérégulation du secteur énergétique et la libéralisation du marché européen de l’énergie, découlant de la directive européenne 96/92/CE du Parlement européen et du Conseil, cassent le monopole des opérateurs énergétiques nationaux en séparant les activités de production, de transport, de distribution et de vente. Elles entrainent une reconfiguration du régime de gestion de la ressource électrique, dans lequel s’inscrit une multitude d'opérateurs multi-locaux.

Émergence de l'Opérateur Territorial

L’émergence d’une nouvelle figure spatio-temporelle de l’opérateur ne remplace ou n’annule pas nécessairement la présence des figures antérieures. Des opérateurs multi-locaux (intra-nationaux toutefois) apparaissent dès le début du 20ème siècle, tels que la société Edison qui s’implante progressivement dans plusieurs villes italiennes, et se réaffirment à l’occasion de la libéralisation du marché de l’énergie. A côté des opérateurs multi-locaux, la libéralisation/dérégulation électrique ainsi que le développement d’énergies renouvelables ont permis l’émergence d’une autre forme de gestion de la ressource énergétique par le truchement d’opérateurs que nous qualifions de territoriaux.

En réponse aux premiers signes de la crise économique mettant fin aux Trente Glorieuses, le développement local reposait sur la capacité d'initiative des acteurs « locaux », pour mobiliser des ressources « locales » en réponse aux besoins « locaux ». Dans un contexte de mondialisation, c'est-à-dire d’intensification des échanges commerciaux et de flux de personnes, la construction des territoires apparaît comme une stratégie d’adaptation à des situations de déclin économique, démographique ou identitaire. Jusqu’alors « donnés » par l’histoire politique et administrative, les territoires deviennent des espaces « construits » par des acteurs d’origines multiples. La décentralisation et l'affirmation de la société civile en tant qu’acteur du développement élargissent la notion de territoire. Celle-ci est mobilisée par de nouveaux acteurs pour régler leurs problèmes, y compris d'ordre énergétique. Ils placent la coordination au cœur des processus de développement, par leur capacité à se grouper pour créer leurs propres organisations, règles et normes, afin de résoudre des problèmes localement. Dans cette dynamique, les acteurs visent à la création de ressources spécifiques basées sur la valorisation des spécificités du territoire, c’est-à-dire des avantages relatifs qui le distinguent par rapport à ses concurrents potentiels.

Ceux-ci vont alors « promouvoir une stratégie haute de développement reposant sur des ressources spécifiques ou latentes produites par des acteurs locaux et dédiées ». Cette spécificité de la ressource est issue d’un travail collectif d’identification et de sélection des qualités intrinsèques de la ressource, ainsi que de sa mise en relation avec d’autres ressources présentes localement au sein d’un panier de biens. Produit d’une coordination d’acteurs ancrés, la ressource spécifique est difficilement reproductible ou délocalisable, à l’inverse de la ressource générique amenée à migrer vers les espaces les plus favorables à son exploitation.

A la différence du développement « local », qui visait à répondre aux besoins locaux en mobilisant les ressources locales, le développement « territorial » positionne les ressources sur des marchés extérieurs aux territoires du fait de leurs spécificités. Leur production permet aux acteurs locaux de s’insérer dans un système concurrentiel mondialisé tout en acquérant une autonomie vis-à-vis des acteurs traditionnels du développement.

Ce modèle se différencie du modèle de développement « productiviste » qui repose sur la mobilisation de ressources génériques et sur l’insertion des entreprises dans des compétitions par les prix et particulièrement par les salaires. On peut lui opposer le développement « autarcique », qui repose sur des entreprises fonctionnant sur la base d’une forte autonomie.

De la construction des premiers barrages à celle des centrales nucléaires, les territoires jouent alors le rôle de support d’un projet industriel. Les retombées économiques perçues sont marginales pour le territoire local (retombées fiscales, contribution volontaire). Captée par des opérateurs exogènes, l’électricité s’apparente alors « à une ressource générique totalement transférable dont l’activation ne s’opère que selon des arbitrages marchands liés aux coûts (extraction, transport, usage) ».

Le contexte énergétique du 21ème siècle nécessite de penser la production d’électricité en termes multi scalaires. Certes, la libéralisation du marché de l’énergie et l’interconnexion des réseaux se déroulent à l’échelle européenne. Néanmoins, la décentralisation des unités de production d’énergies renouvelables appelle à un nouveau rapport social à l’énergie. Les nombreuses mobilisations en France face au développement des parcs de production, ainsi que le développement d’investissements participatifs démontrent une volonté de réappropriation locale des questions énergétiques. Les modalités d’activation de la ressource obligent à des arrangements pensés et négociés dans la proximité.

Plusieurs caractéristiques peuvent lui être associées. Son existence et son développement se rattachent et s’ancrent localement grâce à des éléments préexistants sur le territoire tels qu’une culture locale de l’énergie, les luttes sociales, les habitudes de coopération, l’identité territoriale ou encore les ressources valorisées. L’opérateur rentre ainsi en résonance avec l’histoire longue du territoire. Ces éléments lui confèrent une capacité de coordination transversale et multi scalaire au service de la construction d'un projet qui va lui être spécifique. Son action s’inscrit dans un processus d’apprentissage collectif et d’intelligence territoriale, aboutissant à des stratégies « collectivement stables, donc territorialement stables ».

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