Simulateur de Salaire Auto-Entrepreneur : Comprendre et Gérer les Charges
La Micro-Entreprise est une manière d’exercer une activité professionnelle indépendante, offrant une simplification administrative et fiscale. Cependant, il est crucial de comprendre comment simuler et gérer les charges pour optimiser votre revenu net.
Chiffre d'Affaires : La Base de Calcul
Le chiffre d’affaires correspond à la somme de tous les paiements que le Micro-Entrepreneur a reçus de ses clients, tout au long de l’année. Lorsqu’un Micro-Entrepreneur facture à la journée, le chiffre d’affaires correspond au nombre de jours facturés, multiplié par le TJM pratiqué (Taux Journalier Moyen).
Cotisations Sociales : Un Pilier de la Protection Sociale
Comme tout professionnel, le Micro-Entrepreneur paie des cotisations sociales sur les revenus de son travail. Le fait de payer ces cotisations permet au Micro-Entrepreneur d’acquérir des droits à la protection sociale. Il pourra ainsi par exemple être indemnisé s’il tombe malade, s’il prend un congé de maternité / paternité, s’il devient invalide, ou tout simplement lorsqu’il prendra sa retraite.
Pour information : les cotisations des Micro-Entrepreneurs exerçant une activité libérale vont augmenter chaque année entre 2024 et 2026, afin d'améliorer leurs droits pour la retraite. Ainsi, pour l'année 2025, le taux des cotisations passera de 23.1% à 24.6%. A compter du 1er janvier 2026, le taux des cotisations sera fixé à 26.1%.
Imposition : Abattement Forfaitaire ou Versement Libératoire
Par défaut, le montant qui va servir de base au calcul de l’Impôt sur le Revenu (IR) du Micro-Entrepreneur est son chiffre d’affaires, moins un pourcentage fixe et forfaitaire de charge, que l’on appelle « abattement forfaitaire ». Mais un autre régime fiscal peut s’appliquer sur option : le Versement Libératoire (ou Versement Forfaitaire Libératoire). Il a été mis en place afin de rendre la Micro-Entreprise encore plus simple et avantageuse.
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Abattement Forfaitaire
L’imposition classique en Micro-Entreprise consiste donc à déterminer le revenu imposable qui va être soumis à l’Impôt sur le Revenu (IR) en déduisant du chiffre d’affaires un pourcentage fixe appelé « abattement forfaitaire ». Cet abattement forfaitaire est censé représenter le montant des charges du Micro-Entrepreneur.
Versement Libératoire (VFL)
Ce dispositif constitue à la fois une mesure d'allègement fiscal et de simplification. Il consiste à acquitter l’impôt auprès de l’Urssaf, en même temps que les cotisations sociales, et pour seulement 1 à 2% du chiffre d'affaires. Pour information, le VFL peut être cumulé avec l'ACRE (l'Aide à la Création et à la Reprise d'Entreprise). Cette aide consiste en une réduction de 50% des cotisations sociales la première année d'activité.
Micro-entrepreneur : Combien il me reste pour 70 000€ de CA par an ?
Exemple Concret
Prenons l’exemple d’un Micro-Entrepreneur célibataire et sans enfant, ayant une activité de prestation de service à caractère libéral (ingénieur). Pour information, les exemples qui suivent ont été calculés avec les barèmes d'impôts et de cotisations pour l'année 2024.
Les Obligations Administratives et Comptables
Il y a tout d'abord peu de formalités administratives. La seule obligation comptable est de tenir un registre des recettes où seront consignées toutes les ventes. Lorsque l’activité consiste en de l’achat-revente, tenir un registre des achats est également nécessaire. Il faut par ailleurs établir une facture pour chaque vente ou prestation réalisée.
La TVA en Micro-Entreprise
Comme tout professionnel qui propose des biens ou des services sur un marché, le Micro-Entrepreneur peut être concerné par la TVA (« Taxe sur la Valeur Ajoutée »). Seuls les professionnels peuvent être soumis à la TVA, et non les particuliers. L’assujettissement à la TVA ne concerne en principe que les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse certaines limites. Toutefois, il est possible d’opter pour être soumis à la TVA dès le premier euro de chiffre d’affaires.
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Niveaux de chiffre d’affaires rendant la TVA obligatoire en 2025
Il existe une « zone de tolérance » permettant d'aller temporairement jusqu'à 110% de cette limite (plus d'informations).
| Activité | Chiffre d'affaires (HT) |
|---|---|
| Achat-revente (dont la restauration) | 85 000 € |
| Prestations de service | 37 500 € |
Tant que le chiffre d’affaires reste inférieur aux limites indiquées et qu’aucune option pour la TVA n’est réalisée, la TVA ne doit pas être facturée aux clients. On dit alors que le Micro-Entrepreneur est en « franchise en base de TVA ». Lorsque la limite est franchie, le Micro-Entrepreneur devient redevable de la TVA.
Fonctionnement Général de la TVA
Lorsqu'une entreprise est soumise à la TVA, elle doit facturer à ses clients le prix de sa prestation, plus le pourcentage de TVA applicable, soit 20% dans la très grande majorité des cas. Cette TVA payée par les clients s'appelle la « TVA collectée ».
Prix TTC = Prix HT + 20% de TVA
Par ailleurs, sur chaque achat professionnel réalisé, l'entreprise paie elle-même de la TVA au commerçant (ex : un déjeuner professionnel, une facture d'accès à internet, une licence pour un logiciel). Cette TVA payée aux fournisseurs s'appelle la « TVA déductible ».
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Lors de la déclaration de TVA, qui peut avoir lieu chaque mois, chaque trimestre, ou trois fois par an (selon l'option choisie), le montant de TVA devant être réglé aux impôts correspond à la TVA collectée moins la TVA déductible.
TVA due = TVA collectée - TVA déductible
Ainsi, la TVA payée lors des achats professionnels (la « TVA déductible ») peut être « récupérée » sur le montant de la TVA reçue du client (la « TVA collectée »). Les conditions pour récupérer la TVA sur une dépense sont les mêmes que pour la déduire comme charge des résultats d'une entreprise. Il existe toutefois certaines dépenses pour lesquelles la TVA ne peut être récupérée, telles que les billets d’avion ou les dépenses de logement.
Faut-il Opter pour la TVA ?
La TVA n’étant obligatoire qu’en cas de dépassement des niveaux de chiffre d’affaires indiqués, il n'est pas toujours avantageux d'opter pour la TVA. C'est notamment le cas au démarrage d'une activité nouvelle.
Lorsque l’entrepreneur a une activité B2B et que ses clients sont des professionnels qui peuvent récupérer la TVA, il sera recommandé d’opter pour la TVA dans la très grande majorité des cas. Dans ce cas, l’option pour la TVA est neutre, puisqu’elle permet de récupérer la TVA sur tous les achats professionnels réalisés. La TVA qu'il faut reverser à l'Etat est en réalité supportée par le client, et non par le Micro-Entrepreneur.
Dans le cas inverse, si les clients sont des particuliers, ils ne peuvent pas récupérer la TVA. Le fait d’ajouter 20% de TVA au prix de la prestation rendra l’entreprise plus chère à leurs yeux. Dans ce cas, l’option pour la TVA n’est pas avantageuse, car l’entrepreneur peut perdre des clients ou se voir contraint de baisser ses prix.
La CFE en Micro-Entreprise
Comme toute entreprise, le Micro-Entrepreneur doit payer la CFE (« Cotisation Foncière des Entreprises »). Il s'agit d'un impôt local dont le montant dépend d'un taux de CFE fixé par la commune où l'entreprise est établie et de la valeur locative du local professionnel de l'entreprise.
A défaut de local professionnel (en cas de télétravail par exemple), la CFE est calculée sur une base locative minimale, qui dépend d’un barème décidé par la commune, en fonction du chiffre d'affaires.
Par exemple, un indépendant réalisant un chiffre d’affaires de 90 000 € depuis son domicile situé à Paris a dû payer en 2023 une CFE de 66 €. En effet, pour la commune de Paris, le taux de CFE est de 16.5% et la base minimale applicable est de 399 €.
Au niveau déclaratif, les choses sont assez simples : il suffit de réaliser une déclaration spécifique l’année de la création d’une entreprise nouvelle.
Simulateurs de Revenus : Salarié vs Auto-Entrepreneur
Simulateur de Revenus pour Salarié
Les calculs sont indicatifs et ne tiennent pas compte de l’ensemble de votre situation. Ils ne se substituent pas aux décomptes réels de l’Urssaf, de l’administration fiscale ou de tout autre organisme.
Comment calculer le salaire net ?
Lors de l'entretien d'embauche l'employeur propose en général une rémunération exprimée en « brut ». Le montant annoncé inclut ainsi les cotisations salariales, qui servent à financer la protection sociale du salarié et qui sont retranchées du salaire « net » perçu par le salarié.
Simulateur de Revenus Auto-Entrepreneur
Les auto-entrepreneurs bénéficient d’un régime très simplifié avec un taux forfaitaire pour le calcul des cotisations et contributions sociales appliqué sur le chiffre d’affaires. Selon le choix de la modalité de paiement des impôts il est appliqué un abattement forfaitaire au titre des frais professionnels.
Comment calculer le revenu net d'un auto-entrepreneur ?
Un auto-entrepreneur doit payer des cotisations et contributions sociales à l'administration. Ces cotisations servent au financement de la sécurité sociale, et ouvrent des droits notamment pour la retraite et pour l'assurance maladie. La formule de calcul complète est donc :
Revenu net = Chiffres d'affaires − Cotisations sociales − Dépenses professionnelles
Comment calculer l'impôt sur le revenu pour un auto-entrepreneur ?
Si vous avez opté pour le versement libératoire lors de la création de votre auto-entreprise, l'impôt sur le revenu est payé en même temps que les cotisations sociales. Sinon, vous serez imposé selon le barème standard de l'impôt sur le revenu.
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