Comment tenir sa comptabilité BNC en tant qu’artiste auteur avec un compte bancaire dédié
Vous souhaitez devenir artiste auteur ? Dans ce cas, vous devez connaître l’ensemble des obligations comptables et fiscales auxquelles vous serez soumis. Pour les gérer, plusieurs solutions s’offrent à vous : passer par un comptable ou opter pour un logiciel de comptabilité en ligne. En tant qu’artiste auteur, vous pouvez exercer votre activité en entreprise individuelle. Au régime micro-BNC, vous disposerez d’une comptabilité simplifiée se limitant notamment à l’établissement d’un livre des recettes. Au régime de la déclaration contrôlée, vous bénéficierez également d’une comptabilité simplifiée, néanmoins plus complexe qu’au régime micro.
Catégories et régimes fiscaux des artistes auteurs
Un artiste auteur appartient à la catégorie des BNC (Bénéfices Non Commerciaux). La première solution est très efficace puisque vous déléguez l’ensemble de vos tâches comptables à un professionnel expérimenté. Cependant, elle est aussi assez onéreuse, les honoraires d’un expert-comptable pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros. En optant pour un logiciel de comptabilité comme Indy, vous bénéficiez d’une large gamme de fonctionnalités, et ce, à faible coût. En effet, en moyenne, un logiciel comptable coûte 2 à 5 fois moins cher qu’un expert-comptable. Vous pouvez également consulter vos documents et gérer votre comptabilité où que vous soyez et quand vous le souhaitez. Il en existe plusieurs sur le marché mais l’un des meilleurs logiciels de comptabilité pour artiste auteur est Indy.
Utilisez un logiciel de comptabilité afin d’automatiser de nombreuses tâches telles que l’édition des devis et factures, la gestion des ventes et des charges, etc. En tant qu’artiste-auteur.ices et lors de votre déclaration d’activité sur le guichet unique des entreprises, vous êtes amené.es à choisir votre régime fiscal. Le régime fiscal des Traitements et Salaires est le régime applicable aux artistes-auteurs qui perçoivent des revenus issus de la cession de leurs droits d’auteur ET qui sont versés par des tiers dits EPO (éditeurs, producteurs, organisme de gestion collective). Les artistes-auteurs peuvent choisir de renoncer au régime des traitements et salaires et déclarer la totalité de leurs revenus en BNC. ⚠ ATTENTION : Seuls les droits d’auteurs versés par des éditeurs, producteurs ou organismes de gestion collective sont déclarés en traitements et salaires (TS).
Le régime spécial/micro BNC est un régime fiscal simplifié destiné aux artistes-auteur.ices dont les recettes annuelles n’excèdent pas un certain plafond légal : 77 700 € pour les revenus 2025, 83 600 € pour les revenus 2026. Dans ce régime, l’artiste-auteur.ice ne déclare à l’administration fiscale que le montant total de ses recettes brutes hors taxes, c’est-à-dire l’ensemble des sommes encaissées au titre de son activité artistique hors TVA. L’administration fiscale applique ensuite automatiquement un abattement forfaitaire de 34 %, considéré comme représentant l’ensemble des frais professionnels (achats de matériel, logiciels, fournitures, déplacements, documentation, location d’atelier, etc.). En pratique, le dépassement du seuil une seule année n’entraîne pas la sortie immédiate du régime spécial/micro-BNC : il est alors possible de conserver ce régime l’année suivante. En revanche, le dépassement du seuil sur deux années consécutives (années N et N+1) entraîne la perte du bénéfice du régime spécial/micro-BNC l’année suivante. ⚠ ATTENTION : Le choix du régime fiscal impact également le montant de vos cotisations sociales.
Le régime de la déclaration contrôlée est un régime fiscal permettant aux artistes-auteur·ices de déclarer leur revenu sur la base de leurs recettes et dépenses réelles réalisées entre le 1er janvier et le 31 décembre. Utiliser un logiciel agréé de comptabilité. Un.e photographe encaisse 25 000 € et a 12 000 € de frais (matériel, déplacements pour reportages, logiciels). ⚠ ATTENTION : Le choix du régime fiscal impact également le montant de vos cotisations sociales. Cette exception est prévue par l’article 93-1 quater du code général des impôts. Dans le cadre de droits d’auteurs déclarés en traitement et salaire (TS) une déduction forfaitaire de 10 % au titre des frais professionnels sera calculée par l’administration fiscale. Lorsqu’un.e artiste-auteur.ice déclare ses revenus en traitements et salaires il est soumis au précompte. Cela veut dire que le versement de ses cotisations et contributions sociales auprès de l’URSSAF du Limousin est effectué par son diffuseur.
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Bon à savoir : Lorsque les revenus des artistes-auteur.ices sont précomptés, le diffuseur se doit de remettre obligatoirement à l’artiste une certification de précompte à l’artiste-auteur.ice. ⚠ ATTENTION : Si vous résidez en France les droits d’auteur en provenance de l’étranger sont imposables en France. Vous pouvez déclarer vos droits d’auteur.ices en provenance de l’étranger en traitements et salaires avec vos droits d’auteur de source française. Bon à savoir : Il existe une tolérance fiscale pour les revenus perçus de l’étranger qui peuvent faire l’objet d’une déclaration en traitements et salaires sans être précomptés. La loi de finances a mis fin à la majoration de 25 % pour non-adhésion à une AGA. Les artistes-auteurs n’ont pas pour obligation d’ouvrir un compte bancaire professionnel.
Comptabilité et tenue des registres
La comptabilité des artistes auteurs présente des particularités uniques. Lorsque l’on exerce une activité artistique ou de création, une bonne gestion financière se révèle indispensable. Les artistes auteurs bénéficient d’un régime fiscal particulier. Ils sont soumis au régime des bénéfices non commerciaux (BNC). Pour ceux qui préfèrent une solution simplifiée, il existe également le régime micro-BNC. Il propose un abattement forfaitaire pour frais professionnels. Les artistes auteurs doivent tenir une comptabilité de trésorerie. Cette dernière se limite à enregistrer les encaissements et les décaissements, sans obligation de bilan ni compte de résultat annuel. La gestion sociale des artistes auteurs passe par l’affiliation à l’URSSAF. Les cotisations sociales sont calculées sur la base des revenus artistiques annuels déclarés. Deux organismes jouent un rôle clé dans l’affiliation des artistes auteurs : la Maison des Artistes (pour les plasticiens) et l’AGESSA (pour les auteurs littéraires, graphistes et photographes).
Pour garantir un futur serein, une planification de la retraite doit être envisagée tôt. L’activité des artistes auteurs s’effectue souvent sous deux formes distinctes : les droits d’auteur et la vente d’œuvres originales. Les revenus issus des droits d’auteur concernent principalement les œuvres littéraires, musicales et audiovisuelles. Ils profitent aussi d’un régime fiscal avantageux avec possibilité de prélèvement libératoire si certaines conditions sont respectées. Pour les artistes plasticiens, le revenu tiré de la vente de leurs créations dépend du régime fiscal applicable (micro-BNC ou déclaration contrôlée). Investir dans un logiciel comptable adapté aux besoins des artistes auteurs facilite considérablement la gestion. Un expert-comptable spécialisé dans les métiers artistiques apporte des conseils personnalisés et aide à optimiser la situation fiscale et sociale de l’artiste auteur. Centraliser et organiser correctement tous ses documents financiers représente un premier pas nécessaire. Les revenus des artistes auteurs peuvent fluctuer fortement. Une bonne stratégie consiste à épargner pendant les périodes fastes pour compenser les mois où les recettes sont moindres. Facturer régulièrement et suivre les retards de paiement améliore le flux de trésorerie.
Gestion des recettes, TVA et obligations sociales
Les artistes-auteurs dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 83 600 € HT (seuil applicable aux revenus 2026, 2027 et 2028). Tout l’argent encaissé dans le cadre de votre activité artistique, pas seulement les ventes ou les droits d’auteur. Cela inclut : les honoraires et droits d’auteur, les remboursements de frais (déplacement, matériel…), les indemnités diverses (par exemple une indemnité d’assurance), et les subventions perçues. Rien n’est à exclure de ce total, même l’argent qui a ensuite servi à payer des frais professionnels. Vous déclarez le montant total de vos recettes (100 %). L’administration fiscale applique ensuite automatiquement un abattement forfaitaire de 34 % (avec un minimum de 305 €) : c’est ce montant réduit qui sera imposé. Chaque printemps, sur votre déclaration de revenus, formulaire 2042 C PRO, cases 5HQ ou 5IQ. En plus de la déclaration aux impôts, vous devez faire une déclaration annuelle séparée à l’Urssaf Limousin, l’organisme dédié aux artistes-auteurs, sur le portail artistes-auteurs.urssaf.fr, généralement entre fin avril et mi-juin. C’est cette déclaration qui calcule vos cotisations sociales et détermine vos droits sociaux (retraite, maladie).
Si vos frais réels dépassent 34 % de votre chiffre d’affaires, vous pouvez opter pour la déclaration contrôlée (régime réel). C’est plus contraignant, car il faut tenir une comptabilité détaillée, mais cela peut être plus avantageux financièrement. Oui. En plus de la déclaration auprès des impôts, vous devez aussi gérer la TVA selon les règles de franchise ou de TVA normale. Franchise en base : ce régime de TVA est applicable aux artistes-auteur·rices dont les revenus au titre des activités principales n’excèdent pas 50 000 € ou 35 000 € au titre des activités accessoires. Dans ce cas, vous êtes non-assujetti·e à la TVA et devez indiquer sur vos factures la mention : « TVA non applicable, article 293B du Code Général des Impôts ». En cas de dépassement, vous devenez assujetti·e à la TVA le 1er janvier de l’année suivante.
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Meilleures pratiques et outils recommandés
Pour simplifier les procédures et gagner du temps, il est fortement recommandé d’utiliser un logiciel de facturation et de comptabilité adapté. La maîtrise des régimes, des obligations sociales et des seuils TVA devient plus accessible lorsque l’on centralise les documents et automatiser les tâches répétitives. Gain de temps : Grâce à des outils digitaux performants et à un chargé de mission dédié, la transmission de vos documents est simplifiée. La gestion financière et administrative de votre activité artistique ne doit plus être une source de stress. Investir dans un logiciel comptable comme Indy permet d’automatiser l’édition des devis et des factures, la gestion des ventes et des charges, etc. Investir dans un logiciel comptable adapté aux besoins des artistes auteurs facilite considérablement la gestion. Un expert-comptable spécialisé dans les métiers artistiques apporte des conseils personnalisés et aide à optimiser la situation fiscale et sociale de l’artiste auteur. Centraliser et organiser correctement tous ses documents financiers représente un premier pas nécessaire.
Quelles sont vos obligations comptables et fiscales en tant que professions libérales?
Parcours pratique et conseils opérationnels
Vous lancez votre activité d’artiste ? Keobiz vous accompagne dès le départ en vous offrant la création de votre entreprise. Gérer sa comptabilité en tant qu’artiste est un exercice d’équilibre entre créativité et rigueur. En comprenant les options qui s’offrent à vous, du régime micro-BNC simplifié au régime réel plus précis, et en maîtrisant les subtilités de la TVA, vous posez les fondations d’une activité pérenne. Vivre de son art demande une rigueur administrative souvent proche de celle d’un salon de coiffure où l’image et le service sont rois. Pour un artiste qui démarre, le régime micro-BNC est souvent le plus simple. Il ne nécessite pas de comptabilité complexe et l’abattement de 34 % est souvent suffisant au début. Cependant, si vous prévoyez des investissements importants (matériel coûteux, location d’un atelier), le régime réel peut devenir plus intéressant dès la première année pour déduire ces charges.
Oui, mais uniquement si vous avez opté pour le régime de la déclaration contrôlée (régime réel). Dans ce cadre, tous les frais engagés dans l’intérêt de votre activité sont déductibles, y compris l’achat de matériel, les fournitures, les abonnements, les frais de déplacement, etc. Pour les revenus en BNC, l’assiette de calcul de vos cotisations sociales est votre bénéfice fiscal, majoré de 15 %. C’est sur cette base que sont appliqués les différents taux de cotisation (sécurité sociale, CSG/CRDS, retraite complémentaire…). Non, il n’y a pas d’obligation légale pour un artiste indépendant de faire appel à un expert-comptable. Cependant, c’est fortement recommandé, surtout au régime réel.
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