Valeur ajoutée dans le cinéma : définition, concept et mécanismes économiques
La valeur ajoutée est une notion économique majeure. Elle permet de mesurer la richesse produite par une entreprise ou un secteur professionnel. La valeur ajoutée est un concept central de l’économie qui permet de mesurer la richesse créée par une entreprise (petite, moyenne, grande) ou un secteur d’activité (industrie, commerce, construction, services…). Quand on additionne la valeur ajoutée de toutes les entreprises d’un pays, on obtient le Produit Intérieur Brut (PIB), qui mesure la richesse totale créée par ce pays.
Le cinéma est un art du spectacle. Depuis son invention, le cinéma est devenu à la fois un art populaire, un divertissement, une industrie et un média. Le mot cinéma est polysémique, il peut désigner l’art filmique, ou les techniques des prises de vue animées et de leur présentation au public, ou encore, par métonymie, la salle dans laquelle les films sont montrés. Au sens originel et limitatif, le cinéma est la projection en public d'un film sur un écran (en salle ou en plein-air).
Définir la valeur ajoutée appliquée au secteur du cinéma
Les consommations intermédiaires représentent tout ce que l’entreprise achète à d’autres entreprises pour produire : matières premières, énergie, services, etc. Ces 8 000 € représentent la richesse que Gaspard a créée grâce à son travail. Les 8 000 € de valeur ajoutée ne vont pas directement dans le portefeuille de Gaspard. La valeur ajoutée d’une entreprise de cinéma (production, distribution, exploitation) se mesure de façon analogue : recettes générées par les films moins consommations intermédiaires (prestations techniques, locations de matériel, achats de services, énergie, droits, etc.).
« Le cinéma représente 120 ans d’innovation technique (muet, couleur, son…). Aujourd’hui, un film de cinéma n’est disponible à la VOD que 4 mois après sa sortie en salle. Ensuite, il est accessible sur des chaînes payantes, puis des chaînes gratuites et, in fine, en SVOD, au cours d’un cycle de vie de 36 mois au total. « La France est le seul pays à être aussi rigoureux dans la chronologie des médias d’un film. Chaque fenêtre d’exploitation dispose d’une exclusivité, car elle correspond à un financement en amont. L’enjeu est de permettre un accès plus simple », estime Xavier Lardoux, directeur du pôle cinéma au Centre National de la Cinématographie (CNC). Cependant, l’apparition de nouveaux acteurs dans le numérique change la donne.
Chronologie des médias, fenêtres d’exploitation et formation de la valeur
« Aujourd’hui, il y a un vrai paradoxe, car les plateformes numériques ne financent pas les films », déplore Carole Scotta, présidente d’Haut et Court, une société indépendante de production et d’exploitation. Même son de cloche chez Xavier Lardoux : « Des acteurs comme Netflix et Amazon ne contribuent pas à la création de films, il faut convaincre l’Europe de contraindre ces opérateurs à financer le cinéma en France.» Pour Sébastien Beffa, partner au sein de Films Distribution, « Netflix est arrivé de manière agressive sur le marché. Il achète des films en SVOD dans le monde entier, qui sont ensuite très difficiles à vendre sur d’autres fenêtres. « La télévision reste le premier client du cinéma, mais elle a besoin d’exclusivité alors que le cinéma n’est pas exclusif. Notre système n’est plus compatible. Nous devons réfléchir à celui de demain », affirme Serge Hayat, membre du conseil d’administration de Fédération Entertainement, une maison de production indépendante.
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« Les salles de cinéma existeront toujours, même si d’ici cinq à dix ans, il y aura moins de nouvelles grandes implantations. Les multiplex rachèteront les moyennes exploitations et laisseront mourir les petites », prédit Marie-Laure Couderc, présidente de l’exploitant C2L. « Nous réfléchissons à la salle de demain pour adapter nos soutiens.
Exploitation des films : qu'est-ce que la chronologie des médias ?
La cinématographie comme génératrice de valeur artistique et économique
La cinématographie, c’est ce qui capte l’attention du public et le fait revenir dans les salles obscures. La cinématographie, c’est l’art de capturer des images pour le cinéma, la télévision ou les médias digitaux. Elle englobe les choix artistiques et techniques qui déterminent l’apparence et l’atmosphère d’un projet : angles et mouvements de caméra, éclairage, composition, objectifs utilisés, etc. La cinématographie ne se résume pas à créer de belles images (même si c’est un plaisir en soi) : elle façonne la manière dont une histoire résonne auprès de votre public. Elle définit le ton émotionnel. Elle guide le regard du spectateur ou de la spectatrice. Elle crée de la tension et du rythme. Elle accompagne la mise en scène et le jeu des acteurs et des actrices. Elle structure les transitions et le rythme.
Responsable de l’identité visuelle d’un film, d’une série ou de tout autre projet audiovisuel, son travail consiste à traduire la vision du réalisateur ou de la réalisatrice en images percutantes, en prenant des décisions déterminantes concernant l’éclairage, le cadrage, les angles de caméra, les objectifs utilisés et les mouvements. Les directeurs et les directrices de la photographie collaborent étroitement avec la réalisation et la production, ainsi qu’avec les équipes de décoration et de tournage, pour que chaque plan s’inscrive dans la vision créative globale du projet.
Techniques clés qui structurent la valeur perçue
- La composition et le cadrage désignent l’organisation des éléments visuels à l’intérieur du cadre, afin de guider le regard et de servir la narration. La règle des tiers : elle divise le cadre en une grille de 3x3. En plaçant les éléments clés le long de ces lignes ou à leurs intersections, on obtient un plan plus équilibré et dynamique. Les lignes directrices : ce sont des éléments présents dans le cadre, comme une route, une ombre ou une porte, qui attirent naturellement le regard vers un point focal. La symétrie : une composition équilibrée, avec des éléments en miroir de chaque côté du cadre, instaure une harmonie. La règle des 180 degrés : principe essentiel pour filmer des dialogues ou des scènes d’action, elle garantit la cohérence spatiale.
- Les techniques d’éclairage aident la direction de la photographie à modeler la lumière au service du récit, tant sur le plan visuel qu’émotionnel. Cette lumière influence la manière dont une scène est perçue : elle peut être crue et dramatique, ou au contraire douce et empreinte de romantisme. Le contre-jour : placé derrière le sujet, il le détache du décor et donne de la profondeur à l’image. La lumière naturelle : l’utilisation de la lumière du soleil confère aux scènes un aspect concret et réaliste.
- Le choix de l’objectif influence grandement la manière dont une scène est filmée et perçue. La distance focale détermine l’étendue de la scène visible et la manière dont l’environnement paraît étiré ou compressé. L’ouverture contrôle la quantité de lumière entrant dans l’objectif ainsi que la zone de netteté. Une petite valeur de diaphragme (grande ouverture) crée une faible profondeur de champ, idéale pour les gros plans ou les moments d’intimité. Le type d’objectif joue aussi sur l’ambiance et le style.
- Le mouvement de caméra désigne la manière dont celle-ci se déplace durant une prise, qu’il s’agisse d’un panoramique horizontal/vertical ou d’un travelling fluide à travers l’espace. Même les mouvements les plus subtils peuvent orienter la perception.
La cinématographie est l’art de raconter une histoire à travers le travail de la caméra, le cadrage, l’éclairage et le mouvement. La cinématographie se concentre sur le storytelling visuel et poursuit généralement un objectif narratif précis. La cinématographie influence la façon dont le public ressent et interprète une histoire en orientant son regard vers certains éléments. L’utilisation d’un gros plan dramatique pour saisir le moment de bascule émotionnelle d’un personnage est un parfait exemple de cinématographie. Les 7 C de la cinématographie sont le contraste, la composition, la clarté, la couleur, la caméra, la coupe et le contexte.
Politiques publiques, taxes affectées et financement : le rôle du CNC dans la valeur ajoutée
Ce dernier a un budget annuel de 600 millions d’euros qui émane des taxes spécifiques sur les télévisions et les opérateurs télécoms. Chacune de ces taxes frappe un secteur particulier. la fiscalité affectée aux besoins du secteur. recouvrée et contrôlée directement par le CNC. assise sur les recettes de la billetterie des salles de cinéma. des chaînes. distributeurs (TST-D). services de télévision. 2016 (« taxe YouTube »). diffusion de vidéos en ligne.
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Le produit de la taxe spéciale sur le prix des places de cinéma bénéficie qu'aux films français. contrôle effectif est bien exercé au niveau européen. plus généreux que d'États européens » (4°).
Dispositifs de soutien et redistribution de la valeur
- des particuliers vers le cinéma : les SOFICA. l'épargne. l'Autorité des marchés financiers (AMF). nombre stable d'une année sur l'autre. CNC. 31 décembre 2023. durée minimale de cinq ans. production cinématographique et audiovisuelle. millions d'euros par an.
- 201 millions d'euros en 2023. établissements dans leur politique d'extension et de modernisation. ou de modernisation, voire créer des salles. moyen de 32 790 euros. classement en « Art et Essai ». 41 622 euros. d'Essai (AFCAE) dans le cadre d'une convention.
- soutien au cinéma. différentes étapes de la vie d'un film. préparation et 82 % en production. 25,3 % du soutien mobilisé en 2021. se partagent les 32,8 % du solde du soutien investi en 2021.
à l'aide aux programmes des sociétés de distribution. moins de 50 000 habitants et dans les zones rurales. rétrospectives. en direction du jeune public. la distribution.
De la création à l’exploitation : où se crée la valeur ajoutée d’un film
Le storytelling visuel se construit du début à la fin, c’est pourquoi l’implication de la direction de la photographie est essentielle, de la préparation jusqu’à la postproduction. La direction de la photographie intervient tout au long du processus de production. Durant cette phase, le directeur ou la directrice de la photographie travaille en étroite collaboration avec la réalisation et les responsables de la création pour définir l’orientation visuelle du film. Lors de la phase de photographie principale , le directeur ou la directrice de la photographie s’implique davantage dans l’exécution du projet. Bien que le directeur ou la directrice de la photographie ne soit pas toujours en salle de montage, son influence se fait sentir tout au long du processus de postproduction. La cinématographie ne se résume pas à filmer ce qui se trouve devant la caméra. C’est un art minutieux qui consiste à orchestrer les éléments visuels pour raconter une histoire.
Que vous analysiez un blockbuster ou tourniez votre propre film, comprendre les techniques cinématographiques aide à appréhender la manière dont l’image façonne un récit. En associant composition, éclairage, mouvement et choix des objectifs à une vision artistique, une histoire peut véritablement prendre vie. Que vous réalisiez un court ou un long-métrage, expérimenter diverses techniques cinématographiques vous aidera à développer votre propre style visuel.
Chronologie des médias et répartition de la valeur
Ensuite, il est accessible sur des chaînes payantes, puis des chaînes gratuites et, in fine, en SVOD, au cours d’un cycle de vie de 36 mois au total. Aujourd’hui, un film de cinéma n’est disponible à la VOD que 4 mois après sa sortie en salle. Chaque fenêtre d’exploitation dispose d’une exclusivité, car elle correspond à un financement en amont.
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| Étape | Exclusivité/Temporalité | Effet sur la valeur ajoutée |
|---|---|---|
| Sortie salle | Fenêtre initiale | assise sur les recettes de la billetterie des salles de cinéma |
| VOD/Télévision payante | 4 mois après | des chaînes. services de télévision. distributeurs (TST-D) |
| Chaînes gratuites | Fenêtre ultérieure | à l'aide aux programmes des sociétés de distribution |
| SVOD | Fin du cycle | diffusion de vidéos en ligne. 2016 (« taxe YouTube ») |
Ce schéma met en évidence comment les recettes se succèdent et comment les prélèvements affectés alimentent des mécanismes de soutien, qui à leur tour renforcent la capacité du secteur à créer de la valeur ajoutée.
Histoire technique et industrialisation : bases de la création de valeur
Le cinéma naît à la fin du XIXe siècle. Dès Émile Reynaud, en 1892, les créateurs de films comprennent que le spectacle projeté gagne à être accompagné d’une musique qui construit l’ambiance du récit, ou souligne chaque action représentée. Très rapidement, ils ajoutent des bruits provoqués par un assistant lors de chaque projection, et font commenter les actions par un bonimenteur. Si les films sont des objets représentatifs de cultures spécifiques dont ils sont le reflet parfois fidèle, leur diffusion est potentiellement universelle, les récits qu’ils véhiculent sont en effet basés sur les grands sentiments partagés par toute l’humanité.
Dès 1891, Thomas Edison nomme caméra Kinétographe l'appareil de prise de vues photographiques animées qu'il a imaginé et que son assistant, William Kennedy Laurie Dickson, met au point, et qui est à l'origine des premiers films du cinéma, dès 1891. À partir de 1893, Edison ouvre un peu partout sur le territoire américain, ou fait ouvrir sous licence, des Kinetoscope Parlors, des salles où sont alignés plusieurs appareils chargés de films différents qu’on peut visionner moyennant un droit d’entrée forfaitaire de 25 cents. Ce sont les premières vraies recettes du cinéma, les ancêtres, pourrait-on dire, des salles de cinéma.
En 1893, Edison et Dickson décident d'augmenter la surface des photogrammes en débitant en deux rouleaux de 35 mm de large le support Eastman de 70 mm, qu'ils dotent de deux jeux de quatre perforations rectangulaires pour chaque photogramme et qui, cette fois, défile à la verticale. Ils lancent ainsi ce qui va devenir vingt ans plus tard le format standard international des prises de vues et des projections cinématographiques.
Le Théâtre optique d’Émile Reynaud innove considérablement par rapport à Thomas Edison en inaugurant les premières projections de films animés sur grand écran. Contrairement au visionnage solitaire des kinétoscopes, le public du Théâtre optique est rassemblé pour suivre l’histoire projetée sur l’écran. À partir de ces présentations publiques, une course folle est lancée mondialement pour trouver un équivalent aux machines d'Edison, et si possible en améliorer la technique.
Outils conceptuels et pratiques pour analyser la valeur ajoutée « cinéma »
La cinématographie digitale consiste à utiliser des outils numériques plutôt que la pellicule pour filmer et monter un projet. La cinématographie digitale désigne le processus de capture d’images en mouvement à l’aide de capteurs numériques plutôt que sur pellicule. Le choix de la caméra détermine le rendu final. Reflex numériques, caméras de cinéma ou appareils portables offrent chacun une esthétique unique.
La profondeur de champ correspond à la zone nette d’une image, du premier plan à l’arrière-plan. Les plans et les angles de caméra sont des outils fondamentaux qui permettent d’orienter la manière dont une histoire est perçue et vécue. Un plan large peut servir à situer l’action ou à évoquer la solitude, tandis qu’un gros plan nous plonge dans l’intimité émotionnelle d’un personnage. Le plan avec personnage en amorce, souvent utilisé lors des dialogues, met en valeur la complicité ou la tension entre les protagonistes.
Par exemple, une scène peut débuter par un plan maître pour poser le décor, puis se resserrer à mesure que la tension émotionnelle augmente. En jouant sur l’ouverture et la distance focale, la direction de la photographie peut garder certains éléments nets et en estomper d’autres. En associant composition, éclairage, mouvement et choix des objectifs à une vision artistique, une histoire peut véritablement prendre vie.
Exploitation des films : qu'est-ce que la chronologie des médias ?
Indicateurs, répartition et effets d’entraînement
La production est resté stable. Tel n'a pas été le cas. préserver le secteur du cinéma. déformation en faveur de l'audiovisuel. général des aides (RGA) du CNC. soutien au cinéma. différentes étapes de la vie d'un film.
succès. dépassant les cinq millions d'entrées. produit de la taxe spéciale sur le prix des places de cinéma. 8,95 % au-delà de 5 00 millions d'entrées. d'ensemble de l'industrie. généreux.
| Pilier de financement | Mécanisme | Effet sectoriel |
|---|---|---|
| TSA | assise sur les recettes de la billetterie des salles de cinéma | financement automatique du soutien au cinéma |
| TST-D et chaînes | des chaînes. distributeurs (TST-D). services de télévision | alimentation des aides à la production et diffusion |
| Plateformes | 2016 (« taxe YouTube »). diffusion de vidéos en ligne | contribution au financement via fiscalité affectée |
| SOFICA | l'épargne. AMF. durée minimale de cinq ans | apport de capitaux privés à la production |
Le cinéma est un art du spectacle. C’est dans cette dernière acception que le terme est lui-même souvent abrégé en français dans le langage familier, en « ciné » ou « cinoche », la référence à l’écran de projection ayant par ailleurs donné l’expression des cinéphiles, « se faire une toile ».
Perspective sectorielle et tensions contemporaines
Cependant, l’apparition de nouveaux acteurs dans le numérique change la donne. « Netflix est arrivé de manière agressive sur le marché. Il achète des films en SVOD dans le monde entier, qui sont ensuite très difficiles à vendre sur d’autres fenêtres. « Des acteurs comme Netflix et Amazon ne contribuent pas à la création de films, il faut convaincre l’Europe de contraindre ces opérateurs à financer le cinéma en France.» « La télévision reste le premier client du cinéma, mais elle a besoin d’exclusivité alors que le cinéma n’est pas exclusif. Notre système n’est plus compatible. Nous devons réfléchir à celui de demain ».
« Nous réfléchissons à la salle de demain pour adapter nos soutiens. Les multiplex rachèteront les moyennes exploitations et laisseront mourir les petites ». moins de 50 000 habitants et dans les zones rurales. établissements dans leur politique d'extension et de modernisation. ou de modernisation, voire créer des salles.
En associant les leviers esthétiques et industriels, la valeur ajoutée du cinéma se construit à la fois par l’innovation visuelle, la structuration des fenêtres d’exploitation et l’architecture des soutiens dédiés qui irriguent l’ensemble de la filière.
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