Répartition de la valeur ajoutée dans l'industrie cinématographique française

La valeur ajoutée (VA) correspond à la valeur de la production diminuée des consommations intermédiaires. La valeur ajoutée est ainsi obtenue par la différence entre le chiffre d’affaires et les consommations de matières premières, les achats de marchandises, les autres charges externes de l’entreprise (hors masse salariale, impôts et taxes, frais financiers et charges exceptionnelles).

Poids économique du cinéma et des secteurs soutenus par le CNC

En 2012, la valeur ajoutée des secteurs du cinéma, de la production audiovisuelle, de la vidéo et du jeu vidéo représentent 16,2 Md€ en valeur ajoutée directe, indirecte et induite - soit 0,8 % du PIB français - et plus de 340 000 emplois - soit 1,3 % de l’emploi en France. Les secteurs soutenus par le CNC génèrent une valeur ajoutée directe de 8,5 Md€ en 2012, soit une valeur équivalente à celle de l’industrie automobile (8,6 Md€ selon l’INSEE) et supérieure à celle de l’industrie pharmaceutique (6,4 Md€) ou encore à celle de la fabrication de textiles, l’industrie de l’habillement, l’industrie du cuir et de la chaussure (5,3 Md€).

Avec une valeur ajoutée globale de 6,0 Md€, le cinéma est le premier secteur à peser sur le périmètre d’intervention du CNC. En 2012, la fréquentation des salles de cinéma atteint 203,4 millions d’entrées. Cela signifie que chaque entrée a concouru à hauteur d’environ 30 € de valeur ajoutée globale du marché. Ainsi, pour un ticket de cinéma d’une valeur moyenne de 6,42 € en France en 2012, chaque entrée permet de générer 5 fois plus que le montant dépensé initialement. En 2012, l’ensemble des soutiens financiers attribués par le CNC s’élève à 770,4 M€, soit 4,7 % de la valeur ajoutée globale du secteur qu’il soutient. Ainsi en 2012, lorsque le CNC injecte 1 € dans le secteur qu’il soutient, 21 € de valeur ajoutée directe, induite ou indirecte sont générés.

Comparaisons internationales et productivité par emploi

L’industrie du cinéma en France participe ainsi deux fois plus fortement à l économie nationale que ce n’est le cas au Royaume-Uni. Au Royaume-Uni, selon une étude d’Oxford Economics, le poids du cinéma s’élève à 1,8 Md€ en valeur ajoutée directe en 2011, soit 0,1 % du PIB britannique. La valeur ajoutée directe du cinéma en 2011 (3,3 Md€) représente quant à elle 0,2 % du PIB français. En France, le cinéma participe à la création de 71 900 emplois ETP (correspondant à 130 600 emplois générés en 2011), dont 39 000 emplois ETP directs en 2011. Au Royaume-Uni, ce sont 43 900 emplois ETP qui sont directement concernés en 2011. Ainsi, il apparait que la valeur ajoutée directe générée par emploi ETP dans le cinéma en France (85 600 € par emploi ETP en 2011) est deux fois supérieure à celle observée au Royaume-Uni (42 000 € par emploi ETP en 2011).

Au niveau plus large du cinéma et de l’audiovisuel, en France, les secteurs du cinéma et de l’audiovisuel (au sens large) participent en valeur ajoutée à hauteur de 0,9 % du PIB français en 2012, soit 17,9 Md€ au total. Les secteurs cinématographique et audiovisuelle génèrent une valeur ajoutée plus importante en France que celle observée au Canada : la valeur ajoutée directe générée par emploi ETP dans le cinéma et l’audiovisuel en France (97 200 € par emploi ETP en 2012) est très nettement supérieure à celle observée au Canada (60 400 € par emploi ETP en 2012).

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Comment se répartit le prix d’un billet et son incidence sur la valeur ajoutée

Comment se répartit le prix d'un billet de cinéma ? Le prix du billet varie beaucoup, de 4 euros pour une séance enfant en semaine, à 13 euros dans un multiplexe le vendredi soir. Mais c’est seulement une partie qui revient finalement à ceux qui ont financé le film. L’exploitation commerciale représente la quasi-totalité des recettes de l’exploitation cinématographique. A noter que si cette taxe est prélevée sur tous les tickets de cinéma, indépendamment de la nationalité du film, seules les sociétés de production basées en France bénéficient des aides du CNC.

La taxe sur les services de diffusion (TSA) alimente un compte ouvert auprès du CNC, qui reverse ensuite un pourcentage des recettes générées au producteur et à l’exploitant de l’œuvre concernée. La TSA alimente un compte ouvert auprès du CNC, qui reverse ensuite un pourcentage des recettes générées au producteur et à l’exploitant de l’œuvre concernée. Ce système garantit une parfaite traçabilité de la salle et du film puisque la taxe est perçue sur chaque ticket. Le problème, c’est que le CNC n’a pas de droit de regard sur l’usage qui est ensuite fait de ces ressources (c’est pourquoi l’aide est dite « automatique ») : tant qu’elles sont affectées à un investissement entrant dans le cadre réglementaire, le producteur peut les mobiliser pour le film de son choix, sans justifier du genre, du casting, ou du sujet de l’œuvre.

La chaîne financière : distributeur, production, CNC

Le taux de location fait l’objet d’une négociation commerciale hebdomadaire entre exploitants et distributeurs pour chaque film et chaque salle. La commission distributeur : en moyenne, la société de distribution prend une commission de 15% à 30% sur la Recette Brute Distributeur HT. Qu'appelle-t-on la Recette Brute Distributeur Unitaire ? La recette brute unitaire, c’est la recette brute moyenne revenant au distributeur par ticket de cinéma.

Les Recettes Nettes : les recettes nettes de commission reviennent in fine à la société de production, après déduction éventuelle de petits frais techniques. Le budget d’un film incluant usuellement la production, un master répondant aux exigences techniques des diffuseurs, il n’y a normalement aucun frai à opposer aux ayants-droits. Aussi, c’est sur cette recette nette de commission que la société de production doit prélever la cotisation CNC. Elle est fixée à 0,58% des encaissements hors taxes sur la valeur ajoutée provenant de l’exploitation en France.

Si la vente s’effectue pour plusieurs territoires, dont la France (lorsqu’une plateforme SVOD acquiert les droits pour le monde entier), alors la cotisation CNC est de à 0,55% sur le montant correspondant à la diffusion à l’étranger, et 0,58% sur le montant correspondant à la diffusion en France. Une fois d’éventuels frais et la cotisation CNC prélevés, on obtient les RNPP (Recettes Nettes Part Producteur).

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Financement de la production : diversité et dépendance aux aides

La gestation d’un film est un processus coûteux : sur la dernière décennie, seul un film sur cinq a coûté moins d'1 million d’euros, un quart entre 1 et 2,5 millions d’euros, un autre quart entre 2,5 et 5,5 millions d’euros, et une minorité (5%) a nécessité un budget supérieur à 15 millions d’euros. À titre de comparaison, Laurent Vallet, directeur général de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC), rappelle qu’ « avec 20.000 euros, dans la musique, vous produisez, voire distribuez un album ».

Les pouvoirs publics ne sont pas les seuls à apporter un soutien financier à la filière. Ils ont également favorisé sa prise en charge par d’autres acteurs en mettant en place une réglementation complexe. En France, la part des soutiens publics directs est longtemps restée constante (aux alentours de 15% du budget total d’un film), et tend à diminuer légèrement depuis le début du XXIe siècle. Elle reste cependant très importante, et prend la forme d’un soutien automatique et d'une série d'aides sélectives (telles que les avances sur recettes et l’aide à l’écriture). Depuis la fin du XXe siècle, les aides régionales (essentiellement de la part de la Région Île-de-France) viennent compléter ce dispositif.

Actuellement, le cinéma dépend essentiellement de la télévision, les chaînes ayant l’obligation d’investir au minimum 3,3% de leur chiffre d’affaires net de l’année précédente dans des films européens, dont 2,5% dans des films d’expression originale française. En 2011, les chaînes en clair ont ainsi préacheté ou coproduit 136 films, et les chaînes par 281! La logique télévisuelle entraîne également un renouvellement permanent de l’offre comme de ses créateurs (la part des primo-réalisateurs a été multipliée par deux ces vingt dernières années, passant de 20% à 40% des films produits), ce qui témoigne à la fois d’un accès facilité à la profession et d’une difficulté croissante à y demeurer.

« Les aides de l’État peuvent jouer un rôle déterminant dans l’économie de certains films, d’équilibre financier pour nombre d’entre eux, mais surtout d’élément déclencheur par sécurisation de l’apport et assurance psychologique vis-à-vis de tiers », écrit Claude Forest. L’ensemble des dispositifs financiers et réglementaires en faveur de la production ont ainsi permis (cas unique en Europe) un maintien quantitatif élevé de la production cinématographique depuis la Seconde guerre mondiale, grâce à une mutualisation des risques et à une privatisation des gains.

Risques et débats : aide automatique, surproduction, concurrence internationale

Sans les aides ciblées, comme le soutien aux courts-métrages et l’aide au tournage en Outre-Mer, il est probable que de nombreux films n’auraient jamais vu le jour. Mais en soutenant ainsi une filière et en minimisant corrélativement l’implication des producteurs, ne risque-t-on pas une surproduction de films qui ne trouveraient pas de public et excèderaient les limites pratiques de la distribution ? La réalité des aides automatiques est en effet plus complexe : la TSA alimente un compte ouvert auprès du CNC, qui reverse ensuite un pourcentage des recettes générées au producteur et à l’exploitant de l’œuvre concernée. L’aide reçue par ces derniers est donc proportionnelle au succès de leur film.

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Par ailleurs, « toute la profession sait pertinemment [que] le cinéma français repose sur une économie de plus en plus subventionnée », d’après Vincent Maraval. Le système d’aides publiques tel qu’il est pensé conduit à une situation injuste dans la mesure où par leur succès en salles, l’exploitation des œuvres américaines participe au financement du cinéma français (le compte de soutien géré par le CNC étant notamment alimenté par une taxe sur les diffuseurs, qui importent majoritairement des programmes américains).

Production, distribution et évolution récente (données 2020‑2025)

Les indubitables succès de la politique française de soutien au cinéma s’accompagnent cependant d’une intensité croissante de son financement public, expliquant sans doute en partie pourquoi, malgré une fréquentation stable voire en baisse et une certaine attrition des financements privés, le nombre de films agréés par le centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) ne cesse de progresser. En 2023, 716 films ont fait l’objet d’une première sortie commerciale en France, dont 406 films français. La même année, 298 ont reçu l’agrément des investissements, préalable à la mise en production. Le nombre de films agréés a progressé, depuis le milieu des années 2010, de près de 50 % par rapport au début des années 2000.

Cette décorrélation entre l’offre de films agréés et le nombre d’entrées des films français se traduit par une augmentation du nombre d’œuvres réalisant un nombre faible à très faible d’entrées : en 2022, plus d’un tiers des films financés sur fonds publics ont réalisé moins de 20 000 entrées et près des trois quarts moins de 200 000 entrées (c’est-à-dire moins de 1,5 M€ de recettes en salle, alors que le budget moyen d’un film en France est d’environ 4,3 M€). Les montants de financements publics mobilisés par spectateur ont augmenté : alors que 15 % des films sortis en 2015 n’ont pas bénéficié de fonds publics ou ont coûté moins d’un euro de financement public par spectateur, ils n’étaient plus que 6 % en 2022. La même année, 20 % des films agréés ont coûté plus de 50 € d’argent public par spectateur.

Après les solides exercices 2023 (301 films) et 2024 (309 films), le nombre de films ayant reçu l’agrément d’investissement est repassé sous la barre des 300 titres en 2025 pour s’établir à 290 longs métrages. Ainsi, sur les 290 titres agréés, 137 sont des coproductions, soit 47,2 %, le deuxième plus haut niveau de la décennie après 2022 (50,2 %) et bien au-dessus de 2024 (42,1 %). La France a coproduit avec 41 partenaires en 2025 (39 en 2024).

Les investissements dans la production agréée diminuent légèrement, avec plus de 1,37 milliard d’euros injectés (-4,8 % vs 2024). Supérieur à 5 M€ en 2024, le devis moyen d’un FIF retombe sous cette barre, à 4,89 M€, mais reste au-dessus de la moyenne 2017-2019 (+19 %) ; la conséquence d’un nombre de films à gros budget (+20 M€) divisé par deux en 2025 (4 contre 8 en 2023 et 2024). Hors films à gros budget, le devis moyen d’un FIF s’élève à 4,55 M€, en hausse constante depuis 2020 ; avec 3,48 M€, le devis médian atteint, lui, son meilleur niveau de la décennie derrière 2017 (3,53 M€).

Rôle croissant des plateformes et évolution des apports

Plus d’un tiers des devis est financé par le tandem producteurs-diffuseurs (70 %), même si leur part baisse par rapport à 2023 et 2024. Les diffuseurs ont accompagné moins de FIF l’an passé (156, -8 % vs 2024), tout en affichant un apport moyen de 2,33 M€, proche du niveau record de 2024 (2,41 M€). Une baisse globale que le CNC impute à deux aspects. D’une part, au nouvel accord conclu avec Canal+ qui a mené à une diminution de ses apports : le groupe représente 42,9 % des investissements diffuseurs en 2025 avec les 155,6 M€ injectés (-13,7 % vs 2024) dans 121 films d’initiative française (-12,3 % vs 2024). Une baisse toutefois moins forte qu’attendue, le Centre anticipant un nouveau recul pour 2026. France TV a davantage investi (58,9 M€, soit +1,6 % vs 2024) et reste le second partenaire financier du cinéma français.

Mais globalement, ce sont les services de vidéo à la demande par abonnement (Disney+, Netflix et consorts) qui talonnent désormais Canal+, avec 76,1 M€ investis. Un chiffre stable par rapport à 2024 (76,4 M) mais qui, dans ce contexte baissier, accroît le poids des streamers, lesquels représentent plus de 20 % des apports des diffuseurs. De plus, le nombre de FIF préfinancés par les plateformes de streaming ne cessent de progresser : 40 en 2023, 45 en 2024, 54 en 2025, principalement porté par Disney+ (23 films contre 10 en 2024), résultant de son accord conclu l’an passé avec les organisations du cinéma. Le service se positionne souvent en première fenêtre de diffusion (13 titres sur les 23) et compense la baisse des investissements de Netflix (-35,1 %), tout comme le nouvel acteur récemment arrivé, Paramount+, qui a financé 4 FIF l’an passé.

Fréquentation, parc et valeur ajoutée par entrée

La fréquentation des salles françaises semble avoir atteint un plateau entre 2009 et 2019, avec un peu plus de 200 millions d’entrées annuelles en moyenne. En 2023, le nombre d’entrées tous types de projections confondus s’est établi à 180 millions en France métropolitaine, et pourrait avoisiner 170 à 175 millions d’entrées en 2024. Bien qu’en recul depuis la crise sanitaire, ces chiffres de fréquentation sont parmi les plus élevés d’Europe, tant en nombre d’entrées par habitant (2,6 entrées par habitant contre 1,5 dans le reste de l’UE) qu’en termes de parts de marché de la production cinématographique française sur le marché national (40% de parts de marché).

Ils s’expliquent notamment par la qualité du parc cinématographique français : en 2023, le taux d’écrans pour 100 000 habitants s’élève à 9,7 en France, contre 5,8 en moyenne européenne, et près d’un Français sur deux dispose d’un cinéma dans sa commune. En 2024, c’est 181,5 millions d’entrées (+0,6 % par rapport à 2023) pour un nombre de films en première exclusivité de 744 titres (+3,9). Une part de marché des films français à 44,8 %, plus haut niveau depuis 2008. Les films français ont réalisé 559,4 M€ de recettes guichets en 2024 (+16,1 % par rapport à 2023).

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Structure sectorielle et implications pour la valeur ajoutée régionale

Une très large partie de la valeur ajoutée régionale est créée par les entreprises de la fabrication d’autres produits industriels. Avec 64,9 % de la valeur ajoutée générée par les entreprises régionales, les services sont le premier secteur contributeur à la croissance économique régionale. En revanche, en Pays de la Loire, les services contribuent moins fortement à la valeur ajoutée qu’en moyenne en France de province (66,5 %). Ce phénomène s’explique exclusivement par la plus faible participation des services publics à la valeur ajoutée régionale.

La structure de la valeur ajoutée évolue continuellement, en fonction des mutations de l’économie et de la modification des équilibres sectoriels de l’emploi. Pour autant, en fonction des gains de productivité, souvent permis par les évolutions technologiques, l’évolution de l’emploi dans un secteur ne s’accompagne pas systématiquement d’une évolution similaire de la création de valeur ajoutée. Aussi, certains secteurs à forte valeur ajoutée créent proportionnellement davantage de valeur ajoutée qu’ils n’occupent d’emploi. Inversement, certains secteurs sont plus intensifs en main-d’œuvre qu’en création de valeur.

Enjeux contemporains : fréquentation, écrans, emplois et transition

Les rapports mis à disposition chaque année permettent de dresser un état des lieux du parc cinématographique français au niveau national, mais également régional, départemental et communal. Le Centre National de la Cinématographie et de l'image animée (CNC) publie régulièrement des statistiques sur le cinéma. Le nombre et le type d'établissements cinématographiques, la répartition et l'évolution des salles, le nombre d'écrans et de fauteuils, le taux de fréquentation, le type de programmation permettent de dresser une véritable géographie du cinéma à l'échelle de la France.

Les données sont reprises et analysées dans les médias, notamment pour montrer les difficultés actuelles des salles de cinéma qui enregistrent une baisse de la fréquentation du fait de la difficile reprise après les fermetures des salles liées à la crise de Covid-19, mais aussi du fait du prix assez élevé du billet d'entrée et de la concurrence d'autres moyens de diffusion cinématographique. Ces cartes sont parfois discutables sur le plan sémiologique comme le montrent des exemples où le dégradé de la légende ne permet pas une lecture claire de la carte. Si la France est l'un des pays du monde avec le réseau de salles le plus dense, le parc cinématographique et sa fréquentation sont très inégalement répartis sur le territoire.

La vitalité de la production française n'est plus à prouver : avec 309 films agréés en 2024, la production de films français est en hausse par rapport aux 298 films produits en 2023 (+3,7 %). Un devis moyen qui repasse la barre des 5 M€ pour la quatrième année consécutive, le devis moyen des films d’initiative française progresse pour atteindre 5,09 M€, soit une hausse de 6,5 % par rapport à 2023 et le plus haut niveau depuis 2016 (5,47 M€). On dénombre 70 premiers films en 2024, soit 30,3 % des films d’initiative française agréés.

Impact social et emploi

Au niveau social, le cinéma en France participe à la création de 71 900 emplois ETP (correspondant à 130 600 emplois générés en 2011), dont 39 000 emplois ETP directs en 2011. L’ensemble des dispositifs financiers et réglementaires en faveur de la production ont ainsi permis un maintien quantitatif élevé de la production cinématographique depuis la Seconde guerre mondiale, grâce à une mutualisation des risques et à une privatisation des gains.

Le CNC présente une étude sur l’impact économique et social des secteurs qu’il soutient. En 2012, la valeur ajoutée des secteurs du cinéma, de la production audiovisuelle, de la vidéo et du jeu vidéo représentent 16,2 Md€ en valeur ajoutée directe, indirecte et induite. Pour 1 € de soutien du CNC, 21 € de valeur ajoutée sont générés dans l’économie française.

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