Aide Financière Auto-Entrepreneur et Chômage en France

Développer une activité indépendante tout en bénéficiant d'un filet de sécurité financière est une option rassurante pour de nombreux demandeurs d'emploi en France. Il est effectivement possible de cumuler le statut d'auto-entrepreneur avec des allocations chômage, sous certaines conditions. Cet article explore les différentes aides financières disponibles et les démarches à suivre pour en bénéficier.

Infographie : Cumul auto-entreprise et chĂ´mage

Cumul Auto-Entreprise et ChĂ´mage : Les Bases

Avoir une activité sous le statut d’auto-entrepreneur en étant bénéficiaire d’allocations chômage est désormais possible. Pôle emploi peut verser des allocations chômage au titre d'une activité salariée exercée en dehors de la micro-entreprise. Le cumul auto-entreprise et chômage n’est pas le seul avantage de l’auto-entrepreneur qui se lance. En effet, de nombreux dispositifs sont disponibles en plus du maintien de l’ARE ou du versement de l’ARCE, comme le Nacre, l’ACRE ou encore des aides régionales.

Il est important de noter qu'en tant qu'auto-entrepreneur, vous ne cotisez pas pour le chômage. Ainsi, en cas d’arrêt de son activité, il ne pourra pas prétendre à de nouvelles allocations chômage, sauf s’il a exercé une autre activité salariée ouvrant des droits à l’ARE.

Conditions Générales

Pour cumuler 100% de vos allocations chômage avec votre micro-entreprise, vous devez avoir créé votre micro-entreprise et généré un chiffre d'affaires avant de perdre votre emploi salarié et de vous inscrire à France Travail. Tant que l’autoentreprise ne réalise pas de chiffre d’affaires ou que celui-ci est très faible, l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est versée à 100 %. Si l’autoentreprise génère des revenus suffisants, l’ARE est maintenue, mais son montant est réduit.

Une restriction est cependant imposée : la somme des indemnités chômage et des revenus générés par l’autoentreprise ne peut être supérieure au salaire journalier de référence (SJR) qui a servi de base de calcul de son ARE. Le SJR désigne le salaire moyen que percevait l’allocataire au titre de sa dernière activité salariée.

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Inscription Ă  France Travail en Tant qu'Auto-Entrepreneur

Oui, en tant qu’auto-entrepreneur, vous pouvez vous inscrire à Pôle emploi (France Travail), mais certaines conditions s’appliquent. L’inscription est possible si vous êtes en recherche active d’un emploi et si votre activité d’auto-entrepreneur ne génère pas encore suffisamment de revenus pour être considérée comme votre activité principale. Cette inscription vous permet d’accéder à des services d’accompagnement, des formations et, sous certaines conditions, de bénéficier de l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi) si vous avez travaillé précédemment en tant que salarié. Toutefois, les revenus de votre activité indépendante peuvent influencer le montant des allocations perçues.

Les conditions d’attribution de l’ARE

L’obtention de l’ARE est réservée aux anciens salariés qui satisfont aux critères suivants :

  • S’inscrire auprès de France Travail dans les 12 mois immĂ©diatement consĂ©cutifs Ă  la rupture du contrat de travail.
  • RĂ©sider sur le territoire français (prĂ©sence de plus de 6 mois requise au cours de l’annĂ©e civile d’indemnisation).
  • Ne pas avoir atteint l’âge lĂ©gal de dĂ©part Ă  la retraite (dĂ©pendant de son annĂ©e de naissance).
  • Avoir Ă©tĂ© privĂ© involontairement de son activitĂ© professionnelle salariĂ©e (bien que quelques cas de dĂ©mission jugĂ©s lĂ©gitimes soient admis).
  • Justifier d’une durĂ©e minimale de travail de 88 jours ou 610 heures au cours des 28 mois prĂ©cĂ©dant l’inscription ou des 36 derniers mois pour les actifs âgĂ©s de plus de 53 ans.
  • ĂŠtre en recherche effective d’un nouvel emploi ou ĂŞtre engagĂ© dans la crĂ©ation d’une autoentreprise).

Les Différentes Aides Financières Disponibles

En lançant votre micro-entreprise, vous vous posez sûrement de nombreuses questions sur les aides existantes et les financements disponibles.

France Travail propose deux aides aux demandeurs d'emploi qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise. Si vous remplissez les conditions qui vous permettent d'accéder à ces aides, vous devez choisir celle dont vous souhaitez bénéficier.

1. Allocation d'aide au retour Ă  l'emploi (ARE)

Si vous ĂŞtes inscrit Ă  France Travail et que vous percevez une allocation d'aide au retour Ă  l'emploi (ARE), vous pouvez choisir de cumuler cette allocation avec les revenus de votre micro-entreprise.

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En créant votre micro-entreprise, vous pouvez continuer à percevoir vos allocations d’aide à l’emploi (ARE).

Les règles concernant le cumul de ces montants varient en fonction de votre date d'inscription à France Travail :

Inscription à France Travail avant la création de votre micro-entreprise

Lorsque vous êtes déjà inscrit à France Travail au moment de la création de votre micro-entreprise, vous pouvez cumuler le montant de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) et vos revenus professionnels. Le montant ne peut pas excéder celui de votre dernier salaire (brut).

Inscription à France Travail après la création de votre micro-entreprise

La situation est la suivante : vous exercez une activité salariée et vous créez une micro-entreprise. Puis, vous perdez votre activité salariée. Dans ce cas, vous pouvez cumuler intégralement l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) avec les revenus issus de l'activité de la micro-entreprise.

2. Aide à la reprise et à la création d'entreprise (Arce)

Si vous le souhaitez, vous pouvez choisir de remplacer vos allocations d’aide au retour l’emploi (ARE), versées mensuellement, par l’aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE).

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Si vous êtes inscrit à France Travail en tant que demandeur d'emploi puis que vous décidez de créer votre micro-entreprise, vous avez la possibilité de demander l'aide à la reprise et à la création d'entreprise (Arce).

Pour cela, vous devez remplir les conditions suivantes :

  • Vous devez crĂ©er votre micro-entreprise après la fin de votre contrat de travail si vous Ă©tiez salariĂ©.
  • Vous devez percevoir des allocations d'aide au retour Ă  l'emploi (ARE).
  • Vous devez bĂ©nĂ©ficier de l'aide aux crĂ©ateurs et repreneurs d'entreprise (Acre) qui vous exonère totalement ou partiellement des charges sociales pendant 1 an.

L'aide à la reprise et à la création d'entreprise est une aide financière dont le montant est égal à 45 % ou 60 % du capital de vos droits d'allocations d'aide au retour à l'emploi restants. Ce pourcentage varie en en fonction de la date à laquelle votre dernier contrat s'est arrêté. L'Arce est versée en 2 fois à 6 mois d'intervalle.

Il est possible pour un créateur d’auto-entreprise de toucher tout son chômage en une seule fois grâce à l’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE). Cette aide, versée par Pôle emploi, permet de recevoir 45 % des droits restants sous forme de capital, répartis en deux versements.

Concrètement, il peut convertir 45 % du montant brut des ARE qui lui restent à la date de la création de l’entreprise ou celle de l’obtention de l’ACCRE si elle a été obtenue ultérieurement. Ce dispositif désigné par Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE) est à demander auprès de France Travail.

Le versement de l’ARCE s’effectue en deux phases :

  • la moitiĂ© du capital est versĂ©e dès le lancement de l’activitĂ©,
  • le deuxième paiement intervient après 6 mois ou 182 jours, sous rĂ©serve que l’autoentreprise soit encore en activitĂ©.

Attention, l’ARE et l’ARCE ne sont pas cumulables. Il faut donc réfléchir à l’option la plus intéressante avant de faire un choix, qui ne peut plus être modifié. L’avantage de l’ARCE est que les revenus tirés de la nouvelle activité n’ont aucun effet sur l’aide de France Travail. En contrepartie, l’ARCE est plus faible que les allocations potentiellement perçues s’il avait opté pour leur maintien. C’est une option intéressante si l’entrepreneur anticipe des revenus élevés très rapidement, mais qu’il lui faut un financement pour son démarrage.

Autres Aides et Allocations

En plus de l’ARE et de l’ARCE, d'autres aides peuvent être disponibles :

  • ACRE (ExonĂ©ration de dĂ©but d’activitĂ© de crĂ©ation ou reprise d’entreprise): Permet l'exonĂ©ration de certaines cotisations sociales pendant une pĂ©riode de 12 mois.
  • Aides RĂ©gionales: En fonction du lieu oĂą vous habitez et de votre projet, votre conseil rĂ©gional, votre dĂ©partement, des associations ou d’autres acteurs, peuvent proposer des aides et des contrats d'accompagnement (ex-dispositif NACRE).
  • Aides EuropĂ©ennes: Selon votre secteur d’activitĂ©, et votre situation gĂ©ographique, vous pouvez peut-ĂŞtre obtenir une aide europĂ©enne.

ARE ou ARCE : comment faire le bon choix ?

L'Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI)

Depuis le 1er novembre 2019, les autoentrepreneurs en cessation d’activité ont droit à l’Allocation chômage des Travailleurs Indépendants (ATI) au même titre que les autres indépendants.

Qui est concerné ?

Sont concernés les :

  • commerçants,
  • artisans,
  • artistes auteurs,
  • professionnels libĂ©raux qui ne relèvent pas d’un mĂ©tier rĂ©glementĂ©,
  • exploitants agricoles,
  • travailleurs non-salariĂ©s ne relevant pas des professions agricoles,
  • dirigeants d’entreprises affiliĂ©s au rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de la sĂ©curitĂ© sociale,
  • mandataires d’assurance.

La liste exhaustive des activités éligibles est disponible auprès de France Travail.

Les conditions d’octroi de l’ATI

Pour toucher l’ATI, les conditions suivantes doivent être remplies :

  • Justifier d’une activitĂ© non salariĂ©e sur une pĂ©riode minimum et continue de 2 ans (pas de mise en sommeil) au sein d’une seule et mĂŞme entreprise, extrait Kbis Ă  l’appui.
  • Justifier de revenus annuels d’activitĂ© Ă©gaux ou supĂ©rieurs ou Ă  10 000 € en moyenne sur les deux annĂ©es prĂ©cĂ©dant la cessation (7 500 € Ă  Mayotte).
  • Disposer de ressources personnelles (non gĂ©nĂ©rĂ©es par l’activitĂ© professionnelle et hors revenus du conjoint) infĂ©rieures au Revenu de SolidaritĂ© Active (RSA), qui s’élève Ă  564,78 € par mois pour une personne seule (419,81 € Ă  Mayotte).
  • Avoir fait l’objet d’une procĂ©dure de redressement judiciaire avec Ă©viction du dirigeant ou d’une liquidation judiciaire.
  • S’inscrire comme demandeur d’emploi dans un dĂ©lai de 12 mois Ă  partir de la date du jugement de redressement ou de liquidation.
  • Ne pas ĂŞtre Ă©ligible Ă  une retraite Ă  taux plein par atteinte de l’âge lĂ©gal de dĂ©part ou par validation du nombre minimum de trimestres requis.
  • ĂŠtre en recherche effective d’un emploi, c’est-Ă -dire multiplier les actions pour retrouver un poste, crĂ©er une entreprise ou reprendre une structure existante.

France Travail attribue l’ATI pendant un délai non renouvelable de 182 jours (environ six mois), dès lors que l’allocataire satisfait aux critères d’attribution. Le décompte commence à la date d’inscription et de soumission de la demande d’allocation, sans différé ou période de carence ou d’attente.

Le calcul de l’ATI

Le montant journalier de l’ATI s’élève à 26,30 €, à multiplier par le nombre de jours dans le mois. Sont ensuite déduits :

  • la contribution sociale gĂ©nĂ©ralisĂ©e (CSG),
  • la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)
  • l’impĂ´t sur le revenu (IRPP).

L’ATI ne peut être cumulé avec l’allocation spécifique de solidarité (ASS) et l’ARE. Cependant, s’il demande et obtient l’ATI, l’ASS est suspendu. La reprise est possible après l’arrêt des versements de l’ATI s’il lui reste des droits.

De même, s’il est encore bénéficiaire de l’ARE, et que son montant et sa durée sont plus favorables à l’allocataire que l’ATI, l’ARE prime obligatoirement. Dans le cas contraire, l’allocataire peut privilégier l’ATI et adresser une demande écrite en ce sens à France Travail, ce qui entraîne la perte définitive de l’ARE.

Comment Déclarer Vos Revenus à France Travail ?

Pour continuer à toucher le chômage tout en créant son autoentreprise, le demandeur d’emploi doit accomplir certaines formalités :

  • Informer France Travail de la crĂ©ation de son autoentreprise, mĂŞme si elle ne gĂ©nère pas encore de chiffre d’affaires. Le certificat d’immatriculation doit ĂŞtre prĂ©sentĂ© en guide de justificatif.
  • DĂ©clarer ses revenus professionnels Ă  l’URSSAF chaque mois ou chaque trimestre, y compris si ces revenus sont nuls.

Le justificatif de la déclaration doit ensuite être transmis à France Travail pour actualisation de la situation de l’allocataire et permettre d’ajuster ses droits à ses revenus. Il doit préciser s’il est toujours en recherche d’emploi et communiquer le nombre d’heures travaillées au cours du mois écoulé.

Cette déclaration doit être faite tous les mois ou bien tous les trois mois en fonction de votre choix, même si votre chiffre d'affaires est nul. Le choix se fait en ligne sur le site de l'URSSAF. Il ne faut pas parler d'actualisation, mais plutôt de déclaration. Pensez à actualiser votre situation chaque mois auprès de Pôle emploi, même si votre chiffre d’affaires est nul. Cela évite toute interruption du versement de l’ARE.

Lorsque la déclaration ne peut être faite à l’échéance convenue à France Travail, l’allocation peut être octroyée à titre provisoire, sous réserve d’une régularisation le mois suivant.

Calcul de l’ARE et des Revenus d’une Micro-Entreprise : Un Exemple

Pour illustrer le calcul du cumul de l'ARE et des revenus d'une micro-entreprise, prenons l'exemple de Pierre :

Contexte : Pierre est demandeur d’emploi et perçoit une allocation chômage (ARE) de 1 200 € par mois. Il décide de créer une micro-entreprise de prestations de services en tant que graphiste freelance. Au cours du mois de janvier, Pierre génère un chiffre d’affaires de 1 500 €.

Règle de cumul : Pour les prestations de services, l’administration applique un abattement forfaitaire de 50 % sur le chiffre d’affaires afin de prendre en compte les charges professionnelles. Ensuite, 70 % des revenus nets (après abattement) sont déduits du montant de l’ARE habituel.

Calcul détaillé :

  1. Calcul de l’abattement pour charges :
    • Chiffre d’affaires de janvier : 1 500 €
    • Abattement de 50 % : 1 500 € Ă— 50 % = 750 €
    • Revenu net pris en compte = 750 €
  2. Application du taux de déduction :
    • 70 % de 750 € = 525 €
  3. Montant de l’ARE ajustée :
    • Allocation mensuelle initiale : 1 200 €
    • DĂ©duction des 525 € (70 % du revenu net)
    • Allocation versĂ©e par PĂ´le emploi : 1 200 € - 525 € = 675 €
  4. Total perçu par Pierre :
    • Revenus de l’activitĂ© : 1 500 € (chiffre d’affaires brut)
    • ARE versĂ©e après ajustement : 675 €
    • Revenu total pour le mois de janvier : 2 175 €

Tableau Récapitulatif : ARE vs ATI

Critères Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE) Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI)
Personnes éligibles Salariés involontairement privés d’emploi (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle). Certains cas de démission considérés comme légitimes. Travailleurs indépendants (artisans, commerçants, professions libérales, etc.) ayant cessé leur activité pour cause de liquidation judiciaire ou activité non viable.
Conditions d’obtention Inscription comme demandeur d’emploi. Travail de 6 mois (130 jours ou 910 heures) dans les 24 derniers mois (ou 36 mois pour les 53 ans et plus). Ne pas avoir atteint l’âge de la retraite. Exercice d’une activité non salariée pendant au moins 2 ans. Revenus annuels d’activité d’au moins 10 000 € (7 500 € à Mayotte). Inscription comme demandeur d’emploi dans les 12 mois suivant la cessation.
Montant de l’allocation Calculé selon les salaires des 12 derniers mois. Inclut une partie fixe et proportionnelle. Réduction possible selon les revenus passés. Montant journalier fixe.
Durée d’indemnisation Variable selon l’âge et la durée d’affiliation. Durée fixe de 182 jours (6 mois).
Cumul avec d’autres revenus Possible avec une activité réduite ou occasionnelle. Diminution de l’ARE selon les revenus générés. Non cumulable avec l’ARE ou ASS. Possible sous certaines conditions avec d’autres revenus.

Sources : Unédic 2024

Conseils pour Optimiser le Maintien de l'ARE

  • DĂ©marrez sans prĂ©cipitation
  • DĂ©clarez votre projet Ă  PĂ´le emploi dès la crĂ©ation de votre auto-entreprise, mĂŞme si vous ne rĂ©alisez pas de chiffre d’affaires immĂ©diat. Tant que vos revenus restent faibles ou nuls, vous conservez l’intĂ©gralitĂ© de l’ARE.
  • Anticipez les variations de revenus: Si votre chiffre d’affaires augmente, sachez que 70 % de vos revenus sont dĂ©duits de l’ARE. Pour maintenir vos droits le plus longtemps possible, surveillez vos seuils de chiffre d’affaires.
  • Choisissez le bon rĂ©gime fiscal: L’option pour le prĂ©lèvement libĂ©ratoire (impĂ´t simplifiĂ©) permet de mieux anticiper vos charges. Toutefois, cela peut influencer le calcul de vos droits. Il est souvent prĂ©fĂ©rable d’attendre avant d’opter pour ce dispositif.

Qu'en est-il du reliquat des droits au chĂ´mage ?

Le bénéficiaire de l’ARE ou de l’ARCE qui met fin à son autoentreprise n’a pas toujours épuisé l’intégralité de ses indemnités de chômage au moment de la cessation d’activité. Il s’agit des 55 % de l’ARE qui ne lui ont pas été versés durant sa période d’exercice sous le statut d’autoentrepreneur, puisqu’il est censé en avoir tiré...

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