Techniques d’artisanat pour décorer des animaux en fausse fourrure : méthodes, matériaux et restauration

Tout d’abord choisir son modèle. Je prends celui d’une marmotte ou plutôt celui d’une photo de marmotte. Il me reste à recouvrir la tête. Les poils faits avec l’extrudeur de cuisine sont trop gros. Enfin, il reste à faire quelques détails.

Matériaux et outils de base

Modelage en grès chamotté (argile PRAF de Céradel). Je prépare des bandes d’argile de 10cm et 5mm d’épaisseur étalées grâce à la croûteuse. La barbotine est une engobe de grès brun. Pour les globes oculaires, creuse des cavités dans les orbites et introduis-y deux billes de grès noir. Pour façonner les billes, prends deux petites quantités égales de grès. Tu les modèle sur la table en tournant avec le plat de la main. Puis, tu places chacune dans une tasse ronde que tu agites de manière aléatoire.

Tu badigeonnes de la barbotine tout autour de la cavité orbitaire et place les deux billes. Creuse un petit trou à la superficie de chaque bille et tu y déposes une infime pointe de porcelaine-papier que tu prélèves avec la pointe du couteau. La porcelaine-papier sert aussi à faire les dents de la marmotte. Enfin, je badigeonne de la barbotine noire sur l’extrémité des doigts des quatre membres et c’est terminé.

Créer l’illusion de la fourrure : méthodes artisanales

J’applique chaque filament extrudé sur l’engobe en respectant l’alignement des poils selon la direction observée sur la photo. Pour créer une imitation de fourrure en trois dimensions, on commence par diviser un morceau de ce papier en bandelettes uniformes. Pour ce faire, on dessine d’abord des lignes sur le papier avec un pinceau trempé dans de l’eau, puis on déchire le papier le long de ces lignes.

Pour l’épaule, j’ai teint des fibres de laine en différents tons de brun, puis j’ai combiné ces fibres de manière à imiter les tons changeants de la fourrure naturelle. Avec une aiguille de feutrage, j’ai ensuite fixé ce mélange de fibres de laine à une pièce de polyester non tissé. Pour la pièce de la poitrine, j’ai commencé par séparer des fils de soie écrue double épaisseur en brins individuels. À ces brins, j’ai ensuite ajouté des fibres de laine, encore ici pour imiter les tons changeants de la fourrure naturelle.

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Des créateurs ont même trouvé une alternative à la fourrure animale à la fois atypique et écologique : la fourrure à base de toile de jeans ! Le designer italien Tiziano Guardini a lancé une collection de vêtements faits à partir de ce coton biodégradable recyclé qu’il a baptisé « fourrure de denim ». La marque ukrainienne Ksenia Schnaider fabrique également des vestes en fausse fourrure à partir de cette même matière première. L’entreprise Ecopel, quant à elle, est allée jusqu’à créer de la fausse fourrure à partir de bouteilles en plastique réutilisées.

Réparations et reconstitutions : restauration d’objets en fourrure

L’imitation d’un matériau ou le remplacement de la partie manquante d’un objet font partie des défis amusants à relever dans le travail de restauration. Nous devons alors faire appel à notre créativité et à notre imagination, car, la plupart du temps, nous devons essayer de reproduire l’élément manquant à partir des différents matériaux de l’original. Comment réparer? Avec du plâtre de rebouchage (voir le chapitre Modelage).

J’ai d’abord renforcé la section trouée avec une doublure de papier japonais fixé avec un adhésif thermocollant. Bien que ces réparations aient surtout un rôle esthétique, car elles permettent de mieux lire les objets, elles sont aussi fonctionnelles. Dans le cas du parka déchiré à l’épaule, la pièce posée stabilise l’ouverture refermée. Dans le cas du second parka, la doublure et les pièces de fausse fourrure renforcent deux sections endommagées du vêtement.

Cette stabilisation était importante, car les deux parkas devaient être présentés sur des mannequins lors d’une exposition. Or, la mise en place d’un vêtement sur un mannequin exige une certaine manipulation et, même si on fait preuve de la plus grande délicatesse, on risque toujours de provoquer des déchirures dans d’autres sections fragiles.

Approches culturelles et choix des matériaux

Un aspect important de la fabrication de ces objets magnifiques est qu’ils sont taillés dans un choix de peaux venant de parties bien précises de l’animal. En effet, les artisanes ont recours à différentes méthodes pour représenter symboliquement le lien entre les animaux et les humains. Ainsi, les capuchons de ces deux parkas comprennent la tête, le nez et les oreilles du caribou. Lorsque la jeune fille le porte, elle revêt la forme de l’animal, ce qui est le signe de son lien avec le caribou.

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Les deux objets - des parkas de fourrure de jeunes filles -, tout en étant très différents l’un de l’autre, étaient tous deux fabriqués à partir de peaux de caribou. Le premier parka comporte un amaut, une petite poche dorsale, une allusion à la poche des parkas des femmes adultes qui sert à transporter les bébés. Les manches du deuxième parka comprennent des bandes de fourrure blanche à l’avant-bras, ce qui suggère la force requise pour préparer et coudre les peaux.

Fausse fourrure industrielle : fabrication, avantages et limites

La fausse fourrure, également connue sous le nom de fourrure synthétique, est un tissu fabriqué pour imiter la texture et l’apparence de la vraie fourrure. Elle est généralement fabriquée à partir de fibres synthétiques comme l’acrylique et le modacrylique, qui sont traitées pour ressembler à la vraie fourrure. Contrairement à la vraie fourrure, la fausse fourrure peut être produite dans une variété de couleurs et de textures, ce qui permet une plus grande créativité dans la conception des vêtements.

La fabrication de la fausse fourrure implique plusieurs étapes : production des fibres synthétiques, teinture des fibres, fabrication de la fourrure (tissage, tufting ou tricotage) et finitions (brossage, cisaillement, polissage et application de traitements). La fausse fourrure offre plusieurs avantages : éthique (ne nécessite pas l’abattage d’animaux), abordable et résistante aux éléments.

Éthique ne veut pas dire écologique et la fourrure synthétique illustre bien ce paradoxe. Composée d’acrylique, de modacrylique ou de polyester, c’est-à-dire de fibres plastiques fabriquées à partir de pétrole, de charbon, la fausse fourrure n’est pas biodégradable et reste difficilement recyclable. Un problème pour la planète, mais pas insoluble, comme le prouve Koba, le substitut issu de biomatériaux développé par Ecopel.

Détecter la vraie fourrure de la fausse : tests pratiques

Donc si vous souhaitez avoir le cœur net sur ce que vous avez acheté et/ou sur l’acquisition de cette nouvelle pièce qui vous fait de l’œil, plusieurs tests sont possibles pour distinguer la fourrure animale de la fausse fourrure :

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  1. Le test du feu. Alors que la fourrure animale brûle comme nos cheveux, la fausse fourrure fond en dégageant une odeur de plastique. De petites bouclettes apparaissent à l’extrémité.
  2. Le test du toucher. Faites rouler les poils entre vos doigts. C’est soyeux et doux ? C’est de la fourrure animale. Si par contre c’est un peu rêche, il s’agit de fausse fourrure. Vous pouvez aussi jeter un œil à la base des poils. Écartez les poils. Si la base est un peu rêche et emmêlée, c’est de la fausse fourrure.
  3. Le test de la vue. Si les poils sont longs. Soufflez dessus. Les vrais poils sont souples alors que les faux sont plus raides.

Éthique, environnement et tendances

Plus récemment, elle a conçu une gamme composée, en partie, de résidus de maïs, très prisés par la styliste Stella Mc Cartney. En somme, « la fausse fourrure est devenue un instrument de mode, a confié Arnaud Brunois - directeur de la communication d’Ecopel - à 30millionsdamis.fr. Au sein-même des enseignes ayant renoncé à la fourrure, certaines n’ont pas abandonné les autres matières d’origine animale. « Il est déconcertant de voir certaines marques annoncer qu'elles n'utiliseront plus de fourrure mais en même temps n'avoir aucun discours sur le cuir exotique » », regrette Nathalie Ruelle, Professeure à l’Institut Français de la Mode et spécialiste des questions de développement durable.

De plus en plus de créateurs « sortent les griffes » et préfèrent renoncer à la fourrure naturelle pour se tourner vers des substituts synthétiques. À tort ou à raison ? Certes, le pelage animal tient chaud et protège des intempéries, c’est d’ailleurs sa vocation première. Sur le plan pratique, nombre de matériaux synthétiques sont aussi chauds que la fourrure naturelle.

C’est donc sur un plan purement esthétique que la fourrure exerce son pouvoir d’attraction, que ce soit en tant que vêtement, garniture ou accessoire. Un domaine dans lequel la fake fur arrive à se surpasser avec des imitations presque plus vraies que nature, notamment sur les produits haut de gamme. Plus globalement, la fausse fourrure remplit de mieux en mieux l’ensemble des critères attendus par les consommateurs, ce qui compense le manque de « noblesse » et d’ «authenticité » qu’on lui reproche souvent.

Consommation responsable et informations pour l’acheteur

Pour vous simplifier la tâche, vous pouvez vous diriger vers des enseignes qui se sont engagées à ne vendre que de la fausse fourrure. Cela vous évitera tous ces tests. Vous pouvez aussi faire entendre votre voix via des pétitions comme celle de Peta qui annonce qu’en « juin 2017, la chambre des députés tchèque a voté l’interdiction de l’élevage d’animaux à fourrure.

La fourrure animale en quelques chiffres : 70% de la production de fourrure animale vient de l’UE. En tout, ce sont 56 millions d’animaux tués chaque années. Ceux-ci proviennent essentiellement d’élevages, mais pas seulement ! D’autres sont chassés à l’aide de pièges qui en plus d’être très douloureux font bon nombre de dommages collatéraux. On parle ici du loup, du coyote,… Sans oublier les malheureux phoques tabassés. Malheureusement, il n’existe aucune règlementation sur l'abattage…

Ressources et inspirations pour techniques artisanales

Après coup, je viens de faire une recherche internet mais n’ai rien trouvé de pratique sur le sujet. Par contre j’ai découvert une perle dans instagram: Cécile Fouillade alias Siqou crée des poils en porcelaine. Chaque poil est fait un-à-un à la main et déposé ensuite sur un textile. Par le biais de son travail au laboratoire de restauration, Sara adore étudier et explorer physiquement les matériaux et les histoires derrière les objets de nos collections. Elle possède une maîtrise en histoire de l’art de l’Université Concordia et en conservation-restauration de l’Université Queen’s.

Technique Matériaux Usage
Extrusion de filaments Argile grès chamotté, barbotine Imiter poils, appliquer sur engobe
Feutrage de fibres Laine teinte, polyester non tissé Fausse fourrure d'épaule et poitrine
Reconstruction textile Papier japonais, adhésif thermocollant Renforcement, stabilisation des déchirures
Poils en porcelaine Porcelaine-papier, pose un par un Détails fins sur textile

Vous avez le choix et vous POUVEZ CHANGER LES CHOSES via un mode de consommation conscient. Moins de demande > Moins d’offre > Moins de production…

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